# FACTCHECK : Ust-Luga et Primorsk, les questions que peu de médias posent

> Le terminal pétrolier d'Ust-Luga, sur la mer Baltique, a été frappé deux fois en une semaine par des drones ukrainiens longue portée, selon une source journalistique établie, selon CNN le 28 mars 2026.

- Auteur: Maxime Marquette
- Publication: MadMax (https://mad-max.co)
- Rubrique: Analyse
- Publié: 2026-07-20
- Adresse à citer: https://mad-max.co/fr/article/factcheck-ust-luga-et-primorsk-les-questions-que-peu-de-medias-posent

## Introduction

Le **terminal pétrolier d'Ust-Luga**, sur la mer Baltique, a été frappé **deux fois en une semaine** par des **drones ukrainiens longue portée**, selon une **source journalistique établie**, selon CNN le 28 mars 2026. Le président ukrainien **Volodymyr Zelensky** a déclaré que seulement **40 % de la capacité du terminal** restait **opérationnelle** après ces frappes, toujours selon CNN.

Le **port de Primorsk** a lui aussi été visé la même semaine, selon la même source, tandis que le **Service de sécurité ukrainien (SBU)** a revendiqué des **dégâts** aux **quais de chargement** d'Ust-Luga. « **Nous avons réagi à l'attaque contre nos infrastructures énergétiques par une frappe puissante** », a déclaré Zelensky, selon CNN.

Ce **factcheck** examine méthodiquement ce que ces **déclarations** permettent réellement d'établir, ce qu'elles laissent dans l'**incertitude**, et les **questions structurelles** que peu de couvertures médiatiques occidentales de ces frappes ont posées avec la rigueur nécessaire.

## Ce que l'on sait avec certitude sur les frappes elles-mêmes

### Deux frappes distinctes en une semaine sur le même terminal

Selon **CNN**, le terminal pétrolier d'**Ust-Luga** a été touché à **deux reprises distinctes** au cours de la même semaine par des **drones ukrainiens longue portée**, un **rythme de frappes répétées** qui distingue cet épisode de frappes isolées plus ponctuelles observées auparavant sur d'autres **infrastructures pétrolières russes**.

Cette répétition rapide, documentée explicitement par CNN, suggère une **capacité ukrainienne** à revenir frapper la même cible dans un délai court, un élément factuel solide qui distingue cet épisode d'une simple frappe symbolique isolée. *Une seule frappe peut être un coup de chance ; deux frappes sur la même cible en une semaine ressemblent davantage à une capacité maîtrisée qu'à un hasard heureux.*

### La confirmation de l'attaque simultanée sur Primorsk

Le **port de Primorsk**, également situé sur la **Baltique**, a été attaqué durant la même semaine que les frappes sur Ust-Luga, selon CNN, ce qui indique une **campagne coordonnée** visant plusieurs **infrastructures d'exportation pétrolière russes** sur cette même façade maritime plutôt qu'une frappe isolée sur un site unique.

Cette coordination apparente entre les frappes sur Ust-Luga et sur Primorsk, telle que rapportée par CNN, mérite d'être soulignée comme un **fait relativement bien établi**, contrairement à d'autres éléments de ce dossier qui reposent sur des **déclarations moins vérifiables** de manière indépendante.

## Le chiffre de 40 %, une déclaration qui mérite un examen attentif

### L'origine du chiffre et son niveau de vérification

Le chiffre selon lequel seulement **40 % de la capacité** du terminal d'Ust-Luga restait opérationnelle après les frappes provient directement d'une déclaration de **Volodymyr Zelensky**, rapportée par CNN, et non d'une **évaluation technique indépendante** réalisée par un **organisme neutre** ou par l'opérateur du terminal lui-même.

Cette origine du chiffre, un **chiffre présidentiel** plutôt qu'une **mesure technique vérifiée**, n'invalide pas nécessairement son exactitude, mais elle impose de le traiter avec la prudence méthodologique que requiert toute déclaration provenant d'une partie directement impliquée dans le conflit. *Un chiffre présidentiel n'est pas une mesure de laboratoire ; c'est une déclaration politique qui peut être vraie, mais qui doit d'abord être traitée comme telle.*

### Pourquoi ce chiffre reste plausible malgré l'absence de vérification indépendante

Ce chiffre de **40 %**, bien qu'il n'ait pas fait l'objet d'une **vérification indépendante publique** à ce jour, reste cohérent avec l'ampleur documentée des dégâts revendiqués par le SBU sur les **quais de chargement** d'Ust-Luga, une infrastructure dont l'endommagement partiel affecterait logiquement la capacité opérationnelle globale du terminal. *Un chiffre venant d'un chef d'État en guerre n'est pas automatiquement faux ; il n'est simplement pas, à lui seul, une preuve indépendante suffisante.*

Ce factcheck retient donc ce chiffre comme **plausible mais non confirmé de manière indépendante**, une nuance essentielle que peu de reprises médiatiques occidentales de cette déclaration ont explicitement signalée à leurs lecteurs.

## La revendication du SBU sur les quais de chargement, une source à examiner séparément

### Ce que le SBU affirme précisément

Le **Service de sécurité ukrainien** a revendiqué des **dégâts aux quais de chargement** d'Ust-Luga, selon CNN, une **revendication distincte** de la déclaration présidentielle sur les 40 % de capacité, et qui provient d'un **service de renseignement militaire** directement impliqué dans la conduite des **opérations offensives ukrainiennes**.

Cette distinction entre la **source présidentielle** et la **source du SBU**, toutes deux rapportées par CNN mais provenant d'**acteurs institutionnels différents** au sein du même État, mérite d'être maintenue clairement dans toute évaluation rigoureuse de ce dossier.

### Les limites inhérentes à une revendication émanant d'un service de renseignement militaire

Une revendication émanant directement d'un **service de renseignement militaire** impliqué dans la planification ou l'exécution des frappes comporte, par nature, un **risque d'intérêt** à surestimer l'ampleur des dégâts causés, un **biais méthodologique classique** qui s'applique à toutes les parties dans tout **conflit armé**, sans exception. *Celui qui a lancé la frappe a toujours une raison de la décrire comme un succès ; ce n'est pas un mensonge en soi, mais une raison suffisante pour chercher une confirmation ailleurs.*

Ce factcheck ne rejette pas la revendication du SBU, mais il la situe explicitement dans cette catégorie de **déclaration partisane plausible mais non confirmée par une source neutre**, une catégorisation qui manque dans une grande partie de la **couverture médiatique occidentale** de cet épisode.

## L'absence de confirmation russe officielle détaillée

### Le silence relatif des autorités russes sur l'ampleur exacte des dégâts

Aucune source consultée pour ce factcheck ne rapporte de **confirmation russe officielle détaillée** de l'ampleur exacte des dégâts causés à Ust-Luga et à Primorsk, un silence relatif qui constitue en lui-même un **élément d'incertitude significatif** dans l'évaluation complète de cet épisode.

Ce silence, documenté par l'absence de sources russes détaillées dans la couverture disponible de CNN, ne doit pas être interprété automatiquement comme une **confirmation implicite** des chiffres ukrainiens, ni comme une preuve que les dégâts seraient en réalité minimes.

### Pourquoi ce silence complique l'évaluation indépendante du dossier

Ce **silence russe relatif** sur l'ampleur précise des dégâts complique structurellement toute évaluation véritablement indépendante de ce dossier, puisque les **deux parties directement impliquées** ont chacune des **raisons stratégiques** de communiquer, ou de ne pas communiquer, des chiffres précis sur l'impact réel de ces frappes. *Quand ni l'attaquant ni l'attaqué n'a intérêt à dire la vérité complète, c'est le silence, autant que les déclarations, qui devient une source d'information à interpréter.*

Ce factcheck retient cette asymétrie informationnelle comme une **limite structurelle** de toute couverture journalistique de ce type de frappe, une **limite structurelle** qui dépasse largement le seul cas d'Ust-Luga et de Primorsk.

## Le contexte plus large des frappes ukrainiennes sur les infrastructures pétrolières russes

### Une stratégie déclarée de frappes sur les capacités énergétiques russes

Les frappes sur **Ust-Luga** et **Primorsk** s'inscrivent dans une **stratégie plus large** de frappes ukrainiennes sur les **capacités énergétiques russes**, documentée par plusieurs autres **frappes rapportées séparément**, notamment sur la plus grande **raffinerie de Russie** selon Reuters le 6 juillet 2026.

Cette stratégie plus large, si elle confirme une intention ukrainienne cohérente de cibler les **revenus pétroliers russes** qui financent l'effort de guerre du Kremlin, ne garantit pas pour autant que chaque **frappe individuelle** atteigne l'ampleur d'impact rapportée par les **autorités ukrainiennes**.

### Ce que cette stratégie révèle sur les priorités militaires ukrainiennes actuelles

Cette **stratégie de frappes énergétiques**, documentée par Al Jazeera le 9 juillet 2026 concernant des dépôts pétroliers et des pétroliers russes visés séparément, illustre une **priorité militaire ukrainienne** assumée : affaiblir la capacité financière russe plutôt que de viser exclusivement des cibles strictement militaires. *Frapper le pétrole, c'est frapper le portefeuille qui finance la guerre ; c'est une logique froide, mais une logique cohérente avec l'objectif déclaré de réduire la capacité de financement du conflit par Moscou.*

Ce contexte plus large, établi par plusieurs sources convergentes, renforce la plausibilité générale de la campagne ukrainienne sur Ust-Luga et Primorsk sans pour autant confirmer chaque détail chiffré individuellement rapporté.

## La question de l'impact réel sur les exportations pétrolières russes

### Ce que l'on ne sait pas sur les conséquences économiques concrètes

Aucune source consultée pour ce factcheck ne fournit de **données précises** sur l'impact réel de ces frappes sur le **volume global des exportations pétrolières russes** dans les semaines ayant suivi les attaques sur Ust-Luga et Primorsk, une **lacune informationnelle importante** pour évaluer la **portée stratégique effective** de cette campagne.

Cette absence de données économiques précises et vérifiées de manière indépendante constitue l'une des **limites les plus significatives** de ce dossier, limitant la capacité de ce factcheck à conclure sur l'**efficacité stratégique réelle** de ces frappes au-delà de leur seul impact symbolique documenté.

### Pourquoi cette incertitude ne doit pas être résolue par des suppositions

Face à cette **incertitude documentée** sur l'impact économique réel, ce factcheck choisit explicitement de ne pas combler ce vide informationnel par des suppositions non vérifiées, une **discipline méthodologique** qui distingue un factcheck rigoureux d'une **spéculation présentée comme une conclusion établie**. *Ne pas savoir est parfois la réponse la plus honnête qu'un factcheck puisse offrir ; inventer une certitude pour combler ce vide serait trahir la méthode elle-même.*

Ce facteur d'incertitude reste ouvert dans ce texte, avec l'espoir que des données économiques plus complètes deviendront disponibles dans les semaines suivant la publication de cette analyse.

## La comparaison avec d'autres épisodes de frappes similaires documentées

### Un schéma répétitif de frappes sur les infrastructures pétrolières russes

Les frappes sur Ust-Luga et Primorsk s'inscrivent dans un **schéma répétitif** documenté par plusieurs frappes ukrainiennes similaires sur des raffineries et dépôts pétroliers russes au cours des mois précédents, un schéma qui suggère une **capacité opérationnelle soutenue** plutôt qu'un **épisode ponctuel isolé**.

Cette répétition, documentée par les frappes distinctes sur Yaroslavl et Saratov rapportées séparément par CNN, confirme que la **campagne ukrainienne** sur les infrastructures énergétiques russes dépasse largement le seul cas d'Ust-Luga et de Primorsk analysé dans ce texte.

### Ce que cette répétition implique pour l'évaluation de la fiabilité des chiffres ukrainiens

Cette répétition documentée de frappes similaires, chacune accompagnée de **déclarations chiffrées** provenant des autorités ukrainiennes, permet une évaluation comparative de la **cohérence interne** des chiffres rapportés au fil du temps, un **exercice méthodologique** qui dépasse le cadre de ce seul factcheck mais qui mérite d'être mené systématiquement. *Un chiffre isolé est difficile à vérifier ; une série de chiffres cohérents dans le temps commence, elle, à ressembler à un schéma qu'on peut évaluer avec davantage de confiance.*

Ce facteur comparatif renforce modestement la plausibilité générale des chiffres rapportés sur Ust-Luga, sans pour autant constituer une **preuve définitive** de leur exactitude précise.

## Les biais structurels des sources disponibles pour ce dossier

### Un dossier documenté presque exclusivement par des sources occidentales

Ce dossier repose presque exclusivement sur des sources journalistiques **occidentales**, notamment CNN, Reuters et Al Jazeera, sans accès direct documenté à des **sources russes indépendantes** susceptibles de contredire ou de **nuancer les chiffres ukrainiens** rapportés par ces médias.

Cette asymétrie des sources disponibles, une réalité structurelle de la couverture occidentale de ce conflit documentée par de nombreux observateurs des médias, doit être signalée explicitement à tout lecteur cherchant une **évaluation véritablement équilibrée** de ce dossier.

### Ce que cette asymétrie ne change pas dans l'évaluation factuelle

Cette asymétrie des sources, aussi réelle soit-elle, ne signifie pas pour autant que les faits rapportés par ces **sources occidentales établies** soient nécessairement inexacts, mais elle impose de traiter chaque **chiffre précis** avec la **prudence méthodologique** appropriée plutôt que de le présenter comme une certitude absolue. *Manquer de sources russes indépendantes n'invalide pas les sources occidentales disponibles ; cela impose seulement d'être honnête sur les limites de ce que l'on peut vérifier complètement.*

Ce factcheck maintient cette distinction rigoureuse entre **fait rapporté par une source établie** et **fait confirmé de manière multilatérale et indépendante**, une **distinction essentielle** à toute analyse sérieuse de ce dossier.

## Ce que ce dossier révèle sur la difficulté générale du factchecking en temps de guerre

### Une difficulté structurelle propre à tous les conflits armés contemporains

Le cas d'Ust-Luga et de Primorsk illustre une **difficulté structurelle** propre à tout exercice de vérification factuelle en temps de guerre : l'**accès limité au terrain**, la **dépendance à des déclarations** provenant de parties directement impliquées, et l'absence quasi systématique d'**évaluation technique neutre** disponible publiquement dans un délai raisonnable.

Cette difficulté, documentée par de nombreux précédents comparables dans ce conflit et dans d'autres conflits contemporains, ne doit pas décourager l'exercice du **factchecking**, mais elle impose une **humilité méthodologique** constante face aux limites réelles de ce que l'on peut établir avec certitude.

### Pourquoi cette humilité méthodologique reste la seule posture honnête possible

Face à cette difficulté structurelle documentée, la seule posture véritablement honnête pour ce factcheck consiste à distinguer explicitement, tout au long de ce texte, ce qui relève du **fait solidement établi**, de la **déclaration plausible mais non confirmée**, et de l'**incertitude persistante** qui demeure malgré l'ensemble des sources disponibles. *Le factchecking en temps de guerre ne peut pas offrir de certitudes absolues ; il peut seulement offrir une carte honnête de ce qui est su, de ce qui est probable, et de ce qui reste inconnu.*

Cette humilité méthodologique, appliquée tout au long de ce texte, constitue la contribution la plus utile que ce factcheck puisse apporter à la compréhension publique de cet épisode.

## Ce que révèle la citation de Zelensky au-delà de son contenu factuel

### Une déclaration qui remplit une fonction de communication de guerre autant qu'informationnelle

La déclaration de **Zelensky** selon laquelle l'Ukraine a **« réagi par une frappe puissante »** remplit, au-delà de sa fonction informationnelle, une **fonction de communication de guerre** destinée à démontrer la **capacité ukrainienne de représailles** face aux frappes russes sur les **infrastructures énergétiques ukrainiennes** elles-mêmes.

Cette **fonction communicationnelle**, documentée par le ton même de la déclaration rapportée par CNN, n'invalide pas le contenu factuel de la déclaration, mais elle rappelle que toute **déclaration présidentielle** en temps de guerre poursuit simultanément plusieurs **objectifs stratégiques**, informationnel et stratégique.

### Ce que cette double fonction implique pour la lecture de cette citation

Cette double fonction, à la fois **informationnelle et stratégique**, invite ce factcheck à lire la citation de Zelensky comme une **déclaration authentique mais orientée**, plutôt que comme une **description strictement neutre** et désintéressée des événements survenus à Ust-Luga et à Primorsk. *Un président en guerre ne parle jamais uniquement pour informer ; il parle aussi pour rassurer son camp et avertir son adversaire, et les deux fonctions coexistent dans la même phrase.*

Ce factcheck retient cette lecture nuancée sans pour autant rejeter la **valeur informationnelle réelle** que conserve cette déclaration présidentielle documentée par une source journalistique établie.

## Le verdict global de ce factcheck sur le dossier Ust-Luga et Primorsk

### Ce qui peut être considéré comme solidement établi

Ce factcheck considère comme **solidement établi** le fait que des frappes ukrainiennes ont visé Ust-Luga à deux reprises et Primorsk une fois durant la même semaine de mars 2026, un fait rapporté de manière cohérente par CNN et cohérent avec la **stratégie plus large** de frappes énergétiques documentée par Reuters et Al Jazeera.

Ce facteur solidement établi constitue le **socle factuel minimal** sur lequel ce dossier peut être analysé, indépendamment des incertitudes qui demeurent sur les chiffres précis d'impact.

### Ce qui reste dans la catégorie du plausible mais non confirmé

Le chiffre de **40 % de capacité opérationnelle restante** et la revendication du SBU sur les **quais de chargement** restent, selon ce factcheck, dans la catégorie du **plausible mais non confirmé de manière indépendante**, une catégorisation qui n'équivaut ni à une **validation** ni à un **rejet** de ces déclarations. *Entre croire aveuglément un chiffre et le rejeter sans raison, il existe une troisième voie, plus honnête : le tenir pour probable tout en admettant franchement qu'on ne peut pas encore le prouver.*

Ce verdict nuancé, plutôt qu'un verdict tranché dans un sens ou dans l'autre, reflète fidèlement l'**état réel des connaissances** disponibles sur ce dossier au moment de la publication de ce factcheck.

## Ce que les précédents de vérification similaires apprennent à ce dossier

### Des ajustements fréquents des chiffres initiaux dans des dossiers comparables

Plusieurs dossiers comparables de **frappes revendiquées** dans ce conflit ont, par le passé, fait l'objet d'**ajustements ultérieurs** des chiffres initiaux, à la hausse comme à la baisse, une fois que des informations complémentaires sont devenues disponibles dans les semaines suivant l'événement initial.

Cette tendance historique à l'**ajustement des chiffres initiaux**, documentée pour plusieurs épisodes antérieurs de ce conflit, invite à traiter le chiffre de 40 % rapporté pour Ust-Luga comme une **estimation provisoire** plutôt que comme un chiffre définitif et immuable.

### Pourquoi cette prudence temporelle s'impose aussi pour ce dossier

Cette **prudence temporelle**, justifiée par les précédents documentés de révisions chiffrées dans ce conflit, s'applique également au dossier d'Ust-Luga et de Primorsk : ce factcheck recommande explicitement une réévaluation future de ce dossier à mesure que des informations complémentaires deviendront disponibles. *Le premier chiffre annoncé après une frappe est rarement le dernier ; la prudence consiste à le traiter comme un point de départ, pas comme une conclusion figée.*

Cette recommandation méthodologique, appliquée de manière cohérente à travers ce texte, distingue ce factcheck d'une couverture qui traiterait le chiffre initial comme une vérité définitive et immuable.

## Ce que ce dossier implique pour la confiance du public dans l'information de guerre

### Un enjeu de confiance qui dépasse le seul cas d'Ust-Luga

La manière dont ce type de dossier est traité par les **médias occidentaux** influence directement la **confiance du public** dans l'information de guerre en général, un enjeu qui dépasse largement le seul cas d'Ust-Luga et de Primorsk analysé dans ce texte.

Cette confiance du public, documentée comme fragile par de nombreuses études sur la perception de l'information de guerre, se construit ou s'érode en fonction de la rigueur avec laquelle les médias distinguent, ou non, le fait établi de la déclaration partisane non confirmée.

### Ce que ce factcheck espère contribuer à cette confiance

Ce factcheck espère contribuer, même modestement, à cette **confiance du public** en appliquant de manière cohérente la distinction entre **fait établi**, **déclaration plausible** et **incertitude persistante**, une distinction que ce texte a maintenue systématiquement tout au long de son analyse du dossier Ust-Luga et Primorsk. *La confiance ne se gagne pas en prétendant tout savoir ; elle se gagne en distinguant honnêtement ce que l'on sait de ce que l'on ignore encore.*

Cette contribution modeste, mais méthodologiquement rigoureuse, constitue l'objectif principal que ce factcheck s'est fixé dès sa conception, avant même la collecte des sources disponibles sur ce dossier.

## Conclusion

Le dossier **Ust-Luga** et **Primorsk** illustre les limites structurelles du factchecking en temps de guerre : des **faits de frappe** solidement établis coexistent avec des **chiffres d'impact** provenant exclusivement de parties directement impliquées dans le conflit, sans confirmation technique indépendante disponible à ce jour.

Ce factcheck ne conclut ni à la **véracité totale** ni au **gonflement délibéré** des chiffres ukrainiens rapportés par CNN, mais il établit, avec la rigueur méthodologique que ce type d'exercice exige, la distinction essentielle entre ce qui est su, ce qui est probable, et ce qui demeure incertain. *La question la plus honnête que ce dossier pose n'est pas de savoir si l'Ukraine dit vrai ou faux, mais de savoir ce que signifie vraiment vérifier une frappe qu'aucun observateur neutre n'a pu inspecter sur le terrain.*

Ce sont précisément ces **questions structurelles**, rarement posées avec cette **rigueur méthodologique** dans la couverture médiatique occidentale de cet épisode, que ce factcheck a choisi de placer au centre de son analyse plutôt que de les reléguer à une note de bas de page.

**Signé Maxime Marquette, chroniqueur**

## Encadré de transparence du chroniqueur

### Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais **chroniqueur et analyste**. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. **Je prétends à la lucidité analytique**, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

### Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre **faits vérifiés et analyses interprétatives**. La règle de méthode est constante : une information factuelle n'est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous **Sources**, jamais ici.

**Familles de sources primaires** retenues par la publication, quand le dossier en comporte : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d'organisations intergouvernementales, dépêches d'agences de presse internationales reconnues.

**Familles de sources secondaires** : publications spécialisées, médias d'information reconnus internationalement, analyses d'institutions de recherche établies, rapports d'organisations sectorielles.

Quand un article cite des données statistiques, économiques ou géopolitiques, elles proviennent d'institutions productrices de données (organisations intergouvernementales, banques centrales, instituts statistiques nationaux), et l'institution exacte est nommée sous **Sources**.

### Nature de l'analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une **synthèse critique et contextuelle** basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d'experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

## Sources

### Sources primaires

- [Reuters — Frappe de drones ukrainiens sur la plus grande raffinerie de Russie — 6 juillet 2026](https://www.reuters.com/business/energy/ukrainian-drones-hit-russias-largest-refinery-one-deepest-strikes-yet-2026-07-06/)

- [Reuters — Contexte de la campagne ukrainienne de frappes énergétiques — 6 juillet 2026](https://www.reuters.com/business/energy/ukrainian-drones-hit-russias-largest-refinery-one-deepest-strikes-yet-2026-07-06/)

### Sources secondaires

- [CNN — Frappes sur Ust-Luga et déclaration de Zelensky sur 40 % de capacité — 28 mars 2026](https://www.cnn.com/2026/03/28/europe/ukraine-attacks-russia-oil-intl)

- [CNN — Attaque du port de Primorsk et revendication du SBU — 28 mars 2026](https://www.cnn.com/2026/03/28/europe/ukraine-attacks-russia-oil-intl)

- [Al Jazeera — Frappes ukrainiennes sur des dépôts pétroliers et pétroliers russes — 9 juillet 2026](https://www.aljazeera.com/news/2026/7/9/ukraine-targets-russian-oil-depots-and-tankers-in-drone-attacks)

- [Al Jazeera — Stratégie ukrainienne plus large contre les revenus pétroliers russes — 9 juillet 2026](https://www.aljazeera.com/news/2026/7/9/ukraine-targets-russian-oil-depots-and-tankers-in-drone-attacks)

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Source : Maxime Marquette, MadMax. Pour citer ce texte, nommer l’auteur et lier https://mad-max.co/fr/article/factcheck-ust-luga-et-primorsk-les-questions-que-peu-de-medias-posent
