# PORTRAIT : Le MoU US-Iran et la sécurité régionale — ce que ça change vraiment pour Israël et le Golfe

> Le mémorandum d'entente (MoU) signé entre les États-Unis et l'Iran à la fin du printemps 2026 représente l'un des tournants diplomatiques les plus significatifs au Moyen-Orient depuis des décennies. Il met en place un cadre pour mettre fin aux hostilités entre Washington et Téhér

- Auteur: Maxime Marquette
- Publication: MadMax (https://mad-max.co)
- Rubrique: Portrait
- Publié: 2026-06-27
- Adresse à citer: https://mad-max.co/fr/article/le-mou-us-iran-et-la-securite-regionale-ce-que-ca-change-vraiment-pour-israel-et

## Introduction : Un mémorandum qui reconfigure le Moyen-Orient

### Un accord historique, des questions non résolues

Le **mémorandum d'entente (MoU)** signé entre les **États-Unis et l'Iran** à la fin du printemps **2026** représente l'un des tournants diplomatiques les plus significatifs au Moyen-Orient depuis des décennies. Il met en place un cadre pour mettre fin aux hostilités entre **Washington et Téhéran**, rouvre le **détroit d'Ormuz** au commerce international, et ouvre la voie à des négociations sur le programme **nucléaire** iranien, les **sanctions** et la reconstruction économique. Les **six États membres du Conseil de Coopération du Golfe (CCG)** ont exprimé leur soutien formel — non pas par enthousiasme, mais par soulagement face à l'arrêt d'un conflit qu'ils n'avaient jamais voulu.

Mais derrière le consensus de façade, des inquiétudes profondes persistent. Comment cet accord affecte-t-il concrètement la sécurité d'**Israël** ? Que signifie-t-il pour les monarchies du Golfe, **Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Bahreïn, Koweït, Qatar, Oman**, qui n'ont pas été parties prenantes des négociations ? Ces questions ne trouvent pas encore de réponses définitives — mais les signaux envoyés par les premières semaines de mise en œuvre du MoU sont déjà révélateurs.

### Les cinq clauses qui structurent l'accord

Selon les analyses de l'**ISW (Institut pour l'étude de la guerre)**, le MoU comprend plusieurs clauses structurantes. La plus controversée est la **cinquième**, qui charge l'**Iran** de négocier avec **Oman** et d'autres États riverains du Golfe la future gestion du **détroit d'Ormuz**. Cette clause, en apparence technique, est en réalité politiquement explosive : elle place l'**Iran** en position de **co-administrateur d'une voie maritime internationale**, ce que ses voisins arabes — et Israël — considèrent comme une concession dangereuse à une puissance expansionniste.

*Je dois admettre une incertitude fondamentale : je n'ai pas accès au texte complet du MoU. Ce que j'analyse s'appuie sur des rapports de l'ISW, des déclarations publiques d'officiels et des analyses de presse. Il est possible que des clauses confidentielles traitent certaines des questions que je soulève ici. Je préfère signaler cette limite plutôt que prétendre à une certitude que je n'ai pas.*

## Israël : un accord qui ne la protège pas et ne l'inclut pas

### La condition centrale de l'Iran : retrait complet d'Israël du Liban

La première ligne rouge iranienne dans les négociations concerne directement Israël. **Mohammad Bagher Ghalibaf**, négociateur iranien en chef, a réitéré le **24 juin 2026** que le **retrait complet israélien du sud du Liban** est une «**condition centrale**» pour tout accord final. Cette position signifie que l'**Iran** utilise les négociations sur le Liban comme **levier pour imposer une retraite stratégique à Israël** — une condition qu'Israël ne peut accepter que si des garanties de sécurité alternatives crédibles sont en place.

Or, Israël n'est pas partie prenante du MoU **US**-**Iran**. Sa sécurité est discutée, ses conditions sont imposées comme prérequis, mais sa voix dans les négociations est indirecte, filtrée à travers **Washington**. Cette asymétrie est une source de frustration profonde à **Jérusalem**. Le secrétaire d'État américain **Marco Rubio** a réalisé une tournée de trois jours dans le Golfe pour «**rassurer le CCG que l'accord ne renforcera pas Téhéran**». Mais des messages similaires ont-ils été adressés à Israël avec la même clarté ? La réponse n'est pas évidente.

### Le programme nucléaire : une menace existentielle toujours présente

Le MoU ouvre des négociations sur le programme **nucléaire** iranien — mais il ne le démantle pas. Pour Israël, qui considère un **Iran nucléarisé comme une menace existentielle**, la distinction entre «négocier sur le **nucléaire**» et «limiter le **nucléaire**» est fondamentale. Les négociations de **2015** (**JCPOA**) avaient produit un accord qui a été abandonné par **Trump** en **2018** et dont l'**Iran** avait entretemps largement violé les termes. Le risque que l'histoire se répète est réel.

*Israël est dans une position diplomatique intenable : exclu des négociations sur sa propre sécurité, soumis à des conditions posées par son principal ennemi, et dépendant d'un allié américain dont la politique étrangère peut changer du tout au tout avec un post Truth Social. Si j'étais dans le gouvernement israélien, je dormirais mal.*

## Les États du Golfe : soutien officiel, inquiétudes réelles

### Un soutien pragmatique, pas une confiance retrouvée

Les six États du **CCG** ont officiellement soutenu le MoU, selon **Al Jazeera (25 juin 2026)**. Mais cette approbation est «**plus issue du désir collectif de mettre fin aux hostilités que d'une confiance retrouvée en l'Iran**», selon l'analyste al-Qawasmi de l'Université du Qatar. Les États du Golfe ont souffert des Houthis soutenus par l'**Iran**, des milices iraniennes opérant en Irak, et des risques constants sur le **détroit d'Ormuz**. Leur pragmatisme est celui de États exposés qui cherchent la paix, pas celui d'États naïfs qui font confiance à **Téhéran**.

L'**Arabie saoudite** prépare un «**sommet de réconciliation**» entre l'**Iran** et les États arabes du Golfe, séparé des négociations **US**-**Iran**. Ce format parallèle révèle que Riyad cherche à **gérer directement sa relation avec Téhéran**, sans se laisser enfermer dans un cadre américano-iranien. C'est une tentative de récupérer une agentivité propre dans un processus où les monarchies du Golfe ont été plus objets que sujets.

### Le détroit d'Ormuz : la vraie ligne de bataille

La question du **détroit d'Ormuz** est au cœur des inquiétudes du Golfe. Environ **20 % du pétrole mondial** et une part importante du gaz naturel liquéfié transitent par ce goulet d'étranglement maritime de **33** kilomètres de large. Si l'**Iran** obtient un rôle formel dans la gestion du détroit, il disposera d'un **levier stratégique permanent** sur les économies des monarchies du Golfe — dont les revenus dépendent de la libre circulation de leurs exportations énergétiques.

*Je ne comprends pas comment les négociateurs américains ont pu accepter que l'Iran participe à la gestion du détroit d'Ormuz. C'est comme si, après avoir volé une maison, on demandait au voleur de surveiller les clés. La seule explication rationnelle, c'est que Washington a besoin de quelque chose d'autre de l'Iran — peut-être sur la question nucléaire — et qu'il a fait cette concession pour obtenir autre chose. Je ne sais pas si c'est un bon calcul.*

## Qatar, Oman et les intermédiaires : les architectes discrets de l'accord

### Le rôle pivot du Qatar

Le **Qatar** a joué un rôle de médiateur central dans les négociations **US**-**Iran**. **Mohammed bin Abdulrahman al Thani**, Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar, a déclaré que son pays était «**ouvert à la discussion sur les plans de l'Iran pour administrer le détroit aux côtés d'Oman**» — tout en refusant que le Golfe persique soit «**contrôlé**» par un seul État. Cette nuance est diplomatiquement importante : le Qatar **valide le processus sans avaliser toutes ses conclusions potentielles**.

**Oman**, qui a des frontières terrestres et maritimes avec l'**Iran** et a maintenu des relations diplomatiques avec **Téhéran** même pendant les périodes de tensions maximales, est un acteur-clé dans la gestion de cette transition. Les officiels iraniens et omanais se sont rencontrés à **Mascate le 23 juin** — une consultation rapide qui révèle à quel point les dés se jouent en ce moment dans les couloirs de la diplomatie du Golfe.

### Bahreïn et les Émirats : les plus vulnérables

**Bahreïn**, avec une **majorité de population chiite** et une présence de la **5e Flotte américaine**, est dans une position de vulnérabilité particulière. Si l'accord **US**-**Iran** réduit la présence militaire américaine dans le Golfe tout en laissant intact le réseau d'influence chiite iranien, **Manama** pourrait se retrouver exposée à des pressions internes et externes accrues. Les **Émirats arabes unis**, qui ont normalisé leurs relations avec Israël dans le cadre des **Accords d'Abraham**, regardent avec une inquiétude particulière tout accord qui pourrait renforcer l'**Iran** tout en refroidissant les relations américano-israéliennes.

*Les États du Golfe ont fait un pari stratégique compliqué en soutenant le MoU. Ils espèrent que la stabilité vaut mieux que la guerre. C'est un pari raisonnable. Mais l'histoire du Moyen-Orient enseigne que les stabilités achetées par des concessions à des acteurs hégémoniques sont souvent des stabilités temporaires. Je n'exclus pas que ce pari soit bon — je dis simplement que son coût potentiel est sous-estimé.*

## Ce que cet accord ne règle pas : les questions en suspens

### Les proxies, les milices et l'architecture de sécurité régionale

Le MoU ne contient pas, selon les analyses disponibles, de clauses contraignantes sur le désarmement des proxies iraniens au Liban, en Irak et au Yémen. Pour **Israël et l'Arabie saoudite**, c'est la lacune fondamentale. Un accord **nucléaire** qui laisse intact le réseau militaire de l'**Iran** dans la région ne résout pas le problème de sécurité — il le déplace. Les **missiles** du Hezbollah restent pointés vers Israël. Les **drones** houthis continuent de menacer la péninsule arabique. Les milices irakiennes soutenues par l'**Iran** maintiennent leur présence armée.

Le chef de l'**AIEA Rafael Grossi** a déclaré le **26 juin** que les «**bonnes intentions ne suffisent pas sans inspections robustes**». Cette formule vaut aussi pour les proxies : les déclarations de **Téhéran** sur sa «**volonté de coopération régionale**» ne valent que ce que les mécanismes de vérification permettent de confirmer.

### L'inconnue Trump : la stabilité de l'accord

La fiabilité à long terme de tout accord impliquant l'administration **Trump** est une question ouverte. **Trump** a retiré les **États-Unis** du **JCPOA** en **2018** — il pourrait se retirer de ce MoU si ses priorités changent, si des élections de mi-mandat modifient la composition du **Congrès**, ou si un post Truth Social d'humeur matinale déclenche une nouvelle **escalade**. **Israël et les États du Golfe** en sont conscients — et c'est l'une des raisons pour lesquelles ils cherchent à **construire des garanties alternatives** qui ne dépendent pas entièrement de la bonne volonté américaine.

*La vraie question que pose ce MoU est celle de la durabilité. Un accord basé sur des menaces d'un côté et des concessions pragmatiques de l'autre est fragile par nature. Pour qu'il tienne, il faut que les parties aient un intérêt mutuel à le maintenir — et je ne suis pas certain que cet intérêt soit suffisamment asymétrique pour garantir la stabilité à long terme. Mais je reconnais que sans accord, la situation était peut-être pire encore.*

## Le rôle d'Oman et du Qatar : les intermédiaires indispensables

### Deux États qui maintiennent des canaux ouverts avec tous

**Oman** a été un intermédiaire discret mais essentiel dans les négociations américano-iraniennes depuis des décennies. Sa politique étrangère d'équidistance lui permet de maintenir des relations avec **Washington, Téhéran et Riyad** simultanément — une position unique dans la région. Des réunions préliminaires cruciales entre diplomates américains et iraniens ont eu lieu à **Mascate** avant les négociations du **JCPOA de 2015**, et des rencontres similaires ont facilité le MoU de **2026**. Cette infrastructure diplomatique discrète est d'une valeur inestimable dans une région où les positions officielles rendent souvent les négociations directes impossibles.

**Le Qatar** joue un rôle similaire mais plus exposé. L'émirat a été l'intermédiaire dans les négociations entre **Hamas et Israël**, entre les **talibans et Washington**, et maintenant dans les discussions Golfe-**Iran** sur le détroit d'**Ormuz**. Sa chaîne d'information internationale **Al Jazeera** lui confère également une influence sur le récit régional que Riyad et Abou Dabi lui ont longtemps reprochée. Le **blocus de 2017-2021** imposé par l'Arabie saoudite et les **EAU** avait précisément pour objectif de contraindre Doha à abandonner cette autonomie diplomatique — sans succès.

*Je suis fasciné par ces petits États qui survivent et prospèrent entre des géants en conflit en cultivant une utilité diplomatique irremplaçable. Oman et le Qatar ont compris quelque chose d'essentiel : dans un monde où les grandes puissances ne peuvent pas toujours se parler directement, l'intermédiaire crédible devient indispensable. C'est une forme de puissance discrète et efficace que les grandes puissances, trop occupées à se confronter, négligent souvent.*

## Les monarchies du Golfe face à l'incertitude : préparer les alternatives

### L'Arabie saoudite et les Émirats diversifient leurs garanties de sécurité

Face à l'incertitude créée par le MoU **US**-**Iran**, les **monarchies du Golfe** ne restent pas passives. **L'Arabie saoudite** diversifie ses relations de sécurité en s'engageant avec la **Chine** (accord de coopération de **défense** signé en **2023**), en renforçant ses capacités de **défense** domestique via des partenariats avec des industriels européens et américains, et en maintenant des canaux diplomatiques directs avec **Téhéran**. Cette stratégie de diversification vise à ne pas être totalement dépendant d'un seul garant de sécurité dans une région en pleine recomposition.

Les **Émirats arabes unis (EAU)**, qui ont normalisé leurs relations avec Israël dans le cadre des **Accords d'Abraham**, se retrouvent dans une situation paradoxale : l'accord **US**-**Iran** pourrait refroidir les relations américano-israéliennes, ce qui affecterait indirectement la valeur stratégique de la normalisation émiratie avec Tel Aviv. Les **EAU** ont néanmoins poursuivi leurs acquisitions militaires — notamment le programme d'armement sophistiqué intégrant des **systèmes américains de niveau F-35** — pour maintenir une capacité de dissuasion indépendante face aux menaces régionales.

*Il y a dans la stratégie des monarchies du Golfe une sagesse pragmatique que les diplomates occidentaux devraient étudier : ne jamais dépendre d'un seul acteur pour sa sécurité, maintenir des relations avec tous les acteurs même adversaires, et construire sa propre capacité de défense plutôt que de sous-traiter sa sécurité. Riyad et Abou Dabi ont peut-être mieux compris la multipolarité du monde actuel que beaucoup de capitales occidentales.*

## Les garanties de sécurité américaines : crédibilité et limites

### Ce que Washington peut et ne peut pas promettre

La **visite du secrétaire d'État Marco Rubio** dans le Golfe — trois jours fin juin **2026** — avait un objectif clair : rassurer les partenaires du Golfe que le MoU **US**-**Iran** ne représente pas un abandon de leurs intérêts. Rubio a insisté sur la continuité des partenariats de sécurité américains, sur le maintien de la présence militaire américaine dans la région, et sur le fait que l'accord **nucléaire** visait à empêcher l'**Iran** d'acquérir l'arme **nucléaire** — pas à lui donner une licence de libre comportement régional.

Mais les garanties américaines ont leurs limites dans un contexte politique intérieur américain imprévisible. Le risque d'un retrait partiel des troupes américaines du Golfe, d'une modification unilatérale de l'accord via un post Truth Social, ou d'un changement de politique commerciale qui affecte les relations avec des partenaires arabes — ces risques ne sont pas théoriques, ils se sont déjà matérialisés sous différentes formes. C'est pourquoi **Israël et les États du Golfe** cherchent à **construire des capacités propres et des coalitions régionales** qui ne dépendent pas entièrement de la cohérence de la politique américaine.

*Je ne dis pas que les États-Unis sont un allié peu fiable — ils restent la seule puissance capable de garantir un équilibre dans la région. Mais l'ère Trump 2.0 a clairement montré que les engagements américains peuvent changer vite et de manière imprévisible. Israël et les monarchies du Golfe ont raison d'investir dans leur propre résilience plutôt que de se reposer entièrement sur Washington. C'est une leçon que l'Europe aurait tout intérêt à retenir également.*

## Conclusion : Un accord imparfait dans un monde imparfait

### La sécurité régionale reste une construction fragile

Le MoU **US**-**Iran** a arrêté une confrontation directe qui menaçait de plonger toute la région dans un conflit généralisé. C'est un résultat non négligeable. Mais il ne répond pas aux questions fondamentales de sécurité pour **Israël** (le programme **nucléaire** iranien, le Hezbollah) ni pour les États du Golfe (les proxies, le détroit d'**Ormuz**, l'influence régionale de **Téhéran**). Ces questions restent entières et continueront de façonner la géopolitique de la région.

### Ce que les acteurs régionaux doivent faire maintenant

La réponse rationnelle pour **Israël et les États du Golfe** est triple : renforcer leurs propres capacités de **défense** et de dissuasion, maintenir des coalitions de sécurité régionales qui ne dépendent pas entièrement des **États-Unis**, et s'engager activement dans la définition des termes du processus de négociation qui suivra le MoU. Se retrancher dans le refus ou l'opposition ne produira rien — participer activement à la définition des règles est la seule façon d'influencer les résultats.

*Je regarde ce MoU US-Iran avec l'espoir fragile que voici : peut-être que des accords imparfaits valent mieux que pas d'accords du tout. La diplomatie n'est jamais propre — elle est faite de compromis, d'ambiguïtés calculées et de paris sur la bonne foi. Si ce cadre réussit à maintenir l'**Iran** loin de la bombe nucléaire et à réduire les tensions régionales, ce sera un succès imparfait mais réel. Je garde juste à l'esprit que la vérification et la vigilance ne doivent jamais s'arrêter.*

**Signé Maxime Marquette, chroniqueur**

## Encadré de transparence du chroniqueur

### Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais **chroniqueur et analyste**. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. **Je prétends à la lucidité analytique**, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

### Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre **faits vérifiés et analyses interprétatives**. La règle de méthode est constante : une information factuelle n'est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous **Sources**, jamais ici.

**Familles de sources primaires** retenues par la publication, quand le dossier en comporte : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d'organisations intergouvernementales, dépêches d'agences de presse internationales reconnues.

**Familles de sources secondaires** : publications spécialisées, médias d'information reconnus internationalement, analyses d'institutions de recherche établies, rapports d'organisations sectorielles.

Quand un article cite des données statistiques, économiques ou géopolitiques, elles proviennent d'institutions productrices de données (organisations intergouvernementales, banques centrales, instituts statistiques nationaux), et l'institution exacte est nommée sous **Sources**.

### Nature de l'analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une **synthèse critique et contextuelle** basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d'experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

## Sources

### Sources primaires

- [ISW — Iran Update Special Report, June 24, 2026 — 25 juin 2026](https://understandingwar.org/research/middle-east/iran-update-special-report-june-24-2026/)

- [Al Jazeera — Pragmatic choice: Israel's war backfires as Gulf backs US-Iran deal — 25 juin 2026](https://www.aljazeera.com/features/2026/6/25/hard-headed-pragmatism-israels-war-backfires-as-gulf-backs-us-iran-mou)

- [Politics Today — Gulf States Reassess Security Strategy as US-Iran Agreement Raises Regional Concerns — 26 juin 2026](https://politicstoday.org/gulf-states-reassess-security-strategy-as-us-iran-agreement-raises-regional-concerns/)

- [Iran International — Iran intentions not enough without strong inspections, IAEA chief says — 26 juin 2026](https://www.iranintl.com/en/202606267183)

### Sources secondaires

- [Fondation Robert Schuman — Analyse du cadre sécuritaire régional — juin 2026](https://www.robert-schuman.eu/en/the-letter/1161)

- [Foreign Policy — US-Iran diplomacy and Gulf security implications — juin 2026](https://foreignpolicy.com)

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Source : Maxime Marquette, MadMax. Pour citer ce texte, nommer l’auteur et lier https://mad-max.co/fr/article/le-mou-us-iran-et-la-securite-regionale-ce-que-ca-change-vraiment-pour-israel-et
