# ESSAI : Trump et l'Ukraine — comment la pression sur Moscou a changé de camp

> En novembre 2024, les nationalistes russes ont célébré l'élection de Donald Trump comme une victoire stratégique. Ils croyaient que Moscou allait écraser

- Auteur: Maxime Marquette
- Publication: MadMax (https://mad-max.co)
- Rubrique: Essai
- Publié: 2026-07-01
- Adresse à citer: https://mad-max.co/fr/article/essai-trump-et-l-ukraine-comment-la-pression-sur-moscou-a-change-de-camp

## Introduction : Le retournement que personne n'avait vu venir

### Trump, bourreau et sauveur malgré lui

En **novembre 2024**, les nationalistes russes ont **célébré l'élection de Donald Trump** comme une victoire stratégique. Ils croyaient que **Moscou** allait **écraser une Ukraine privée d'armes américaines**, rouler sur **Kyiv** sans résistance et dicter la paix à ses conditions. Ils se sont trompés. Profondément. Ce qui s'est passé depuis ressemble moins à une défaite ukrainienne qu'à un **retournement historique** que même les plus grands optimistes de Kyiv n'osaient espérer.

Depuis le sommet du G7 tenu en France fin juin 2026, la réalité diplomatique a **radicalement changé**. Trump, qui avait dit à Zelensky en face qu'il n'avait **« pas les cartes en main »**, décrit désormais le président ukrainien comme **« très courageux »** et dit qu'il « s'en sort plutôt bien » contre la Russie. Ce glissement de langage, chez un homme aussi constant dans sa rhétorique, n'est pas anodin. C'est un signal. Une **reconfiguration de la politique américaine** vers une position plus ferme contre Moscou.

### La laisse rompue, la guerre qui change

Il y a une ironie cruelle dans cette histoire. En **coupant l'aide militaire américaine à l'Ukraine**, Trump a aussi supprimé le principal levier de contrôle que Washington exerçait sur Kyiv. Sous Biden, l'argent venait avec des conditions : ne pas frapper en profondeur sur le territoire russe, ne pas « escalader ». Une fois la laisse rompue, **l'Ukraine a frappé**. Raffineries de pétrole. Usines d'armement. Lignes logistiques. Jusqu'à une grande raffinerie à la périphérie de **Moscou, le 18 juin 2026**.

*Je dois admettre que je n'avais pas anticipé ce retournement. Personne ne l'avait vraiment. Quand Trump a coupé l'aide, j'ai cru, comme beaucoup, que c'était la fin pour Kyiv. Ce que j'avais sous-estimé, c'est la capacité ukrainienne de se réinventer sans tutelle américaine — et la brutalité fonctionnelle d'une guerre où la liberté d'action peut peser plus lourd que les dollars.*

## Le G7 de France : Trump bascule officiellement du côté de l'Ukraine

### Une déclaration conjointe qui change tout

Au sommet du G7 tenu en France, **Donald Trump a pour la première fois approuvé une déclaration commune** dans laquelle les États-Unis se décrivent non plus comme un médiateur neutre, mais comme un **allié de l'Ukraine**. Ce détail, technique en apparence, est en réalité une **rupture géopolitique majeure**. Pendant des mois, Moscou avait joué sur cette ambiguïté américaine, se disant que Trump négociait « de manière équilibrée ». Ce n'est plus le cas.

Trump a aussi parlé de Zelensky en termes **explicitement élogieux**, saluant ses efforts pour « contenir Poutine ». Selon des sources rapportées par RBC Ukraine, le président américain serait **« généralement ravi »** des frappes ukrainiennes à longue portée sur le territoire russe. Ce n'est pas une abstention bienveillante. C'est un soutien actif, même s'il n'est jamais dit à voix haute.

### Poutine perd son interlocuteur complaisant

Le Kremlin ne sait plus quoi faire de cette nouvelle réalité. Sergey Lavrov a **réfuté publiquement** les déclarations du secrétaire d'État Marco Rubio selon lesquelles le sommet d'Anchorage n'avait produit aucun accord. Dmitri Peskov a lui aussi exprimé sa confusion, rappelant que Moscou n'a « jamais considéré les États-Unis comme un pays neutre ». La **rhétorique défensive du Kremlin** est révélatrice : Moscou ne contrôle plus le récit. **Trump a renversé l'équation diplomatique**.

*Ce qui me frappe dans la réaction russe, c'est la panique à peine dissimulée. Lavrov qui contredit Rubio. Peskov qui se plaint de Macron. Ces hommes d'État endurcis semblent soudainement désarçonnés. Et quand Moscou est désarçonné, c'est généralement qu'une réalité qu'il ne voulait pas voir vient de s'imposer à lui.*

## L'Ukraine frappe : des raffineries à Moscou, Crimée à court de carburant

### Des frappes d'une portée inédite

Depuis que Washington a cessé d'imposer des restrictions opérationnelles à Kyiv, l'Ukraine a **intensifié ses frappes en profondeur** sur le territoire russe. Le **26 juin 2026**, l'Ukraine a mené la plus grande attaque de drones de l'année, touchant des cibles de Moscou jusqu'à la Crimée. Le **18 juin**, une grande raffinerie à la périphérie de Moscou a été frappée. En Crimée, le carburant est désormais **si rare que le gouvernement a déclaré l'état d'urgence**. Les pompes ne servent plus les automobilistes ordinaires.

Ces frappes ont produit un effet **économique dévastateur** pour la Russie. Les dégâts sur les raffineries ont parfois mis hors service **près d'un quart de la capacité de raffinage russe**. Fin mai, le raffinage russe était tombé à son **niveau le plus bas depuis deux décennies**. Des dizaines de régions ont instauré un rationnement du carburant. Une puissance pétrolière qui ne peut plus approvisionner sa propre population en essence : c'est une image que Poutine ne peut pas effacer.

### La logistique russe sous pression permanente

Les drones ukrainiens de moyenne portée ont rendu **la zone derrière les lignes russes extrêmement dangereuse**, perturbant sévèrement la logistique militaire. L'Ukraine frappe aussi les **lignes d'approvisionnement vers la Crimée** occupée, coupant progressivement cette péninsule du reste de l'appareil de guerre russe. La ville de Cheboksary, à environ **1 000 kilomètres de la frontière ukrainienne**, a été touchée par des missiles Flamingo. Lors du forum économique de Saint-Pétersbourg en juin, une frappe ukrainienne a visé le terminal pétrolier de la ville et **de la fumée noire a couvert le ciel**. Un navire de guerre a brûlé dans le port.

*Ces images — la fumée noire sur Saint-Pétersbourg, les files d'attente aux stations-service en Crimée — sont plus puissantes que n'importe quel discours. Ce sont des failles dans le récit de la « puissance russe invincible ». Et chaque frappe ukrainienne qui touche son objectif dit à la population russe quelque chose que Poutine essaie désespérément de cacher : cette guerre se retourne contre lui.*

## L'analyse de l'American Prospect : Trump a peut-être retourné la guerre

### Un paradoxe qui dérange

Le 29 juin 2026, l'**American Prospect** publie une analyse signée Ryan Cooper intitulée **« Has Ukraine Turned the Tide? »**. La thèse est provocatrice : en coupant l'aide américaine à l'Ukraine, Trump aurait involontairement **offert à Kyiv sa plus grande liberté d'action depuis le début de la guerre**. Sous Biden, l'argent venait avec des contraintes. Sous Trump, plus d'argent — mais plus de contraintes non plus. L'Ukraine a choisi de frapper.

L'analyse note que **l'Europe a comblé la majeure partie du déficit de financement** causé par le retrait américain, et que l'industrie militaire domestique ukrainienne a **suffisamment mûri pour combler une grande partie du manque de munitions**. Le résultat : l'Ukraine dispose maintenant, selon Cooper, d'un **avantage décisif sur le terrain**. Il prend soin de préciser qu'il est « bien trop tôt pour proclamer la victoire inévitable » — mais l'**inversion du rapport de force est désormais observable**.

### Poutine face à une impasse stratégique

Pour Poutine, les options se réduisent. Il pourrait tenter une **mobilisation totale** — mais cela provoquerait des perturbations graves dans la société et l'économie russes, aggravant la **pénurie de main-d'œuvre**, risquant de faire s'emballer l'inflation et de provoquer une agitation sociale sérieuse. La guerre d'usure qu'il espérait gagner par le nombre se retourne contre lui. L'Ukraine **tient, frappe et avance**. La Russie saigne lentement.

*L'analyse de Cooper est honnête dans ses limites — et c'est ce qui la rend crédible. Il ne dit pas que l'Ukraine a gagné. Il dit que quelque chose a changé. Et dans une guerre qui dure depuis plus de quatre ans, ce « quelque chose » est peut-être le plus grand changement de tous : l'Ukraine ne subit plus. Elle choisit.*

## Trump estime que Poutine « ne fera rien sans pression »

### Un diagnostic lucide d'un dirigeant imprévisible

Selon plusieurs sources diplomatiques rapportées dans la période du 25 au 30 juin 2026, **Trump aurait déclaré que Poutine ne fera rien sans pression**. Cette formulation — aussi froide que pragmatique — est en réalité une rupture nette avec la posture conciliatrice des premiers mois du second mandat de Trump, lorsqu'il multipliait les gestes symboliques vers Moscou. Le président américain semble avoir tiré une **conclusion opérationnelle** : seule la pression fonctionne.

C'est précisément ce changement de diagnostic qui explique le signal envoyé à Kyiv : un **aval informel de la Maison-Blanche pour resserrer les sanctions** contre la Russie. Après des mois d'ambiguïté, Washington commence à envoyer un message clair. La neutralité affichée était une posture. La position réelle des États-Unis — même sous Trump — reste **structurellement incompatible** avec une victoire de Poutine.

### Zelensky : du « vous n'avez pas les cartes » au « très courageux »

Le contraste est saisissant. En début d'année 2025, Trump avait humilié Zelensky dans le Bureau ovale, lui disant publiquement qu'il n'avait **« pas les cartes en main »**. Au G7 de France, Trump le décrit comme **« doing pretty well »**, ajoutant que le président ukrainien **« tient ses positions »**. Ce n'est plus le même langage. C'est même, dans la bouche de Trump, quelque chose qui ressemble à du **respect — même involontaire**.

*Ce glissement de langage chez Trump mérite qu'on s'y arrête. Un homme qui humilie rarement ses propres partenaires en public, et qui avait écrasé Zelensky avec des mots, reconnaît maintenant que le président ukrainien « s'en sort plutôt bien ». Pour Zelensky, c'est peut-être la victoire la plus symbolique de toutes : avoir survécu à Trump lui-même.*

## La réaction russe : confusion, colère et rhétorique défensive

### Moscou exige des explications

Face à ce retournement, la réaction russe oscille entre **confusion et colère mal contenue**. Sergey Lavrov a qualifié d'« impoli » le fait que Marco Rubio annonce publiquement l'absence d'accord à Anchorage. Dmitri Peskov a lui aussi formulé des **plaintes publiques**, rappelant que la Russie n'a jamais cru en la neutralité américaine. Ces sorties sont révélatrices : Moscou se retrouve **à exiger des explications** de la Maison-Blanche — une posture d'infériorité diplomatique que Poutine a toujours refusé d'afficher.

En juin, **la Russie a demandé des clarifications formelles aux États-Unis** après le virage apparent de Trump. Cette demande, relayée par RBC Ukraine le 26 juin 2026, illustre à quel point le Kremlin est **déstabilisé** par la nouvelle donne. Un pays qui mène une guerre avec la certitude d'avoir l'Amérique en position d'attente passive ne demande pas d'explications. Il les exige parce qu'il sent le sol se dérober sous ses pieds.

### Le Telegraph : « Malgré ses efforts, Trump a peut-être gagné la guerre pour Kyiv »

Le 29 juin 2026, le **Telegraph** publie une analyse de Sir William Browder — financier britannique et opposant déterminé à Poutine — intitulée **« Despite his best efforts, Trump may just have won the war for Kyiv »**. Browder note que les frappes ukrainiennes ont **altéré le cours de la guerre** plus que tout ce qui s'était passé auparavant. Il appelle à aller plus loin : plus d'armes, plus de défense aérienne, la confiscation des **300 milliards de dollars de réserves gelées** de la banque centrale russe et des sanctions secondaires contre les acheteurs de pétrole russe en Inde, Chine et Turquie.

*Browder pousse dans la bonne direction. Ce qu'il dit entre les lignes, c'est que cette fenêtre d'opportunité est réelle mais fragile. L'Ukraine a l'avantage tactique maintenant. Mais si l'Occident ne l'accompagne pas avec les bons outils — sanctions secondaires, réserves confisquées, armement continu — la dynamique peut s'inverser. Les guerres ne se gagnent pas par inertie.*

## L'Europe comble le vide américain : le tournant de la maturité

### Un financement alternatif qui a tenu

Quand Trump a coupé l'aide, nombreux étaient ceux qui pensaient que l'Europe ne pourrait pas compenser. Ils avaient tort. Selon l'analyse de l'American Prospect, **l'Europe a comblé la majeure partie du déficit de financement** laissé par le retrait américain. Ce n'était pas acquis. Cela a exigé des décisions politiques difficiles, des engagements financiers massifs et une **solidarité européenne sans précédent** depuis la fin de la Guerre froide.

Parallèlement, **l'industrie militaire ukrainienne elle-même a profondément mûri**. Les drones Flamingo, les missiles à longue portée développés domestiquement, les capacités de guerre électronique renforcées : l'Ukraine de 2026 n'est plus l'Ukraine de 2022 qui attendait les livraisons occidentales. C'est un **acteur militaire-industriel autonome**, capable de frapper à 1 000 kilomètres sans dépendre d'un arsenal étranger.

### Le signal géopolitique pour la Chine, l'Iran, la Corée du Nord

Ce tournant a une portée qui dépasse l'Ukraine. La **Chine observe** ce qui se passe et tire ses propres conclusions sur la résistance à une puissance occupante. L'**Iran**, déjà fragilisé par les pressions américaines, voit que la détermination occidentale n'est pas morte. La **Corée du Nord**, qui a fourni des munitions à la Russie, commence à comprendre que Moscou n'est peut-être pas le partenaire fiable qu'elle pensait. La **résistance ukrainienne est un message planétaire** : les démocraties peuvent survivre et contre-attaquer.

*Ce que l'Ukraine a accompli depuis que Trump a supprimé la laisse, c'est une leçon de souveraineté. Pas la souveraineté rhétorique qu'on invoque dans les discours. La souveraineté réelle — celle qui s'exerce par les armes, par l'industrie, par la capacité à frapper l'ennemi chez lui. C'est aussi un message à l'Occident : il est possible de résister. Il est possible de gagner. À condition d'accepter de se battre vraiment.*

## Vers des sanctions secondaires : l'Occident doit aller plus loin

### Confisquer les réserves, sanctionner les acheteurs

Sir William Browder et d'autres analystes réclament des mesures concrètes supplémentaires. La première : la **confiscation des 300 milliards de dollars de réserves gelées** de la banque centrale russe, immobilisées dans les institutions occidentales depuis 2022. Ces fonds appartiennent à un État agresseur. Les laisser dormir, c'est lui offrir une assurance-vie économique qu'il ne mérite pas. Les confisquer, c'est **financer directement la reconstruction de l'Ukraine** avec l'argent même de son **destructeur**.

La deuxième mesure : des **sanctions secondaires** contre les raffineries en **Inde**, en **Chine** et en **Turquie** qui achètent du pétrole russe à prix réduit. Ces pays profitent de la guerre sans en payer le coût moral. Des sanctions secondaires les forceraient à **choisir entre le marché occidental et le pétrole russe** — un choix qu'ils préfèrent éviter mais qu'ils devront faire. La pression économique sur Moscou ne sera complète que lorsque cette **bouée de sauvetage énergétique** sera coupée.

### L'UE doit accélérer — pas attendre

L'Union européenne a déjà imposé des sanctions à des entreprises chinoises soutenant l'effort de guerre russe. La cheffe de la diplomatie européenne **Kaja Kallas** a déclaré le 15 juin que Bruxelles avait confirmé par ses propres canaux la formation militaire sino-russe et évaluait ses implications. C'est une bonne nouvelle. Mais **évaluer n'est pas agir**. Le moment est là. La dynamique de terrain est favorable. Si l'Europe agit maintenant avec des **outils économiques durables**, elle peut verrouiller cet avantage.

*L'Occident a une habitude fâcheuse : attendre que les victoires ukrainiennes soient trop évidentes pour être niées avant d'agir. Ce retard coûte des vies. Si l'Ukraine a maintenant l'avantage tactique, le devoir de l'Europe et de l'Amérique est de l'amplifier immédiatement — pas de l'admirer de loin en attendant de voir si ça tient.*

## Conclusion : Un mal nécessaire qui devient, peut-être, un actif stratégique

### Trump malgré lui — ou Trump calculateur?

La question reste ouverte : Trump agit-il par **instinct transactionnel**, découvrant que soutenir l'Ukraine lui donne un levier sur Poutine qu'il n'avait pas en jouant la neutralité? Ou a-t-il simplement suivi la réalité du terrain, incapable d'ignorer plus longtemps que **l'Ukraine était en train de gagner des batailles décisives**? Dans un cas comme dans l'autre, le résultat est le même : la position américaine s'est durcie, la pression sur Moscou s'est renforcée, et Zelensky — qu'on avait voulu humilier — est désormais **traité comme un dirigeant qui tient ses positions**.

Ce n'est pas la fin de la guerre. L'American Prospect le dit clairement : il est bien trop tôt pour proclamer la victoire inévitable. Mais quelque chose a changé. La Russie est en difficulté économique, militaire et diplomatique. L'Ukraine frappe. Et Trump — le supposé allié de Poutine — **se retrouve, malgré lui, du côté de l'histoire**.

*Je ne sais pas si Trump finira par assumer pleinement ce rôle. Je ne sais pas si Poutine choisira de négocier avant que la pression le brise complètement. Ce que je sais, c'est que le vent a tourné — et que dans une guerre de cette nature, le vent compte autant que les armes.*

### L'Ukraine a survécu au pire — et avance

Plus de **1 580 jours de guerre**. Des villes bombardées. Des centaines de milliers de morts. Une aide américaine coupée. Une humiliation au Bureau ovale. Et pourtant : **Zelensky est toujours là**. L'armée ukrainienne est toujours là. Les drones ukrainiens frappent Moscou. Le carburant manque en Crimée. L'industrie de guerre russe brûle. Cette résistance n'est pas un accident. C'est le résultat d'un **peuple qui a décidé, collectivement, qu'il n'avait pas d'autre choix que de vaincre**.

**Signé Maxime Marquette, chroniqueur**

## Encadré de transparence du chroniqueur

### Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais **chroniqueur et analyste**. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. **Je prétends à la lucidité analytique**, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

### Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre **faits vérifiés et analyses interprétatives**. La règle de méthode est constante : une information factuelle n'est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous **Sources**, jamais ici.

**Familles de sources primaires** retenues par la publication, quand le dossier en comporte : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d'organisations intergouvernementales, dépêches d'agences de presse internationales reconnues.

**Familles de sources secondaires** : publications spécialisées, médias d'information reconnus internationalement, analyses d'institutions de recherche établies, rapports d'organisations sectorielles.

Quand un article cite des données statistiques, économiques ou géopolitiques, elles proviennent d'institutions productrices de données (organisations intergouvernementales, banques centrales, instituts statistiques nationaux), et l'institution exacte est nommée sous **Sources**.

### Nature de l'analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une **synthèse critique et contextuelle** basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d'experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

## Sources

### Sources primaires

- [The American Prospect — « Has Ukraine Turned the Tide? » par Ryan Cooper — 29 juin 2026](https://prospect.org/2026/06/29/ukraine-russia-trump-turned-the-tide/)

- [The Guardian — Ukraine war briefing: Zelenskyy doing « pretty well » against Russia, declares Trump — 25 juin 2026](https://www.theguardian.com/world/2026/jun/25/ukraine-war-briefing-zelenskyy-doing-pretty-well-against-russia-declares-trump)

- [RBC Ukraine — Russia demands answers from US over Trump's sudden shift toward Ukraine — 26 juin 2026](https://newsukraine.rbc.ua/news/russia-demands-answers-from-us-over-trump-1782478916.html)

### Sources secondaires

- [The Telegraph — Despite his best efforts, Trump may just have won the war for Kyiv, par Sir William Browder — 29 juin 2026](https://www.telegraph.co.uk/news/2026/06/29/despite-best-efforts-trump-may-have-won-war-for-kyiv/)

- [Kyiv Independent — Russian officials attack Kyiv Independent report — juin 2026](https://kyivindependent.com/senior-russian-officials-attack-kyiv-independent-report-tell-russians-not-to-trust-ukrainian-media/)

- [Axios — Trump, Supreme Court, Economy — 30 juin 2026](https://www.axios.com/2026/06/30/trump-supreme-court-economy)

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Source : Maxime Marquette, MadMax. Pour citer ce texte, nommer l’auteur et lier https://mad-max.co/fr/article/essai-trump-et-l-ukraine-comment-la-pression-sur-moscou-a-change-de-camp
