# Le Pentagone regarde enfin vers l'Ukraine pour ses essaims de drones

> Selon un article publié le 1er juillet 2026 par le journaliste David Hambling dans Forbes, l'entreprise américaine Powerus s'est associée à l'entreprise

- Auteur: Maxime Marquette
- Publication: MadMax (https://mad-max.co)
- Rubrique: Éditorial
- Publié: 2026-07-05
- Adresse à citer: https://mad-max.co/fr/article/le-pentagone-regarde-enfin-vers-l-ukraine-pour-ses-essaims-de-drones

## Introduction : quand Washington apprend de Kyiv

### Un partenariat qui inverse les rôles habituels

**Selon** un article publié le 1er juillet 2026 par le journaliste **David Hambling** dans **Forbes**, l'entreprise américaine **Powerus** s'est associée à l'entreprise ukrainienne **Swarmer** pour développer une technologie de contrôle d'essaims de drones destinée au programme du Pentagone visant à moderniser sa flotte de drones de combat.

**Ce** partenariat illustre un renversement notable des dynamiques habituelles de transfert technologique militaire: ce n'est plus seulement l'Occident qui équipe l'Ukraine, c'est désormais le Pentagone qui vient chercher l'expertise ukrainienne acquise sur le champ de bataille le plus intense d'Europe depuis des décennies.

### Le programme Drone Dominance en toile de fond

**Ce** partenariat s'inscrit dans le cadre du **Drone Dominance Program** du Pentagone, doté d'un budget de **1,1 milliard de dollars** et créé en vertu du décret présidentiel **14307**, qui a déjà attiré la participation de **48 entreprises** américaines et alliées dans la course à la production de drones à bas coût.

**Cette** initiative gouvernementale vise explicitement à rattraper le retard américain en matière de production de drones de combat, un secteur où les **États-Unis** ne produisent actuellement qu'environ **50 000 drones par an**, un chiffre dérisoire comparé aux millions d'unités produites annuellement par la Russie et l'Ukraine combinées.

*Il faut avoir l'humilité de le reconnaître: c'est un juste retour des choses que le Pentagone vienne apprendre de l'Ukraine. Après trois ans de guerre, Kyiv en sait plus sur les essaims de drones autonomes que n'importe quel laboratoire militaire occidental, et c'est tant mieux si l'Occident sait s'en inspirer.*

## Swarmer, une expertise forgée directement au combat

### Cent mille missions de combat déjà accomplies

**L'entreprise** ukrainienne **Swarmer**, fondée en **mai 2023** et basée à **Austin**, au Texas, tout en opérant activement en Ukraine, a vu sa technologie de contrôle d'essaims voler plus de **100 000 missions de combat** depuis avril 2024, un volume d'expérience opérationnelle qu'aucune entreprise occidentale n'a pu accumuler dans des conditions aussi extrêmes.

**Cette** expérience de combat massive confère à **Swarmer** une crédibilité technique difficile à égaler, ses algorithmes de coordination d'essaims ayant été testés, ajustés et améliorés en temps réel face aux contre-mesures électroniques russes les plus sophistiquées déployées sur le champ de bataille.

### Une entreprise récemment cotée en bourse

**Signe** de la maturité grandissante de cette industrie ukrainienne de la défense, **Swarmer** a procédé à son entrée en bourse sur le **Nasdaq** en 2026, une démarche qui témoigne de la confiance grandissante des investisseurs occidentaux envers les entreprises technologiques militaires ukrainiennes nées directement de l'expérience du conflit.

**Cette** cotation boursière permet également à **Swarmer** de lever des capitaux supplémentaires pour accélérer le développement de sa technologie, tout en offrant aux investisseurs occidentaux une opportunité concrète de soutenir financièrement l'innovation militaire ukrainienne née du conflit contre la Russie.

*Cent mille missions de combat, ça vaut plus que n'importe quel laboratoire de recherche théorique en Occident. L'Ukraine a payé le prix fort pour cette expertise, et il serait absurde que l'Occident ne cherche pas à en tirer les leçons pour sa propre sécurité future.*

## Powerus, le partenaire américain aux connexions politiques notables

### Une entreprise soutenue par des figures politiques influentes

**L'entreprise** américaine **Powerus**, dirigée par **Brett Velicovich**, un ancien membre de la **Delta Force**, bénéficie du soutien financier de figures politiques notables, notamment **Eric Trump** et **Donald Trump Jr.**, ainsi que d'un investissement de **30 millions de dollars** de la part de l'entreprise **Unusual Machines**.

**Cette** connexion politique de **Powerus** avec l'entourage présidentiel américain illustre l'imbrication croissante entre les intérêts commerciaux privés et les priorités stratégiques militaires de l'administration actuelle, une dynamique qui mérite d'être suivie de près sans pour autant remettre en cause la valeur militaire réelle du partenariat avec l'Ukraine.

### Des intercepteurs déjà utilisés par les forces spéciales américaines

**Au-delà** de ce partenariat avec **Swarmer**, **Powerus** commercialise déjà des systèmes d'interception de drones baptisés **Guardian**, actuellement utilisés par les unités des opérations spéciales de l'**armée de l'air américaine**, confirmant la crédibilité opérationnelle déjà établie de cette entreprise dans le secteur de la défense antidrone.

**Cette** crédibilité préalable de **Powerus** dans le domaine de l'interception de drones renforce la pertinence stratégique de son partenariat avec **Swarmer**, combinant désormais une expertise défensive éprouvée avec une expertise offensive d'essaims directement issue du champ de bataille ukrainien.

*Que des proches du président investissent dans une entreprise de défense, ça mérite un œil vigilant, sans détour. Mais ça ne change rien au fait que la technologie ukrainienne qu'elle exploite est, elle, absolument sans détour authentique et prouvée au combat.*

## Une concurrence limitée sur ce marché stratégique

### Auterion, le seul autre acteur comparable

**Selon** les informations rapportées par **Forbes**, l'entreprise **Auterion** demeure actuellement le seul autre acteur du secteur capable d'offrir une capacité de contrôle d'essaims comparable à celle proposée par le partenariat entre **Powerus** et **Swarmer**, une rareté qui souligne l'avance technologique acquise par l'Ukraine dans ce domaine spécifique.

**Cette** concurrence limitée confère au partenariat **Powerus-Swarmer** une position stratégique avantageuse dans le cadre du programme **Drone Dominance** du Pentagone, où peu d'autres candidats parmi les **48 entreprises** participantes peuvent revendiquer une expérience de combat aussi extensive et documentée.

### L'objectif ambitieux du drone à 5 000 dollars

**Le** programme du Pentagone vise explicitement à réduire le coût unitaire des drones de combat à environ **5 000 dollars** par unité, un objectif ambitieux qui nécessite une production de masse à faible coût, un modèle industriel où l'expérience ukrainienne de production rapide et économique s'avère particulièrement précieuse.

**Cette** cible de prix reflète une reconnaissance implicite par le Pentagone que la supériorité militaire future dans ce domaine dépendra moins de la sophistication individuelle de chaque appareil que de la capacité à produire et déployer des volumes massifs de drones à bas coût, exactement comme l'a démontré la guerre en Ukraine.

*Un drone à 5 000 dollars, ça semble presque dérisoire face aux systèmes d'armes traditionnels qui coûtent des millions. Mais c'est précisément cette philosophie du volume et du bas coût que l'Ukraine a démontrée comme étant l'avenir de la guerre moderne, et l'Occident aurait tort de l'ignorer.*

## Le complément stratégique de la défense laser ukrainienne

### Le système Tryzub qui abat les Shahed pour quelques dollars

**Parallèlement** à cette technologie d'essaims, l'Ukraine développe également un système de défense antiaérienne laser baptisé **Tryzub**, développé par l'entreprise **Celebra Tech**, capable de neutraliser des drones **Shahed** russes à une distance de plus de **trois miles**, pour un coût d'environ **13 dollars par tir**.

**Ce** coût dérisoire par interception contraste radicalement avec celui des missiles intercepteurs traditionnels, qui peuvent coûter entre **100 000 dollars et 3 millions de dollars** par unité, une différence économique qui pourrait transformer fondamentalement l'équation stratégique de la défense antiaérienne occidentale.

### Une innovation qui intéresse également le Pentagone

**Cette** technologie laser ukrainienne, tout comme la technologie de contrôle d'essaims de **Swarmer**, confirme que l'Ukraine est devenue un véritable laboratoire d'innovation militaire en temps réel, produisant des solutions technologiques que même les industries de défense occidentales les plus avancées n'avaient pas anticipées avec autant de maturité opérationnelle.

**Le** secrétaire américain à la Défense, **Pete Hegseth**, a d'ailleurs envoyé des responsables du Pentagone observer directement les techniques de guerre de drones en Ukraine, confirmant l'intérêt officiel de l'administration américaine pour ces innovations nées du conflit.

*Treize dollars par interception contre des millions pour un missile traditionnel, c'est le genre de ratio qui devrait faire réfléchir n'importe quel planificateur militaire occidental. L'Ukraine n'a pas seulement résisté à l'invasion russe, elle a aussi réinventé l'économie de la guerre moderne.*

## Ce que cela révèle sur le leadership militaire ukrainien

### Une position de leader mondial acquise dans la douleur

**Cette** reconnaissance par le Pentagone de l'expertise ukrainienne en matière de drones confirme une réalité déjà documentée par plusieurs analystes militaires occidentaux: l'Ukraine occupe désormais une position de leader mondial incontesté en matière d'innovation militaire liée aux drones, une position acquise au prix d'un coût humain et matériel considérable.

**Cette** expertise, forgée directement sur le champ de bataille contre l'armée russe, dépasse largement ce que n'importe quel programme de recherche théorique occidental aurait pu produire en temps de paix, confirmant l'adage selon lequel la nécessité reste souvent la mère de l'innovation la plus radicale.

### Un atout diplomatique et économique pour Kyiv

**Au-delà** de sa valeur militaire immédiate, cette expertise technologique ukrainienne devient également un atout diplomatique et économique significatif pour **Kyiv**, renforçant sa position dans les négociations avec ses alliés occidentaux et ouvrant de nouvelles perspectives d'exportation technologique pour l'industrie de défense ukrainienne d'après-guerre.

**Cette** dynamique confirme que le soutien occidental à l'Ukraine ne se limite plus à une simple relation d'assistance unilatérale, mais évolue progressivement vers un partenariat technologique mutuellement bénéfique, où l'Ukraine apporte désormais une expertise que l'Occident lui-même ne possède pas encore à la même échelle.

*Voir l'Ukraine passer du statut de pays qu'on aide à celui de partenaire technologique qu'on consulte, c'est une transformation remarquable en seulement quelques années de guerre. Zelensky et son pays méritent cette reconnaissance après tout ce qu'ils ont enduré face à l'agression russe.*

## Les implications pour la posture de dissuasion occidentale

### Combler un retard critique face aux rivaux stratégiques

**Ce** partenariat entre **Powerus** et **Swarmer** s'inscrit dans un effort plus large du Pentagone pour combler un retard critique en matière de production de drones, un domaine où la **Chine** et la **Russie** ont développé des capacités industrielles considérables que les **États-Unis** doivent maintenant rattraper rapidement.

**Cette** course technologique aux essaims de drones autonomes représente un enjeu de dissuasion majeur pour l'Occident, car la capacité à produire et déployer rapidement des volumes massifs de drones bon marché pourrait devenir un facteur décisif dans tout conflit futur impliquant les puissances occidentales.

### Un signal clair envoyé à Moscou et Pékin

**En** intégrant activement l'expertise ukrainienne dans ses propres programmes de développement militaire, le Pentagone envoie un signal stratégique clair à ses rivaux: l'Occident ne se contente pas de soutenir passivement l'Ukraine, il capitalise activement sur les leçons apprises pour renforcer sa propre posture de dissuasion à long terme.

**Cette** approche pragmatique et rapide d'intégration technologique constitue exactement le type de réactivité stratégique nécessaire pour que l'Occident conserve son avance face à des rivaux comme la **Chine**, la **Russie**, l'**Iran** et la **Corée du Nord**, qui n'hésitent pas eux-mêmes à collaborer entre eux militairement.

*Si la Chine, la Russie, l'Iran et la Corée du Nord collaborent déjà entre eux militairement, il est grand temps que l'Occident fasse preuve de la même agilité en intégrant rapidement les leçons ukrainiennes. La dissuasion de demain se construit aujourd'hui, pas après le prochain conflit majeur.*

## Les limites et les risques de cette course à l'armement autonome

### Des questions éthiques qui restent en suspens

**Cette** course accélérée vers des essaims de drones de plus en plus autonomes soulève également des questions éthiques importantes concernant le niveau de contrôle humain nécessaire avant qu'un système d'arme autonome ne puisse engager une cible, des questions que le Pentagone devra impérativement résoudre avant tout déploiement à grande échelle.

**Cette** réflexion éthique, bien que parfois perçue comme un frein à l'innovation militaire rapide, demeure essentielle pour que l'Occident conserve sa légitimité morale face à des rivaux stratégiques qui n'imposent souvent aucune contrainte éthique comparable à leurs propres programmes militaires.

### Une dépendance technologique qui appelle à la prudence

**Il** convient également de rester prudent face au risque d'une dépendance excessive envers un nombre restreint d'entreprises comme **Powerus** et **Swarmer** pour une capacité militaire aussi stratégique, une concentration qui pourrait créer des vulnérabilités si ces entreprises rencontraient des difficultés financières ou opérationnelles futures.

**Cette** prudence nécessaire ne doit toutefois pas empêcher le Pentagone de poursuivre activement ce partenariat prometteur, mais elle devrait plutôt encourager une diversification progressive des partenaires technologiques impliqués dans le programme **Drone Dominance** à plus long terme.

*On ne peut pas foncer tête baissée dans l'autonomie militaire sans se poser de questions éthiques sérieuses. Mais il ne faut pas non plus que ces questions légitimes deviennent une excuse pour ralentir une innovation dont la sécurité occidentale a réellement besoin face à des rivaux moins scrupuleux.*

## Conclusion : une leçon d'humilité stratégique bien méritée

### Le Pentagone doit continuer d'apprendre de Kyiv

**Ce** partenariat entre **Powerus** et **Swarmer**, aussi modeste puisse-t-il paraître en comparaison des grands programmes d'armement traditionnels, illustre une reconnaissance stratégique importante: l'Ukraine est devenue, à travers trois ans de guerre brutale contre la Russie, un centre d'excellence mondial en matière d'innovation militaire liée aux drones.

**Le** Pentagone a raison de chercher activement à intégrer cette expertise dans ses propres capacités futures, une démarche d'humilité stratégique qui pourrait s'avérer décisive pour maintenir la supériorité militaire occidentale face à des rivaux de plus en plus coordonnés et déterminés.

### Un partenariat à suivre de près dans les mois à venir

**L'évolution** de ce partenariat, ainsi que les résultats concrets qu'il produira dans le cadre du programme **Drone Dominance** du Pentagone, méritera une attention continue, tant pour ses implications militaires directes que pour ce qu'il révèle de la transformation du rapport entre l'Ukraine et ses alliés occidentaux.

*L'Ukraine a payé le prix du sang pour cette expertise en drones. Le moins que l'Occident puisse faire, c'est de l'intégrer intelligemment plutôt que de la laisser inexploitée, par respect pour ce que ce pays a sacrifié pour défendre ses valeurs et, indirectement, celles de tout le monde occidental.*

**Signé Maxime Marquette, chroniqueur**

## Encadré de transparence du chroniqueur

### Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais **chroniqueur et analyste**. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. **Je prétends à la lucidité analytique**, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

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Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

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## Sources

### Sources primaires

- Pentagon interested in Ukrainian tech for drone swarming, RBC-Ukraine — juillet 2026

- Ukraine's laser air defense system shows results, RBC-Ukraine — juillet 2026

### Sources secondaires

- Powerus brings Ukraine's swarming tech to Pentagon's FPV competition, Forbes — 1er juillet 2026

- Ukraine emerges as world leader in drone technology, Army Recognition — 2025

- The Pentagon is learning drone warfare from Ukraine, Forbes — 15 mai 2026

- Powerus puts Ukraine's combat-proven drone swarming into the Pentagon's drone race, BattlePolicy — juillet 2026

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Source : Maxime Marquette, MadMax. Pour citer ce texte, nommer l’auteur et lier https://mad-max.co/fr/article/le-pentagone-regarde-enfin-vers-l-ukraine-pour-ses-essaims-de-drones
