# Jack Smith brise le silence et accuse Trump de fracturer l'État de droit

> Introduction : un ancien procureur spécial sort enfin de l'ombre

- Auteur: Maxime Marquette
- Publication: MadMax (https://mad-max.co)
- Rubrique: Reportage
- Publié: 2026-07-04
- Adresse à citer: https://mad-max.co/fr/article/jack-smith-brise-le-silence-et-accuse-trump-de-fracturer-letat-de-droit

## Introduction : un ancien procureur spécial sort enfin de l'ombre

### Une première apparition télévisée chargée de sens

Le **2 juillet 2026**, **Jack Smith**, l'ancien **procureur spécial** qui a mené deux poursuites criminelles contre **Donald Trump**, a accordé sa toute première entrevue télévisée depuis sa démission, dix jours avant l'investiture du **président** en janvier 2025. Face à la journaliste **Nicolle Wallace** sur **MS NOW**, il a lâché une phrase qui résume tout: «Nous faisons face à une attaque contre l'**État** de droit», selon des propos rapportés par **CNBC**.

Ce n'est pas rien. Un homme qui a passé sa **carrière** à éviter les projecteurs, qui a mené des enquêtes internationales sur des crimes de **guerre** avant de s'attaquer au **dossier** le plus explosif de la **politique** américaine récente, choisit ce moment précis pour parler. Le calendrier n'est pas anodin: dix-huit mois après le retour de Trump à la Maison-Blanche, le bilan qu'il dresse est sombre.

### Pourquoi ce témoignage compte

Smith ne s'exprime pas en simple commentateur. Il a été aux premières loges des deux dossiers qui ont failli faire dérailler la **carrière** **politique** de Trump: la tentative d'annulation des résultats de l'élection de 2020, et la rétention de documents classifiés à **Mar-a-Lago**. Sa parole a un poids que peu d'autres voix peuvent revendiquer.

*Je ne peux m'empêcher de penser que ce **silence** de dix-huit mois pesait lourd, et que le rompre maintenant, alors que les purges internes au **ministère** de la **Justice** s'accélèrent, n'est pas un hasard de calendrier.*

## La purge du **ministère** de la **Justice** après le retour de Trump

### Des licenciements ciblés dès la première semaine

Selon **CNBC**, une semaine après l'investiture de Trump, le **ministère de la Justice** a licencié **quatre procureurs de carrière**, ainsi que d'autres membres de l'équipe ayant travaillé avec Smith sur les poursuites contre Trump. Ce n'est pas un simple remaniement administratif: c'est un signal envoyé à l'ensemble de l'appareil **judiciaire** fédéral.

Smith a été direct sur ce point: «Cela m'enrage de voir des fonctionnaires diabolisés pour avoir fait leur travail», a-t-il déclaré selon **CNBC**. Il a insisté sur l'importance de soutenir publiquement ces personnes «démonisées et renvoyées sans raison pour avoir fait leur travail».

### Les poursuites de représailles contre d'anciens responsables

Le procureur évoque également ce qu'il appelle des **«poursuites de représailles»**, citant notamment les inculpations de l'ancien directeur du FBI **James Comey** et de la procureure générale de l'**État** de New York **Letitia James**. Ces dossiers, selon lui, illustrent une utilisation politisée de l'appareil **judiciaire** fédéral à des fins de vengeance personnelle.

*Poursuivre ses adversaires politiques sous couvert de procédure **judiciaire**, c'est précisément la définition d'un **système** qui glisse vers l'arbitraire, peu importe l'étiquette partisane de celui qui s'y adonne.*

## Le témoignage de janvier 2026 devant le **Congrès**

### Une audition sous haute tension

Ce n'était pas la première sortie publique de Smith. Le **22 janvier 2026**, il avait témoigné pour la première fois devant le **Comité judiciaire de la Chambre des représentants**. Selon **CBS News**, il y avait défendu sans détour la légitimité de ses enquêtes, affirmant que Trump avait été inculpé «parce que les preuves établissaient qu'il avait violé la **loi** de façon délibérée, les **lois** mêmes qu'il avait juré de respecter».

Les élus républicains avaient tenté, sans succès selon plusieurs observateurs dont **Politico**, de le piéger sur des points de procédure plutôt que de contester le fond de ses conclusions factuelles.

### «La primauté du droit n'est pas automatique»

Dans son témoignage devant les élus, Smith avait prononcé une phrase qui a marqué les esprits: «J'ai vu comment l'**État** de droit peut s'éroder. Ma crainte est que nous ayons vu l'État de droit fonctionner dans ce pays pendant si longtemps que beaucoup d'entre nous en sont venus à le tenir pour acquis. Mais l'État de droit ne s'applique pas de lui-même.» Cette citation, rapportée par **Democracy Docket**, résume l'essentiel de son inquiétude.

*Cette phrase devrait être lue par chaque citoyen américain, indépendamment de son camp **politique**, car elle rappelle une vérité simple: aucune **démocratie** n'est protégée par magie contre l'effondrement de ses propres **institutions**.*

## Les attaques personnelles de Trump contre Smith

### «Un animal dérangé»

La réaction de Trump au témoignage de janvier a été virulente. Sur son **réseau** **Truth Social**, le **président** a qualifié Smith d'«animal dérangé qui ne devrait pas avoir le droit de pratiquer le droit», selon des propos rapportés par **Politico**. Il a également suggéré publiquement que la procureure générale **Pam Bondi** devrait «regarder ce qu'il a fait».

Ce type d'attaque personnelle, venant directement du chef de l'exécutif contre un ancien procureur fédéral, constitue en soi une anomalie **démocratique**. Peu importe l'opinion que l'on se fait des poursuites menées par Smith, le fait qu'un **président** en exercice cible nommément un ancien fonctionnaire pour des représailles judiciaires potentielles pose un problème de principe.

### La **menace** d'inculpation qui plane toujours

Smith a confié à **CNBC** qu'une inculpation à son encontre par le **ministère** de la **Justice** de Trump «pourrait arriver», compte tenu de l'animosité **présidentielle** à son égard. Il a néanmoins affirmé sans détour: «Je ne vais pas me laisser intimider.»

*Un ancien procureur fédéral qui doit publiquement se dire prêt à être inculpé par vengeance **politique**, voilà exactement le genre de situation qu'aucune **démocratie** mature ne devrait normaliser.*

## Les preuves de l'**affaire** de l'élection de 2020, résumées par Smith

### «Il ne cherchait pas des réponses honnêtes»

Lors de son témoignage de janvier, Smith avait résumé ses conclusions sur la tentative de Trump de renverser les résultats de l'élection de 2020 en des termes sans équivoque: «Notre **enquête** a révélé que Donald Trump ne cherchait pas de réponses honnêtes sur une possible fraude électorale. Il cherchait des moyens de rester au **pouvoir**.» Cette citation, reprise par **Salon**, va au cœur de l'accusation centrale portée par le procureur spécial.

Smith a précisé que lorsque des collaborateurs de Trump lui présentaient des informations contredisant ses allégations de fraude, il les «rejetait», selon les conclusions de l'**enquête** fédérale.

### Le **dossier** des documents classifiés, en filigrane

L'autre volet des poursuites menées par Smith concernait la rétention **illégale** de documents classifiés à **Mar-a-Lago** après le départ de Trump de la Maison-Blanche en 2021, ainsi que des tentatives d'entrave à la **justice** pour dissimuler leur possession continue. Ce **dossier** reste juridiquement plus sensible, Smith ayant refusé de commenter en détail des éléments encore soumis à des procédures judiciaires en cours.

*Je note, avec une certaine admiration professionnelle, la discipline de Smith à ne jamais dépasser les limites de ce que la procédure **judiciaire** l'autorise à révéler publiquement, même sous pression médiatique.*

## Le cas Kash Patel et la politisation du FBI

### Un directeur du FBI sous le feu des critiques

Le tableau dressé par Smith trouve un écho troublant dans la gestion du **FBI** sous la direction de **Kash Patel**. Selon le **Guardian**, Patel a été critiqué fin **juin 2026** pour avoir publié sur les réseaux sociaux des détails d'enquêtes du FBI, une pratique jugée par plusieurs observateurs comme motivée davantage par l'autopromotion que par l'intérêt public.

Plus grave encore, selon un procès intenté par trois anciens agents du FBI et rapporté par la **BBC**, Patel aurait affirmé en interne que sa propre **sécurité** d'emploi dépendait du licenciement d'agents ayant travaillé sur des dossiers liés à Trump, notamment ceux touchant à l'**enquête** du 6 janvier.

### Des accusations de favoritisme financier

Selon **Audacy**, Patel est également accusé d'avoir utilisé un «fonds de réserve» d'un million de dollars pour verser des primes à des agents jugés loyaux envers lui. Ces allégations, si elles se confirment, dessinent le portrait d'une agence fédérale transformée en instrument de fidélité personnelle plutôt qu'en organe d'application neutre de la **loi**.

*Un FBI qui distribue des primes en fonction de la loyauté plutôt que du mérite professionnel, c'est la définition même d'une **institution** qui perd sa boussole.*

## Le **dossier** Epstein, autre symptôme du même mal

### Le DOJ résiste à la transparence promise

Dans un autre registre, mais révélateur de la même dynamique, le **ministère** de la Justice s'oppose actuellement à une ordonnance judiciaire lui demandant de justifier les rédactions appliquées aux **dossiers Epstein**. Selon **The Independent**, le juge fédéral **Emmet Sullivan** a exigé du DOJ qu'il publie un registre de ces rédactions, à la suite d'une poursuite intentée par la journaliste **Katie Phang**.

L'**administration**, qui avait pourtant promis la transparence via l'**Epstein Files Transparency Act** signée par Trump lui-même, demande maintenant un délai de deux mois ou l'annulation pure et simple de cette ordonnance, une position que **The Independent** qualifie de contradiction directe avec l'engagement initial du **président**.

### Un fil conducteur qui inquiète

Ce qui relie ces dossiers, qu'il s'agisse des purges au DOJ, de la gestion controversée du FBI ou de la résistance à la transparence sur Epstein, c'est une tendance constante: l'**administration** semble privilégier systématiquement le contrôle politique et la loyauté personnelle sur les mécanismes institutionnels de reddition de comptes.

*On peut soutenir une posture ferme en matière de **défense** nationale et, dans le même souffle, dénoncer une **administration** qui traite les contre-pouvoirs judiciaires comme des ennemis à neutraliser.*

## Les juges eux-mêmes expriment leur méfiance

### «Les juges ne nous font plus **confiance**»

L'un des constats les plus préoccupants formulés par Smith concerne directement le fonctionnement des tribunaux. «L'un des problèmes aujourd'hui, en plus des poursuites de représailles, c'est que le ministère de la Justice ne peut plus faire son travail», a-t-il déclaré à **CNBC**. «Si vous allez au **tribunal** et que les juges ne vous font pas **confiance**, vous ne pouvez pas accomplir les tâches de base nécessaires pour représenter le peuple américain.»

Cette perte de **confiance** judiciaire, si elle se généralise, représente un dommage structurel qui dépasse largement le seul mandat de Trump: elle affecte la **crédibilité** de l'ensemble du **système** judiciaire fédéral pour les années à venir.

### Un **précédent** dangereux pour les administrations futures

Le **risque**, souligné implicitement par Smith, est que cette politisation de la justice ne soit pas un accident isolé, mais un **précédent** que de futures administrations, de tous bords politiques, pourraient être tentées de reproduire une fois la digue franchie.

*Une fois qu'un président normalise l'usage du ministère de la Justice comme arme contre ses ennemis politiques, il devient très difficile de refermer cette boîte de Pandore pour les successeurs, peu importe leur étiquette.*

## Ce que Trump obtient malgré tout sur le plan **militaire**

### Une distinction nécessaire entre postures

Il serait malhonnête de brosser un tableau uniformément négatif de l'**administration** Trump sans nuance. Sur le plan de la posture **militaire** **occidentale** et du soutien à l'**OTAN**, l'administration a maintenu, voire renforcé dans certains dossiers, une pression utile sur les **alliés** européens pour qu'ils augmentent leurs dépenses de **défense** face à la Russie.

Cette chronique, qui dénonce sans réserve les dérives intérieures documentées ici, reconnaît par ailleurs que la fermeté affichée sur le dossier de la **défense** **occidentale** répond à un besoin réel face aux menaces posées par la Russie, la Chine, l'**Iran** et la Corée du Nord.

### Deux visages d'une même présidence

C'est précisément cette dualité qui rend l'analyse de cette présidence si complexe: une fermeté extérieure parfois utile à l'**Occident**, mais une gestion intérieure de la justice qui inquiète jusque dans les rangs d'anciens procureurs fédéraux au parcours irréprochable.

*Je refuse la caricature facile: on peut reconnaître une posture **militaire** ferme utile à l'**Occident** tout en dénonçant, avec la même vigueur, les dérives autoritaires sur le terrain domestique.*

## La solitude politique de Jack Smith

### Un homme qui assume un isolement calculé

Ce qui frappe dans le témoignage de Smith, c'est l'absence totale de calcul politique apparent. Il ne cherche pas de poste, il ne teste pas les eaux pour une candidature future. Il documente, factuellement, ce qu'il a vécu de l'intérieur de l'appareil judiciaire fédéral, avec la prudence d'un homme qui sait qu'il pourrait lui-même devenir la prochaine cible.

Selon **MS NOW**, il a affirmé qu'il n'était «pas focalisé» sur les commentaires du président à son sujet ni sur la possibilité de poursuites judiciaires contre lui-même, préférant se concentrer sur la **défense** de ses anciens collaborateurs injustement visés.

### Le soutien discret mais réel des **institutions** judiciaires

Cette solitude apparente ne signifie pas un isolement total: plusieurs anciens responsables du ministère de la Justice, dont **Andrew Weissmann**, ont publiquement salué la rigueur et la mesure du témoignage de Smith, y voyant un rappel nécessaire des principes fondamentaux de l'État de droit américain.

*Le courage tranquille de Smith, sans grandiloquence ni recherche de martyre médiatique, mérite d'être souligné dans un paysage politique américain souvent dominé par le spectacle.*

## Les répercussions pour les prochaines élections

### Une inquiétude qui dépasse le seul cas Trump

Smith a confié se dire «très préoccupé par ce qui va se passer lors de la prochaine élection», selon **CNBC**. Cette inquiétude n'est pas anodine venant d'un homme qui a passé sa **carrière** à documenter, précisément, les tentatives de subversion du processus électoral américain.

Si les mécanismes de contrôle judiciaire indépendant continuent de s'affaiblir, la crainte exprimée par plusieurs commentateurs, dont ceux cités par **Democracy Docket**, est que les élections futures deviennent plus vulnérables à des manœuvres similaires à celles documentées lors du scrutin de 2020.

### Le rôle du **Congrès** dans la préservation des garde-fous

Face à ces **risques**, le rôle du **Congrès** américain, dans sa capacité à mener des enquêtes indépendantes et à résister à la pression exécutive, devient d'autant plus déterminant pour préserver l'équilibre des pouvoirs prévu par la Constitution américaine.

*Si le **Congrès** renonce à son rôle de contre-**pouvoir** par pur calcul partisan, c'est l'ensemble du **système** de freins et contrepoids qui en paiera le prix, bien au-delà du seul mandat de Trump.*

## Les voix qui refusent de se taire

### Un mouvement plus large de résistance **institutionnelle**

Jack Smith n'est pas une voix isolée. D'anciens agents du FBI ont intenté des poursuites contre Patel, des avocats de **victimes** continuent de réclamer la transparence sur le dossier Epstein devant les tribunaux, et des **journalistes** comme Katie Phang persistent à documenter, procédure après procédure, les résistances de l'administration à la reddition de comptes.

Ce faisceau de résistances institutionnelles et individuelles constitue, à mon sens, un signe encourageant que les mécanismes de contrôle **démocratique** américain, bien qu'affaiblis, ne sont pas totalement neutralisés.

### Le prix payé par ceux qui parlent

Il ne faut cependant pas minimiser le coût personnel et professionnel que payent ces voix dissidentes. Menaces de poursuites, licenciements, campagnes de dénigrement: le prix à payer pour maintenir un semblant de contre-**pouvoir** **institutionnel** est loin d'être négligeable dans le climat politique actuel.

*Chaque fonctionnaire qui choisit de parler malgré les représailles potentielles mérite d'être reconnu comme un rempart, aussi fragile soit-il, contre la dérive autoritaire.*

## Le **précédent** Comey-James, lecture d'une **stratégie** assumée

### Deux inculpations qui suivent le même scénario

Les inculpations de **James Comey** et de **Letitia James** ne sont pas des événements isolés. Selon Smith, elles s'inscrivent dans une logique de représailles ciblées contre des **figures** ayant, à un moment ou à un autre, contribué à des enquêtes jugées défavorables à **Trump**. Cette répétition d'un même scénario, contre des profils différents mais tous liés à des dossiers sensibles pour le président, dessine un modèle d'action plutôt qu'un simple concours de circonstances.

Smith a précisé devant les caméras: **«Il n'y a pas de criminalité ici. Je veux dire, des coquillages?»**, une formule ironique visant à souligner le caractère, selon lui, artificiel des accusations portées contre certains de ces responsables.

### La normalisation d'un outil de pression politique

Ce qui inquiète le plus les observateurs institutionnels, c'est la répétition de ce schéma qui, avec le temps, **risque** de devenir une pratique normalisée au sein de l'appareil fédéral américain, indépendamment du parti au **pouvoir**. Une fois la porte ouverte, rien ne garantit qu'un futur président, de gauche comme de droite, ne s'en servira pas à son tour.

*Le vrai danger n'est pas seulement dans les inculpations elles-mêmes, mais dans la normalisation d'une pratique que n'importe quel futur occupant du bureau ovale pourrait à son tour réutiliser contre ses propres adversaires.*

## Le contraste avec l'indépendance judiciaire traditionnelle américaine

### Un héritage **institutionnel** mis à l'épreuve

Historiquement, le **ministre de la Justice** américain a toujours opéré avec un degré d'indépendance vis-à-vis de la Maison-Blanche, même lorsque le poste était occupé par un proche politique du président en exercice. Le témoignage de Smith suggère que cette tradition, jamais gravée dans le marbre **légal** mais respectée par convention depuis des décennies, s'est érodée de manière significative sous la présente administration.

Cette érosion ne relève pas d'une seule décision isolée, mais d'une accumulation de gestes: licenciements ciblés, poursuites de représailles, résistance à la transparence documentaire, et pression publique directe sur d'anciens fonctionnaires fédéraux.

### Un modèle à comparer avec d'autres démocraties

Il est utile de rappeler que dans plusieurs démocraties occidentales alliées, l'indépendance des poursuites judiciaires vis-à-vis du pouvoir exécutif est un pilier considéré comme non négociable. Le modèle américain, fondé davantage sur la convention que sur une séparation constitutionnelle stricte, se révèle ici particulièrement vulnérable à ce type de pression politique directe.

*Ce qui me frappe, c'est à quel point l'indépendance judiciaire américaine reposait davantage sur des conventions tacites que sur des garde-fous juridiques bétonnés, une fragilité qu'on découvre aujourd'hui à ses dépens.*

## Conclusion : entre fermeté extérieure et fragilité intérieure

### Un bilan à deux vitesses

Le témoignage de Jack Smith dresse un constat sévère sur l'état de l'État de droit américain sous la présidence Trump. Les purges au ministère de la Justice, la politisation apparente du FBI sous Kash Patel, et la résistance continue à la transparence sur le dossier Epstein forment un ensemble cohérent qui devrait alarmer, au-delà des clivages partisans, quiconque tient à la solidité des **institutions** démocratiques américaines.

Dans le même temps, il serait incomplet de ne pas reconnaître que cette même administration a maintenu une posture ferme sur le plan de la défense **occidentale**, un terrain où la fermeté reste nécessaire face aux ambitions de la Russie, de la Chine, de l'**Iran** et de la Corée du Nord.

### Ce qu'il faudra surveiller

La question qui demeure ouverte est de savoir si Jack Smith fera effectivement l'objet de poursuites de la part du ministère de la Justice qu'il a lui-même dirigé dans le passé, et si d'autres voix institutionnelles continueront de s'élever malgré les risques. L'issue de ces développements dira beaucoup sur la résilience réelle des contre-pouvoirs américains dans les mois à venir.

*Ce dossier me laisse sur un malaise que je n'essaierai pas de camoufler: on peut applaudir la fermeté **militaire** d'une administration tout en redoutant sincèrement ce qu'elle est en train de normaliser chez elle, dans ses propres tribunaux.*

**Signé Maxime Marquette, chroniqueur**

## Encadré de transparence du chroniqueur

### Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais **chroniqueur et analyste**. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. **Je prétends à la lucidité analytique**, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

### Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre **faits vérifiés et analyses interprétatives**. La règle de méthode est constante : une information factuelle n'est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous **Sources**, jamais ici.

**Familles de sources primaires** retenues par la publication, quand le dossier en comporte : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d'organisations intergouvernementales, dépêches d'agences de presse internationales reconnues.

**Familles de sources secondaires** : publications spécialisées, médias d'information reconnus internationalement, analyses d'institutions de recherche établies, rapports d'organisations sectorielles.

Quand un article cite des données statistiques, économiques ou géopolitiques, elles proviennent d'institutions productrices de données (organisations intergouvernementales, banques centrales, instituts statistiques nationaux), et l'institution exacte est nommée sous **Sources**.

### Nature de l'analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une **synthèse critique et contextuelle** basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d'experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

## Sources

### Sources primaires

- [CNBC — Jack Smith affirme que nous faisons face à une attaque contre l'État de droit, 2 juillet 2026](https://www.cnbc.com/2026/07/02/jack-smith-trump-interview-doj.html)

- [Reuters — Un ancien responsable de la CIA cible de Trump demande au DOJ de préserver ses dossiers, 1er juillet 2026](https://www.reuters.com/legal/government/ex-cia-chief-brennan-trump-target-seeks-force-doj-preserve-records-2026-07-01/)

- [The Guardian — Kash Patel critiqué pour avoir publié des détails d'enquêtes du FBI sur les réseaux sociaux, 30 juin 2026](https://www.theguardian.com/us-news/2026/jun/30/kash-patel-post-fbi-case-social-media)

### Sources secondaires

- [The Independent — Trump avait promis la transparence sur Epstein, son DOJ s'y oppose maintenant, 3 juillet 2026](https://www.independent.co.uk/bulletin/news/doj-epstein-judge-sullivan-redactions-b3008495.html)

- [CBS News — Jack Smith défend son bilan lors de son premier témoignage public, 22 janvier 2026](https://www.cbsnews.com/live-updates/jack-smith-testimony-house-hearing-trump/)

- [Democracy Docket — Les attaques de Trump contre les fonctionnaires menacent l'État de droit, selon Jack Smith, 22 janvier 2026](https://www.democracydocket.com/news-alerts/jack-smith-trump-investigations-house-judiciary-testimony/)

- [BBC — D'anciens agents du FBI poursuivent Kash Patel pour représailles, 10 septembre 2025](https://www.bbc.com/news/articles/cn95318rzwvo)

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Source : Maxime Marquette, MadMax. Pour citer ce texte, nommer l’auteur et lier https://mad-max.co/fr/article/jack-smith-brise-le-silence-et-accuse-trump-de-fracturer-letat-de-droit
