# L'écriture d'Epstein trahit ses derniers mots avant sa mort

> Il aura fallu près de sept ans pour qu'un simple bout de papier refasse surface dans l'affaire la plus opaque de la

- Auteur: Maxime Marquette
- Publication: MadMax (https://mad-max.co)
- Rubrique: Chronique
- Publié: 2026-07-05
- Adresse à citer: https://mad-max.co/fr/article/l-ecriture-d-epstein-trahit-ses-derniers-mots-avant-sa-mort

## Introduction : une note, deux morts, une même main

### Un document scellé pendant sept ans

Il aura fallu près de **sept ans** pour qu'un simple bout de papier refasse surface dans l'affaire la plus opaque de la **justice** américaine récente. Une **note** manuscrite, retrouvée par un ancien **codétenu** de **Jeffrey Epstein** après une première tentative de **suicide** présumée en **juillet 2019**, vient d'être déscellée par un juge fédéral de **New York**, à la demande du **New York Times**, selon le **New York Times**. Ce document dormait depuis des années dans le dossier judiciaire d'un tueur à quadruple homicide, loin des enquêteurs chargés d'élucider la mort du financier.

Le fait même que ce papier ait pu rester invisible pendant si longtemps, alors que le pays entier scrute chaque virgule du dossier **Epstein**, dit tout de l'incurie ou du silence organisé qui entoure ce dossier. Ce n'est pas un détail. C'est un symptôme.

### Ce que dit la note

Le texte, court et décousu, contient des phrases qui ont depuis été analysées mot par mot : **« They investigated me for month — FOUND NOTHING!!! »**, suivi d'une référence énigmatique aux accusations liées à des **victimes** de **15 ans**, puis cette phrase glaçante : **« It is a treat to be able to choose one's time to say goodbye »**, rapportée par **Business Insider**. Le ton oscille entre déni et résignation, entre orgueil blessé et fatalisme calculé.

C'est cette ambiguïté même qui a nourri les théories les plus folles depuis **2019**. Un homme qui écrit qu'il choisit son heure n'est pas nécessairement un homme qui se donne la mort de sa propre main. C'est précisément pour trancher ce genre de doute que l'analyse **graphologique** devient cruciale.

*Je pose cette question d'entrée de jeu : pourquoi a-t-il fallu sept ans et une demande judiciaire du **New York Times** pour que ce document voie le jour? Cette lenteur, à elle seule, mérite d'être dénoncée avec la même vigueur que les zones d'ombre du dossier lui-même.*

## La comparaison qui change la donne

### Trois experts, une même conclusion

Selon une enquête de l'**Associated Press**, trois analystes en documents **forensiques** mandatés indépendamment ont comparé la **note** déscellée à un second document retrouvé dans la **cellule** d'**Epstein** après sa mort, un texte listant des plaintes sur les conditions de détention, les douches, la nourriture et les **« Giant Bugs »**, selon l'**Associated Press**. Les trois **expert**s, travaillant séparément, sont arrivés à la même conclusion : les deux textes partagent probablement le même auteur.

**Thomas Vastrick**, de la Société des **expert**s en documents, **Bart Baggett**, fondateur de **Handwriting** **Expert**s Inc. et témoin **expert** dans plus de **130 procès**, et **Grace Warmbier**, ancienne analyste de documents pendant une décennie au sein du NYPD, ont chacun identifié des similitudes d'espacement, de formation des lettres, d'usage des majuscules et de ponctuation distinctive. Trois regards indépendants, un même verdict. C'est rare, et c'est précisément ce qui rend cette convergence significative.

### Des détails qui ne trompent pas

Les analystes ont relevé des marqueurs précis : les deux **note**s comportent la mention soulignée **« NO FUN »**, se terminent par un double point d'exclamation dont le premier trait est légèrement courbé de façon similaire, et présentent des mots d'ouverture plus grands que le reste du texte, chaque ligne s'inclinant progressivement en s'éloignant de la marge gauche.

Ce sont ces répétitions de tics graphiques, invisibles à l'œil non entraîné, qui permettent aux **expert**s de parler d'un « style d'écriture cohérent ». Grace **Warmbier** a par ailleurs explicitement écarté l'hypothèse que le **codétenu** **Nicholas Tartaglione** soit l'auteur du texte, citant des **« dissemblances »** marquées entre son écriture et celle de la **note** en question, selon l'**Associated Press**.

*Je le dis sans détour : trois **expert**s indépendants qui arrivent à la même conclusion, ce n'est pas un hasard journalistique commode, c'est un signal fort. Et pourtant, malgré cette convergence, aucun **expert** n'a formellement confirmé qu'**Epstein** soit l'auteur du texte, faute d'échantillons authentifiés de son écriture dans les dossiers publiés par le **DOJ**. La rigueur scientifique refuse ici l'excès de certitude, et c'est très bien ainsi.*

## Le codétenu au centre de l'histoire

### Nicholas Tartaglione, témoin encombrant

**Nicholas Tartaglione**, ancien policier purgeant quatre peines de prison à perpétuité pour un quadruple homicide, affirme avoir trouvé la première **note** cachée dans un de ses livres après avoir lui-même réanimé **Epstein** lors d'un premier incident, selon **NPR**. Il l'a mentionné publiquement pour la première fois lors d'une entrevue balado en **2025**, soit six ans après les faits.

Le choix du moment interroge. Pourquoi un homme condamné à perpétuité choisit-il d'exhumer un tel document des années plus tard? Son avocat de l'époque, **Bruce Barket**, a affirmé que la **note** pesait dans la stratégie de défense de son client, notant que **« le gouvernement avait choisi de réclamer la peine de mort contre lui, et son comportement en prison avait un poids considérable devant un jury »**, selon **NPR**.

### Une authentification jamais documentée

Le dossier judiciaire mentionne que les avocats de **Tartaglione** avaient **« authentifié »** la **note** à l'époque, mais sans jamais préciser la méthode utilisée pour y parvenir, selon le **New York Times**. Cette zone grise n'est pas anodine dans un dossier où chaque preuve manquante alimente depuis des années la défiance envers les institutions.

Le ministère de la **Justice**, de son côté, a indiqué n'avoir jamais eu connaissance de ce document avant sa déscellement, une déclaration qui, si elle est vraie, révèle une faille béante dans la gestion des pièces à conviction entourant la mort d'un des détenus les plus surveillés du pays.

*Si le **DOJ** dit vrai, c'est un aveu d'incompétence rare. Si le **DOJ** ment, c'est un aveu de dissimulation. Dans les deux cas, la confiance du public en sort perdante, et c'est précisément ce qui alimente sept ans de méfiance justifiée.*

## Une mort sous haute surveillance, déjà

### Le premier signal ignoré

Rappelons les faits : **Epstein** a été arrêté en **juillet 2019** pour trafic sexuel fédéral, puis retrouvé inconscient avec des marques visibles au cou lors d'un premier incident survenu le **23 juillet 2019**, alors qu'il partageait sa **cellule** avec **Tartaglione**, selon des documents judiciaires cités par KSAT. Un rapport ultérieur du **DOJ** a indiqué qu'**Epstein** avait d'abord accusé **Tartaglione** d'avoir tenté de le tuer, avant de dire ne plus se souvenir des événements.

Trois semaines plus tard, le **9 août 2019**, **Epstein** est retrouvé mort par pendaison dans sa **cellule** du **Metropolitan Correctional Center** de **Manhattan**. Un établissement vétuste, déjà critiqué pour ses conditions de détention dégradées, où **Epstein** se plaignait selon la seconde **note** des douches, de la nourriture et des insectes.

### Le contraste d'une vie déchue

Le contraste entre les plaintes contenues dans cette seconde **note** et les décennies de vie fastueuse d'**Epstein**, entouré de puissants sur son île privée et dans ses résidences new-yorkaises, est saisissant. Ces lignes reflètent, selon l'**Associated Press**, l'état d'esprit sombre d'un homme confronté pour la première fois à la déchéance carcérale après des années de vie dans le luxe.

*On ne peut s'empêcher de penser que cette chute n'a rien d'une tragédie personnelle isolée. **Epstein** n'était pas seul dans ses crimes, et sa mort en **cellule**, aussi documentée soit-elle par des **expert**s en écriture, ne referme aucun dossier sur ses **complices** présumés. La rigueur **graphologique** ne doit jamais devenir un prétexte pour classer l'affaire.*

## Les limites scientifiques de la graphologie judiciaire

### Ce que la science peut et ne peut pas dire

L'analyse de documents **forensiques** n'est pas une science exacte au sens où l'entend l'ADN ou les empreintes digitales. Elle repose sur la comparaison de motifs récurrents et l'expérience cumulée des analystes, ce qui explique pourquoi les trois **expert**s consultés par l'AP ont formulé des conclusions prudentes, parlant de **probabilité** et non de certitude absolue.

Le **New York Times** a d'ailleurs mené sa propre tentative de vérification indépendante, concluant que l'écriture visible sur la **note** demeure difficile à authentifier avec une certitude totale en l'absence d'échantillons de référence incontestés, selon un article publié le **12 mai 2026** par le **New York Times**.

### Pourquoi cette prudence est saine

Cette prudence méthodologique, loin d'être une faiblesse, constitue la meilleure garantie contre les récupérations politiques et complotistes qui gangrènent ce dossier depuis **2019**. Un excès de certitude non fondé aurait été bien plus dommageable pour la crédibilité de l'enquête que cette rigueur assumée.

Il faut rappeler que ni **Vastrick**, ni **Baggett**, ni **Warmbier** n'ont eu accès à un échantillon d'écriture d'**Epstein** authentifié de manière incontestable par une autorité judiciaire, un vide documentaire qui, à lui seul, en dit long sur la gestion chaotique de ce dossier par les autorités américaines depuis sept ans.

*Trois **expert**s sérieux, unanimes, mais privés de la seule pièce qui permettrait une certitude totale. Ce vide n'est pas anodin : il est le symptôme d'un dossier géré avec une négligence qui dépasse largement le cas **Epstein**.*

## Ce que cette note révèle sur l'état mental d'Epstein

### Entre déni et calcul

Le contenu du texte, tel que rapporté, mélange déni des accusations, référence amère aux plaintes visant des **victimes** mineures et une forme de contrôle revendiqué sur sa propre fin. Cette combinaison psychologique a été relevée par plusieurs observateurs judiciaires cités dans la couverture de l'affaire, notamment **ABC News**, qui souligne que le texte **« offre peu de nouveaux détails sur les motivations présumées d'Epstein »**.

Un mot du texte reste d'ailleurs indéchiffrable, ce qui limite encore l'interprétation complète de la **note** et rappelle que même les documents les plus scrutés de ce dossier conservent une part d'ombre irréductible.

### Le silence des institutions

Ce qui frappe surtout, c'est le silence des institutions fédérales face à ce document pendant sept longues années. Ni le **Bureau of Prisons**, ni le **DOJ**, ni les enquêteurs chargés du dossier **Epstein** n'ont mentionné son existence avant que le **New York Times** ne force sa déscellement judiciaire.

*C'est précisément ce genre de silence institutionnel qui alimente, à raison, la méfiance populaire envers les autorités américaines dans ce dossier. Je ne crois pas aux théories du complot sans preuve, mais je crois fermement que l'opacité entretenue par les institutions fédérales depuis **2019** constitue en soi une faute grave, indépendante de toute conspiration.*

## Un dossier judiciaire parallèle qui éclaire tout

### Tartaglione, condamné à perpétuité

**Nicholas Tartaglione** purge actuellement quatre peines de prison à vie pour l'enlèvement et le meurtre de quatre hommes dans l'État de **New York**, des crimes commis dans un contexte de trafic de drogue selon les minutes judiciaires citées par **Business Insider**. Son témoignage, aussi crucial soit-il pour l'histoire de la **note**, provient donc d'un homme dont la crédibilité personnelle reste, au minimum, sujette à caution.

Cela ne signifie pas que son récit est faux. Mais cela impose une prudence supplémentaire dans l'interprétation de ses déclarations, une prudence que les trois **expert**s en écriture ont d'ailleurs appliquée en refusant de le désigner comme auteur du texte.

*Un témoin condamné à perpétuité reste un témoin. Écarter son récit sous prétexte de son passé criminel serait aussi malhonnête que de l'accepter aveuglément. La vérité exige qu'on pèse chaque déclaration à son juste poids, ni plus, ni moins.*

### La justice à deux vitesses

Le fait qu'un document aussi potentiellement significatif pour l'enquête **Epstein** ait pu rester scellé dans le dossier d'un tueur à quadruple homicide pendant sept ans illustre une forme de cloisonnement judiciaire qui dessert la **transparence** publique promise à répétition par les autorités américaines.

## Ce que cela change pour l'enquête Epstein

### Une pièce de plus, pas une réponse finale

Cette concordance **graphologique**, aussi solide soit-elle méthodologiquement, ne referme aucune question centrale du dossier **Epstein** : qui savait, qui a couvert, qui a bénéficié de son réseau pendant des décennies. Elle confirme simplement que deux documents ont probablement été rédigés par la même main, rien de plus, rien de moins.

Elle renforce toutefois la thèse selon laquelle **Epstein** traversait, dans ses dernières semaines, un état psychologique de résignation amère mêlée de déni, cohérent avec l'hypothèse d'un **suicide** plutôt qu'avec les théories d'un assassinat orchestré, sans pour autant les exclure définitivement selon les **expert**s cités.

### La transparence reste le seul remède

Face à un dossier aussi chargé d'incertitudes institutionnelles, seule une **transparence** totale et méthodique, document par document, permettra de clore les zones d'ombre qui persistent depuis **2019**.

*Je refuse de céder à la tentation du complotisme facile, mais je refuse tout autant de fermer les yeux sur l'incompétence ou le silence organisé des institutions américaines dans ce dossier. Les deux excès sont également dangereux pour la vérité.*

## Le rôle des médias dans la reconstitution des faits

### Le travail acharné du New York Times

C'est une demande légale du **New York Times** qui a permis de forcer la déscellement judiciaire de cette **note**, illustrant le rôle irremplaçable du journalisme d'investigation dans un dossier où les institutions officielles semblent avancer au ralenti, voire reculer.

Sans cette insistance médiatique, ce document serait probablement resté enfoui indéfiniment dans les archives judiciaires liées à un dossier de meurtre sans rapport apparent avec l'affaire **Epstein**.

*Encore une fois, ce sont les journalistes, pas les institutions, qui ont forcé la vérité à sortir de l'ombre. Ce constat devrait interpeller quiconque croit encore que la **transparence** viendra spontanément du **DOJ**.*

### L'AP et la vérification indépendante

Le travail complémentaire de l'**Associated Press**, qui a mandaté trois **expert**s indépendants pour comparer les écritures, illustre également l'importance d'une vérification journalistique rigoureuse plutôt que la simple diffusion de rumeurs ou de spéculations non fondées, un standard que trop de couvertures de ce dossier ont malheureusement ignoré depuis sept ans.

## Les zones d'ombre qui persistent

### L'absence d'échantillon de référence

Le problème central demeure entier : sans échantillon d'écriture d'**Epstein** authentifié de manière incontestable, aucune analyse **graphologique**, aussi rigoureuse soit-elle, ne pourra atteindre le niveau de certitude qu'exige une clôture définitive du dossier.

Cette lacune documentaire soulève une question simple mais dérangeante : comment un homme aussi surveillé, aussi riche, aussi central dans un dossier fédéral majeur, peut-il ne pas avoir laissé d'échantillon d'écriture incontesté dans les dossiers judiciaires disponibles?

*Cette absence d'échantillon de référence n'est pas un détail technique, c'est un aveu implicite de la désorganisation qui a entouré la gestion du dossier **Epstein** depuis le premier jour de sa détention fédérale.*

### Le mot indéchiffrable

Le mot manquant dans la **note**, signalé par **ABC News**, rappelle que même les pièces les plus documentées de ce dossier conservent une opacité irréductible, un rappel utile pour quiconque voudrait tirer des conclusions trop hâtives de cette analyse **graphologique**.

*Cette part d'ombre irréductible n'est pas un échec de la science forensique. C'est un rappel d'humilité nécessaire dans un dossier où l'excès de certitude, dans un sens comme dans l'autre, a toujours servi les intérêts de ceux qui préfèrent l'opacité à la vérité.*

## Pourquoi ce dossier reste politiquement explosif

### Un test de crédibilité pour les institutions

Chaque nouvelle pièce déscellée dans l'affaire **Epstein** devient immédiatement un test de crédibilité pour les institutions américaines, dans un contexte où la confiance du public envers le **DOJ** et le **FBI** concernant ce dossier reste historiquement basse.

Cette **note**, aussi technique que soit son analyse, s'inscrit dans un climat où chaque décision de publication ou de rétention de documents est scrutée à l'aune de soupçons plus larges sur la protection de personnalités puissantes liées à **Epstein**.

### Le poids de l'attente publique

L'attente publique pour une **transparence** totale sur ce dossier n'a cessé de croître depuis **2019**, alimentée par des publications partielles, des documents caviardés et des promesses politiques répétées mais rarement pleinement tenues par les administrations successives.

*Cette attente publique n'est pas de l'impatience déraisonnable. C'est la conséquence directe de décennies de promesses non tenues par des institutions qui ont eu sept ans pour faire toute la lumière sur cette affaire.*

## L'écriture comme fenêtre sur la psychologie carcérale

### Le stress documenté par les gestes graphiques

Les analystes **forensiques** **note**nt que le stress psychologique intense laisse des traces mesurables dans l'écriture manuscrite, notamment dans la pression du trait, l'inclinaison des lignes et la régularité de l'espacement entre les mots. Ces éléments techniques, bien qu'invisibles pour un lecteur non formé, constituent la base scientifique sur laquelle reposent les conclusions des trois **expert**s consultés par l'**Associated Press**.

Cette approche méthodique tranche avec les spéculations qui ont circulé pendant des années sur les réseaux sociaux au sujet de la mort d'**Epstein**. Ici, ce ne sont pas des intuitions mais des comparaisons systématiques de motifs récurrents qui fondent l'analyse.

### Un cadre carcéral déjà pointé du doigt

Le **Metropolitan Correctional Center** de **Manhattan**, où **Epstein** est mort, avait déjà fait l'objet de critiques sévères concernant la surveillance de ses détenus à haut risque avant même la mort du financier. Plusieurs rapports internes avaient signalé des manquements dans la rotation du personnel et la vérification des **cellule**s, des lacunes qui ont directement contribué au climat d'incertitude entourant sa mort.

Le fait qu'un détenu de ce profil ait pu rédiger deux **note**s distinctes, quelques semaines d'intervalle, sans qu'aucune alerte sérieuse ne soit déclenchée par le personnel **pénitentiaire**, illustre une défaillance systémique documentée bien au-delà du seul cas **Epstein**.

*Il faut nommer les choses : ce n'est pas seulement un homme qui a échoué à sonner l'alarme, c'est un système carcéral entier qui a fermé les yeux sur un détenu fédéral de premier plan. Cette défaillance mérite autant d'attention que la **note** elle-même.*

## Ce que les familles de victimes attendent encore

### Une quête de vérité qui dépasse la graphologie

Pour les **victimes** d'**Epstein** et leurs familles, cette analyse d'écriture, aussi rigoureuse soit-elle, ne représente qu'une pièce mineure d'un puzzle bien plus vaste. Leur combat vise avant tout à obtenir la divulgation complète des noms de complices et de bénéficiaires du réseau d'Epstein, une transparence promise à répétition mais toujours partiellement honorée par les autorités fédérales.

Plusieurs avocates représentant des victimes ont rappelé publiquement que la question de savoir si Epstein s'est suicidé ou a été tué reste secondaire face à l'enjeu principal : qui a permis, couvert ou financé son réseau pendant des décennies entières.

### La fatigue d'un dossier sans fin

Sept ans après sa mort, l'affaire Epstein continue de produire des rebondissements documentaires presque mensuels, entretenant une fatigue légitime chez celles et ceux qui espéraient une clôture rapide et complète du dossier.

Cette fatigue ne doit cependant jamais devenir une excuse pour relâcher la pression sur les institutions responsables de la transparence promise depuis le début de cette affaire.

*Je comprends la lassitude du public face à ce dossier interminable, mais céder à cette lassitude reviendrait à donner raison à ceux qui préfèrent l'oubli à la vérité. Les victimes méritent mieux qu'un classement par épuisement collectif.*

## Le précédent des autres morts en détention fédérale

### Un problème plus large que le seul cas Epstein

La mort d'Epstein en détention fédérale n'est pas un cas isolé dans l'histoire récente du système carcéral américain. Plusieurs détenus de haut profil sont morts dans des circonstances similaires, entre négligence documentée et théories jamais pleinement résolues, alimentant une défiance structurelle envers le Bureau of Prisons.

Cette comparaison n'excuse rien, mais elle éclaire un problème systémique de surveillance carcérale qui dépasse largement le seul dossier Epstein et qui mérite une réforme institutionnelle sérieuse plutôt que des excuses ponctuelles après chaque scandale.

### Une réforme toujours attendue

Malgré les engagements pris par plusieurs administrations successives pour renforcer la surveillance des détenus à haut risque, peu de changements structurels concrets ont été documentés dans les rapports d'inspection publiés depuis la mort d'Epstein en 2019.

Cette inertie institutionnelle, plus que la note elle-même, devrait constituer le véritable scandale de cette affaire aux yeux du public américain.

*Sept ans après la mort d'Epstein, l'absence de réforme structurelle du système carcéral fédéral est, à mes yeux, une faute plus grave que n'importe quelle note manuscrite retrouvée dans une cellule.*

## Conclusion : la vérité, document par document

### Une pièce du puzzle, pas la solution

Cette concordance graphologique entre deux notes ne clôt rien. Elle confirme, avec la prudence méthodologique qui sied à ce type d'analyse, que la même main a probablement rédigé deux textes révélant l'état d'esprit d'un homme acculé. C'est un fait vérifié par trois experts indépendants, ni plus ni moins.

### Ce qui reste à faire

Le vrai travail, celui qui compte pour les victimes et pour la crédibilité des institutions américaines, reste à accomplir : publier l'ensemble des documents encore scellés, expliquer les failles de surveillance carcérale ayant permis la mort d'un détenu sous protection maximale, et nommer, une fois pour toutes, tous ceux qui ont bénéficié du silence entourant Jeffrey Epstein pendant des décennies.

**Signé Maxime Marquette, chroniqueur**

## Encadré de transparence du chroniqueur

### Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais **chroniqueur et analyste**. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. **Je prétends à la lucidité analytique**, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

### Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre **faits vérifiés et analyses interprétatives**. La règle de méthode est constante : une information factuelle n'est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous **Sources**, jamais ici.

**Familles de sources primaires** retenues par la publication, quand le dossier en comporte : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d'organisations intergouvernementales, dépêches d'agences de presse internationales reconnues.

**Familles de sources secondaires** : publications spécialisées, médias d'information reconnus internationalement, analyses d'institutions de recherche établies, rapports d'organisations sectorielles.

Quand un article cite des données statistiques, économiques ou géopolitiques, elles proviennent d'institutions productrices de données (organisations intergouvernementales, banques centrales, instituts statistiques nationaux), et l'institution exacte est nommée sous **Sources**.

### Nature de l'analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une **synthèse critique et contextuelle** basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d'experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

## Sources

### Sources primaires

- The Washington Post — Handwriting on newly released note matches one found after Epstein's death, 8 mai 2026

- NPR — Purported Epstein suicide note unsealed by judge, 7 mai 2026

- Associated Press — Handwriting experts: Note matches another found after Epstein's death, 8 mai 2026

### Sources secondaires

- ClickOnDetroit / AP — Handwriting on newly released note matches one found after Epstein's death, 9 mai 2026

- National Today — New details emerge in Jeffrey Epstein death investigation, 22 mars 2026

- The New York Times — Jeffrey Epstein's Possible Suicide Note Hidden From Public View, 30 avril 2026

- Business Insider — How an apparent Jeffrey Epstein suicide note ended up in the hands of his quadruple-murderer roommate, 7 mai 2026

---

Source : Maxime Marquette, MadMax. Pour citer ce texte, nommer l’auteur et lier https://mad-max.co/fr/article/l-ecriture-d-epstein-trahit-ses-derniers-mots-avant-sa-mort
