# LETTRE OUVERTE : Aux sénateurs républicains qui bloquent l'Ukraine Support Act — vous choisissez Poutine

> Le 5 juin 2026, la Chambre des représentants des États-Unis a adopté l'Ukraine Support Act par 226 voix contre 195. Ce texte autorise plus d'un milliard de dollars d'aide à l'Ukraine et jusqu'à 8 milliards en prêts directs, tout en imposant des sanctions sévères et des contrôles à l'exportation sur la Russie. Des républicains ont voté avec les démocrates — un acte de courage po

- Auteur: Maxime Marquette
- Publication: MadMax (https://mad-max.co)
- Rubrique: Lettre ouverte
- Publié: 2026-06-29
- Adresse à citer: https://mad-max.co/fr/article/lettre-ouverte-aux-senateurs-republicains-qui-bloquent-l-ukraine-support-act-vou

## Introduction : Une lettre que je dois écrire

### Le 5 juin 2026 : la Chambre a voté, le Sénat bloque

Le **5 juin 2026**, la **Chambre des représentants des États-Unis** a adopté l'**Ukraine Support Act** par **226 voix contre 195**. Ce texte autorise plus d'**un milliard de dollars** d'aide à l'**Ukraine** et jusqu'à **8 milliards en prêts directs**, tout en imposant des **sanctions sévères** et des contrôles à l'exportation sur la **Russie**. Des **républicains** ont voté avec les **démocrates** — un acte de courage politique rare dans le contexte actuel.

Et maintenant, le texte est au **Sénat**. Où les **républicains** refusent jusqu'ici de le mettre aux voix. Où le leader de la majorité garde le texte dans un tiroir. Où certains sénateurs attendent des instructions qui ne viendront jamais du **Bureau ovale** — parce que **Trump** lui-même s'opposerait au veto présidentiel si le texte passait.

### Pourquoi cette lettre, pourquoi maintenant

Je vous écris parce que j'en ai assez de regarder l'histoire se faire depuis les gradins. Je vous écris en tant que **chroniqueur** qui observe la politique américaine depuis des années, qui a vu l'**Occident** hésiter, tergiverser, marchander sa solidarité au prix de compromis honteux. L'**Ukraine Support Act** n'est pas parfait. Mais il est là. Et votre inaction au **Sénat**, messieurs et mesdames les sénateurs, a un nom : **complicité passive** avec l'agression russe.

Je ne vous demande pas de trahir votre parti. Je vous demande d'honorer votre serment constitutionnel. Il y a une différence entre les deux, et cette différence a un prénom : **Volodymyr Zelensky**, qui se bat avec des soldats ukrainiens pendant que vous comptez vos votes pour les prochaines primaires.

*Cette lettre est un acte journalistique, pas un manifeste partisan. Je l'écris depuis ma tribune de chroniqueur, avec toutes mes convictions assumées. Je sais que des sénateurs républicains ont des contraintes politiques réelles. Mais les contraintes politiques réelles ne m'empêcheront pas de nommer ce que je vois : un blocage qui profite à Moscou et qui honte l'Amérique.*

## Ce que l'Ukraine Support Act contient réellement

### Un milliard d'aide et huit milliards en prêts — pas un chèque en blanc

L'**Ukraine Support Act** n'est pas un chèque en blanc à **Zelensky**. Il est structuré, conditionnel, et conçu pour maximiser l'impact tout en protégeant les intérêts américains. Plus d'**un milliard de dollars** en aide directe — équipements militaires, soutien humanitaire, renforcement des capacités institutionnelles ukrainiennes. Jusqu'à **8 milliards en prêts directs** — remboursables, avec conditions, non un don.

Les **sanctions sur la Russie** incluses dans le texte sont parmi les plus ciblées jamais proposées au **Congrès** : contrôles à l'exportation renforcés sur les technologies à double usage, restrictions sur les institutions financières russes, interdictions pour les citoyens américains de faciliter certaines transactions. C'est un **arsenal législatif cohérent** que vous avez entre les mains. Et vous le laissez dormir.

### Le désaveu symbolique envers Trump — et pourquoi ça compte

Plusieurs **républicains** ont voté avec les **démocrates** pour adopter ce texte à la **Chambre**. C'est un **signal politique** fort dans un contexte de discipline partisane extrême. Ces représentants — souvent de circonscriptions militaires ou avec des communautés ukrainiennes — ont choisi leur conscience et leurs constituants plutôt que la ligne de leur président. Ce vote est un **acte de courage**.

Au **Sénat**, cette même logique pourrait s'appliquer. Votre chambre compte des hommes et des femmes qui ont servi dans les forces armées, qui comprennent la doctrine militaire, qui savent ce que signifie un recul de l'**Ukraine** pour la **sécurité européenne** et américaine à long terme. Ce savoir vous impose une responsabilité. Vous ne pouvez pas ignorer ce que vous savez.

*Je comprends la pression politique que vivent ces sénateurs. Voter contre la ligne Trump, c'est risquer une primaire financée par des PAC trumpistes, des attaques sur les réseaux sociaux, peut-être la fin d'une carrière politique. Mais il y a des moments où le prix de la lâcheté est plus élevé que le prix du courage. Ce moment est maintenant.*

## Ce qui se passe en Ukraine pendant que vous délibérez

### Des soldats ukrainiens qui attendent des munitions

Pendant que le texte dort dans les tiroirs du **Sénat américain**, des soldats ukrainiens manquent de munitions sur la ligne de front. Pas d'une manière abstraite, pas dans une projection théorique — dans la réalité concrète des tranchées. Des **officiers ukrainiens** ont témoigné publiquement de ces pénuries. Des **journalistes de guerre** présents sur le terrain ont documenté les implications opérationnelles de ces manques. Ce n'est pas de la propagande ukrainienne — c'est de la réalité documentée.

Je ne prétends pas avoir été sur le terrain. Je n'ai pas vu ces tranchées de mes propres yeux. Je me base sur des rapports de journalistes accrédités, sur les déclarations publiques d'officiers ukrainiens et alliés, sur les évaluations d'instituts de défense que vous lisez vous-mêmes dans vos briefings confidentiels. La **vérité militaire sur le terrain** n'est pas un secret — elle est accessible. Et elle dit que l'**Ukraine** a besoin de plus de soutien, pas de moins.

### Ce que signifie un recul ukrainien pour votre sécurité

Certains d'entre vous croient peut-être que la **guerre en Ukraine** est loin, que ses conséquences sont limitées à l'**Europe de l'Est**, que les **États-Unis** peuvent se permettre de regarder depuis les coulisses. Je vous invite à relire vos propres déclarations sur la **sécurité nationale** américaine au cours des vingt dernières années. Vous avez tous défendu, à un moment ou un autre, l'importance des alliances, la valeur de la **dissuasion**, le coût d'un **Occident fragile**.

Un **recul ukrainien** face à la **Russie** envoie un signal à tous les acteurs qui regardent : **Pékin** sur **Taïwan**, **Pyongyang** sur la **Corée du Sud**, **Téhéran** sur ses ambitions régionales. Le monde est interconnecté, et les signaux de faiblesse occidentale voyagent vite. Si l'**Amérique** abandonne l'**Ukraine**, elle ne sauve pas de l'argent — elle paie un prix stratégique bien plus élevé à terme.

*Je sais que l'argument géopolitique de la domino theory a été galvaudé. Mais il y a une différence entre l'exagération rhétorique et la réalité des dynamiques de pouvoir. Quand Poutine a envahi l'Ukraine, il a calculé que l'Occident ne répondrait pas. Il s'est trompé — à moitié. Si le Sénat bloque l'Ukraine Support Act, Poutine sera conforté dans sa lecture. Et cette lecture-là n'est pas abstraite : elle se traduit en bombes sur des villes ukrainiennes.*

## Le veto présidentiel comme alibi commode

### Trump s'opposerait au texte — et alors ?

**Donald Trump** s'opposerait probablement au veto présidentiel si l'**Ukraine Support Act** arrivait sur son bureau. Certains sénateurs utilisent cette probabilité comme justification de leur inaction : à quoi bon voter si le président oppose son veto ? Cette logique est un **alibi commode** qui dissimule une réalité plus simple : vous ne voulez pas voter.

Mais le rôle du **Congrès américain** n'est pas de prédire les vetos présidentiels et de s'y conformer par anticipation. Il est de **légiférer**. De voter. De faire entendre la voix élue du peuple américain, même quand cette voix s'oppose au locataire du **Bureau ovale**. Un vote au **Sénat** pour l'**Ukraine Support Act**, suivi d'un veto présidentiel, serait au moins un acte politique clair. Un refus de mettre le texte aux voix n'est rien d'autre que de la **lâcheté institutionnalisée**.

### Le signal envoyé à Kyiv, à Moscou et au monde

Le monde observe la façon dont le **Sénat américain** traite l'**Ukraine Support Act**. **Kyiv** observe, espère, et note. **Moscou** observe, calcule, et jubile silencieusement. Les capitales européennes — **Paris**, **Berlin**, **Warsaw**, **Vilnius** — observent et évaluent jusqu'où la solidarité américaine va réellement aller.

Vous pensez peut-être que vos votes au **Sénat** ne sont que de la politique intérieure américaine. Détrompez-vous. Ils sont lus, analysés et interprétés dans les chancelleries du monde entier. Chaque semaine de blocage de l'**Ukraine Support Act** au **Sénat** est une semaine pendant laquelle **Poutine** peut raisonnablement conclure que l'**Amérique** est en train de se retirer de l'engagement ukrainien. Et cette conclusion, elle a des conséquences militaires réelles sur le terrain.

*Je vous parle en tant que chroniqueur français, observateur externe du système américain. Et depuis mon perchoir étranger, ce que je vois est clair comme de l'eau de roche : un Sénat américain qui permet à la Russie de gagner du temps pendant que l'Ukraine saigne. La géographie n'efface pas la responsabilité morale et politique.*

## Les républicains qui ont eu le courage de voter oui à la Chambre

### Des représentants qui ont choisi l'histoire plutôt que les primaires

À la **Chambre des représentants**, plusieurs **républicains** ont voté pour l'**Ukraine Support Act** malgré les risques politiques. Ces représentants méritent d'être reconnus : ils ont démontré qu'il est possible d'être **républicain** et de soutenir l'**Ukraine**, d'être loyal envers les valeurs américaines de liberté et de démocratie sans trahir son parti. Ce vote a envoyé un signal important au monde : le **Parti républicain** n'est pas monolithiquement trumpiste sur la question ukrainienne.

Ces représentants savent qu'ils risquent des primaires difficiles. Certains ne seront probablement pas réélus à cause de ce vote. Ils ont quand même voté. Cette forme de **courage politique** mérite davantage que notre admiration — elle mérite d'être imitée par leurs collègues du **Sénat**.

### Le précédent de Reagan et le soutien aux mouvements de liberté

Sous **Ronald Reagan**, le **Parti républicain** se définissait en partie par son soutien ferme aux peuples qui résistaient à l'expansion soviétique. La **doctrine Reagan** assumait le coût du soutien aux forces de la liberté contre les régimes communistes. L'**Ukraine** de **Zelensky** en **2026** n'est pas différente des mouvements de résistance que **Reagan** soutenait dans les années **1980** — si ce n'est qu'elle se bat contre la même puissance impériale russe sous un autre nom.

Où est le **Parti républicain** de **Reagan** ? Il est dans ces quelques représentants courageux qui ont voté oui à la **Chambre**. Il attend, au **Sénat**, que vous ayez le même courage. L'héritage de **Reagan** ne se revendique pas dans les discours — il se démontre dans les votes.

*Je sais que la comparaison Reagan peut paraître facile ou démagogique. Mais l'histoire des valeurs républicaines sur la résistance à l'expansionnisme russe est réelle. Ce qui s'est passé entre Reagan et Trump dans la relation du Parti républicain avec la Russie est l'une des transformations politiques les plus sidérantes des quarante dernières années. Et ce renversement a un coût humain qui se mesure à Kharkiv et Zaporizhzhia.*

## Ce que vous perdez en bloquant ce texte

### La crédibilité des États-Unis comme puissance garante

Le **rôle des États-Unis** comme **puissance garante** des démocraties libérales repose sur une promesse implicite : que l'**Amérique** sera là quand ses partenaires ont besoin d'elle. Cette promesse a été faite par des décennies de traités, d'alliances, d'engagements bilatéraux. L'**Ukraine** ne fait pas partie de l'**OTAN**, certes. Mais elle a signé en **1994** le **mémorandum de Budapest**, par lequel les **États-Unis**, le **Royaume-Uni** et la **Russie** garantissaient son intégrité territoriale en échange de l'abandon de ses **armes nucléaires**.

Bloquer l'**Ukraine Support Act** au **Sénat**, c'est dire au monde que les **garanties de sécurité américaines** ne valent pas le papier sur lequel elles sont écrites. C'est une leçon que la **Corée du Sud**, **Taïwan**, la **Pologne** et chaque allié américain prendront note. La crédibilité de la dissuasion américaine ne se mesure pas en déclarations — elle se mesure en actions.

### L'opinion publique américaine et le soutien à l'Ukraine

Malgré la désinformation pro-russe qui circule dans certains circuits médiatiques, le **soutien américain à l'Ukraine** reste significatif selon les sondages. Des **majorités d'Américains**, y compris parmi les républicains modérés, soutiennent l'idée d'aider l'**Ukraine** à résister à l'agression russe. Ce n'est pas seulement une position démocrate ou progressiste — c'est un sentiment partagé par des Américains de toutes les régions et de tous les milieux.

En bloquant l'**Ukraine Support Act**, vous ne suivez pas vos constituants — vous suivez une ligne dictée par l'exécutif trumpiste. Ce n'est pas de la représentation : c'est de la soumission. Et vos constituants, quand ils comprendront pleinement les implications de votre inaction, pourraient avoir une opinion différente de la vôtre sur leur représentation.

*Je ne sais pas si cette lettre changera quoi que ce soit. Les sénateurs américains ne lisent probablement pas les chroniques françaises. Mais je l'écris quand même, parce que le silence serait pire. Parce que nommer les choses — appeler la lâcheté par son nom, appeler le courage par son nom — a une valeur en soi, même quand l'audience est limitée.*

## Ce que Zelensky mérite de votre part

### Un homme qui se bat pour des valeurs qui sont aussi les vôtres

**Volodymyr Zelensky** dirige son pays sous des **bombardements quotidiens**. Il reste à **Kyiv**. Il continue de gouverner, de négocier, de plaider auprès de chaque capital du monde libre. Il ne demande pas à vos soldats de mourir pour son pays — il demande des **armes**, des **munitions**, des **systèmes de défense aérienne**. Il demande ce que vos alliés ont toujours demandé quand ils étaient en danger et que l'**Amérique** était forte.

**Zelensky** se bat pour la **démocratie**, pour l'**état de droit**, pour la **souveraineté nationale** — toutes des valeurs que vous affirmez défendre dans vos discours. La cohérence entre les discours et les votes, c'est le minimum que vos électeurs devraient pouvoir exiger de vous. L'**Ukraine Support Act** vous donne l'occasion de cette cohérence. Vous la refusez. C'est votre choix. Et ce choix dit quelque chose sur vous.

### L'héritage que vous laisserez

Dans **vingt ans**, quand les historiens écriront sur cette période, ils noteront que le **Sénat américain** a eu l'opportunité de renforcer le soutien à l'**Ukraine** au moment où ce soutien était décisif — et a choisi de ne pas le faire. Ils noteront les noms des sénateurs qui ont bloqué le vote. Et ils poseront la question que l'histoire pose toujours aux lâches : **Qu'est-ce que vous avez fait quand vous pouviez agir ?**

Je ne sais pas quel côté de cette question vous voulez être. Mais je sais que la fenêtre pour choisir ne restera pas ouverte indéfiniment. Les guerres ont leurs propres calendriers, et les moments où un soutien peut changer le cours des événements sont rares et courts. Ce moment est maintenant. L'**Ukraine Support Act** est sur votre bureau. La décision vous appartient.

*Je termine cette lettre avec une humilité que je dois admettre : je ne suis pas Américain, je ne subis pas les pressions politiques que ces sénateurs subissent, et je ne paie pas de mes votes les conséquences de mes opinions. Ma position de chroniqueur est plus confortable que la leur. Mais l'inconfort politique ne justifie pas l'abandon moral. Et c'est tout ce que j'ai à dire.*

## Conclusion : Une dernière chance de choisir le bon côté

### Le camp de l'histoire ou le camp de la peur

L'histoire jugera les acteurs de cette période selon un critère simple : ont-ils eu le courage d'agir au moment où l'action était possible et nécessaire ? La **Chambre des représentants** a répondu oui le **5 juin 2026**. Le **Sénat** n'a pas encore répondu. Cette réponse, vous seuls pouvez la donner. Personne d'autre. Pas **Trump**, pas votre chef de groupe, pas les donateurs de vos campagnes.

Vous. Individuellement. Vote après vote. C'est ça, la démocratie représentative. C'est ça, le serment que vous avez prêté. Mettez l'**Ukraine Support Act** aux voix. Votez. Laissez le président opposer son veto s'il le veut. Et assumez votre vote devant vos électeurs et devant l'histoire.

### Ce que je vous demande

Je vous demande une seule chose : mettre ce texte aux voix. Pas nécessairement voter pour — mettez-le aux voix. Laissez la **démocratie américaine** fonctionner. Laissez chaque sénateur exprimer sa position de façon transparente, devant ses électeurs et devant le monde. Le blocage procédural d'un texte adopté par la **Chambre** n'est pas de la politique — c'est du sabotage institutionnel.

L'**Ukraine** a besoin de cette aide. L'**Occident** a besoin de ce signal. L'**Amérique** a besoin de prouver qu'elle est encore, à l'heure des épreuves, le **garant fiable** des valeurs démocratiques qu'elle a contribué à construire. Vous avez le pouvoir de donner cette preuve. Utilisez-le. Ou assumez de ne pas l'avoir fait.

*Je sais que cette lettre ne changera rien. Les sénateurs américains ont leurs agendas, leurs calculs, leurs contraintes. Mais j'avais besoin de l'écrire — pour moi, pour mes lecteurs, et peut-être pour l'infime chance qu'un stagiaire dans un bureau sénatorial tombe dessus un mardi matin et la montre à quelqu'un qui peut encore faire la différence.*

## Un appel final aux alliés européens

### L'Europe doit montrer que l'Occident n'attend pas Washington

Si le **Sénat américain** continue de bloquer l'**Ukraine Support Act**, l'**Europe** ne peut pas rester passive. Les **gouvernements européens** — et particulièrement la **France**, l'**Allemagne**, le **Royaume-Uni**, la **Pologne** — doivent redoubler leurs propres engagements envers l'**Ukraine**. Non pas comme substitut à l'aide américaine, mais comme signal que la solidarité occidentale ne dépend pas d'un seul vote au **Sénat américain**.

L'**Ukraine** ne doit jamais avoir le sentiment d'être seule. Ni le sentiment que son avenir dépend du caprice d'une seule chambre législative dans un seul pays. L'**Occident** est plus grand que les **États-Unis**, et cette vérité doit se traduire en actes concrets, pas seulement en déclarations de principe lors des sommets du **G7**.

### Zelensky mérite mieux que nos belles paroles

**Zelensky** entend des discours à chaque visite dans une capitale étrangère. Il entend des promesses, des déclarations de soutien, des affirmations de solidarité. Ce qu'il a besoin d'entendre maintenant, ce sont des **votes**, des **engagements financiers concrets**, des **livraisons d'équipements**. Les belles paroles ne défendent pas le ciel ukrainien contre les **missiles russes**. Les **batteries Patriot** le font. Donnez-lui les Patriot. Votez l'aide. Agissez.

La **guerre en Ukraine** n'est pas seulement le combat du peuple ukrainien — c'est le combat de tout l'**Occident** pour les valeurs qui définissent sa civilisation : **liberté**, **souveraineté**, **état de droit**, **refus de la loi du plus fort**. Chaque vote qui renforce l'**Ukraine** est un vote pour ces valeurs. Chaque blocage est un vote contre elles. La ligne de partage est claire. Choisissez votre camp.

*Je termine cette lettre épuisé et indigné à la fois. Épuisé par des années à observer des démocraties hésiter à défendre leurs propres valeurs. Indigné par la facilité avec laquelle certains élus sacrifient leurs convictions sur l'autel du calcul électoral. Mais je ne désespère pas — parce que l'Ukraine tient. Et tant qu'elle tient, l'espoir tient aussi.*

**Signé Maxime Marquette, chroniqueur**

## Encadré de transparence du chroniqueur

### Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais **chroniqueur et analyste**. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. **Je prétends à la lucidité analytique**, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

### Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre **faits vérifiés et analyses interprétatives**. La règle de méthode est constante : une information factuelle n'est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous **Sources**, jamais ici.

**Familles de sources primaires** retenues par la publication, quand le dossier en comporte : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d'organisations intergouvernementales, dépêches d'agences de presse internationales reconnues.

**Familles de sources secondaires** : publications spécialisées, médias d'information reconnus internationalement, analyses d'institutions de recherche établies, rapports d'organisations sectorielles.

Quand un article cite des données statistiques, économiques ou géopolitiques, elles proviennent d'institutions productrices de données (organisations intergouvernementales, banques centrales, instituts statistiques nationaux), et l'institution exacte est nommée sous **Sources**.

### Nature de l'analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une **synthèse critique et contextuelle** basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d'experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

## Sources

### Sources primaires

- [PBS NewsHour : La Chambre adopte le projet de loi pour plus d'aide à l'Ukraine et de nouvelles sanctions sur la Russie — 5 juin 2026](https://www.pbs.org/newshour/politics/house-passes-bill-to-provide-more-ukraine-aid-and-impose-new-sanctions-on-russia)

- [Breaking Defense : La Chambre adopte le projet d'aide à l'Ukraine avec de nouvelles sanctions pour la Russie — Juin 2026](https://breakingdefense.com/2026/06/house-passes-ukraine-aid-bill-with-new-sanctions-for-russia/)

- [Atlantic Council : L'Ukraine Support Act envoie un signal fort même s'il n'enverra pas d'armes — Juin 2026](https://www.atlanticcouncil.org/blogs/ukrainealert/the-ukraine-support-act-sends-a-strong-signal-even-if-it-wont-send-weapons/)

### Sources secondaires

- [The Epoch Times : La Chambre adopte le projet autorisant la nouvelle aide à l'Ukraine et les sanctions sur la Russie — 2026](https://www.theepochtimes.com/us/house-passes-bill-authorizing-new-ukraine-aid-russia-sanctions-6043333)

- [Daily Sabah : La Chambre approuve l'aide à l'Ukraine et les sanctions sur la Russie dans un désaveu envers Trump — Juin 2026](https://www.dailysabah.com/world/mid-east/house-approves-ukraine-aid-russia-sanctions-in-rebuke-to-trump/amp)

- [The Straits Times : La Chambre américaine soutient les sanctions sur la Russie et l'aide à l'Ukraine dans un nouveau coup pour Trump — 2026](https://www.straitstimes.com/world/united-states/us-house-backs-russia-sanctions-ukraine-aid-in-latest-blow-to-trump)

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Source : Maxime Marquette, MadMax. Pour citer ce texte, nommer l’auteur et lier https://mad-max.co/fr/article/lettre-ouverte-aux-senateurs-republicains-qui-bloquent-l-ukraine-support-act-vou
