# OPINION : La Chine apprend la guerre des drones sur le dos de Kyiv, et Moscou lui prête sa soufflerie

> Des chercheurs. Des fenêtres. Un saut. Le 28 septembre, une frappe russe touche l'Académie nationale des sciences à Kyiv. Des scientifiques sautent par les fenêtres pour échapper au feu, raconte Oleksandr Moiseienko pour United24.

- Auteur: Maxime Marquette
- Publication: MadMax (https://mad-max.co)
- Rubrique: Opinion
- Publié: 2026-10-27
- Adresse à citer: https://mad-max.co/fr/article/opinion-la-chine-apprend-la-guerre-des-drones-sur-le-dos-de-kyiv-et-moscou-lui

## Des chercheurs aux fenêtres

### L'Académie des sciences, le 28 septembre

Des chercheurs.

Des fenêtres.

Un saut.

Le 28 septembre, une frappe russe touche l'Académie nationale des sciences à Kyiv.

Des scientifiques sautent par les fenêtres pour échapper au feu, raconte Oleksandr Moiseienko pour United24.

Des savants.

Pas des soldats.

Ces hommes et ces femmes faisaient de la science, loin de tout état-major.

L'arme qui les a chassés de leurs bureaux portait, dans son ventre, une technologie venue de Chine.

Voilà le sujet.

Voilà ma colère.

Une colère froide, nourrie de documents, de brevets et de dossiers commerciaux.

### Pendant ce temps, à Pékin

Ailleurs, d'autres chercheurs travaillent.

Au calme.

Dans des laboratoires chinois.

Ils lisent les rapports du front ukrainien, comparent les drones, testent des maquettes dans des souffleries russes.

Ils apprennent.

Aucun risque.

Aucune fenêtre.

Pendant que des savants ukrainiens fuient les flammes, leurs homologues chinois prennent des notes sur ces flammes.

L'image est cruelle.

La Russie fournit le champ de bataille, et la Chine fournit le cahier de notes.

Les deux y gagnent.

L'image est exacte.

Elle résume une guerre où un pays saigne pendant que deux autres échangent leurs notes.

## La soufflerie de Moscou

### Le rapport C4ADS

Un rapport vient de sortir.

Son titre interroge.

« Un mariage de convenance ? »

Il est signé par C4ADS, une organisation non gouvernementale basée à Washington.

L'auteur, Al Maggard, a fouillé les dossiers commerciaux russes, les documents d'entreprises, des fuites et des articles académiques.

Une conclusion.

Le rapport s'appuie sur des registres commerciaux, des documents d'entreprise et des fuites.

Moscou aide Pékin à construire de meilleurs drones, résume Alisa Yurchenko dans The Kyiv Independent.

Pas seulement.

Les deux régimes échangent du savoir, des pièces, des machines et des données, sous le regard de l'Occident.

L'aide circule dans les deux sens, et c'est précisément ce qui devrait réveiller Washington.

### Le TsAGI

Un nom d'abord.

Le TsAGI.

L'Institut central d'aérohydrodynamique de Russie.

Il est sous sanctions.

Des souffleries célèbres.

Clients chinois inclus.

Le rapport l'établit.

Une soufflerie, c'est l'endroit où l'on apprend comment un engin vole avant de le faire voler pour de vrai.

Moscou l'a ouverte.

Le Kremlin offre à Pékin un raccourci que des années de recherche n'auraient pas suffi à tracer.

Un cadeau.

## Neuf essais, des données rendues

### Entre 2022 et 2024

Des maquettes chinoises.

Au moins neuf fois.

Entre 2022 et 2024.

Le TsAGI les a testées, puis renvoyées à Norinco avec les données, selon C4ADS.

Neuf fois.

Pendant la guerre.

La Russie bombardait l'Ukraine le jour, et ses ingénieurs mesuraient des ailes chinoises le soir.

Des essais.

Des mesures.

Des courbes.

Ces courbes nourrissent les bureaux d'études chinois, qui conçoivent ensuite des engins plus stables et plus précis.

Tout ce qu'un bureau d'études chinois aurait mis des années à obtenir seul.

Chaque essai réussi dans une soufflerie russe rapproche Pékin d'un drone qu'il n'aurait pas conçu aussi vite.

### Ce que vaut une donnée

Une donnée vaut cher.

Elle évite des erreurs.

Elle évite des crashs.

Elle fait gagner du temps, et dans une course aux armements, le temps vaut plus que l'argent.

Pékin gagne du temps.

Moscou le vend, et reçoit composants, matières premières et machines-outils chinois.

Un échange.

L'Ukraine paie le prix des deux, puisque chaque drone amélioré finit tôt ou tard dans un ciel en guerre.

Il devrait aussi faire réfléchir ceux qui croient encore que Pékin reste neutre dans cette guerre.

*Moscou vendait du temps à Pékin. Kyiv recevait les bombes.*

## La fusée qui lâche un drone

### SPLAV et Norinco

Un deuxième nom.

Le SPLAV.

Lance-roquettes russes.

Il a envoyé à Norinco, le géant chinois de l'armement, des documents techniques sur une « roquette de reconnaissance ».

En 2014 et 2015.

Puis, apparemment, en avril 2022.

Avril 2022.

Moins de deux mois après l'invasion.

Le Kremlin partageait ses secrets d'artillerie au moment même où ses troupes reculaient devant Kyiv.

Il s'agit probablement de la 9M534, une roquette qui libère un drone de reconnaissance en plein vol.

Une roquette.

Un drone dedans.

Un concept russe qui intéresse évidemment l'industrie chinoise, toujours en quête de raccourcis.

Norinco a reçu.

### Mars 2025, la ressemblance

Mars 2025.

La Chine dévoile le Feilong 60A.

Une munition rôdeuse.

Lancée par le SR-5.

Trois mois plus tard, le Sky Eye, un drone tiré par un canon, selon le même rapport.

Feilong, d'abord.

Sky Eye.

Deux produits.

La chronologie ne prouve pas une copie à l'identique, mais elle dessine un transfert difficile à nier.

Documents en 2022.

Produits en 2025.

Trois ans.

## Quatre-vingt-six articles

### Le chiffre qui accuse

Un chiffre, maintenant.

Quatre-vingt-six articles.

C'est le nombre d'articles scientifiques sur les drones co-signés par des chercheurs russes et chinois entre 2022 et 2026.

Environ 17 par an.

Avant, 36.

De 2009 à 2021.

Environ trois par an.

Trois avant la guerre.

Dix-sept pendant.

Ce bond ne doit rien à la mode académique, il suit exactement la courbe de la guerre.

La guerre contre l'Ukraine a multiplié par près de six la collaboration scientifique russo-chinoise sur les drones.

Ce n'est pas une coïncidence.

C'est une alliance.

Une alliance de laboratoires, plus discrète qu'une alliance militaire, mais tout aussi utile pour Pékin.

Plus discrète.

### Le savoir qui circule

Un nom revient.

Evgeny Neretin.

De l'Institut d'aviation de Moscou.

En juin 2025, Pékin approuve son institut conjoint avec l'Université polytechnique du Nord-Ouest, note The Kyiv Independent.

Un institut commun.

Des étudiants communs.

Des recherches communes.

Un institut conjoint peut former des ingénieurs utiles aux deux industries de défense.

Le rapport parle d'un « élément constitutif probable pour des essaims de drones ».

Des essaims.

Le cauchemar de demain.

Testé aujourd'hui sur l'Ukraine.

Des essaims qui viseraient un jour des navires américains ou des villes taïwanaises.

## Une machine-outil au Shaanxi

### Stankomashstroy

Pas que des drones.

Les usines comptent aussi.

Stankomashstroy, un fabricant russe, prévoit de déplacer sa production de machines-outils à cinq axes vers la province chinoise du Shaanxi.

Cinq axes.

Le haut de gamme.

En 2025, il a vendu de l'équipement à l'usine de Votkinsk, qui produit des missiles balistiques.

Et à Kupol, à Ijevsk, qui fabrique de la défense antiaérienne et des drones à longue portée, selon C4ADS.

Votkinsk, donc.

Kupol aussi.

Kupol fabrique des engins qui frappent l'Ukraine, et son fournisseur prépare son installation en Chine.

Le cercle est complet.

Les machines qui fabriquent les missiles qui frappent Kyiv passent maintenant par la Chine.

### Element et Shijiazhuang

Un autre groupe.

Le groupe Element.

Quatre filiales chinoises.

Puis, en 2026, l'achat de propriété intellectuelle auprès de Shijiazhuang Tonhe Electronics.

Des filiales.

Des brevets.

Des échanges.

Ces filiales donnent au groupe russe un accès direct aux fournisseurs chinois, sans passer par des intermédiaires visibles.

Selon The Kyiv Independent, la coopération de défense russo-chinoise « va bien au-delà des importations de biens à double usage ».

Bien au-delà.

Plus que des puces.

Une intégration.

C4ADS recense 314 envois, 52 fournisseurs russes et 21 destinataires chinois de 2010 à 2025, rapporte United24.

Des chiffres froids.

Shenzhen Xingkai Technology était prête à fournir des modems maillés à l'usine de drones d'Alabuga.

Même informée de l'usage militaire.

## Le moteur de Hong Kong

### Telefly LX-WP-160

Retour aux drones à réaction.

Le Geran.

Les versions 4 et 5 utilisent un turboréacteur chinois, le Telefly LX-WP-160, selon United24.

Telefly Telecommunications Equipment Co.

Enregistrée à Hong Kong.

Le 29 mars 2010.

Hong Kong.

Donc la Chine.

Hong Kong reste un canal majeur des puces occidentales vers les armes russes, selon The Kyiv Independent.

Ce moteur a ensuite été remplacé par une version russe assemblée à Alabuga, le TRD-200, faite de pièces chinoises.

Remplacé, dit-on.

Un moteur russe fait de pièces chinoises reste un moteur chinois sous un autre nom.

Pas vraiment remplacé, donc.

### Les pièces occidentales aussi

Et nous ?

Des composants occidentaux.

Texas Instruments.

Monolithic Power Systems.

CTS aussi.

Et Infineon.

Un oscillateur de la marque CTS retrouvé dans un drone était daté de septembre 2025, rapporte Moiseienko.

Septembre 2025.

Tout récent.

Une pièce fabriquée en 2025 dans un drone russe prouve que nos contrôles d'exportation laissent encore passer des pièces récentes.

Nos sanctions fuient, et une partie de la fuite passe par des intermédiaires chinois que nous connaissons.

Nous devons fermer ces robinets.

Et vite.

Chaque mois de retard laisse passer des composants qui reviendront frapper Kyiv sous forme de drones.

## Le Geran-5, presque un missile

### Les caractéristiques

Le Geran-5 change d'échelle.

Entre 450 et 600 km/h, selon le renseignement militaire ukrainien cité par United24.

Environ 950 kilomètres de portée.

Une ogive de 90 kilos.

Environ 120 000 dollars pièce.

« L'équivalent d'un missile de croisière. »

Un prix dérisoire.

Un missile de croisière classique coûte bien plus cher, et la Russie peut en lancer beaucoup plus.

La masse gagne.

Le Geran-5 vole « plus haut, plus vite » et reste « nettement plus difficile à intercepter », note The Kyiv Independent.

Plus dur.

Plus rapide.

Les défenses conçues pour les vieux Shahed lents peinent face à cette nouvelle génération.

Il faut s'adapter.

### L'Iran intéressé

Le marché s'élargit.

L'Iran a approché la Russie pour obtenir des Geran améliorés, selon le Financial Times cité par United24.

L'Iran, oui.

Aucune livraison confirmée.

Le cercle pourrait se fermer : un drone iranien amélioré en Russie avec un moteur chinois retournerait vers l'Iran.

Trois régimes.

La Russie, l'Iran et la Chine forment un réseau d'entraide militaire que l'Occident sous-estime encore.

Pas pour longtemps.

Un drone.

Une même cible : l'ordre occidental.

Aucun hasard commercial.

C'est une chaîne d'approvisionnement de l'axe autoritaire, et elle fonctionne bien mieux que nos sanctions.

## Apprendre sans saigner

### L'étude du CSIS

Le CSIS a creusé.

Lilly Min-Chen Lee et Kateryna Bondar ont lu plus de 90 sources chinoises.

Quarante-cinq médias.

Juillet 2022 à août 2026.

Leur titre dit tout.

Apprendre sans saigner.

Voilà la doctrine.

Une doctrine qui transforme les victimes ukrainiennes en données pour l'armée chinoise.

Pas une goutte.

Les analystes chinois publient sur une innovation environ quatre mois après son apparition au front ukrainien.

Quatre mois.

Pour le matériel ? Un an.

Près de la moitié de ces textes paraissent dans des revues de l'industrie de défense.

### Le terrain d'essai

Les mots chinois sont crus.

L'Ukraine ? « Site d'essai. »

2024 devient « l'an un de la guerre mondiale des drones », dans ces revues chinoises.

Un participant chinois résume : « Les erreurs que nous commettons dans les essais sont des détours que les troupes n'auront pas à faire. »

Nos erreurs.

Leurs détours.

Les morts ukrainiens servent d'essais gratuits à une armée qui prépare une autre guerre, ailleurs.

Taïwan, évidemment.

Le CSIS l'écrit : ces leçons nourrissent un même cycle d'adaptation de part et d'autre du détroit.

*L'Ukraine saigne. Pékin note, pour Taïwan.*

## Un million de petits drones

### Ce que dit le PLA Daily

Le PLA Daily calcule.

En mars 2025.

Un drone : moins de 1 % du prix d'un chasseur.

Pour plus de 90 % de couverture.

Un pour cent.

Quatre-vingt-dix pour cent.

L'équation séduit un état-major qui prépare la guerre de masse à bas coût contre un adversaire riche.

Nous sommes l'adversaire riche.

Nos chasseurs coûtent des dizaines de millions, et Pékin prépare des nuées qui coûtent presque rien.

L'équation inquiète.

### Un million en un an

La Chine prend des notes.

Plus d'un million de petits drones achetés par l'Ukraine et la Russie en 2024, selon le CSIS.

Un million.

En une seule année.

Frapper trois à cinq minutes après la détection : c'est le délai russe que décrivent les sources chinoises.

Trois à cinq minutes.

Pas plus.

Un délai si court suppose des drones reliés à l'artillerie et au commandement, ce que Pékin veut copier.

Pour les planificateurs chinois, cette masse devient le modèle de la guerre des drones.

Un million sur un seul front.

Combien demain ?

La réponse se prépare dans les usines chinoises, nourries par les données du front ukrainien.

## Un mariage de convenance

### Asymétrique

C4ADS ne dramatise pas.

Relation asymétrique.

Moscou paie peut-être le prix.

La Chine limite sa coopération quand elle ne sert pas ses objectifs techno-nationalistes.

Pékin choisit.

Pékin dose.

Moscou dépend.

Le Kremlin a besoin de Pékin pour durer, et Pékin le sait parfaitement.

Il en profite.

Le pire scénario, selon le rapport, serait un axe qui érode « le monopole américain de longue date sur la guerre de précision ».

Notre monopole.

Notre avance.

Une avance que les États-Unis ont mis des décennies à construire, et que l'axe autoritaire grignote maintenant.

### La fissure à exploiter

Une piste existe.

La Chine a plus besoin de l'Occident que de la Russie, écrit C4ADS.

C'est la fissure.

C4ADS recommande d'accélérer l'innovation avec les alliés et de traiter Pékin et Moscou séparément, pour ajouter de la friction.

De la friction.

Séparer Pékin de Moscou demande de la patience, de la fermeté et une vraie stratégie commerciale.

Pas de l'indifférence.

Le partenariat « sans limites » a des limites, et elles passent par nos marchés que Pékin ne veut pas perdre.

Utilisons ces limites.

Pékin perdrait plus.

Pékin a besoin des marchés, des capitaux et des technologies de l'Occident, selon C4ADS.

## Ce que Kyiv intercepte encore

### Soixante pour cent

Une bonne nouvelle, quand même.

L'Ukraine apprend aussi.

Près de 60 % des Geran-4 ont été interceptés sur trois mois, rapporte Tania Myronyshena dans The Kyiv Independent.

Parfois 80 %.

Shahed classiques : 95 %.

Des F-16 en chasse.

Des Mirage aussi.

Des MiG-29.

Au sol, des Gepard, des Shilka, des Skynex, des Skyranger et des Terrahawk Paladin.

Un arsenal composite.

Et efficace.

Les avions de chasse jouent un rôle important dans ces interceptions, selon l'état-major.

Un exploit.

### Ce qui manque

Mais 60 %.

Pas 95 %.

Quatre Geran-4 sur dix passent encore, et chacun peut toucher un immeuble, une centrale ou une académie.

L'écart se paie en vies.

Chaque amélioration chinoise d'un moteur ou d'une antenne repousse ce taux vers le bas, et Kyiv doit courir encore.

Une course sans fin.

Le Geran-5 arrive.

Kyiv aura besoin de plus.

Plus d'intercepteurs.

Plus de chasseurs.

Et moins de composants occidentaux dans les drones russes, grâce à des contrôles enfin sérieux.

## La première menace a un nom

### Wang Yi et les armes létales

En juillet 2025, le chef de la diplomatie chinoise, Wang Yi, nie fournir des armes létales aux belligérants.

Pas d'armes létales.

Pékin a même restreint certaines exportations de drones et de moteurs en septembre 2024, rappelle United24.

Sur le papier.

Sur le terrain, les pièces chinoises continuent d'arriver dans les usines russes, rapportent les enquêtes.

Les souffleries, les roquettes, les machines-outils et les moteurs racontent une autre histoire, moins diplomatique.

Pas d'armes, dit Pékin.

Juste les outils.

### Ce que je demande

Pas de guerre.

Je demande la lucidité, et des choix politiques qui en découlent sans attendre la prochaine crise.

La lucidité, d'abord.

La Russie frappe l'Ukraine aujourd'hui, mais la Chine prépare le monde de demain avec les leçons de cette guerre.

Un nom.

Pékin, d'abord.

Il faut fermer les fuites de composants, sanctionner les intermédiaires chinois, et armer Kyiv plus vite que Pékin n'apprend.

Plus vite.

Toujours plus vite.

Kyiv apprend vite, mais elle ne peut pas apprendre seule contre deux puissances.

*Moscou tire sur Kyiv. Pékin apprend à tirer mieux.*

La Chine apprend la guerre des drones sur le dos de Kyiv, et Moscou lui prête sa soufflerie.

Combien de chercheurs ukrainiens devront encore sauter par les fenêtres avant que Washington traite Pékin comme la menace qu'il est ?

**Signé Maxime Marquette, chroniqueur**

## Encadré de transparence du chroniqueur

### Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais **chroniqueur et analyste**. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. **Je prétends à la lucidité analytique**, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

### Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre **faits vérifiés et analyses interprétatives**. La règle de méthode est constante : une information factuelle n'est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous **Sources**, jamais ici.

**Familles de sources primaires** retenues par la publication, quand le dossier en comporte : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d'organisations intergouvernementales, dépêches d'agences de presse internationales reconnues.

**Familles de sources secondaires** : publications spécialisées, médias d'information reconnus internationalement, analyses d'institutions de recherche établies, rapports d'organisations sectorielles.

Quand un article cite des données statistiques, économiques ou géopolitiques, elles proviennent d'institutions productrices de données (organisations intergouvernementales, banques centrales, instituts statistiques nationaux), et l'institution exacte est nommée sous **Sources**.

### Nature de l'analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une **synthèse critique et contextuelle** basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d'experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

## Sources :

### Sources Primaires :

- [C4ADS — Al Maggard, un mariage de convenance, 22 octobre 2026](https://c4ads.org/reports/a-marriage-of-convenience/)

- [The Kyiv Independent — Alisa Yurchenko, un rapport retrace comment la Russie aide la Chine à construire de meilleurs drones, 27 octobre 2026](https://kyivindependent.com/new-report-tracks-how-russia-helps-china-build-better-drones/)

- [The Kyiv Independent — Tania Myronyshena, l'Ukraine intercepte davantage de Geran-4, 27 octobre 2026](https://kyivindependent.com/ukraine-intercepting-more-russian-geran-4-jet-powered-drones-general-staff-says/)

### Sources Secondaires :

- [CSIS — Lilly Min-Chen Lee et Kateryna Bondar, apprendre sans saigner, 7 octobre 2026](https://www.csis.org/analysis/learning-without-bleeding-chinas-lessons-russia-ukraine-drone-war)

- [United24 Media — Cyril Barabaltchouk, la coopération de défense sino-russe s'approfondit, 23 octobre 2026](https://united24media.com/world/china-russia-defense-cooperation-deepens-as-weapons-technology-flows-both-ways-23755)

- [United24 Media — Oleksandr Moiseienko, des moteurs chinois ont rendu les Geran plus redoutables, 7 octobre 2026](https://united24media.com/investigations/chinese-jet-engines-gave-russias-geran-drones-a-deadlier-upgrade-now-iran-is-eyeing-them-23153)

---

Source : Maxime Marquette, MadMax. Pour citer ce texte, nommer l’auteur et lier https://mad-max.co/fr/article/opinion-la-chine-apprend-la-guerre-des-drones-sur-le-dos-de-kyiv-et-moscou-lui
