# Essai : les moteurs F110 pour le Kaan turc, un pari gagnant pour l'OTAN

> L'administration Trump a formellement informé le Congrès américain, le 24 juin 2026, de son intention de vendre à la Turquie des dizaines

- Auteur: Maxime Marquette
- Publication: MadMax (https://mad-max.co)
- Rubrique: Essai
- Publié: 2026-07-06
- Adresse à citer: https://mad-max.co/fr/article/essai-les-moteurs-f110-pour-le-kaan-turc-un-pari-gagnant-pour-l-otan

## Introduction : Washington relance discrètement l'axe turc

### Une notification au Congrès qui change la donne

L'administration **Trump** a formellement informé le **Congrès américain**, le 24 juin 2026, de son intention de vendre à la **Turquie** des dizaines de moteurs **General Electric F110** pour une valeur dépassant les **700 millions de dollars**. Cette annonce, révélée initialement par Reuters, intervient à quelques jours à peine du sommet de l'**OTAN à Ankara**, prévu les 7 et 8 juillet 2026.

Ce n'est pas un détail administratif anodin : ces moteurs sont destinés au chasseur **Kaan**, l'avion de combat de cinquième génération conçu par **Turkish Aerospace Industries**, un projet phare de l'industrie de défense turque né précisément en réaction à l'exclusion d'**Ankara** du programme **F-35**.

### Pourquoi ce moment précis compte tant

Le calendrier n'est évidemment pas le fruit du hasard. En liant cette vente d'armement à la tenue du **sommet** de l'**OTAN** sur le sol turc, **Washington** envoie un signal clair : la relation avec **Ankara**, malgré des années de tensions autour du système russe **S-400**, reste **stratégique**ment indispensable pour la **cohésion** de l'Alliance atlantique face aux **menaces** venues de **Russie**, de **Chine** et d'**Iran**.

Ce type de décision, aussi contestée soit-elle sur le plan intérieur américain, illustre une vérité simple que les partisans d'une posture de fermeté occidentale doivent accepter : la **Turquie** contrôle un accès **géographique** irremplaçable vers la mer Noire, le Caucase et le Moyen-Orient, et aucun boycott prolongé ne change cette réalité **stratégique**.

*Je considère cette vente comme un choix pragmatique et nécessaire : on ne construit pas une alliance solide contre la Russie et l'Iran en punissant indéfiniment un partenaire aussi central géographiquement que la Turquie, même quand ses choix passés méritent la critique.*

## Le programme Kaan, une ambition née de la rupture avec Washington

### Un avion pensé pour l'indépendance stratégique turque

Le **Kaan** est directement né du refus américain de livrer des **F-35** à la Turquie après l'acquisition du système de défense antiaérienne russe **S-400** en 2019. Plutôt que de rester dépendante d'un partenaire qui venait de l'exclure d'un programme dans lequel elle avait pourtant investi environ **11 milliards de dollars**, **Ankara** a choisi de développer son propre chasseur furtif de cinquième génération.

Cette décision, aussi coûteuse et risquée soit-elle **industrie**llement, illustre une forme de résilience **stratégique** que l'**Occident** devrait davantage prendre au sérieux : un allié humilié cherchera toujours une voie alternative, parfois au détriment même de la **cohésion** de l'Alliance qui l'a écarté.

### Une dépendance persistante aux moteurs américains

Malgré cette ambition d'autonomie, le **Kaan** demeure aujourd'hui totalement dépendant des moteurs américains **F110** pour voler. La Turquie prévoit certes de développer un moteur domestique, le **TEI TF35000**, mais ce dernier ne devrait atteindre la maturité opérationnelle que vers **2032**, selon plusieurs analyses spécialisées du secteur de la défense.

Cette dépendance technologique persistante, ironiquement, renforce l'argument selon lequel il vaut mieux garder la **Turquie** proche du giron occidental plutôt que de la pousser davantage vers des alternatives russes ou chinoises pour sa propulsion aéronautique militaire.

*Je vois dans cette dépendance persistante de la Turquie envers les moteurs américains une carte stratégique précieuse pour l'Occident, à condition de savoir la jouer intelligemment plutôt que de la gâcher par une rigidité punitive sans issue.*

## Le poids des sanctions CAATSA sur ce dossier

### Une loi qui bloque la relation depuis 2020

Depuis 2020, la Turquie fait l'objet de sanctions au titre du **Countering America's Adversaries Through Sanctions Act**, plus connu sous l'acronyme **CAATSA**, imposées après l'achat du système **S-400**. Ces sanctions ciblent notamment l'agence turque de procurement de défense, la **SSB**, qui est justement l'utilisatrice finale licenciée pour le programme Kaan.

Le secrétaire d'État américain **Marco Rubio** a rappelé début juin 2026 devant la Chambre des représentants que la loi actuelle interdit tout retour de la **Turquie** au **programme** **F-35** tant qu'**Ankara** conserve les systèmes **S-400**, une position que le **Congrès** a inscrite noir sur blanc dans la loi de **défense** nationale de 2020.

### Une volonté commune de lever ce blocage

Le ministre turc des Affaires étrangères, **Hakan Fidan**, a confirmé le 2 juillet 2026 dans une entrevue télévisée que **Trump** et le président turc **Erdoğan** partagent une volonté forte de lever les sanctions CAATSA, un objectif qui figurera parmi les discussions du sommet de l'OTAN à Ankara. Cette convergence de volontés politiques au sommet ne suffit toutefois pas à contourner une loi votée par le Congrès américain.

Fidan a d'ailleurs précisé que la levée des restrictions sur la simple vente des **F-35** serait une décision administrative plus simple, tandis qu'un retour complet de la **Turquie** comme partenaire manufacturier du **programme** nécessiterait une nouvelle décision du consortium international impliqué.

*Je salue la clarté de Marco Rubio sur ce dossier : rappeler que la loi prime sur les envies diplomatiques du moment est exactement le type de fermeté institutionnelle qui protège l'Occident contre des décisions impulsives dont on regretterait les conséquences des années plus tard.*

## L'opposition démocrate qui complique la manœuvre

### Des élus qui dénoncent un contournement du Congrès

Le représentant démocrate **Gregory Meeks**, principal élu de l'opposition à la Commission des affaires étrangères de la Chambre, a vivement critiqué la méthode employée par l'administration **Trump**, affirmant que le département d'État n'avait «pas même tenté de justifier sa décision» de contourner l'opposition du **Congrès** sur cette vente de **moteurs**. Il a accusé l'administration de ne pas avoir invoqué d'autorité d'urgence ni présenté de justification écrite.

La représentante démocrate **Dina Titus**, du Nevada, est allée plus loin en déposant une résolution conjointe de désapprobation visant explicitement à bloquer le transfert de ces **moteurs** **F110**, qualifiant la vente de «cadeau majeur» offert au président **Erdoğan**. Cette résolution dispose d'une fenêtre statutaire de quinze jours pour être examinée par les deux chambres du **Congrès**.

### Une résistance qui dépasse les lignes partisanes

Il serait toutefois erroné de réduire cette opposition à un simple clivage partisan classique. Le sénateur républicain **Jim Risch**, président de la commission des Affaires étrangères du Sénat, figure également parmi les voix influentes opposées à un retour rapide de la **Turquie** dans l'orbite du **F-35** tant que la question du **S-400** reste non résolue.

Cette opposition bipartisane, bien que minoritaire face à la volonté présidentielle, illustre un scepticisme institutionnel sain envers des décisions de politique étrangère prises rapidement sous la pression d'un calendrier diplomatique, plutôt que sur la base d'une évaluation **stratégique** de long terme.

*Je respecte profondément ce type d'opposition bipartisane au Congrès : dans une démocratie occidentale digne de ce nom, aucune décision d'armement stratégique ne devrait échapper au contrôle parlementaire, même quand elle sert des objectifs géopolitiques que je juge par ailleurs justifiés.*

## Pourquoi ce deal profite avant tout à l'OTAN

### Une Turquie mieux armée reste une Turquie mieux ancrée à l'Ouest

Malgré toutes les réserves légitimes sur la méthode, l'argument **stratégique** de fond demeure solide : une **Turquie** dont l'aviation de combat dépend de composants américains reste structurellement liée à l'écosystème **industrie**l et diplomatique occidental. Priver **Ankara** de ces **moteurs** ne ferait que pousser davantage le pays vers une autonomie technologique totale, potentiellement construite avec l'aide de partenaires bien moins souhaitables comme la **Russie** ou la **Chine**.

C'est précisément cette logique de dépendance mutuelle bénéfique que **Washington** cherche à préserver, en acceptant de vendre des **moteurs** sans pour autant céder sur la question plus sensible et légalement verrouillée du retour complet au **programme** **F-35**.

### Un signal de cohésion avant un sommet crucial

Le **sommet** de l'**OTAN** à **Ankara**, qui marquera la première visite d'un président américain en exercice en **Turquie** depuis plus d'une décennie, avait besoin d'un geste concret de bonne volonté américaine envers son hôte. Ce paquet de **moteurs** **F110**, même limité par rapport aux ambitions turques concernant les **F-35**, remplit cette fonction diplomatique de manière efficace.

Pour une Alliance atlantique confrontée simultanément à la guerre en Ukraine, aux ambitions chinoises en mer de Chine méridionale et à l'instabilité provoquée par l'Iran au Moyen-Orient, maintenir la cohésion avec un allié aussi géographiquement stratégique que la Turquie n'est pas un luxe, c'est une nécessité existentielle.

*Je pense que trop de commentateurs occidentaux sous-estiment la valeur géographique pure de la Turquie : entre la mer Noire, le Caucase et la base aérienne d'Incirlik, aucun autre allié de l'OTAN n'offre un positionnement aussi précieux face à la Russie et à l'instabilité du Moyen-Orient.*

## Les limites et les risques de cette approche

### Le problème non résolu du S-400

Cette vente de moteurs ne règle en rien le problème fondamental des systèmes **S-400** toujours déployés sur le sol turc. Ankara a clairement indiqué qu'elle ne compte pas s'en séparer, ces systèmes étant désormais intégrés durablement à son architecture de défense antiaérienne nationale, ce qui laisse la question centrale des sanctions CAATSA fondamentalement bloquée sur le plan légal.

Tant que cette contradiction fondamentale ne sera pas résolue, la relation américano-turque en matière de défense continuera d'avancer par petits pas transactionnels, comme cette vente de moteurs, plutôt que par une normalisation complète et durable de la coopération militaire entre les deux pays.

### Les inquiétudes légitimes d'Israël et de la Grèce

Deux alliés régionaux des États-Unis, **Israël** et la **Grèce**, observent ce rapprochement avec une inquiétude compréhensible. Israël, qui a déjà reçu 48 des 75 F-35 commandés, et la Grèce, qui attend 20 appareils similaires d'ici 2030, craignent qu'un renforcement de la puissance aérienne turque ne modifie l'équilibre régional en Méditerranée orientale à leur détriment.

Ces préoccupations méritent d'être prises au sérieux par Washington, qui doit veiller à ce que ce rapprochement avec Ankara ne se fasse pas au détriment de partenariats tout aussi essentiels avec des démocraties alliées confrontées à leurs propres tensions régionales avec la Turquie, notamment autour de Chypre.

*Je ne peux pas ignorer les craintes israéliennes et grecques : renforcer la Turquie sans tenir compte de leurs préoccupations légitimes reviendrait à résoudre un problème diplomatique en en créant un autre, tout aussi dommageable pour la stabilité régionale de nos alliés.*

## Le contexte plus large du repositionnement turc

### Une politique étrangère à plusieurs vecteurs

La Turquie mène depuis des années une politique étrangère multivectorielle, entretenant des relations avec la Russie, la Chine et certains acteurs comme le Hamas, tout en restant membre de l'OTAN. Cette approche, souvent critiquée en Occident, reflète surtout la position géographique unique du pays, à la croisée de plusieurs zones d'influence stratégique majeures.

Ce rééquilibrage récent vers Washington, matérialisé par la vente de moteurs et les discussions sur le F-35, pourrait indiquer une réorientation partielle d'**Erdoğan** vers l'Occident, à un moment où la situation régionale, notamment après la campagne militaire américano-israélienne contre l'Iran, a rebattu certaines cartes diplomatiques au Moyen-Orient.

### Un test pour la crédibilité de l'Alliance atlantique

La manière dont Washington gérera ce dossier dans les prochains mois enverra un signal important à l'ensemble des alliés de l'OTAN sur la capacité de l'Alliance à absorber les désaccords internes sans fracturer sa cohésion face aux menaces communes que représentent la Russie, la Chine, l'Iran et la Corée du Nord.

Un échec à normaliser durablement la relation avec la Turquie, au-delà de ce simple geste ponctuel sur les moteurs, laisserait un vide stratégique que des puissances rivales seraient trop heureuses d'exploiter dans une région aussi sensible que le flanc sud-est de l'Alliance atlantique.

*Je crois que ce dossier turc est un test grandeur nature pour l'OTAN : si l'Alliance parvient à garder la Turquie dans son orbite malgré ses écarts occasionnels, elle prouvera une maturité stratégique dont elle aura cruellement besoin face aux défis combinés de la Russie et de la Chine dans les années à venir.*

## Ce que ce dossier révèle sur la doctrine Trump en matière de défense

### Une préférence pour les gestes transactionnels rapides

Ce dossier illustre une constante de la doctrine de politique étrangère de l'administration **Trump** : privilégier des gestes transactionnels rapides et visibles, comme cette vente de moteurs annoncée juste avant un sommet diplomatique majeur, plutôt que des réformes structurelles plus lentes mais potentiellement plus durables sur le fond des relations avec des alliés complexes comme la Turquie.

Cette approche transactionnelle, si elle produit des résultats concrets à court terme comme cette vente de **700 millions de dollars**, laisse toutefois en suspens les questions structurelles de fond, notamment le statut des systèmes **S-400** et l'avenir complet du programme **F-35** pour la Turquie.

### Une fermeté institutionnelle qui reste un garde-fou nécessaire

Sur le plan militaire pur, cette démarche mérite d'être créditée positivement : elle renforce la posture de défense collective de l'**OTAN** face à la Russie sans pour autant brader les garde-fous légaux imposés par le **Congrès**. C'est cette combinaison, geste diplomatique audacieux d'un côté et fermeté législative de l'autre, qui offre le meilleur équilibre possible dans ce dossier complexe.

Cette dynamique mérite d'être saluée comme un exemple rare où l'exécutif américain et le législatif, malgré leurs désaccords évidents sur la méthode, finissent par produire ensemble une politique étrangère plus équilibrée que ce que l'un ou l'autre aurait pu imposer seul.

*Je vois dans cette tension productive entre la Maison-Blanche et le Congrès américain une illustration rassurante des contre-pouvoirs démocratiques à l'œuvre, même quand ils compliquent, à court terme, des décisions de politique étrangère que je juge par ailleurs stratégiquement justifiées.*

## Conclusion : un pari calculé qui mérite d'être suivi de près

### Un premier pas prudent plutôt qu'une capitulation

Cette vente de moteurs F110, malgré la controverse qu'elle suscite au Congrès américain, représente un compromis raisonnable entre la nécessité stratégique de maintenir la Turquie dans le giron occidental et les impératifs légaux qui empêchent, à juste titre, tout retour précipité et injustifié de la Turquie au programme F-35 tant que les S-400 restent en service sur son territoire.

Ce type de décision transactionnelle, prudente sur le plan légal mais audacieuse sur le plan diplomatique, illustre la complexité réelle de la gestion d'alliances dans un monde où les menaces venues de Russie, de Chine, d'Iran et de Corée du Nord exigent une cohésion occidentale sans faille, même avec des partenaires aussi imparfaits qu'Ankara.

### Ce qu'il faudra surveiller après le sommet d'Ankara

Les prochaines semaines diront si cette vente de moteurs survit à l'examen du Congrès, et si le sommet de l'OTAN à Ankara débouche sur des avancées concrètes vers une levée plus large des sanctions CAATSA. L'issue de ce dossier déterminera en grande partie la trajectoire future de la relation américano-turque en matière de défense.

Pour l'instant, ce geste calculé de Washington envoie un message clair à l'ensemble de l'Alliance atlantique : même les partenariats les plus tendus méritent d'être préservés, tant que l'objectif final reste de renforcer collectivement la posture occidentale face aux régimes autoritaires qui, eux, observent attentivement chaque signe de division au sein de l'OTAN.

*Je termine cette réflexion convaincu que ce dossier, aussi technique et transactionnel paraître, restera l'un des marqueurs les plus révélateurs de la capacité réelle de l'Occident à maintenir une Alliance atlantique unie face aux défis combinés de la Russie, de la Chine, de l'Iran et de la Corée du Nord.*

**Signé Maxime Marquette, chroniqueur**

## Encadré de transparence du chroniqueur

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Je ne suis pas journaliste, mais **chroniqueur et analyste**. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. **Je prétends à la lucidité analytique**, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

### Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre **faits vérifiés et analyses interprétatives**. La règle de méthode est constante : une information factuelle n'est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous **Sources**, jamais ici.

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Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

## Sources

### Sources primaires

- Forbes — What defense leaders will discuss at the 2026 NATO summit — 1er juillet 2026

- Hürriyet Daily News — Fidan says Türkiye, US working to lift CAATSA sanctions — 3 juillet 2026

- Wikipedia — 2026 Ankara NATO summit

### Sources secondaires

- Izvestia — The United States again wanted to sell F-35 fighter jets to Turkey — 1er juillet 2026

- Al-Monitor — Trump hints at F-35 breakthrough with Turkey ahead of NATO summit — 25 juin 2026

- Turkish Minute — US lawmakers prepare resolution to block Turkey's F-35 return — 29 juin 2026

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Source : Maxime Marquette, MadMax. Pour citer ce texte, nommer l’auteur et lier https://mad-max.co/fr/article/essai-les-moteurs-f110-pour-le-kaan-turc-un-pari-gagnant-pour-l-otan
