# Le DOJ presse les États d'enquêter sur un possible cartel de l'essence

> Le 3 juillet 2026, le département de la Justice et la Federal Trade Commission ont envoyé une lettre conjointe à l'ensemble des

- Auteur: Maxime Marquette
- Publication: MadMax (https://mad-max.co)
- Rubrique: Enquête
- Publié: 2026-07-05
- Adresse à citer: https://mad-max.co/fr/article/le-doj-presse-les-etats-d-enqueter-sur-un-possible-cartel-de-l-essence

## Introduction : une lettre qui en dit long sur l'aveu d'impuissance de Washington

### Une démarche fédérale inhabituelle vers les États

Le **3 juillet 2026**, le **département de la Justice** et la **Federal Trade Commission** ont envoyé une **lettre conjointe** à l'ensemble des **procureurs généraux des États** américains, les pressant d'utiliser **tous les outils disponibles** pour enquêter sur d'éventuelles pratiques illégales des **compagnies pétrolières** dans la fixation des **prix à la pompe**. Cette missive, signée par le procureur général associé **Stanley Woodward Jr.**, qui supervise la division antitrust, et par le président de la **FTC** **Andrew Ferguson**, affirme que les deux agences **surveillent étroitement** les marchés pétroliers pour déceler d'éventuelles violations des **lois antitrust fédérales**, selon **The Hill**.

Le geste est révélateur: plutôt que d'annoncer elle-même une enquête fédérale robuste avec des moyens dédiés, l'administration **Trump** délègue une partie du travail aux **États**, tout en reconnaissant implicitement que le **gouvernement fédéral** ne dispose d'aucune autorité spécifique pour poursuivre le **price gouging** en tant que tel, seulement les pratiques anticoncurrentielles classiques, comme le confirme **CBS News**.

### Le contexte d'une promesse présidentielle non tenue

Cette lettre du **3 juillet** arrive plus d'une semaine après que **Donald Trump** eut lui-même exigé, le **24 juin 2026** sur son réseau **Truth Social**, que le DOJ ouvre **immédiatement** une enquête contre les **grandes compagnies pétrolières** qu'il accusait de **« gouging »**, c'est-à-dire de maintenir des prix élevés à la pompe alors que le **prix du baril** chutait rapidement, selon **Politico** et le **New York Post**. Trump n'avait alors nommé aucune entreprise précise, mais avait plus tard, face aux journalistes, cité **Chevron**, **ExxonMobil**, **BP** et **Shell**, selon **Fortune**.

Dix jours se sont donc écoulés entre l'ordre présidentiel et cette lettre aux États, un délai qui interroge sur la **capacité réelle** du DOJ à transformer une **sortie sur les réseaux sociaux** en action judiciaire concrète et rapide.

*Je vois dans cette séquence un symptôme classique du mode de gouvernance de Trump: l'annonce spectaculaire précède toujours l'action réelle, et quand l'action arrive enfin, elle est diluée, renvoyée aux États, amputée de ses dents. C'est le théâtre politique avant la justice.*

## Ce que dit précisément la lettre du DOJ et de la FTC

### Un langage prudent, presque défensif

Le texte de la lettre, consulté par **CBS News**, insiste sur le fait que la **volatilité récente** des prix du pétrole brut **« ne suspend ni les lois antitrust ni les lois de protection des consommateurs des États »** et qu'elle **« n'autorise pas les entreprises à manipuler les prix de détail ou à s'entendre avec leurs concurrents »**. Les agences fédérales y affirment vouloir **« utiliser tous les outils d'application disponibles »** face à toute conduite illégale constatée sur les marchés pétroliers.

Le document précise cependant, noir sur blanc, que ni la division antitrust du DOJ ni la FTC **ne disposent d'une autorité légale spécifique** pour sanctionner le **price gouging** en soi, une lacune qu'elles demandent justement aux États de combler grâce à leurs propres lois, souvent plus larges, contre la manipulation des prix en période de perturbation du marché.

### Un appel du pied aux consommateurs

Les deux agences invitent également directement les **consommateurs américains** à signaler toute violation suspectée via les canaux de plainte du DOJ et de la FTC, une manière de démontrer une **volonté d'action** sans pour autant s'engager sur des poursuites précises ou un calendrier, selon les détails rapportés par **Politico**.

Cette invitation publique, qui ressemble à une opération de communication autant qu'à une démarche judiciaire, illustre la difficulté de transformer une **colère présidentielle** exprimée sur les réseaux sociaux en un dossier d'enquête juridiquement solide et opposable devant un tribunal.

*Cette phrase sur l'absence d'autorité spécifique contre le price gouging est, à mes yeux, l'aveu le plus honnête de tout le document. Washington demande aux États de faire le travail que le fédéral ne peut pas légalement accomplir. C'est une manière élégante de gérer les attentes tout en évitant d'admettre une impasse.*

## L'origine de la colère de Trump: des prix qui refusent de suivre le brut

### Un écart persistant entre baril et pompe

Depuis la signature d'un accord entre les **États-Unis** et l'**Iran** fin juin, qui a permis la **réouverture du détroit d'Ormuz**, le prix du **baril de brut** a chuté à environ **69 à 72 dollars**, contre un pic de **118 dollars** en avril, selon **Fortune** et le **New York Post**. Pourtant, le **prix moyen national de l'essence** aux États-Unis ne suivait pas cette baisse au même rythme, s'établissant autour de **3,93 dollars le gallon** le 24 juin selon l'**American Automobile Association**, avant de redescendre à environ **3,82 dollars** début juillet, selon **The Hill**.

Le **New York Post** souligne que le **brut** a chuté d'environ **23 %** depuis mai, tandis que l'**essence** n'a reculé que d'environ **14 %** sur la même période, un décalage qui alimente directement l'accusation présidentielle de **« gouging »**.

### Le phénomène économique des « rockets and feathers »

Selon **Politico**, la recherche économique a depuis longtemps documenté ce phénomène surnommé **« rockets and feathers »**: les prix de l'essence montent en flèche comme une fusée quand le brut augmente, mais ne redescendent que lentement, comme une plume, lorsque le brut recule. Ce mécanisme, bien connu des économistes de l'énergie, n'implique pas nécessairement une **collusion illégale**, mais reflète plutôt des dynamiques de marge, de stocks et de concurrence locale entre stations-service.

**Karen Young**, chercheuse au **Center on Global Energy Policy de l'université Columbia**, a qualifié la démarche présidentielle de **« théâtre politique »**, rappelant que ce n'est **« pas vraiment ainsi que fonctionnent les prix de l'essence »** aux États-Unis, selon les propos rapportés par ce centre de recherche.

*Je trouve cette explication académique nécessaire mais insuffisante pour disculper totalement l'industrie. Le phénomène des rockets and feathers explique un délai, pas nécessairement l'ampleur totale de l'écart observé. Il est légitime que les régulateurs vérifient qu'aucune entente ne vienne artificiellement épaissir cette plume qui tombe si lentement.*

## Un climat de suspicion déjà documenté avant Trump

### Le précédent Pioneer Natural Resources et l'OPEP

Cette enquête ne surgit pas de nulle part. En **2024**, la **FTC** avait déjà révélé, dans le cadre de son examen du rachat de **Pioneer Natural Resources** par **ExxonMobil** pour **60 milliards de dollars**, des éléments suggérant que l'ancien dirigeant de Pioneer, **Scott Sheffield**, aurait **coordonné ses positions** avec des membres de l'**OPEP** et de l'**OPEP+** pour réduire la production et gonfler les prix, selon une lettre de sénateurs démocrates consultée par l'agence **Associated Press**.

Selon cette même lettre signée par le chef de la majorité sénatoriale de l'époque, **Chuck Schumer**, et **22 autres sénateurs démocrates**, cette collusion présumée aurait pu coûter jusqu'à **500 dollars par véhicule** et par an aux ménages américains en frais de carburant supplémentaires, un montant qualifié de **« taxe non désirée »** pesant particulièrement sur les **familles à faible revenu**.

### Une inquiétude bipartisane, mais des solutions différentes

Le sénateur démocrate **Ed Markey** avait lui aussi, en amont de l'épisode Trump, écrit au président de la **FTC** **Andrew Ferguson** pour réclamer une enquête sur d'éventuelles pratiques de **manipulation de marché** et de **fixation de prix anticoncurrentielle**, selon **USA Today**. Ce point commun entre **démocrates** et l'administration **Trump** montre que la méfiance envers les grandes compagnies pétrolières traverse les lignes partisanes, même si les motivations et les remèdes proposés diffèrent nettement.

Là où les démocrates réclament une **action fédérale musclée** fondée sur la loi antitrust **Sherman**, l'administration Trump choisit une **délégation aux États**, une approche nettement moins contraignante pour les grandes entreprises visées.

*Ce précédent Pioneer me semble crucial et trop peu rappelé dans la couverture de cette affaire. Si un dirigeant pétrolier a réellement pu coordonner des baisses de production avec l'OPEP pour gonfler ses marges, alors la méfiance publique envers l'industrie n'est pas de la paranoïa, c'est une réaction rationnelle à un historique documenté par la FTC elle-même.*

## Les zones d'ombre que cette enquête ne résout pas encore

### Aucune entreprise nommée, aucun calendrier fixé

Ni la lettre du **3 juillet** ni les déclarations présidentielles du **24 juin** n'identifient d'entreprise précise soupçonnée de **collusion** ou de **manipulation de prix**, selon **Politico**. Trump avait certes cité **Chevron**, **ExxonMobil**, **BP** et **Shell** lors d'un point de presse, mais aucune de ces entreprises n'est formellement visée par une procédure dans le document transmis aux **procureurs généraux des États**.

Aucun **calendrier** n'a non plus été communiqué quant à d'éventuelles conclusions, poursuites ou sanctions, ce qui laisse planer une incertitude sur le sérieux et la portée réelle de cette initiative, au-delà de son effet d'annonce.

### Une industrie qui bénéficie largement de Trump par ailleurs

**Fortune** souligne l'ironie de la situation: les grandes compagnies pétrolières ciblées par cette sortie présidentielle avaient collectivement dépensé **près de 100 millions de dollars** pour soutenir l'élection de **Donald Trump**, qui a par ailleurs mené depuis son retour au pouvoir une politique très favorable à l'industrie fossile, entre **déréglementation environnementale** et **ouverture de nouvelles concessions de forage**. Ce retournement ponctuel contre ses propres donateurs interroge sur sa **cohérence politique** et sur la possibilité que cette sortie relève davantage de la **gestion de la colère des automobilistes américains** que d'une véritable volonté de réforme structurelle du marché pétrolier.

Cette contradiction entre le soutien financier reçu de l'industrie et l'attaque publique contre celle-ci illustre une nouvelle fois la nature transactionnelle et changeante des rapports entre **Trump** et les grands intérêts économiques qui l'ont pourtant porté au pouvoir.

*Je ne peux pas ignorer cette contradiction: un président qui reçoit des dizaines de millions de dollars d'une industrie, puis l'accuse publiquement d'escroquer les consommateurs sans jamais la nommer formellement dans un document légal, ça ressemble davantage à une soupape de pression populaire qu'à une véritable croisade anticorruption. Trump reste, dans ce dossier comme dans tant d'autres, plus habile en communication qu'en réforme structurelle.*

## Ce que cette affaire révèle du fonctionnement interne de l'administration

### Un DOJ qui agit sur commande présidentielle via Truth Social

Le fait que cette enquête trouve son origine dans un **message Truth Social** du président plutôt que dans une initiative interne du **département de la Justice** illustre une nouvelle fois la manière dont **Trump** pilote directement l'appareil judiciaire fédéral, souvent sans consultation préalable apparente avec les procureurs concernés. Ce mode de fonctionnement, déjà observé sur d'autres dossiers touchant la **justice** et le **Sénat**, soulève des questions récurrentes sur l'indépendance réelle du DOJ sous cette administration.

Le délai de dix jours entre l'ordre présidentiel et la lettre effective envoyée aux États pourrait aussi refléter les difficultés internes du DOJ à construire, dans un temps aussi court, un dossier juridiquement défendable sur un sujet aussi complexe que la formation des prix de l'essence à l'échelle nationale.

### Une délégation qui pourrait déresponsabiliser le fédéral

En renvoyant la responsabilité principale de l'enquête vers les **États**, l'administration fédérale se prémunit contre un éventuel échec très médiatisé à produire des résultats concrets, tout en s'attribuant le mérite politique d'avoir **« agi »** face à la colère des automobilistes. Cette stratégie, habile sur le plan politique, laisse cependant les consommateurs dans l'incertitude quant à la probabilité réelle de sanctions contre les compagnies pétrolières visées.

Certains États, en particulier ceux dotés de lois solides contre le **price gouging** en période de perturbation de marché, pourraient effectivement se saisir de cet appel, tandis que d'autres, moins équipés juridiquement ou politiquement moins motivés, risquent de laisser la lettre du DOJ sans suite concrète.

*Voilà, à mon sens, le vrai risque de cette affaire: que tout ceci se termine en coup d'épée dans l'eau, avec une lettre solennelle mais sans suite judiciaire tangible. L'histoire récente des promesses de Trump contre les grandes entreprises devrait nous rendre prudents avant de crier victoire pour les automobilistes américains.*

## Le prix de l'essence, un enjeu politique à très haute tension pour Trump

### Une pression populaire difficile à ignorer

Les **prix à la pompe** demeurent l'un des indicateurs économiques les plus visibles et les plus sensibles politiquement pour l'électorat américain, un facteur que **Trump** connaît parfaitement et qu'il a lui-même utilisé abondamment lors de ses campagnes contre l'administration précédente. Avec un **gallon** encore vendu à environ **60 centimes de plus** qu'il y a un an selon **USA Today**, la pression sur la **Maison-Blanche** pour montrer des résultats tangibles reste considérable, d'autant plus à l'approche d'échéances électorales à venir.

Certains États de la **côte ouest** et **Hawaï** continuent de payer plus de **5 dollars le gallon**, selon **The Hill**, un écart régional qui alimente un sentiment d'injustice géographique en plus de la frustration générale liée au coût de la vie.

### Entre communication et substance, un équilibre encore incertain

Les analystes du secteur, comme **Patrick De Haan** de **GasBuddy**, anticipent une poursuite de la baisse des prix dans les prochains mois, sous l'effet conjugué de la **désescalade avec l'Iran** et de la baisse saisonnière habituelle après la période estivale de forte demande, selon **USA Today**. Cette tendance naturelle à la baisse rendra difficile, dans quelques mois, de distinguer l'effet réel de cette enquête fédérale de la simple évolution normale du marché mondial du pétrole.

Si les prix continuent de baisser dans les prochaines semaines, l'administration **Trump** pourrait s'attribuer le mérite de cette lettre aux États, même si les causes structurelles du recul, notamment géopolitiques, n'ont objectivement rien à voir avec l'action du DOJ.

*C'est probablement ce qui va se produire: les prix vont continuer de baisser pour des raisons géopolitiques sans lien avec cette lettre, et l'administration s'en attribuera le mérite politique. Ce sera la conclusion la plus prévisible et la plus cynique de cette séquence, mais elle ne rendra pas justice aux vrais mécanismes économiques en jeu.*

## Le précédent de la pandémie et les leçons pour les consommateurs américains

### Une méfiance qui remonte à l'ère Biden

Selon **USA Today**, l'administration **Biden** avait elle aussi, par le passé, menacé d'enquêter sur d'éventuelles pratiques de **price gouging** pendant la poussée inflationniste qui a suivi la pandémie, sans jamais parvenir à des poursuites significatives contre les grandes compagnies pétrolières. Cette continuité entre deux administrations aux orientations pourtant très différentes montre que la difficulté à prouver juridiquement une collusion sur les prix de l'essence dépasse largement les clivages partisans habituels à Washington.

Ce constat renforce l'idée que le problème n'est pas tant un manque de volonté politique, réelle ou affichée, mais bien une limite structurelle du cadre légal fédéral américain face à un marché de l'énergie mondialisé, complexe et dominé par des mécanismes de prix qui échappent largement au contrôle direct de Washington.

### Ce que les automobilistes américains peuvent réellement attendre

Pour le consommateur américain moyen, cette séquence politique et judiciaire ne change, à court terme, strictement rien au prix qu'il paiera à la pompe la semaine prochaine. La **baisse progressive** déjà amorcée depuis la **désescalade avec l'Iran** continuera de suivre sa propre logique, indépendamment du sort administratif de cette lettre envoyée aux **procureurs généraux des États**.

La vraie valeur de cette démarche, si elle en a une, se mesurera dans les mois à venir, à travers le nombre d'États qui ouvriront réellement des enquêtes concrètes et, éventuellement, les résultats judiciaires tangibles qu'ils parviendront à produire contre des entreprises précises.

*Je retiens surtout cette continuité troublante entre Biden et Trump sur ce dossier précis: deux administrations, deux discours très différents, mais le même constat d'impuissance face à un marché pétrolier mondialisé. Cela devrait nous rendre collectivement plus humbles quant à la capacité réelle de Washington à faire baisser les prix à la pompe par simple décret ou lettre officielle.*

## Conclusion : un geste qui mérite d'être suivi, pas applaudi trop vite

### Ce que l'on peut affirmer aujourd'hui

Cette enquête révèle une administration **Trump** qui répond à la **colère des automobilistes** par une démarche **publique et symbolique** plutôt que par une action fédérale immédiatement contraignante, en reportant sur les **États** la responsabilité principale d'obtenir des résultats concrets contre d'éventuelles pratiques anticoncurrentielles des **compagnies pétrolières**. Le précédent de **Pioneer Natural Resources** montre que la méfiance envers l'industrie n'est pas infondée, mais rien ne garantit à ce stade que cette lettre du **3 juillet 2026** débouchera sur des poursuites réelles.

Il serait **prématuré** et malhonnête de présenter cette lettre comme la preuve d'une collusion avérée des grandes compagnies pétrolières: aucune charge n'a été déposée, aucune entreprise n'est formellement nommée dans le document, et les agences fédérales elles-mêmes reconnaissent ne pas disposer de l'autorité nécessaire pour agir seules contre le **price gouging**.

### Une vigilance journalistique qui devra se poursuivre

Les prochaines semaines diront si des **procureurs généraux d'États** se saisissent réellement de cet appel du **DOJ** et de la **FTC**, et si des enquêtes concrètes, avec des noms d'entreprises et des preuves documentées, voient effectivement le jour. D'ici là, cette affaire mérite d'être suivie avec la rigueur que ce dossier exige, sans céder ni au cynisme total ni à l'enthousiasme précoce envers une administration qui a montré, à de multiples reprises, un écart significatif entre ses annonces spectaculaires et ses résultats mesurables.

*Je referme ce dossier avec une conviction simple: je jugerai cette administration, comme toutes les autres avant elle, sur les résultats judiciaires concrets obtenus contre des compagnies précises, pas sur les lettres solennelles envoyées aux États ni sur les messages colériques publiés sur les réseaux sociaux. Les automobilistes américains méritent mieux que du théâtre politique.*

**Signé Maxime Marquette, chroniqueur**

## Encadré de transparence du chroniqueur

### Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais **chroniqueur et analyste**. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. **Je prétends à la lucidité analytique**, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

### Méthodologie et sources

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Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

## Sources

### Sources primaires

- Politico, le département de la Justice appelle les États à se joindre à l'enquête sur les compagnies pétrolières — 3 juillet 2026

- The Hill, le département de la Justice presse les États d'enquêter sur un possible price gouging de l'essence — 3 juillet 2026

- CBS News, les États-Unis affirment surveiller les marchés pétroliers pour la fixation des prix — 3 juillet 2026

### Sources secondaires

- Washington Examiner, le DOJ enquête sur les compagnies pétrolières soupçonnées de manipuler les prix de l'essence — juillet 2026

- Newsmax, Trump et la pression sur les prix de l'essence — 3 juillet 2026

- Fortune, Trump se retourne contre les donateurs de Big Oil qui ont dépensé près de 100 millions de dollars pour son élection — 25 juin 2026

- TIME, Trump dénonce le price gouging et réclame une enquête du DOJ — 24 juin 2026

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Source : Maxime Marquette, MadMax. Pour citer ce texte, nommer l’auteur et lier https://mad-max.co/fr/article/le-doj-presse-les-etats-d-enqueter-sur-un-possible-cartel-de-l-essence
