# LETTRE OUVERTE : Aux dirigeants occidentaux, sur l'accord Taïwan-Londres et nos lâchetés

> Mesdames, Messieurs les dirigeants occidentaux, je vous écris au lendemain d'un accord signé le 23 juillet 2026 à Farnborough entre l'alliance taïwanaise TEDIBOA et le groupe britannique ADS Group, selon focustaiwan.tw.

- Auteur: Maxime Marquette
- Publication: MadMax (https://mad-max.co)
- Rubrique: Lettre ouverte
- Publié: 2026-07-28
- Adresse à citer: https://mad-max.co/fr/article/lettre-ouverte-aux-dirigeants-occidentaux-sur-l-accord-taiwan-londres-et-nos-lac

## Introduction : une lettre que je devais écrire

### À vous qui gouvernez l'Occident

Mesdames, Messieurs les dirigeants occidentaux, je vous écris au lendemain d'un accord signé le 23 juillet 2026 à Farnborough entre l'alliance taïwanaise TEDIBOA et le groupe britannique ADS Group, selon focustaiwan.tw. Un accord industriel sur les drones qui, à lui seul, en dit long sur nos priorités collectives.

Je vous écris parce que cet accord, aussi positif soit-il, arrive bien tard, alors que l'Ukraine réclame depuis des années une chaîne d'approvisionnement libérée de toute dépendance envers la Chine. Vous le savez. Vous le saviez déjà hier.

*Je vous écris avec une franchise qui dérangera certains d'entre vous, mais notre camp occidental mérite mieux que des accords industriels arrivant systématiquement après les urgences qu'ils devraient anticiper.*

## Ce que cet accord prouve, et ce qu'il ne répare pas

### Une avancée réelle, insuffisante face à l'urgence ukrainienne

L'accord entre TEDIBOA et ADS Group établit une plateforme d'échange sur la recherche et la commercialisation des drones, selon focustaiwan.tw. C'est une avancée réelle, que je salue sans réserve, mais elle reste loin de répondre à l'urgence vécue chaque jour par l'Ukraine.

Pendant que vous signez des mémorandums dans des salons climatisés, 76,7 % des fabricants ukrainiens continuent d'importer des composants chinois faute d'alternative compétitive, selon un sondage du Snake Island Institute cité par le Taipei Times. Le décalage est brutal.

*Je refuse la facilité qui consisterait à applaudir cet accord sans nommer immédiatement son insuffisance : une signature ne remplace jamais une livraison, et l'Ukraine a besoin de livraisons, pas de communiqués.*

## Pourquoi j'écris cette lettre maintenant

### Parce que le silence organisé dure depuis trop longtemps

Je choisis cette forme de lettre ouverte parce que les canaux diplomatiques habituels échouent visiblement à transmettre l'urgence de la situation. Les chiffres du Taipei Times sont pourtant limpides : 139 000 drones taïwanais exportés en un trimestre, mais une dépendance chinoise qui persiste à 50 % sur les batteries.

Ce n'est pas un dossier technique obscur réservé aux experts. C'est un choix politique que vous, dirigeants occidentaux, refusez collectivement d'assumer publiquement depuis trop longtemps, par prudence excessive envers Pékin.

*J'écris cette lettre avec la conviction que le silence prolongé sur ce dossier relève d'un choix politique déguisé en prudence diplomatique, et je refuse de continuer à l'appeler autrement que par son nom.*

## Ce que vous devez à Taïwan, dirigeants occidentaux

### Une reconnaissance qui dépasse les mémorandums industriels

Taïwan a exporté 139 000 drones en un seul trimestre 2026, dépassant déjà le total de toute l'année précédente, selon le DSET cité par le Taipei Times. Ce sursaut industriel mérite bien plus qu'un accord britannique isolé signé lors d'un salon aéronautique.

Il mérite une doctrine occidentale commune de soutien industriel, coordonnée entre tous nos gouvernements, plutôt que des initiatives dispersées, pays par pays, dont l'efficacité collective reste largement inférieure à la somme de ses parties.

*Je vous le dis directement : Taïwan mérite une reconnaissance occidentale collective et assumée, pas seulement des accords bilatéraux ponctuels négociés dans la discrétion pour ne pas fâcher Pékin.*

## Ce que vous devez à l'Ukraine, dirigeants occidentaux

### Une chaîne d'approvisionnement libérée, pas à moitié

L'Ukraine importe encore 54,6 millions de dollars de batteries taïwanaises par an, selon le Taipei Times, tout en restant dépendante à 50 % de cellules chinoises. Cette situation hybride, ni totalement libérée ni totalement dépendante, ne peut plus durer indéfiniment.

Vous devez à l'Ukraine un effort budgétaire direct pour compenser le surcoût de 40 % à 50 % des fournisseurs alternatifs à la Chine, documenté par le DSET. Sans cet effort, l'indépendance industrielle restera un vœu pieux plutôt qu'une réalité opérationnelle.

*Je m'adresse directement à vous, ministres des Finances occidentaux : le surcoût de l'indépendance stratégique n'est pas une dépense superflue, c'est le prix minimal de notre cohérence géopolitique.*

## La dérogation européenne qui nous embarrasse tous

### Quand nos propres fonds financent des composants chinois

Le Taipei Times révèle que l'Ukraine a obtenu l'autorisation d'utiliser une partie d'une tranche de 5,9 milliards d'euros de financement européen de défense pour acheter certains composants chinois de drones. Cette dérogation, aussi pragmatique soit-elle, expose une contradiction embarrassante.

Comment prétendre isoler industriellement la Chine tout en autorisant, par nos propres mécanismes de financement, l'achat de ses composants ? Cette incohérence doit être corrigée publiquement, pas dissimulée dans les annexes techniques d'un règlement européen.

*Je vous demande, dirigeants européens, d'assumer publiquement cette contradiction plutôt que de la laisser noyée dans la technicité administrative d'une dérogation budgétaire peu commentée.*

## Ce que Londres a bien fait, et pourquoi cela ne suffit pas

### Un exemple à suivre, pas un aboutissement

Je reconnais volontiers ce que le Royaume-Uni a bien fait : signer cet accord avec TEDIBOA envoie un signal clair de diversification industrielle loin de la Chine. Kevin Craven, directeur général d'ADS Group, mérite d'être cité en exemple pour cette initiative.

Mais un exemple isolé ne fait pas une stratégie collective. Je demande aux autres gouvernements occidentaux de suivre cet exemple immédiatement, sans attendre le prochain salon aéronautique pour signer, eux aussi, des accords similaires avec Taïwan.

*Je félicite sincèrement Londres pour cette initiative, tout en refusant que cet exemple isolé serve d'alibi collectif à l'inaction persistante des autres capitales occidentales sur ce dossier.*

## Trump, l'Indo-Pacifique, et une cohérence à finir

### Une fermeté qu'il faut maintenant élargir à l'industrie

L'administration Trump a maintenu une ligne ferme envers Pékin sur le dossier taïwanais, et je le reconnais sans réserve excessive : sur ce terrain précis, cette fermeté sert les intérêts occidentaux. Mais la fermeté militaire seule ne suffit pas.

Je demande à Washington d'étendre cette même fermeté au terrain industriel, en soutenant activement les accords comme celui de Farnborough, plutôt que de laisser le Royaume-Uni porter seul cette initiative de diversification stratégique.

*Je le redis sans détour, car cela dérange certains lecteurs : Trump reste un mal nécessaire pour l'Occident, mais sa fermeté envers Pékin doit désormais s'étendre du terrain militaire au terrain industriel.*

## Ce que la Chine observe, pendant que nous hésitons

### Un adversaire qui note chacune de nos lenteurs

Pendant que nos gouvernements occidentaux débattent de la meilleure façon de diversifier prudemment nos chaînes d'approvisionnement, Pékin observe attentivement chaque hésitation, chaque dérogation, chaque compromis budgétaire que nous nous accordons.

Cette observation patiente n'est pas neutre : elle informe directement la stratégie chinoise sur l'Indo-Pacifique, sur Taïwan, sur l'ensemble de notre soutien à l'Ukraine. Nos lenteurs collectives deviennent, malgré nous, des signaux stratégiques envoyés à notre adversaire principal.

*Je veux que vous compreniez, dirigeants occidentaux, que chaque mois d'hésitation collective sur ce dossier industriel est lu à Pékin comme un signal de faiblesse stratégique, pas comme une simple prudence bureaucratique.*

## Ma demande précise aux parlements occidentaux

### Des commissions dédiées, pas des discours ponctuels

Je demande formellement la création de commissions parlementaires dédiées à la diversification industrielle des chaînes d'approvisionnement en drones, dans chaque parlement occidental, avec un mandat clair de suivi trimestriel des progrès réalisés avec des partenaires comme Taïwan.

Ces commissions devraient publier des rapports réguliers, comparables aux données déjà produites par le DSET taïwanais, afin que nos citoyens puissent eux-mêmes mesurer si nos engagements se traduisent en résultats industriels concrets et vérifiables.

*Je formule cette demande précise car je suis fatigué des déclarations d'intention sans mécanisme de suivi : sans commission dédiée et rapport public, cet accord restera un symbole sans continuité concrète.*

## Ma demande précise à l'Union européenne

### Fermer la dérogation, financer l'alternative

Je demande à la Commission européenne de fixer une date claire de fermeture de la dérogation permettant l'achat de composants chinois de drones avec des fonds de défense européens, accompagnée d'un calendrier budgétaire précis pour financer intégralement les alternatives non chinoises.

Sans cette date claire, la dérogation actuelle deviendra, par simple inertie administrative, une habitude permanente plutôt qu'une exception temporaire justifiée par l'urgence du moment présent.

*Je m'adresse directement à Bruxelles : une dérogation sans date de fin n'est plus une exception, c'est une politique implicite, et je refuse que nous nous mentions collectivement sur ce point.*

## Ma demande précise à l'industrie occidentale

### Investir maintenant, pas après la prochaine crise

Je demande aux industriels occidentaux du secteur aérospatial et de la défense de suivre l'exemple d'ADS Group sans attendre une nouvelle escalade chinoise pour agir. La diversification industrielle ne devrait jamais être une réaction de panique, mais une stratégie anticipée.

Les entreprises qui investissent aujourd'hui dans des partenariats avec Taïwan, malgré le surcoût documenté par le DSET, se positionneront demain comme des acteurs incontournables d'une chaîne d'approvisionnement plus résiliente et moins vulnérable aux pressions géopolitiques chinoises.

*Je m'adresse aux industriels occidentaux avec une conviction simple : investir maintenant dans la diversification coûte moins cher que subir demain une rupture d'approvisionnement provoquée par une crise chinoise imprévisible.*

## Ce que je refuse d'accepter comme fatalité

### La dépendance n'est pas une loi de la nature

Certains dirigeants occidentaux présentent la dépendance persistante envers la Chine comme une fatalité économique incontournable. Je refuse catégoriquement cette présentation, car les chiffres mêmes du DSET prouvent qu'une bascule mesurable, de 70 % à 50 % sur les batteries, est déjà en cours.

Si cette bascule partielle est possible en quelques années seulement, une bascule plus complète l'est également, à condition d'une volonté politique et budgétaire réellement assumée, plutôt que des demi-mesures dispersées entre acteurs non coordonnés.

*Je refuse la fatalité qu'on nous présente trop souvent : si la dépendance chinoise a déjà reculé de vingt points de pourcentage sur les batteries, rien ne justifie de s'arrêter en si bon chemin par manque de volonté.*

## Ce que Zelensky et Taïwan nous enseignent ensemble

### Deux démocraties qui refusent la résignation

Le président Zelensky répète depuis des années que l'Ukraine ne demande pas la charité occidentale, mais des outils pour se défendre elle-même. Taïwan, en construisant patiemment son industrie du drone, illustre exactement cette même philosophie de résilience active plutôt que d'attente passive.

Je vous demande, dirigeants occidentaux, de traiter ces deux démocraties avec la même cohérence : ni charité condescendante, ni indifférence prudente, mais un partenariat industriel et stratégique assumé pleinement et publiquement.

*Je vois dans le parallèle entre Zelensky et Taïwan une leçon que l'Occident devrait déjà avoir intégrée : soutenir des démocraties résilientes coûte toujours moins cher, à terme, que les abandonner à leur vulnérabilité.*

## Ma promesse de vigilance continue

### Je continuerai à documenter chaque avancée, chaque retard

Je m'engage, en tant que chroniqueur, à suivre attentivement l'évolution concrète de cet accord Taïwan-Royaume-Uni, ainsi que la trajectoire de la dépendance chinoise dans l'industrie ukrainienne du drone, mois après mois, rapport après rapport.

Cette vigilance n'est pas de la méfiance gratuite envers nos dirigeants, mais une exigence démocratique légitime : les citoyens occidentaux méritent de savoir si les engagements pris à Farnborough se traduisent en résultats mesurables sur le terrain ukrainien.

*Je promets cette vigilance continue car je crois profondément que la responsabilité d'un chroniqueur consiste aussi à tenir nos dirigeants comptables de leurs engagements, accord après accord, chiffre après chiffre.*

## Ce que vos successeurs vous reprocheront peut-être un jour

### L'histoire jugera nos lenteurs collectives sans indulgence

Je pense souvent à la manière dont l'histoire jugera cette période : celle où l'Occident savait, chiffres à l'appui, que sa dépendance envers la Chine fragilisait directement l'Ukraine, et pourtant avançait au rythme prudent des salons aéronautiques.

Vos successeurs, dans dix ou vingt ans, liront peut-être ces rapports du DSET avec la même incrédulité que nous lisons aujourd'hui certaines lenteurs diplomatiques du siècle dernier. Je préfère vous le dire maintenant plutôt que de le constater plus tard.

*Je vous invite à imaginer, sérieusement, comment l'histoire jugera cette période charnière : nos successeurs mériteront de savoir que nous avions les chiffres nécessaires pour agir plus vite.*

## Conclusion : cette lettre restera ouverte tant que vous hésiterez

### Ce que j'attends concrètement de vous maintenant

Je conclus cette lettre avec une demande simple et directe : transformez l'accord de Farnborough en précédent plutôt qu'en exception. Que chaque gouvernement occidental signe, dans les mois qui viennent, son propre partenariat industriel avec Taïwan sur les drones.

L'Ukraine ne peut plus se permettre d'attendre que nos lenteurs collectives se résolvent au rythme des salons aéronautiques. Chaque mois de retard se mesure en vulnérabilité supplémentaire face à une Chine qui, elle, ne ralentit jamais sa propre stratégie.

*Je conclus cette lettre avec une fermeté assumée : notre cohérence occidentale se mesurera non pas à nos discours sur Taïwan et l'Ukraine, mais à la rapidité avec laquelle nous transformerons nos accords en résultats industriels tangibles.*

### Un dernier mot, personnel, pour finir

Je sais que cette lettre dérangera certains d'entre vous, habitués à des chroniques plus consensuelles. Je l'assume pleinement, car je crois que la gravité du moment géopolitique actuel exige une franchise que la diplomatie feutrée refuse trop souvent de s'accorder.

J'attends de vous, dirigeants occidentaux, non pas des excuses, mais des actes mesurables. Cette lettre restera ouverte, publiquement, jusqu'à ce que vos actes rejoignent enfin l'urgence que les chiffres taïwanais et ukrainiens documentent depuis des mois.

*Signé avec une conviction que je ne modérerai pas : cette lettre ouverte restera un rappel public tant que l'Occident ne transformera pas ses accords symboliques en une véritable indépendance industrielle face à la Chine.*

**Signé Maxime Marquette, chroniqueur**

## Encadré de transparence du chroniqueur

### Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais **chroniqueur et analyste**. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. **Je prétends à la lucidité analytique**, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

### Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre **faits vérifiés et analyses interprétatives**. La règle de méthode est constante : une information factuelle n'est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous **Sources**, jamais ici.

**Familles de sources primaires** retenues par la publication, quand le dossier en comporte : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d'organisations intergouvernementales, dépêches d'agences de presse internationales reconnues.

**Familles de sources secondaires** : publications spécialisées, médias d'information reconnus internationalement, analyses d'institutions de recherche établies, rapports d'organisations sectorielles.

Quand un article cite des données statistiques, économiques ou géopolitiques, elles proviennent d'institutions productrices de données (organisations intergouvernementales, banques centrales, instituts statistiques nationaux), et l'institution exacte est nommée sous **Sources**.

### Nature de l'analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une **synthèse critique et contextuelle** basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d'experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

## Sources :

### Sources Primaires :

- [Focus Taiwan — Taiwan, U.K. sign MOU to boost bilateral drone industry exchanges](https://focustaiwan.tw/business/202607270012)

- [ADS Group — First-ever UK-Taiwan drone industry collaboration established at Farnborough Airshow](https://www.adsgroup.org.uk/uncategorized/first-ever-uk-taiwan-drone-industry-collaboration-established-at-farnborough-airshow/)

- [Focus Taiwan — Taiwan gains role in Ukraine drone supply chain, but still depends on China](https://focustaiwan.tw/sci-tech/202607210013)

### Sources Secondaires :

- [Taipei Times — Taiwan gaining a foothold in drone supply chain, but obstacles remain](https://www.taipeitimes.com/News/taiwan/archives/2026/07/27/2003861448)

- [The Guardian — As Ukraine seeks to edge China out of its drone supply chain, Taiwan emerges as a quiet player](https://www.theguardian.com/world/2026/may/06/ukraine-drone-supply-chain-taiwan)

- [Chinascope — Taiwan and Ukraine Deepen Drone Cooperation to Build Non-China Supply Chain](https://chinascope.org/archives/40868)

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Source : Maxime Marquette, MadMax. Pour citer ce texte, nommer l’auteur et lier https://mad-max.co/fr/article/lettre-ouverte-aux-dirigeants-occidentaux-sur-l-accord-taiwan-londres-et-nos-lac
