# Inde-Pakistan, la guerre de l'eau qui menace de tout faire dérailler

> Introduction : deux puissances nucléaires, un fleuve en otage

- Auteur: Maxime Marquette
- Publication: MadMax (https://mad-max.co)
- Rubrique: Reportage
- Publié: 2026-07-04
- Adresse à citer: https://mad-max.co/fr/article/inde-pakistan-la-guerre-de-leau-qui-menace-de-tout-faire-derailler

## À retenir

- New Delhi refuse de rétablir l'accord tant que le Pakistan ne met pas fin, selon elle, au terrorisme transfrontalier ; le ministre C.R. Patil a déclaré vouloir qu'« pas une seule goutte » n'atteigne le Pakistan.
- Le ministre pakistanais de la Défense, Khawaja Muhammad Asif, a averti qu'Islamabad irait en guerre si sa sécurité nationale était menacée par la question de l'eau, tout en affirmant que la situation ne justifiait pas encore une intervention militaire.
- Le bassin de l'Indus irrigue près de 80 % des terres agricoles pakistanaises, ce qui rend le Pakistan très vulnérable à toute réduction du débit.
- Ishaq Dar a saisi le Conseil de sécurité de l'ONU, tandis que la Banque mondiale, garante du traité, s'est limitée à des appels au dialogue.
- L'auteur souligne le risque de précédent pour la Chine sur le Brahmapoutre et le Mékong, et l'impact climatique sur les glaciers himalayens.

## Introduction : deux puissances nucléaires, un fleuve en otage

### Un vieux **traité**, une nouvelle bombe

Il y a soixante-six ans, le **Traité des eaux de l'Indus** était présenté comme un modèle de **diplomatie** hydrique entre deux ennemis jurés. En **juillet 2026**, ce même **traité** est devenu l'un des points de friction les plus dangereux entre **l'Inde** et le **Pakistan**, deux voisins qui possèdent chacun l'arme nucléaire. Depuis que **New Delhi** a suspendu unilatéralement l'accord en 2025, les échanges de menaces se sont multipliés, et la question de l'**eau** a supplanté celle du terrorisme transfrontalier comme sujet numéro un entre les deux capitales.

Selon **CNBC**, la **tension** est montée d'un cran début **juillet 2026**, l'Inde refusant de rétablir l'accord tant que le **Pakistan** ne mettra pas fin, selon elle, au **terrorisme transfrontalier**. Le ministre indien des Ressources en **eau**, **C.R. Patil**, a même déclaré que **New Delhi** travaillait activement à ce que **« pas une seule goutte »** de l'**Indus** n'atteigne plus le territoire pakistanais dans les années à venir, selon des propos rapportés début juillet.

### Islamabad hausse le ton

Du côté pakistanais, le ministre de la Défense **Khawaja Muhammad Asif** a averti que si son pays estimait que sa **sécurité nationale** était menacée par la question de l'**eau**, **Islamabad irait en guerre** contre l'Inde. Il a toutefois nuancé en précisant que la situation actuelle ne justifiait pas encore une intervention militaire, un équilibre verbal fragile qui illustre la nervosité ambiante entre les deux capitales.

Le chef de la **diplomatie** pakistanaise, **Ishaq Dar**, a de son côté écrit au **Conseil de sécurité** des Nations unies pour dénoncer ce qu'il qualifie de tentative indienne de modifier unilatéralement le cours des rivières partagées, une démarche qui traduit la volonté d'**Islamabad** d'internationaliser le dossier plutôt que de le régler en tête-à-tête avec **New Delhi**.

*Voir deux puissances nucléaires se disputer autour d'un fleuve devrait nous rappeler une évidence trop souvent oubliée en Occident : les prochaines guerres ne se joueront pas seulement sur des lignes de front, mais aussi sur des robinets.*

## Le Traité des eaux de l'**Indus**, un pilier fissuré

### Un accord né de la partition

Signé en **1960** sous l'égide de la **Banque mondiale**, le Traité des eaux de l'**Indus** attribue les rivières orientales du bassin à l'Inde et les rivières occidentales, plus abondantes, au Pakistan. Le texte a survécu à trois guerres indo-pakistanaises, ce qui en faisait jusqu'ici l'un des accords bilatéraux les plus résilients au monde.

Cette résilience a volé en éclats après l'attaque de **Pahalgam** en 2025, que **New Delhi** attribue à des groupes soutenus depuis le territoire pakistanais. L'Inde a suspendu le **traité** dans la foulée, une décision sans précédent qui a ouvert une zone grise juridique inédite pour la gestion du bassin.

### Une arme à double tranchant pour New Delhi

Selon l'analyse de **Verisk Maplecroft** relayée par CNBC, l'Inde n'a techniquement pas encore la capacité d'interrompre totalement le flux d'**eau** vers le Pakistan, faute d'infrastructures suffisantes sur les rivières occidentales. Mais la **rhétorique** employée par les autorités indiennes suffit déjà à transformer l'**eau** en **instrument de coercition géopolitique**, selon l'experte **Ema Bharya**.

*Il y a quelque chose de vertigineux à observer un accord vieux de six décennies, qui a résisté à des guerres ouvertes, s'effriter sous la pression d'une rhétorique nationaliste des deux côtés de la **frontière**.*

## Le Pakistan, dépendant et vulnérable

### Une agriculture sous perfusion

Le bassin de l'**Indus** irrigue près de **80 %** des terres agricoles pakistanaises et alimente en **eau** potable plus de **240 millions** d'habitants. Toute réduction significative du débit, même partielle, aurait des conséquences économiques et humanitaires immédiates pour l'économie agricole du pays, déjà fragilisée par une dette extérieure abyssale.

C'est cette vulnérabilité structurelle qui explique la virulence des déclarations pakistanaises. Le ministre **Khawaja Muhammad Asif** a résumé la position d'**Islamabad** en des termes sans ambiguïté : l'**eau** est désormais assimilée à une question de **survie nationale**, au même titre que la **sécurité** militaire.

### Une **diplomatie** de la dernière chance

Face à l'impasse bilatérale, le Pakistan a choisi la voie multilatérale en sollicitant le **Conseil de sécurité** de l'ONU. Une démarche qui, selon plusieurs observateurs cités par la presse régionale, vise autant à faire pression sur l'Inde qu'à rassurer une opinion publique pakistanaise déjà éprouvée par la **crise** économique.

*On peut critiquer la gestion pakistanaise de bien des dossiers, mais il faut reconnaître que la dépendance à un seul bassin fluvial rend ce pays structurellement otage des décisions prises à **New Delhi**.*

## New Delhi, entre fermeté et calcul stratégique

### Une position qui ne faiblit pas

Le **gouvernement** de **Narendra Modi** a lié explicitement la reprise du **traité** à l'arrêt total du **terrorisme transfrontalier**, une condition que le Pakistan juge à la fois floue et impossible à remplir dans l'immédiat. Cette position intransigeante s'inscrit dans une ligne politique plus large de fermeté affichée par **New Delhi** depuis les attaques de 2025.

Le ministre **C.R. Patil** a insisté sur le fait que l'Inde développerait ses propres infrastructures hydrauliques pour maximiser l'utilisation des eaux occidentales, plutôt que de les laisser s'écouler vers le Pakistan, un projet à long terme qui dépasse la simple posture diplomatique.

### Le **risque** du précédent régional

Plusieurs experts s'inquiètent du signal envoyé à d'autres puissances riveraines dans la **région**, notamment la **Chine**, qui contrôle les sources de nombreux fleuves transfrontaliers en Asie du Sud. Si l'Inde peut suspendre unilatéralement un **traité** international vieux de six décennies, rien n'empêche Pékin d'invoquer une logique similaire sur le **Brahmapoutre** ou le **Mékong**.

*C'est là le vrai danger de ce dossier : en donnant l'exemple d'une suspension unilatérale, l'Inde ouvre une boîte de Pandore que la Chine, elle, ne se privera pas d'exploiter à son propre avantage.*

## La communauté internationale à la manoeuvre

### Un silence prudent des grandes puissances

Ni **Washington** ni les grandes chancelleries européennes n'ont pris parti publiquement dans ce différend, préférant appeler les deux capitales à la **retenue**. Cette prudence occidentale contraste avec l'urgence perçue sur le terrain, où les tensions militaires de 2025 restent dans toutes les mémoires.

La lettre d'**Ishaq Dar** au Conseil de **sécurité** vise justement à forcer une prise de position internationale plus claire, en rappelant que le Traité de l'**Indus** avait été négocié sous l'égide de la **Banque mondiale** et bénéficie donc, selon **Islamabad**, d'une garantie implicite de la communauté internationale.

### Le rôle ambigu de la Banque mondiale

L'institution, garante historique du texte, s'est jusqu'ici bornée à des appels au dialogue, sans initiative concrète pour relancer les négociations. Ce retrait relatif nourrit le sentiment, côté pakistanais, d'un abandon des mécanismes multilatéraux censés justement prévenir ce genre d'**escalade**.

*Un accord garanti par une institution internationale qui se contente d'observer son délitement, cela devrait interpeller quiconque croit encore à la valeur du droit international face aux rapports de force bruts.*

## L'ombre du **conflit** militaire de 2025

### Un contexte encore chaud

La suspension du **traité** ne peut être comprise indépendamment de l'**affrontement militaire** qui a opposé les deux pays en 2025 à la suite de l'attaque de **Pahalgam**. Cet épisode, qui a rapproché les deux armées d'un point de bascule dangereux, continue de peser sur chaque déclaration officielle des deux côtés de la **frontière**.

Les canaux diplomatiques classiques, déjà fragiles avant 2025, se sont encore réduits depuis, laissant l'**eau** comme l'un des rares sujets où un dialogue technique, via des experts hydrauliques, reste théoriquement possible.

### Une **escalade** verbale qui inquiète les analystes

Plusieurs experts en **sécurité** régionale, cités par la presse indienne et pakistanaise, redoutent qu'un incident localisé, même mineur, autour d'une infrastructure hydraulique ne serve de détonateur à une nouvelle **crise** militaire ouverte entre les deux pays.

*Le pire scénario n'est pas une guerre déclarée pour l'**eau**, mais un accident isolé, mal interprété par des états-majors sur la corde raide, qui dégénère en quelques heures.*

## Les populations civiles, premières victimes potentielles

### Les agriculteurs pakistanais en première ligne

Dans le **Pendjab** et le **Sindh** pakistanais, les agriculteurs suivent avec une inquiétude croissante l'évolution du dossier. Une réduction, même partielle, du débit de l'**Indus** pourrait compromettre des récoltes entières dans des régions déjà fragilisées par le changement climatique et des sécheresses répétées.

Les associations agricoles locales alertent sur le **risque** d'une **crise alimentaire** si le différend venait à s'installer dans la durée, un scénario que ni **Islamabad** ni **New Delhi** ne semblent pour l'instant vouloir désamorcer par la négociation.

### Une opinion publique indienne largement acquise à la fermeté

En Inde, la position gouvernementale bénéficie d'un soutien populaire important, porté par le sentiment que le pays a trop longtemps fait preuve de retenue face à ce qu'elle perçoit comme des attaques répétées venues du territoire pakistanais. Ce climat rend toute inflexion politique côté indien particulièrement coûteuse pour le **gouvernement** Modi.

*Difficile de reprocher à une opinion publique traumatisée par des attaques répétées d'exiger de la fermeté, mais l'histoire nous enseigne que ce sont rarement les dirigeants qui paient le prix des impasses diplomatiques : ce sont les paysans du Sindh.*

## Vers une internationalisation du dossier

### L'ONU sous pression

La démarche d'**Ishaq Dar** auprès du Conseil de **sécurité** place l'instance onusienne face à un dilemme délicat : s'impliquer dans un différend bilatéral entre deux puissances nucléaires historiquement rétives à toute médiation extérieure, ou rester en retrait au **risque** d'être accusée d'inaction face à une **crise** potentiellement explosive.

Pour l'instant, aucune résolution formelle n'a été adoptée, et les diplomates onusiens privilégient des consultations discrètes plutôt qu'une intervention publique qui pourrait être perçue comme une ingérence par **New Delhi**.

### Des tentatives de médiation informelles

Certains partenaires régionaux, dont les **Émirats arabes unis**, auraient proposé discrètement leurs bons offices pour faciliter un dialogue technique entre experts hydrauliques des deux pays, en dehors de tout cadre politique formel, selon des sources diplomatiques régionales.

*Ce sont souvent ces médiations discrètes, loin des caméras, qui évitent le pire. Il faut espérer que cette **diplomatie** de l'ombre progresse plus vite que la rhétorique publique ne s'enflamme.*

## Ce que l'Occident doit surveiller de près

### Un test pour l'ordre international fondé sur les traités

Pour les chancelleries occidentales, ce dossier dépasse largement le cadre régional. Si un **traité** multilatéral vieux de plus de soixante ans peut être suspendu unilatéralement sans conséquence diplomatique majeure, c'est tout l'édifice des accords internationaux de partage des ressources qui s'en trouve fragilisé, un précédent dont pourraient s'inspirer d'autres puissances révisionnistes.

Washington observe également la situation sous l'angle de sa relation stratégique avec l'Inde, partenaire clé de sa politique de contrepoids face à la **Chine** dans l'Indo-Pacifique, ce qui complique toute prise de position ferme de la part de l'administration américaine.

### Le facteur chinois, toujours présent

Pékin, qui contrôle la source de l'**Indus** sur le plateau tibétain, observe attentivement ce bras de fer. Certains analystes estiment que la Chine pourrait chercher à instrumentaliser la **crise** pour renforcer son influence auprès d'**Islamabad**, son allié historique, en échange d'un soutien accru dans le cadre du **Corridor économique Chine-Pakistan**.

*Chaque fois que l'Inde et le Pakistan s'affaiblissent mutuellement, c'est Pékin qui in fine tire les marrons du feu. C'est peut-être la seule certitude de ce dossier.*

## Les scénarios possibles pour les prochains mois

### Une désescalade progressive reste possible

Certains diplomates tablent sur une reprise progressive du dialogue technique dans les prochains mois, sous couvert de canaux discrets, à mesure que la pression internationale s'accentuera sur les deux capitales pour éviter une nouvelle **escalade** militaire.

Cette hypothèse reste toutefois fragile tant que les deux gouvernements continueront d'utiliser le dossier de l'**eau** à des fins de politique intérieure, chacun cherchant à démontrer sa fermeté face à l'autre devant sa propre opinion publique.

### Le scénario du pire ne peut être exclu

À l'inverse, certains experts en **sécurité** n'excluent pas un scénario où un incident localisé, une infrastructure endommagée ou une déclaration mal interprétée, précipiterait un nouvel embrasement militaire entre les deux puissances nucléaires, avec des conséquences dont l'ampleur dépasserait largement la seule **région** sud-asiatique.

*Je n'ai pas de boule de cristal, et personne ne devrait prétendre savoir comment cette **crise** se terminera. Mais l'histoire de la relation indo-pakistanaise nous enseigne la prudence face à l'optimisme facile.*

## Le poids de l'histoire sur les négociations actuelles

### Trois guerres, un seul **traité** survivant

Ce qui rendait le Traité des eaux de l'**Indus** exceptionnel, c'est justement sa capacité à survivre aux guerres de **1965**, **1971** et au **conflit** de **Kargil** en 1999. Sa suspension actuelle marque donc une rupture historique bien plus profonde qu'une simple **crise** diplomatique passagère.

Des analystes de la **Banque mondiale**, institution à l'origine de l'accord, rappellent que ce texte avait justement été conçu pour résister aux pires tensions politiques entre les deux pays, ce qui rend son effritement actuel d'autant plus préoccupant pour la stabilité régionale à long terme.

### Une génération de diplomates formée à sa préservation

Plusieurs anciens négociateurs indiens et pakistanais, aujourd'hui à la retraite, ont publiquement exprimé leur inquiétude face à la disparition progressive d'une culture diplomatique dédiée spécifiquement à la gestion technique du bassin de l'**Indus**, un savoir-faire construit sur plusieurs décennies et aujourd'hui menacé de disparition.

*Il y a une forme de tristesse à voir se déliter, sous nos yeux, l'une des rares réussites diplomatiques durables de la relation indo-pakistanaise.*

## Les enjeux climatiques ajoutent une pression supplémentaire

### Un bassin déjà sous stress hydrique

Le changement climatique accentue la fonte accélérée des glaciers de l'Himalaya, qui alimentent historiquement le bassin de l'**Indus**. Cette évolution rend la gestion partagée de la ressource encore plus complexe, indépendamment même des tensions géopolitiques actuelles entre les deux pays.

Des études hydrologiques indépendantes évoquent une réduction potentielle significative du débit naturel du fleuve dans les décennies à venir, ce qui rendrait toute suspension prolongée du **traité** d'autant plus dommageable pour les deux populations concernées.

### Une urgence que la politique ignore

Alors que les experts climatiques appellent à une coopération renforcée pour gérer une ressource de plus en plus rare, la dynamique politique actuelle pousse au contraire vers la confrontation et la rétention unilatérale, un paradoxe qui inquiète la communauté scientifique internationale.

*C'est un peu la tragédie de notre époque : au moment précis où la coopération climatique devrait s'intensifier, la géopolitique pousse les deux voisins vers l'exact opposé.*

## Ce que révèle cette **crise** sur l'ordre mondial actuel

### Le retour de la géopolitique des ressources

Cette **crise** s'inscrit dans une tendance mondiale plus large où l'**eau**, les terres rares et l'énergie redeviennent des leviers de pression stratégique entre puissances rivales, un phénomène que l'on observe également en Afrique de l'Est autour du **Nil** ou en Asie centrale autour de l'**Amou-Daria**.

Pour les stratèges occidentaux, ce basculement impose de repenser la **diplomatie** environnementale non plus comme un sujet technique secondaire, mais comme un axe central de la **sécurité** internationale au même titre que la défense militaire classique.

### Un avertissement pour toutes les puissances riveraines

Le précédent indo-pakistanais pourrait inspirer d'autres États à instrumentaliser leurs ressources hydriques partagées à des fins de pression diplomatique, un **risque** que les chancelleries occidentales devraient intégrer dès aujourd'hui dans leurs analyses de risques géopolitiques à moyen terme.

*Nous entrons dans une ère où contrôler un fleuve vaudra bientôt autant que contrôler un gisement de pétrole, et l'Occident ferait bien de s'y préparer sérieusement plutôt que de le découvrir trop tard.*

## Le rôle trouble des acteurs non étatiques

### Le spectre du terrorisme transfrontalier

New Delhi justifie sa position par la persistance d'un **terrorisme transfrontalier** qu'elle attribue à des groupes basés au Pakistan, un argument central dans la doctrine de **fermeté** adoptée par le **gouvernement** de **Narendra Modi** depuis l'attaque de **Pahalgam**. Cette lecture sécuritaire du dossier de l'**eau** complique toute perspective de désescalade rapide.

Islamabad rejette catégoriquement cette responsabilité et accuse au contraire **New Delhi** d'utiliser le prétexte sécuritaire pour justifier une **stratégie de coercition hydrique** planifiée de longue date, indépendamment de tout événement ponctuel sur le terrain.

### Une **escalade** qui dépasse les canaux militaires classiques

Contrairement aux crises précédentes, largement dominées par des considérations militaires et territoriales autour du **Cachemire**, ce nouvel épisode se joue sur un terrain hybride, mêlant infrastructure civile, droit international et rhétorique sécuritaire, ce qui rend sa résolution d'autant plus complexe pour les diplomates des deux pays.

*Ce mélange des genres, entre **sécurité** et ressource vitale, est précisément ce qui rend ce dossier plus dangereux que les crises militaires classiques entre l'Inde et le Pakistan.*

## Conclusion : une **crise** à ne pas sous-estimer

### Un dossier à suivre de très près

La **crise** du Traité des eaux de l'**Indus** illustre à quel point les rivalités historiques entre l'Inde et le Pakistan peuvent se rejouer sur des terrains inattendus. Ce qui était autrefois un modèle de coopération technique est devenu un nouvel espace de confrontation entre deux puissances nucléaires qui n'ont jamais pleinement réglé leurs différends territoriaux et sécuritaires.

La communauté internationale, l'ONU en tête, devra faire preuve d'une vigilance accrue pour éviter qu'un dossier hydrique ne se transforme en étincelle d'un **conflit** ouvert dans une **région** déjà marquée par une histoire de confrontations répétées.

### Un test pour la **diplomatie** mondiale

Reste à savoir si la **diplomatie** internationale saura, cette fois, désamorcer la **crise** avant qu'elle ne franchisse un point de non-retour, ou si l'histoire retiendra **2026** comme l'année où l'**eau** est devenue, pour de bon, une arme de guerre entre deux voisins **nucléarisés**.

*Si je devais retenir une seule leçon de ce dossier, ce serait celle-ci : l'**eau** ne pardonne pas l'orgueil géopolitique, et l'Inde comme le Pakistan jouent gros en la transformant en argument de force plutôt qu'en bien commun.*

**Signé Maxime Marquette, chroniqueur**

## Encadré de transparence du chroniqueur

### Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais **chroniqueur et analyste**. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. **Je prétends à la lucidité analytique**, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

### Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre **faits vérifiés et analyses interprétatives**. La règle de méthode est constante : une information factuelle n'est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous **Sources**, jamais ici.

**Familles de sources primaires** retenues par la publication, quand le dossier en comporte : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d'organisations intergouvernementales, dépêches d'agences de presse internationales reconnues.

**Familles de sources secondaires** : publications spécialisées, médias d'information reconnus internationalement, analyses d'institutions de recherche établies, rapports d'organisations sectorielles.

Quand un article cite des données statistiques, économiques ou géopolitiques, elles proviennent d'institutions productrices de données (organisations intergouvernementales, banques centrales, instituts statistiques nationaux), et l'institution exacte est nommée sous **Sources**.

### Nature de l'analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une **synthèse critique et contextuelle** basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d'experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

## Sources

### Sources primaires

- Al Jazeera — Inde-Pakistan : les tensions autour du traité de l'Indus s'aggravent, 2 juillet 2026

- [CNBC — Le traité des eaux de l'Indus devient le nouveau point de friction Inde-Pakistan, 22 juin 2026](https://www.cnbc.com/2026/06/22/india-pakistan-indus-waters-treaty-water-dispute-war-risk.html)

- [The Express Tribune — Ishaq Dar écrit au Conseil de sécurité de l'ONU, 19 juin 2026](https://tribune.com.pk/story/2614017/dar-writes-to-unsc-seeking-action-over-indias-attempts-to-alter-river-flows)

### Sources secondaires

- [The Independent — Inde-Pakistan et le traité des eaux de l'Indus](https://www.independent.co.uk/asia/india/india-pakistan-indus-waters-treaty-b3007021.html)

- [India Today — Le Pakistan met en garde l'Inde sur le partage des eaux, 30 juin 2026](https://www.indiatoday.in/world/story/indus-waters-treaty-row-pakistan-warns-india-over-water-share-after-pahalgam-attack-2937049-2026-06-30)

- [Arab News — Le Pakistan accuse l'Inde d'instrumentaliser l'eau, 4 juin 2026](https://www.arabnews.com/node/2645983/pakistan)

- [Mathrubhumi English — L'Inde intensifie le différend sur le traité de l'Indus, 10 juin 2026](https://english.mathrubhumi.com/news/india/india-indus-water-treaty-restriction-2026-v7vst3hq)

---

Source : Maxime Marquette, MadMax. Pour citer ce texte, nommer l’auteur et lier https://mad-max.co/fr/article/inde-pakistan-la-guerre-de-leau-qui-menace-de-tout-faire-derailler
