# ESSAI : Boasberg contre Trump — l'Alien Enemies Act et les Vénézuéliens de la CECOT

> En mars 2025, le juge fédéral James Boasberg de Washington DC se retrouve face à l'une des situations les plus explosives de sa carrière : il ordonne le demi-tour d'avions chargés de Vénézuéliens expulsés vers la prison CECOT en El Salvador en vertu de l'Alien Enemies Act — une loi datant de 1798, conçue pour les temps de guerre. Les avions ne reviendront pas. Plus de 137 Vénéz

- Auteur: Maxime Marquette
- Publication: MadMax (https://mad-max.co)
- Rubrique: Essai
- Publié: 2026-06-29
- Adresse à citer: https://mad-max.co/fr/article/essai-boasberg-contre-trump-l-alien-enemies-act-et-les-venezueliens-de-la-cecot

## Introduction : un juge face à une loi de guerre du XVIIIe siècle

### Le juge Boasberg et l'ordre impossible

En **mars 2025**, le juge fédéral **James Boasberg** de **Washington DC** se retrouve face à l'une des situations les plus explosives de sa carrière : il ordonne le demi-tour d'avions chargés de **Vénézuéliens** expulsés vers la prison **CECOT** en **El Salvador** en vertu de l'**Alien Enemies Act** — une loi datant de **1798**, conçue pour les temps de guerre. Les avions ne reviendront pas. Plus de **137 Vénézuéliens** atterrissent à la **CECOT**. Le juge qualifie ces expulsions de **« violations flagrantes »** du droit au recours judiciaire. L'administration **Trump** fait appel.

Ce face-à-face entre un juge de district et le gouvernement fédéral le plus puissant du monde cristallise une question fondamentale : les lois de guerre du **XVIIIe siècle** peuvent-elles être invoquées par un président du **XXIe siècle** pour expulser sans procès des immigrants qualifiés d'ennemis ? Le juge **Boasberg** a répondu non. L'administration **Trump** a dit oui. Et le **DC Circuit en banc** devra trancher le **29 septembre 2026**.

### L'Alien Enemies Act : une loi vieille de 228 ans

L'**Alien Enemies Act** de **1798** est l'une des quatre lois des **Alien and Sedition Acts** adoptées sous le président **John Adams**. Elle autorise le président à appréhender, restreindre et expulser les ressortissants d'une nation ennemie en temps de guerre ou d'invasion déclarée. Elle a été invoquée lors de la **Première Guerre mondiale**, de la **Seconde Guerre mondiale** (pour des ressortissants allemands, italiens et japonais) — et jamais autrement dans l'histoire américaine. **Trump** l'a ressortie en **mars 2025** pour désigner le gang **Tren de Aragua** comme une force d'invasion du **Venezuela** contre les **États-Unis**.

Ce n'est pas de l'interprétation créative. C'est une contorsion légale : utiliser une loi de guerre pour expulser des immigrants présumés membres d'un gang en l'absence d'une déclaration de guerre formelle, d'une invasion militaire, ou de tout autre état d'hostilité reconnu au sens du droit international. Le juge **Boasberg** a estimé que cette application dépasse largement l'intention des rédacteurs de la loi de **1798**.

*Invoquer une loi de 1798 pour expulser des gens sans procès en 2025, c'est soit du génie créatif juridique soit du mépris absolu de l'État de droit. Je penche fortement pour la seconde option. Les fondateurs américains qui ont rédigé cette loi avaient en tête des guerres déclarées entre États — pas des gangs criminels vénézuéliens dans des appartements américains.*

## La CECOT : ce qu'on sait de cette prison

### Un méga-pénitencier conçu pour l'isolement total

La **CECOT** — **Centro de Confinamiento del Terrorismo** — est une prison de très haute sécurité inaugurée au **Salvador** sous le président **Nayib Bukele** en **2023**. Construite pour contenir jusqu'à **40 000** détenus, elle est présentée par le gouvernement salvadorien comme l'outil central de sa politique anti-gangs. Des milliers de présumés membres de gangs ont été incarcérés sans procès formel dans les premières années de son opération. Des organisations de droits humains comme **Amnesty International** et **Human Rights Watch** ont documenté des conditions de détention extrêmement sévères et des violations systématiques du droit à un procès équitable.

Le recours à la **CECOT** par l'administration **Trump** pour y envoyer des Vénézuéliens expulsés des **États-Unis** — dans un accord avec le gouvernement **Bukele** — est une externalisation inédite de la détention des immigrants américains. Ce n'est plus seulement l'expulsion — c'est l'emprisonnement délibéré dans une prison étrangère de haute sécurité, sans procès, sans accusation formelle prouvée.

### Les 137 Vénézuéliens : qui étaient-ils réellement ?

L'administration **Trump** a présenté les **137 Vénézuéliens** expulsés vers la **CECOT** comme des membres confirmés du gang **Tren de Aragua**. Les avocats et les familles de plusieurs d'entre eux ont contesté vigoureusement cette désignation. Des photos de **tatouages** — présentées par l'administration comme preuve d'appartenance au gang — ont été contestées par des experts qui ont indiqué que certains tatouages n'avaient aucun lien documenté avec **Tren de Aragua**.

Le fait que ces **137 personnes** aient été expulsées sans audience individuelle, sans possibilité de contester leur désignation comme membres du gang, est précisément ce qui a conduit le juge **Boasberg** à intervenir. La question n'est pas de savoir si certains d'entre eux étaient effectivement membres du gang — la question est de savoir si l'État peut emprisonner des gens sans leur donner la possibilité de contester les accusations.

*Des tatouages comme preuve de culpabilité. Des expulsions sans audience individuelle. Des hommes enfermés à la CECOT sans procès. Si cette procédure est acceptable, qu'est-ce qui ne l'est pas ? La présomption d'innocence n'est pas un luxe progressiste — c'est le fondement de tout système judiciaire digne de ce nom. L'invoquer ici n'est pas défendre des criminels. C'est défendre le droit.*

## L'ordre Boasberg et la réponse de l'administration

### Un ordre ignoré — et ses conséquences

En **mars 2025**, le juge **Boasberg** a émis un **Temporary Restraining Order** ordonnant le demi-tour des avions d'expulsion. Les avions n'ont pas fait demi-tour. L'administration a soutenu que les **instructions orales** du juge étaient « défectueuses » et que la procédure n'avait pas été correctement suivie. C'est le type d'argument qui permet techniquement de ne pas obéir à un ordre judiciaire tout en prétendant agir légalement.

Le juge **Boasberg** a trouvé une **cause probable** de contempt criminel — outrage criminel au tribunal — contre l'administration. Il a commencé à instruire une enquête d'outrage contre la secrétaire à la Sécurité intérieure **Kristi Noem** et d'autres responsables. Un panel de trois juges du **DC Circuit** a suspendu cette enquête en **avril 2025**. Le **22 juin 2026**, l'ensemble des **11 juges actifs** du **DC Circuit** a décidé de réexaminer cette suspension en banc.

### La portée constitutionnelle du contempt criminel

L'enquête d'outrage criminel instruite par le juge **Boasberg** soulève des questions constitutionnelles profondes. L'**outrage criminel** est une sanction rare et grave — elle peut théoriquement aboutir à l'emprisonnement de fonctionnaires gouvernementaux pour non-respect d'ordres judiciaires. Appliquée à des membres du cabinet présidentiel, elle entre en collision directe avec les théories de l'**immunité exécutive** et de la **souveraineté de l'exécutif**.

La question que le **DC Circuit en banc** devra trancher en **septembre 2026** est fondamentalement celle-ci : est-ce qu'un juge fédéral peut poursuivre une enquête d'outrage criminel contre des responsables de l'exécutif qui ont violé ses ordres dans le contexte d'une politique d'immigration controversée ? La réponse aura des implications bien au-delà de ce cas spécifique.

*La question n'est pas de savoir si Kristi Noem devrait aller en prison — je ne le sais pas, et ce n'est pas le cœur du sujet. La question est de savoir si le gouvernement peut ignorer des ordres judiciaires et s'en tirer sans conséquences. Si oui, les tribunaux ne sont plus des contre-pouvoirs — ce sont des suggestions. Et une démocratie sans contre-pouvoirs effectifs n'est plus une démocratie.*

## Le destin des Vénézuéliens : un échange de prisonniers inattendu

### Retournés au Venezuela via un échange

Dans un développement inattendu, les **137 Vénézuéliens** détenus à la **CECOT** ont finalement été renvoyés au **Venezuela** lors d'un **échange de prisonniers** négocié en **juillet 2025** entre les gouvernements américain, salvadorien et vénézuélien. Cet échange — dont les termes exacts n'ont pas été entièrement rendus publics — a mis fin à la situation des personnes directement concernées, mais n'a pas résolu les questions juridiques soulevées par leur expulsion initiale.

Le juge **Boasberg** avait ordonné à l'administration de **faciliter le retour** de ces personnes ou de leur donner accès à des recours judiciaires aux **États-Unis**. L'échange les a renvoyés au **Venezuela** — ce qui satisfait formellement une partie de l'ordre (ils ne sont plus à la **CECOT**) mais ne leur donne pas accès aux recours judiciaires américains. Si l'esprit de l'ordre a été rempli est contestable.

### L'effet sur les procédures judiciaires en cours

Le retour des **137 Vénézuéliens** au **Venezuela** a soulevé la question de savoir si les procédures judiciaires intentées en leur nom pouvaient se poursuivre — une affaire qui devient **moot** (sans objet) si les plaignants n'ont plus d'intérêt direct au litige. L'enquête d'outrage du juge **Boasberg** et le réexamen en banc du **DC Circuit** ne sont pas rendus sans objet pour autant : ils portent sur la conduite de l'administration lors des expulsions initiales, indépendamment du sort ultérieur des personnes expulsées.

La question de principe — l'administration peut-elle ignorer des ordres judiciaires relatifs à des expulsions en invoquant des motifs procéduraux ? — reste entière. Et c'est cette question que le **DC Circuit en banc** devra examiner le **29 septembre 2026**.

*Ces gens sont rentrés au Venezuela. Pas aux États-Unis — au Venezuela, le pays dont ils fuyaient. La boucle est grotesque : expulsés sans procès vers une prison salvadorienne, puis échangés vers le pays qu'ils avaient fui. Si cela constitue une « victoire » juridique de l'administration, je refuse d'accepter la définition de victoire qu'on nous propose.*

## Le DC Circuit en banc : une décision attendue pour septembre 2026

### Ce que le réexamen en banc signifie

Le **22 juin 2026**, la totalité des **11 juges actifs** du **DC Circuit** a décidé de réexaminer en banc l'annulation de l'enquête d'outrage ordonnée par le panel de trois juges en **avril 2026**. Ce réexamen est remarquable : il signifie que la majorité de la cour estime que la décision du panel — favorable à l'administration — mérite d'être revue. L'**en banc** est réservé aux affaires d'une importance ou d'une complexité particulière, et son déclenchement envoie un signal clair sur la sévérité avec laquelle la cour évalue la situation.

Plus de **174 anciens juges fédéraux** ont déposé un **amicus brief** en soutien à la reprise de l'enquête d'outrage — un nombre extraordinairement élevé de soutiens judiciaires qui témoigne de la gravité avec laquelle la communauté juridique perçoit les violations des ordres du juge **Boasberg**.

### Les plaidoiries du 29 septembre 2026

Les plaidoiries devant le **DC Circuit en banc** sont fixées au **29 septembre 2026**. Elles détermineront si l'enquête d'outrage du juge **Boasberg** peut reprendre, et sur quelles bases. La décision finale est attendue dans les mois suivant les plaidoiries. Elle pourrait ouvrir la voie à des sanctions contre des responsables de l'administration **Trump** pour violation d'ordres judiciaires — un précédent sans équivalent dans l'histoire récente des **États-Unis**.

Pour les défenseurs de l'État de droit, ces plaidoiries représentent l'une des procédures les plus importantes de l'année **2026**. La question posée au cœur du dossier — est-ce que le gouvernement exécutif peut ignorer les ordres des tribunaux fédéraux ? — est l'une des questions les plus fondamentales de la démocratie américaine.

*174 anciens juges fédéraux. Ces gens ont consacré leur carrière à l'État de droit. Quand ils déposent en masse un brief pour dire « ce que l'administration a fait est grave », il faut les écouter. Ce ne sont pas des activistes politiques — ce sont des professionnels du droit qui ont tout vu. Et ils disent que cette fois, c'est différent.*

## L'Alien Enemies Act dans le contexte plus large

### Une loi qui n'avait pas été invoquée depuis 1948

L'**Alien Enemies Act** n'avait pas été invoqué depuis la fin de la **Seconde Guerre mondiale**. Son utilisation par **Trump** en **2025** est sans précédent moderne. Elle soulève des questions fondamentales sur les limites du pouvoir présidentiel : le président peut-il, par simple proclamation, transformer une situation de sécurité interne — la présence d'un gang criminel — en « invasion » au sens d'une loi de temps de guerre ?

Des constitutionnalistes des deux bords ont généralement répondu non. Les précédents d'utilisation de l'**Alien Enemies Act** concernaient des guerres déclarées ou des conflits armés reconnus internationalement. La qualification de **Tren de Aragua** comme force d'invasion est une construction rhétorique, pas une réalité juridique ou militaire. Et le juge **Boasberg** a été le premier tribunal à le dire formellement.

### Les implications pour d'autres groupes et situations

Si l'utilisation de l'**Alien Enemies Act** par **Trump** était validée définitivement, les implications seraient considérables. D'autres groupes pourraient être désignés comme « ennemis » sans déclaration de guerre formelle. D'autres pays pourraient être ciblés. La notion d'« invasion » pourrait être étendue à d'autres formes de présence non-militaire sur le sol américain. Le précédent serait disponible pour n'importe quel président futur — démocrate ou républicain.

C'est pourquoi cette affaire dépasse la question des **137 Vénézuéliens**. Elle définit les limites de ce qu'un président américain peut faire en invoquant des pouvoirs de temps de guerre dans une situation qui n'est pas techniquement une guerre. C'est une question constitutionnelle de premier ordre.

*Je m'inquiète de ce précédent plus que de n'importe quel autre aspect de cette affaire. Si Trump peut invoquer l'Alien Enemies Act contre Tren de Aragua, un futur président peut l'invoquer contre n'importe quel groupe qu'il déclare « ennemi ». Ce pouvoir, une fois établi, ne disparaît pas avec l'administration qui l'a créé. Il attend le prochain utilisateur.*

## Les droits fondamentaux à l'épreuve de l'urgence sécuritaire

### Quand la sécurité devient un alibi

L'administration **Trump** a justifié l'application de l'**Alien Enemies Act** par l'urgence sécuritaire : **Tren de Aragua** serait une force hostile, une menace nationale équivalente à une invasion. Cette rhétorique de guerre permet de court-circuiter les protections constitutionnelles habituelles. Mais les tribunaux, eux, ont refusé d'accepter cette équivalence sans examen. La **Cour suprême**, dans son ordonnance de mai **2025**, a exigé un préavis raisonnable et la possibilité de contester.

### Les garanties procédurales comme rempart

Ce qui est en jeu dans l'affaire **Boasberg**, c'est précisément la question des garanties procédurales minimales. Même en temps de guerre, même face à des criminels avérés, le droit américain exige un processus. On ne déporte pas des êtres humains vers une prison étrangère sans leur donner la possibilité de contester cette décision devant un juge. Ce principe n'est pas un obstacle bureaucratique — c'est la définition même de l'État de droit.

*L'urgence sécuritaire a toujours été l'argument des gouvernements qui veulent s'affranchir des contraintes juridiques. L'internement des Japonais-Américains en 1942 a été justifié par l'urgence. L'administration Bush a utilisé la même logique après le 11 septembre. À chaque fois, l'histoire a condamné ces décisions. Je me demande si, dans vingt ans, nous regarderons les expulsions CECOT de la même manière.*

## L'héritage institutionnel de cette bataille judiciaire

### Ce que cette affaire révèle sur la séparation des pouvoirs

La confrontation entre le juge **Boasberg** et l'administration **Trump** illustre une tension fondamentale dans la Constitution américaine : qui a le dernier mot ? La réponse constitutionnelle théorique est simple — chaque branche a son domaine, et les tribunaux interprètent la loi. La réponse pratique est plus complexe : les tribunaux n'ont pas d'armée. Leur seule arme est l'**outrage criminel**, et encore faut-il que d'autres institutions l'appliquent.

### La résonance internationale d'une décision américaine

Ce qui se joue au **DC Circuit** ne concerne pas seulement les **137 Vénézuéliens** déportés en mars **2025**. Cela concerne la crédibilité de l'État de droit américain sur la scène mondiale. Les démocraties alliées observent. Les régimes autoritaires observent aussi — pour des raisons différentes. Si les tribunaux américains ne peuvent pas imposer leurs ordres à l'exécutif, le modèle démocratique américain perd une partie de sa force morale à l'étranger.

*Je n'écris pas cet essai depuis une tour d'ivoire universitaire. Je l'écris parce que je crois que les institutions démocratiques méritent d'être défendues — pas parce qu'elles sont parfaites, mais parce que les alternatives sont pires. Ce que fait le juge Boasberg, obstinément, face à une administration qui le méprise ouvertement, est un acte de résistance institutionnelle que l'histoire devrait saluer.*

## Conclusion : un essai sur les limites du pouvoir

### Ce que le juge Boasberg représente

Dans cet essai, j'ai voulu explorer une question plus large que les faits eux-mêmes : qu'arrive-t-il quand le pouvoir exécutif décide que les ordres des tribunaux sont des obstacles à contourner plutôt que des lois à respecter ? Le juge **Boasberg** représente la réponse institutionnelle à cette question : les tribunaux ne se taisent pas. Ils instruisent, ils ordonnent, ils décident. Et quand leurs ordres sont ignorés, ils ouvrent des enquêtes d'outrage.

### Ce que le 29 septembre nous dira

Les plaidoiries du **29 septembre 2026** devant le **DC Circuit en banc** seront un moment de vérité. Si la cour permet à l'enquête d'outrage de reprendre, c'est un signal que les tribunaux américains peuvent encore imposer des conséquences à un exécutif qui viole leurs ordres. Si elle l'interdit, c'est l'inverse. L'un de ces signaux renforcera la démocratie. L'autre l'affaiblira. Et l'Amérique, et le monde avec elle, observera.

*Je clôture cet essai avec une note personnelle : je ne sais pas ce que décidera le DC Circuit le 29 septembre. Mais je sais que la question posée — le gouvernement doit-il obéir aux tribunaux ? — est la question politique et juridique la plus importante de notre époque. Et que la réponse donnée en 2026 influencera les décennies à venir.*

**Signé Maxime Marquette, chroniqueur**

## Encadré de transparence du chroniqueur

### Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais **chroniqueur et analyste**. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. **Je prétends à la lucidité analytique**, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

### Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre **faits vérifiés et analyses interprétatives**. La règle de méthode est constante : une information factuelle n'est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous **Sources**, jamais ici.

**Familles de sources primaires** retenues par la publication, quand le dossier en comporte : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d'organisations intergouvernementales, dépêches d'agences de presse internationales reconnues.

**Familles de sources secondaires** : publications spécialisées, médias d'information reconnus internationalement, analyses d'institutions de recherche établies, rapports d'organisations sectorielles.

Quand un article cite des données statistiques, économiques ou géopolitiques, elles proviennent d'institutions productrices de données (organisations intergouvernementales, banques centrales, instituts statistiques nationaux), et l'institution exacte est nommée sous **Sources**.

### Nature de l'analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une **synthèse critique et contextuelle** basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d'experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

## Sources

### Sources primaires

- [ABC News — Le plein DC Circuit entendra les arguments sur l'outrage CECOT — 22 juin 2026](https://abcnews.com/US/full-appeals-court-hear-arguments-contempt-inquiry-cecot/story?id=134112094)

- [Bloomberg — Le combat sur l'outrage Noem réexaminé par la cour d'appel — 22 juin 2026](https://www.bloomberg.com/news/articles/2026-06-22/fight-over-noem-contempt-hearing-to-be-reheard-by-appeals-court)

- [Lawfare Media — Les procès de l'administration Trump — 22 juin 2026](https://www.lawfaremedia.org/article/lawfare-daily--the-trials-of-the-trump-administration--june-22)

### Sources secondaires

- [Joyce Vance — Les procédures d'outrage Boasberg](https://joycevance.substack.com/p/boasberg-contempt-proceedings)

- [Verdict News — Le DC Circuit accorde le réexamen en banc dans In re Donald J. Trump](https://verdict.news/circuit/d-c-circuit-grants-en-banc-rehearing-in-in-re-donald-j-trump-019ef1cd)

- [El Balad — Boasberg ordonne le retour des Vénézuéliens — juin 2026](https://www.el-balad.com/6850336)

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Source : Maxime Marquette, MadMax. Pour citer ce texte, nommer l’auteur et lier https://mad-max.co/fr/article/essai-boasberg-contre-trump-l-alien-enemies-act-et-les-venezueliens-de-la-cecot
