# Le silence du DOJ sur d'éventuels accords secrets liés à Epstein

> Introduction : une question qui reste sans réponse claire

- Auteur: Maxime Marquette
- Publication: MadMax (https://mad-max.co)
- Rubrique: Analyse
- Publié: 2026-07-04
- Adresse à citer: https://mad-max.co/fr/article/le-silence-du-doj-sur-deventuels-accords-secrets-lies-a-epstein

## Introduction : une question qui reste sans réponse claire

### Ce que la loi exige, ce que le DOJ a livré

Le **19 novembre 2025**, le président **Donald Trump** a signé l'**Epstein Files Transparency Act**, une loi votée à la quasi-unanimité par le **Congrès américain**, obligeant le **ministère de la Justice** (**DOJ**) à divulguer l'ensemble des documents relatifs à **Jeffrey Epstein** et à **Ghislaine Maxwell** dans un délai de **30 jours**. Ce délai a été manqué dès le départ, la première divulgation du **19 décembre 2025** ne représentant qu'une fraction des documents identifiés.

Au **3 juillet 2026**, malgré plusieurs vagues de publication totalisant environ **3,5 millions de pages**, aucun **accord de non-poursuite** ni **immunité additionnelle** concernant des associés d'**Epstein** n'a été rendu public par le **DOJ**, un vide documentaire que les avocats des **victimes** continuent de dénoncer devant les tribunaux.

### Pourquoi cette absence de divulgation mérite une analyse

Ce texte n'affirme pas qu'un tel accord existe forcément et serait dissimulé: ce serait une extrapolation non prouvée. Il constate plutôt un fait vérifiable et documenté: la loi exige la divulgation de tout accord de ce type s'il existe, et à ce jour, aucun n'a été rendu public, ce qui laisse la question ouverte plutôt que résolue.

Cette distinction entre «rien n'a été trouvé» et «rien n'a été divulgué» est au cœur de cette analyse, et elle mérite d'être traitée avec la rigueur que le sujet impose.

*Je le dis d'emblée: je n'ai aucune preuve d'un accord secret caché quelque part dans un tiroir du DOJ. Ce que j'ai, ce sont des faits documentés sur un manque de transparence répété, et c'est déjà suffisamment grave pour mériter cette analyse.*

## Ce que dit précisément la loi de transparence

### Un mandat clair du **Congrès**

L'**Epstein Files Transparency Act** mandate le **DOJ** à publier «tous les dossiers» liés à **Epstein** et **Maxwell**, avec de rares exceptions prévues pour protéger l'identité des **victimes**. Selon **Wikipedia**, la loi précise également que l'**Attorney General** doit soumettre un **rapport** détaillant les dossiers retenus et justifiant chaque rédaction dans un délai de **15 jours** après la date limite de divulgation.

Cette obligation de justification, distincte de la simple publication des documents, constitue un mécanisme de reddition de comptes que le **DOJ** n'a, à ce jour, pas pleinement respecté selon plusieurs organisations de surveillance.

### Les manquements déjà documentés par un juge fédéral

Le **26 juin 2026**, le **juge fédéral Emmet Sullivan** a ordonné au **DOJ** de lever davantage de rédactions sur des centaines de milliers de fichiers, ou de justifier en détail pourquoi cela était impossible, selon le **New York Post**. Le juge a noté que l'**Attorney General Todd Blanche** avait lui-même «concédé être en violation» de la loi concernant la date limite du **19 décembre 2025**.

Ce constat judiciaire, provenant directement d'un juge fédéral et non d'un commentateur partisan, confirme que le non-respect de la loi n'est plus une simple accusation **politique**, mais un fait établi devant les tribunaux.

*Quand un juge fédéral note qu'un ministre de la Justice «concède» violer une loi, on n'est plus dans l'interprétation partisane. On est dans le fait judiciaire, point final.*

## L'historique trouble des accords de non-poursuite dans l'**affaire** Epstein

### Le précédent de 2007 qui hante encore le **dossier**

Il faut rappeler que l'**affaire** **Epstein** porte déjà, historiquement, la marque d'un **accord de non-poursuite** controversé: celui négocié en **2007** en **Floride**, qui avait empêché la poursuite fédérale d'**Epstein** et de ses éventuels complices. Un juge avait ultérieurement jugé que cet accord violait les droits des **victimes**, faute de les avoir consultées avant sa conclusion.

Ce précédent explique pourquoi la question d'éventuels nouveaux accords similaires, concernant cette fois des associés d'**Epstein** plutôt qu'**Epstein** lui-même, suscite une vigilance particulière chez les avocats des **victimes** et les observateurs judiciaires.

### Pourquoi ce précédent alimente la méfiance actuelle

Le précédent de **2007** n'est pas une anecdote isolée: il a façonné, pendant près de deux décennies, la perception publique d'une justice à deux vitesses pour les individus fortunés et bien connectés impliqués dans ce **dossier**. Cette mémoire collective explique en grande partie pourquoi l'absence de divulgation actuelle sur d'éventuels nouveaux accords suscite autant d'attention.

Sans ce précédent, l'absence de publication d'un accord de non-poursuite pourrait simplement signifier qu'aucun accord de ce type n'existe. Avec ce précédent en mémoire, elle alimente légitimement des questions supplémentaires.

*L'histoire de ce **dossier** n'aide personne à faire **confiance** aveuglément aux institutions concernées. Ce n'est pas du complotisme, c'est de la mémoire factuelle appliquée à un **dossier** qui l'a amplement méritée.*

## Ce que révèlent les publications déjà effectuées

### Des millions de pages, mais des trous documentés

Selon le **DOJ** lui-même, environ **6 millions de pages** avaient été identifiées comme potentiellement pertinentes, mais seule la moitié environ, soit près de **3,5 millions de pages**, a été rendue publique au **30 janvier 2026**. La **Democracy Defenders Fund** a dénoncé dans une lettre à l'inspecteur général du **DOJ** ce qu'elle qualifie de «rétrécissement» délibéré du périmètre de recherche documentaire.

Cette organisation souligne notamment l'absence quasi totale de communications électroniques internes de hauts responsables du **DOJ**, dont l'**Attorney General Pam Bondi**, le **Deputy Attorney General Todd Blanche** et le directeur du **FBI Kash Patel**, malgré leur rôle central documenté dans ce dossier.

### Une **enquête** interne désormais en cours

Face à ces critiques, l'**inspecteur général du DOJ** a annoncé le **23 avril 2026**, selon la **BBC**, l'ouverture d'une **enquête** sur le respect par l'agence de la loi de transparence, portant spécifiquement sur «l'identification, la collecte et la production» des documents pertinents.

Cette **enquête** interne, si elle est menée avec rigueur, pourrait à terme confirmer ou infirmer l'existence d'accords de non-poursuite non divulgués, mais ses conclusions ne sont pas encore connues à la date de rédaction de cette analyse.

*Une **enquête** de l'inspecteur général, c'est un pas dans la bonne direction, mais ça reste une promesse de vérification, pas une réponse. La transparence ne se mesure pas en ouverture de dossiers, elle se mesure en résultats publiés.*

## Les avocats des victimes en première ligne

### Des inquiétudes concrètes et documentées

Dès le **1er février 2026**, des avocats représentant plus de **200 victimes présumées** ont demandé aux juges fédéraux **Richard Berman** et **Paul Engelmayer** d'ordonner le retrait immédiat du site web du **DOJ** hébergeant les fichiers **Epstein**, qualifiant cette publication de «violation la plus grave de la vie privée des victimes en une seule journée dans l'histoire des États-Unis», selon **Wikipedia**.

Un accord a finalement été trouvé début **février 2026** pour protéger l'identité d'une centaine de victimes dont la vie privée avait été compromise, selon **l'Associated Press**, mais cet épisode illustre les failles répétées du processus de divulgation mené par le **DOJ**.

### Une bataille judiciaire qui continue en 2026

Au-delà de la question spécifique des accords de non-poursuite, les avocats des victimes continuent de soulever devant les tribunaux fédéraux des questions sur l'exhaustivité et l'exactitude des publications du **DOJ**, un combat juridique qui reste actif à la date du **3 juillet 2026**, sans résolution définitive en vue.

Cette persistance judiciaire témoigne d'une méfiance qui ne s'est pas dissipée malgré les multiples vagues de publication déjà effectuées par le **DOJ** depuis **décembre 2025**.

*Ces avocats se battent depuis des années pour leurs clientes. Leur persistance devant les tribunaux, plutôt que leur satisfaction face aux publications du DOJ, en dit long sur ce qu'ils croient encore manquant.*

## La position officielle du DOJ face aux critiques

### Une défense construite sur l'absence de preuve, pas sur la preuve d'absence

Le **DOJ** a constamment affirmé être en pleine conformité avec la loi de transparence, insistant sur le fait qu'il n'a «aucun matériel nouveau» à publier concernant l'**affaire** **Epstein**. Le **Deputy Attorney General Todd Blanche** a précisé en janvier que les erreurs de rédaction n'affectaient qu'environ «0,001 %» de l'ensemble des documents publiés.

Sur la question spécifique des accords de non-poursuite, le **DOJ** n'a produit aucune déclaration publique explicite confirmant ou infirmant leur existence, se contentant de répéter que tous les dossiers pertinents disponibles ont été divulgués conformément à la loi.

### Un **silence** qui, en soi, constitue une donnée

Ce **silence** spécifique sur la question des accords de non-poursuite, contrairement aux nombreuses déclarations publiques faites sur d'autres aspects du dossier, mérite d'être noté comme un fait en soi, sans pour autant permettre d'en tirer une conclusion définitive sur l'existence ou l'absence de tels accords.

Un **silence** n'est ni un aveu ni un démenti: c'est une absence de réponse qui, dans un dossier aussi scruté, alimente légitimement la demande de clarification de la part des observateurs judiciaires et des victimes elles-mêmes.

*Je résiste à la tentation d'interpréter ce silence comme une preuve de culpabilité. Mais je refuse tout autant de le traiter comme une preuve d'innocence. C'est un vide, et les vides méritent d'être comblés par des faits, pas par des suppositions.*

## Le rôle du **Congrès** dans la surveillance de ce dossier

### Un accès limité mais réel pour les élus

Depuis **février 2026**, des membres du **Congrès** ont été autorisés à consulter des dossiers non caviardés liés à **Epstein** dans des installations fédérales sécurisées, sans toutefois **pouvoir** retirer, copier ou reproduire les documents consultés, selon **Wikipedia**. Cet accès partiel constitue une forme de surveillance législative, bien que limitée dans sa portée publique.

Cette procédure permet aux élus de vérifier, dans une certaine mesure, la cohérence entre ce que le **DOJ** affirme publier et ce qui existe réellement dans les dossiers non caviardés, sans pour autant garantir une transparence totale envers le grand public.

### Des voix bipartisanes qui réclament davantage

Selon **The Guardian**, des élus des deux partis ont exprimé leur frustration face au rythme et à l'ampleur des divulgations du **DOJ**, un rare exemple de convergence **politique** bipartisane dans un contexte américain autrement très polarisé sur presque tous les autres sujets.

Cette convergence bipartisane sur l'exigence de transparence, rare dans le climat **politique** actuel, illustre l'ampleur du malaise **institutionnel** que ce dossier continue de susciter, bien au-delà des clivages partisans habituels.

*Voir des élus démocrates et républicains s'entendre sur quelque chose, même a minima, dans le climat **politique** actuel, c'est suffisamment rare pour mériter d'être souligné comme un signal fort.*

## Ce que cela signifie pour la **crédibilité** **institutionnelle**

### Un test de **confiance** envers les institutions américaines

Ce dossier dépasse la seule question d'**Epstein** et de ses associés: il constitue un test de la capacité des institutions américaines à respecter une loi votée à la quasi-unanimité par le **Congrès** et signée par le **président** lui-même. Le fait qu'un juge fédéral ait dû ordonner des divulgations supplémentaires illustre les limites de l'auto-régulation du **DOJ** sur ce dossier précis.

Cette dynamique alimente un scepticisme plus large envers la capacité des institutions à s'auto-discipliner sans intervention judiciaire externe, un enjeu qui dépasse largement le seul cadre de l'**affaire** **Epstein**.

### Les répercussions possibles sur la **confiance** publique

Chaque nouveau retard ou chaque nouvelle rédaction contestée alimente une érosion supplémentaire de la **confiance** publique envers le **DOJ**, dans un contexte où cette institution fait déjà face à des critiques sur sa politisation perçue sous l'administration actuelle.

Cette érosion de confiance, documentée par les multiples recours judiciaires et les lettres de plusieurs organisations de surveillance, constitue un coût **institutionnel** réel, indépendamment de ce que révéleront éventuellement de futures publications.

*Je pense que le vrai scandale, indépendamment de ce que cachent ou non ces dossiers, c'est la manière dont la lenteur et l'opacité du processus ont, à elles seules, abîmé la confiance publique envers une institution censée incarner la justice.*

## Les limites de ce que l'on peut affirmer aujourd'hui

### Ce que les faits permettent de dire

Les faits établis permettent d'affirmer ceci: la loi exige la divulgation de tout accord de non-poursuite lié à **Epstein** et ses associés; aucun accord de ce type n'a été rendu public au **3 juillet 2026**; un juge fédéral a constaté des violations de la loi de transparence sur d'autres aspects du dossier; et une enquête interne du **DOJ** est en cours sur l'ensemble du processus de divulgation.

Ces faits, pris ensemble, dessinent un tableau de manquements documentés, sans pour autant prouver l'existence d'un accord de non-poursuite spécifiquement dissimulé.

### Ce que les faits ne permettent pas d'affirmer

Il serait malhonnête d'affirmer, à partir de ces éléments, qu'un accord de non-poursuite existe certainement et serait délibérément caché. Aucune source vérifiable consultée pour cette analyse ne permet cette conclusion, et toute affirmation en ce sens relèverait de la spéculation plutôt que du journalisme factuel.

Cette distinction entre ce qui est prouvé et ce qui reste incertain constitue le cœur même de l'exigence de rigueur que ce type de dossier impose à quiconque souhaite le traiter sérieusement.

*Je préfère de loin écrire «on ne sait pas» quand c'est la vérité, plutôt que de céder à la tentation d'un titre plus spectaculaire mais non prouvé. C'est ça, pour moi, le vrai respect du lecteur.*

## Ce que l'on peut espérer des prochains mois

### Les échéances judiciaires à surveiller

La date limite du **2 juillet 2026** fixée par le juge **Emmet Sullivan** pour que le **DOJ** lève davantage de rédactions ou justifie son refus constitue un moment charnière à surveiller de près dans les prochaines semaines. Le résultat de cette échéance pourrait éclairer davantage la question des documents encore non divulgués.

L'enquête de l'**inspecteur général du DOJ**, ouverte en **avril 2026**, devrait également produire des conclusions dans les mois à venir, offrant potentiellement des réponses plus définitives sur le respect global de la loi de transparence par l'agence.

### L'importance de maintenir la pression journalistique

Quel que soit le résultat de ces échéances, le rôle du journalisme dans ce dossier reste de documenter précisément ce qui est confirmé, ce qui reste incertain, et de résister à la tentation de combler les vides par des affirmations non vérifiées, dans un sens comme dans l'autre.

Cette vigilance journalistique continue constitue, à mon sens, le meilleur outil disponible pour maintenir une pression légitime sur les institutions concernées sans sombrer dans la désinformation.

*Le journalisme sérieux sur ce dossier ne consiste pas à crier au scandale à chaque nouvelle rédaction contestée, mais à documenter patiemment, encore et encore, jusqu'à ce que les faits parlent d'eux-mêmes.*

## Le contexte plus large de la politisation perçue du DOJ

### D'autres dossiers qui alimentent la même méfiance

Cette question des accords de non-poursuite dans l'affaire **Epstein** ne se pose pas dans un vide **institutionnel**: elle s'inscrit dans un contexte plus large de critiques sur la politisation perçue du **DOJ** sous l'administration actuelle, notamment concernant le traitement de certains dossiers judiciaires à caractère politique.

Cette toile de fond plus large n'établit en rien l'existence d'un accord de non-poursuite spécifique lié à **Epstein**, mais elle explique pourquoi le scepticisme envers les déclarations de conformité du **DOJ** reste élevé chez de nombreux observateurs.

### La nécessité de traiter chaque dossier sur ses propres mérites

Malgré ce climat de méfiance généralisée, il reste essentiel de traiter la question spécifique des accords de non-poursuite liés à **Epstein** sur la base de ses propres faits documentés, sans l'amalgamer artificiellement à d'autres controverses distinctes touchant le **DOJ**.

Cette rigueur analytique, bien que plus exigeante que les raccourcis narratifs, demeure la seule approche qui honore réellement les victimes de cette affaire et l'exigence de vérité qu'elles réclament depuis des années.

*Il serait facile de tout mélanger et de transformer ce dossier en simple munition politique contre l'administration en place. Je refuse ce raccourci: les victimes méritent une analyse rigoureuse, pas un exercice partisan de plus.*

## Ce que les victimes attendent réellement de ce processus

### Au-delà des documents, une reconnaissance

Pour beaucoup des victimes de **Jeffrey Epstein**, l'enjeu dépasse la seule question technique des accords de non-poursuite: il s'agit d'obtenir une reconnaissance **institutionnelle** complète de ce qui leur est arrivé, et l'assurance qu'aucun protecteur du **réseau** d'**Epstein** n'échappe à un examen public rigoureux de son rôle éventuel.

Cette quête de reconnaissance, documentée par de nombreux témoignages publics de victimes au fil des années, dépasse largement la seule dimension juridique du dossier pour toucher à une exigence plus fondamentale de justice perçue comme équitable.

### Le risque d'une fatigue publique du dossier

Un risque réel, documenté par plusieurs observateurs médiatiques, est celui d'une fatigue publique progressive face à un dossier qui s'étire depuis des années sans conclusion définitive, ce qui pourrait paradoxalement bénéficier à ceux qui souhaitent voir ce dossier disparaître discrètement de l'attention publique.

C'est précisément pour contrer ce risque de fatigue que des analyses régulières et rigoureuses, comme celle-ci, restent nécessaires plutôt que de laisser ce dossier s'estomper progressivement de la mémoire collective.

*Je refuse de laisser ce dossier s'éteindre dans l'indifférence générale. Les victimes ont attendu assez longtemps pour qu'on continue à poser les questions, même quand elles dérangent.*

## Comparaison avec d'autres dossiers de transparence gouvernementale

### Un précédent utile pour évaluer la performance du DOJ

D'autres lois de transparence gouvernementale américaines, notamment le **Freedom of Information Act** (**FOIA**), ont historiquement connu des délais et des contestations similaires, ce qui suggère que les difficultés rencontrées dans l'affaire **Epstein** ne sont pas nécessairement uniques à ce dossier spécifique.

Cette mise en perspective n'excuse pas les manquements documentés du **DOJ**, mais elle permet de situer ce dossier dans une dynamique **institutionnelle** plus large de résistance bureaucratique face aux obligations de transparence, quel que soit le sujet concerné.

### Ce qui distingue néanmoins ce dossier des autres

Ce qui distingue l'affaire **Epstein** des cas habituels de lenteur bureaucratique, c'est l'ampleur de l'attention publique et politique qu'elle a suscitée, ainsi que l'implication de **figures** publiques de premier plan, ce qui rend chaque délai ou chaque rédaction contestée immédiatement scrutée par les **médias** et les élus.

Cette visibilité accrue constitue à la fois une pression supplémentaire sur le **DOJ** pour se conformer à la loi, et un risque que chaque nouvelle information, même mineure, soit interprétée de manière disproportionnée par le public.

*La visibilité de ce dossier est à double tranchant: elle force la transparence, mais elle nourrit aussi parfois des interprétations excessives de faits somme toute mineurs. L'équilibre entre les deux est difficile à tenir.*

## Ce que le silence médiatique international révèle aussi

### Une couverture inégale selon les rédactions

La couverture de ce dossier varie fortement d'une rédaction à l'autre: certains **médias** américains y consacrent des suivis quasi quotidiens, tandis que d'autres, y compris à l'international, ne mentionnent l'affaire que ponctuellement, lors d'une nouvelle décision judiciaire majeure. Cette inégalité de traitement contribue à une compréhension fragmentée du dossier par le grand public.

Le résultat est un paysage informationnel où certains citoyens suivent chaque développement judiciaire avec précision, alors que d'autres n'en retiennent que des fragments épars, souvent déformés par des relais partisans sur les réseaux sociaux.

### Le rôle des documents primaires face à la désinformation

Face à cette fragmentation, les documents judiciaires primaires demeurent l'ancrage le plus fiable pour quiconque veut comprendre l'état réel du dossier, plutôt que de s'en remettre à des interprétations secondaires ou à des théories non vérifiées circulant en ligne.

C'est précisément pour cette raison que cette analyse s'appuie exclusivement sur des sources primaires et des rapports journalistiques vérifiables, en écartant toute spéculation qui ne pourrait pas être rattachée à un document ou une déclaration officielle traçable.

*Je remarque, non sans une certaine lassitude, que le silence médiatique sur certains développements judiciaires en dit parfois autant que la couverture elle-même sur les priorités éditoriales du moment.*

## Conclusion : une question légitime qui reste sans réponse

### Un vide documentaire, pas une preuve de dissimulation

Au terme de cette analyse, un constat s'impose: aucun accord de non-poursuite ni immunité additionnelle concernant les associés d'**Epstein** n'a été rendu public par le **DOJ** au **3 juillet 2026**, malgré une obligation légale claire de divulgation. Ce vide documentaire, combiné aux manquements déjà constatés par un juge fédéral sur d'autres aspects du dossier, justifie pleinement la vigilance continue des avocats des victimes.

Ce constat ne permet cependant pas d'affirmer qu'un tel accord existe et serait délibérément caché: cette conclusion resterait une spéculation non fondée sur les éléments actuellement disponibles publiquement.

### L'exigence de transparence demeure entière

Ce qui demeure certain, c'est que l'exigence de transparence totale, votée par le **Congrès** et signée par le **président**, n'a pas encore été pleinement satisfaite selon les propres constats d'un juge fédéral. Cette exigence continuera de peser sur le **DOJ** tant que les échéances judiciaires en cours n'auront pas produit de résultats définitifs.

*Je referme ce dossier avec la même conviction qu'au premier jour: exiger des preuves documentées n'est pas céder au complotisme, c'est simplement faire le travail que la loi elle-même a rendu obligatoire.*

**Signé Maxime Marquette, chroniqueur**

## Encadré de transparence du chroniqueur

### Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais **chroniqueur et analyste**. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. **Je prétends à la lucidité analytique**, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

### Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre **faits vérifiés et analyses interprétatives**. La règle de méthode est constante : une information factuelle n'est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous **Sources**, jamais ici.

**Familles de sources primaires** retenues par la publication, quand le dossier en comporte : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d'organisations intergouvernementales, dépêches d'agences de presse internationales reconnues.

**Familles de sources secondaires** : publications spécialisées, médias d'information reconnus internationalement, analyses d'institutions de recherche établies, rapports d'organisations sectorielles.

Quand un article cite des données statistiques, économiques ou géopolitiques, elles proviennent d'institutions productrices de données (organisations intergouvernementales, banques centrales, instituts statistiques nationaux), et l'institution exacte est nommée sous **Sources**.

### Nature de l'analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une **synthèse critique et contextuelle** basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d'experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

## Sources

### Sources primaires

- [Département de la Justice des États-Unis — Epstein Library, dernière mise à jour 9 juin 2026](https://www.justice.gov/epstein)

- [Wikipedia — Epstein Files Transparency Act, texte et chronologie](https://en.wikipedia.org/wiki/Epstein_Files_Transparency_Act)

- [New York Post — Judge orders DOJ to unredact more Epstein files — 26 juin 2026](https://nypost.com/2026/06/26/us-news/judge-orders-doj-to-unredact-more-jeffrey-epstein-files/)

### Sources secondaires

- [The Guardian — Nearly all Epstein files still unreleased a month after Congress deadline — 19 janvier 2026](https://www.theguardian.com/us-news/2026/jan/19/jeffrey-epstein-files-unreleased-trump-doj)

- [BBC News — US government watchdog to investigate Epstein files release — 23 avril 2026](https://www.bbc.com/news/articles/cvg0rkvjlvvo)

- [Wikipedia — Epstein files, chronologie complète des publications 2025-2026](https://en.wikipedia.org/wiki/Epstein_files)

---

Source : Maxime Marquette, MadMax. Pour citer ce texte, nommer l’auteur et lier https://mad-max.co/fr/article/le-silence-du-doj-sur-deventuels-accords-secrets-lies-a-epstein
