# ENQUÊTE : Zelensky veut bâtir une grande usine de drones ukrainiens aux États-Unis

> Volodymyr Zelensky a annoncé, dans une interview diffusée le vendredi 24 juillet, que la coopération entre Kyiv et Washington sur les drones inclura la construction d'une usine aux États-Unis, produisant des appareils…

- Auteur: Maxime Marquette
- Publication: MadMax (https://mad-max.co)
- Rubrique: Enquête
- Publié: 2026-07-25
- Adresse à citer: https://mad-max.co/fr/article/enquete-zelensky-veut-batir-une-grande-usine-de-drones-ukrainiens-aux-etats-unis

## Introduction

**Volodymyr Zelensky** a annoncé, dans une interview diffusée le **vendredi 24 juillet**, que la coopération entre Kyiv et Washington sur les drones inclura la construction d'une **usine aux États-Unis**, produisant des appareils avec la **technologie ukrainienne**. Citation exacte : **« We will build a great factory in the United States. We want to have lines of production. »** *Un pays en guerre qui exporte sa technologie de survie ne cherche pas seulement des devises. Il cherche un **ancrage** qui survivra, lui, à la **fin de la guerre**.*

Cette enquête reconstitue ce que l'on sait réellement de ce projet d'usine : son annonce, son contexte, les accords parallèles déjà documentés, et les zones d'ombre qui subsistent sur son calendrier et son financement. **Aucun contrat final** n'est confirmé à ce stade ; l'accord reste, selon les sources disponibles, en cours d'élaboration.

Un élément du dossier mérite d'être signalé d'emblée avec la plus grande rigueur : l'interview au cours de laquelle Zelensky a fait cette annonce a été menée par **Laura Loomer**, blogueuse américaine d'extrême droite, à Kyiv. Ce fait est rapporté **tel quel**, sans qu'il change la **valeur factuelle** des citations attribuées à Zelensky lui-même.

## Ce que Zelensky a dit, mot pour mot

### Une déclaration en anglais, dans le cadre d'une interview filmée

Selon le Straits Times, Zelensky a déclaré : **« Important technology. This is what we have. And America has great technology. Our drone deal is win-win. »** Cette formule **« win-win »** résume l'argument central de Kyiv : l'Ukraine apporterait une expertise de guerre acquise sur le terrain, les États-Unis apporteraient **capital**, **échelle industrielle** et **marché**.

**Cette présentation** reste, à ce stade, celle de Zelensky lui-même. Aucune déclaration américaine officielle équivalente, confirmant les mêmes termes avec la même précision, ne figure dans le dossier disponible pour cette enquête. **La citation doit donc être lue** comme la version ukrainienne d'un accord dont les détails restent, côté américain, non finalisés. *Une promesse dite à la première personne n'engage que celui qui la prononce. Elle n'engage l'autre partie que le jour où celle-ci la répète à son tour.*

### Vouloir aller vite sur un accord déjà entamé

Zelensky affirme vouloir **aller vite** sur un accord initial déjà conclu avec Washington, sans en préciser le contenu exact dans les citations disponibles. Il souligne également que la technologie évolue constamment : les drones ukrainiens peuvent désormais **opérer** au-delà de **3 000 kilomètres**, avec la perspective d'aller encore plus loin.

Cette précision technique n'est pas anodine. **Une portée de 3 000 kilomètres** place potentiellement des **cibles** bien au-delà du **théâtre ukrainien** immédiat dans le rayon théorique de cette technologie, un détail qui éclaire pourquoi Washington pourrait avoir un intérêt stratégique direct à intégrer cette expertise plutôt qu'à la voir circuler ailleurs.

## Qui a mené l'interview, et pourquoi cela compte

### Laura Loomer, une figure controversée devenue interlocutrice à Kyiv

**Laura Loomer** est une blogueuse américaine d'extrême droite, connue pour ses **positions controversées** et son **influence** dans certains cercles proches de l'administration américaine. **Le fait qu'elle ait mené cette interview à Kyiv** est documenté par le Straits Times comme un élément factuel du dossier, sans qu'aucune source ne précise les **circonstances exactes** ayant conduit à cet accès.

**Cette enquête rapporte ce fait** sans lui prêter une signification qu'aucune source ne confirme. Il ne s'agit ni d'endosser, ni de disqualifier les propos de Zelensky en raison de la personne qui les a recueillis : la valeur factuelle d'une citation ne dépend pas de l'identité de l'intervieweur, mais de son **exactitude rapportée**.

### Ce que ce choix révèle sur la stratégie de communication de Kyiv

Accorder une interview à une figure influente auprès d'une partie de la base électorale américaine proche de Trump peut s'interpréter comme un choix de communication délibéré de la part de Kyiv, cherchant à toucher un **public** qu'une interview avec un **média traditionnel occidental** n'atteindrait pas de la même manière. *Un message ne vaut que par l'oreille qui le reçoit. Choisir son messager, c'est déjà choisir son public.*

**Aucune source** ne confirme explicitement cette intention stratégique de la part de l'équipe de communication ukrainienne ; il s'agit ici d'une **lecture d'enquête**, clairement identifiée comme telle, et non d'un fait établi.

## L'accord Drone Dominance, une pièce distincte du puzzle

### Ce que Reuters a rapporté cette semaine

Selon **Reuters**, citant une source proche du dossier, l'Ukraine a accepté d'exporter des drones vers les États-Unis dans le cadre du programme du **Pentagone** appelé **Drone Dominance**. **Six entreprises ukrainiennes** ont reçu l'autorisation d'exporter environ **100 drones chacune**, selon cette même source.

**Ce programme** est distinct de l'annonce faite par Zelensky sur l'usine américaine : il s'agit d'exportations de drones déjà fabriqués en Ukraine, et non de la construction d'une **chaîne de production** sur le sol américain. **Confondre ces deux volets** serait une erreur d'enquête ; ce texte les traite comme deux étapes distinctes d'un même rapprochement industriel plus large.

### Une déclaration d'intention, pas encore un contrat signé

D'autres médias ukrainiens rapportent la signature d'une **déclaration d'intention** posant les bases d'un partenariat de production conjointe. Une déclaration d'intention, dans le vocabulaire des affaires internationales, ne constitue pas un contrat contraignant : elle exprime une **volonté politique** de négocier, sans garantir l'aboutissement ni le calendrier de l'accord final.

**Cette distinction juridique** est cruciale pour évaluer la solidité réelle du projet d'usine évoqué par Zelensky. **Rien, dans les sources disponibles**, ne permet d'affirmer qu'un site a été choisi, qu'un financement a été arrêté, ou qu'une date de mise en service a été fixée. *Une déclaration d'intention est une porte entrouverte. Elle ne dit rien de ce qui se trouve derrière, ni de qui la franchira le premier.*

## Le calendrier politique : Zelensky-Trump, rendez-vous décisif

### Des discussions prévues mardi, encore incertaines dans leur contenu

Un responsable de la Maison-Blanche et une source proche du dossier indiquent que les détails de l'accord étaient **encore en cours d'élaboration** avant les discussions Zelensky-Trump prévues **mardi**. **Ce calendrier** place l'annonce de Zelensky avant même la conclusion des **négociations les plus déterminantes** sur le contenu final de l'accord.

**Annoncer publiquement un projet** avant la conclusion des négociations peut constituer une stratégie de pression politique, visant à créer un **fait acquis** dans l'**opinion publique** avant que les détails techniques ne soient arrêtés. *Annoncer avant de signer, c'est parfois forcer la main de l'autre partie à honorer publiquement ce qu'elle n'a pas encore promis en privé.*

### Ce que l'issue de mardi pourrait changer

Si les discussions Zelensky-Trump aboutissent à un accord formel, le projet d'usine gagnerait une **base contractuelle** qui lui manque actuellement. **Si elles échouent ou se limitent** à des engagements généraux, l'annonce de Zelensky resterait, pour l'instant, une **déclaration d'intention politique** plutôt qu'un **projet industriel engagé**.

**Cette enquête ne peut, à ce stade**, présumer de l'issue de ces discussions. Elle se limite à documenter ce qui est confirmé aujourd'hui et à signaler ce qui reste suspendu à des événements encore à venir.

## Pourquoi Washington pourrait avoir intérêt à ce transfert de technologie

### L'Ukraine, un laboratoire de guerre asymétrique inédit

L'Ukraine a **excellé dans l'innovation en matière de drones** dans le cadre d'une guerre asymétrique menée depuis plus de quatre ans contre une puissance militaire bien plus importante. **Cette expertise** s'est développée directement sur le champ de bataille, dans des conditions qu'aucun **laboratoire américain** ne peut reproduire artificiellement, ce qui en fait une ressource stratégique rare pour l'industrie de défense américaine.

**L'Ukraine a par ailleurs partagé** certaines de ces avancées avec des alliés, selon les sources disponibles, ce qui suggère que ce projet d'usine américaine s'inscrirait dans une **pratique déjà amorcée** de diffusion contrôlée de son savoir-faire technologique auprès de partenaires occidentaux.

### Ce que les États-Unis chercheraient concrètement à obtenir

Pour l'industrie américaine de défense, intégrer une expertise ukrainienne testée en conditions réelles de guerre représente un **raccourci technologique** significatif par rapport à un **développement interne classique**. **Ce raccourci** pourrait justifier, du point de vue américain, un investissement dans une chaîne de production conjointe plutôt qu'un simple **achat de drones finis**.

*Une guerre produit rarement autre chose que des ruines et des leçons. Ici, elle produit aussi un savoir-faire que d'autres veulent maintenant racheter avant qu'elle ne se termine.*

## Les zones d'ombre du projet d'usine

### Aucun site, aucun budget, aucune date confirmés

**Aucune source disponible** ne précise où cette usine serait construite sur le territoire américain, quel serait son budget, ni à quelle date elle pourrait entrer en production. **Ces absences** ne signifient pas que le projet est fictif ; elles signifient qu'il reste, à ce stade, au niveau de l'**intention politique** annoncée publiquement, sans traduction opérationnelle documentée.

**Cette enquête refuse d'inventer** ces détails manquants. Toute estimation de calendrier ou de localisation avancée par d'autres commentateurs, sans source primaire à l'appui, doit être traitée avec la plus grande prudence. *Combler un silence par une suppposition, c'est déjà trahir l'enquête qu'on prétend mener.*

### La question du contrôle technologique

Un projet de production conjointe soulève une question de fond que les citations disponibles n'abordent pas explicitement : qui contrôlerait, à terme, les **droits de propriété intellectuelle** sur cette technologie de drones une fois transférée sur le sol américain ? **Cette question** reste, dans l'état actuel du dossier, entièrement ouverte.

**Le silence des sources** sur ce point ne doit pas être comblé par une supposition. Il s'agit d'un des **angles** que les prochaines étapes de la négociation, notamment les discussions de mardi, pourraient éclairer.

## Les six entreprises ukrainiennes déjà engagées

### Cent drones chacune, un chiffre encore limité

Les **six entreprises ukrainiennes** autorisées à exporter environ **100 drones chacune** dans le cadre du programme Drone Dominance du Pentagone représentent, à l'échelle de la **production ukrainienne totale** de drones tactiques, un **volume relativement modeste**. **Ce chiffre** constitue une première étape documentée, mais ne préjuge en rien de l'**ampleur** que pourrait atteindre une future usine conjointe sur le sol américain.

**Aucune de ces six entreprises** n'est nommée explicitement dans les sources disponibles pour cette enquête, ce qui limite la capacité à évaluer précisément quels **segments de l'industrie ukrainienne** des drones sont concernés par ce premier accord d'exportation.

### Un précédent qui facilite la suite des négociations

L'existence de cet accord d'exportation, antérieur à l'annonce de Zelensky sur l'usine, **constitue un précédent institutionnel** qui pourrait faciliter la conclusion d'un **accord plus large** sur la **production conjointe**. **Un cadre réglementaire** ayant déjà permis l'exportation de drones ukrainiens vers les États-Unis existe donc, même si son extension à une **chaîne de production complète** reste à négocier.

*Un premier accord n'annonce pas automatiquement le suivant. Il ouvre seulement une porte que personne, pour l'instant, n'a promis de franchir jusqu'au bout.*

## Le contexte plus large de la guerre au moment de l'annonce

### Une annonce industrielle au milieu d'une escalade militaire

Cette annonce intervient dans un contexte de poursuite intense des combats sur le front ukrainien, avec des **vagues de drones** et de **missiles russes** visant le territoire ukrainien la même semaine, selon Ukrinform. **Ce contexte** ne change pas la nature factuelle de l'annonce de Zelensky, mais il éclaire l'**urgence stratégique** qui pousse Kyiv à chercher des **partenariats industriels durables** avec Washington, au-delà de la seule aide militaire ponctuelle.

**Une usine de production conjointe**, si elle se concrétise, représenterait un engagement américain à plus long terme que les livraisons d'équipement classiques, ce qui expliquerait l'intérêt de Kyiv à obtenir cet engagement même avant la conclusion complète des négociations techniques. *Un pays qui construit sur le sol de son allié construit aussi, sans le dire, une raison pour que cet allié ne parte jamais.*

### Ce que cela signifierait pour l'avenir de l'aide américaine

Un partenariat industriel de ce type, ancré dans une usine physique sur le sol américain, créerait des **intérêts économiques américains directs** — emplois, contrats, chaîne d'approvisionnement — susceptibles de survivre à d'éventuels **changements de priorité politique** à Washington. **Cette dimension économique** pourrait constituer, pour Kyiv, une garantie de continuité plus solide qu'une simple promesse d'aide militaire renouvelable.

**Rien, dans les sources disponibles**, ne confirme que cette logique de pérennisation constitue un objectif explicitement formulé par l'équipe de Zelensky, mais elle demeure cohérente avec le **calendrier** et la manière dont l'annonce a été faite publiquement.

## Ce que cette enquête ne peut pas encore confirmer

### L'absence de confirmation américaine officielle équivalente

À ce stade, **aucune déclaration américaine officielle**, que ce soit de la Maison-Blanche ou du Pentagone, ne confirme dans les mêmes termes que Zelensky l'existence d'un **projet ferme** de construction d'usine. **Cette asymétrie de communication** entre les deux parties impose de traiter l'annonce comme une **déclaration ukrainienne unilatérale** jusqu'à **confirmation croisée**.

**Cette enquête maintient donc** une distinction stricte entre ce que Zelensky a annoncé publiquement et ce que Washington a confirmé de manière indépendante, une distinction que les prochains jours pourraient réduire ou au contraire élargir.

### Ce que la suite du dossier devra établir

Les discussions de mardi entre Zelensky et Trump constituent le prochain jalon vérifiable de ce dossier. **Une déclaration conjointe**, un **communiqué du Pentagone**, ou un **accord signé** rendu public permettraient de faire passer ce projet du statut d'annonce politique à celui de fait industriel engagé.

En l'absence de ces éléments, cette enquête s'en tient à ce que les sources permettent d'établir à la date du 25 juillet 2026, sans anticiper une conclusion que les faits ne permettent pas encore de garantir. *Un dossier honnête s'arrête là où les faits s'arrêtent. Le reste appartient à mardi, pas à aujourd'hui.*

## Le précédent des livraisons occidentales, une leçon pour ce dossier

### Des années de promesses partiellement tenues

Depuis 2022, l'Ukraine a reçu de ses partenaires occidentaux des engagements militaires dont le calendrier réel de livraison a souvent différé significativement des annonces initiales, un schéma documenté à plusieurs reprises dans la **couverture de cette guerre**. **Ce précédent** invite à appliquer la même prudence au projet d'usine annoncé par Zelensky, sans pour autant présumer qu'il suivra nécessairement le même sort.

**Chaque accord antérieur** a fini, tôt ou tard, par produire des résultats concrets, même si les délais ont souvent dépassé les **attentes initiales** de Kyiv. **Cette histoire récente** constitue un cadre de référence utile pour évaluer la probabilité de réalisation du projet d'usine, sans garantir son calendrier.

### Ce qui distingue ce projet des livraisons militaires classiques

Contrairement à une livraison d'armement ponctuelle, un projet d'usine implique un **engagement industriel de long terme**, des **investissements en capital fixe** et une **chaîne d'approvisionnement durable**. **Cette différence de nature** rend la comparaison avec les précédents de livraison d'armes partiellement inadaptée, même si elle reste utile pour évaluer le **risque général** de décalage entre annonce et réalisation.

*Une usine engage davantage qu'une livraison. Elle engage un terrain, des emplois, une durée. C'est peut-être pour cela que Kyiv la réclame maintenant, plutôt qu'une nouvelle promesse d'armement.*

## La dimension électorale américaine de ce dossier

### Un projet industriel qui crée des emplois américains

Un projet d'usine sur le sol américain, s'il se concrétise, créerait des **emplois locaux** dans l'État qui l'accueillerait, un **argument politique** que Kyiv pourrait avoir intérêt à mettre en avant face à une partie de l'électorat américain plus sceptique envers l'aide à l'Ukraine sous forme de dons militaires directs. **Cet argument économique** n'est explicitement formulé par aucune source disponible, mais il s'inscrit dans une **logique de communication** cohérente avec le choix de l'interview accordée à Laura Loomer.

**Transformer l'aide à l'Ukraine** en investissement industriel américain plutôt qu'en dépense militaire extérieure pourrait constituer une stratégie de pérennisation politique face à des **cycles électoraux américains** parfois hostiles au soutien continu à Kyiv. **Cette lecture** reste une hypothèse d'enquête, non un fait confirmé par une source directe.

### Ce que Trump pourrait retirer politiquement de cet accord

Pour Trump, annoncer la création d'emplois industriels liés à la défense sur le sol américain constituerait un message politique compatible avec ses priorités affichées de réindustrialisation nationale, indépendamment de sa position plus prudente sur l'**aide militaire directe** à l'Ukraine. **Cette convergence d'intérêts** pourrait faciliter la conclusion des discussions de mardi, sans que cela soit confirmé explicitement par une **source du dossier**.

*Un projet qui sert deux récits à la fois a plus de chances d'aboutir qu'un projet qui n'en sert qu'un. C'est peut-être la vraie raison pour laquelle cette usine a plus de chances de voir le jour qu'une simple rallonge d'aide militaire.*

## Ce que les alliés européens observent de ce rapprochement

### Une absence de réaction officielle, pour l'instant

Aucune source disponible ne rapporte de réaction officielle des capitales européennes à l'annonce de Zelensky sur l'usine américaine. **Ce silence** ne signifie pas une indifférence réelle : il reflète simplement l'**absence de déclaration publique** correspondante dans les sources consultées pour cette enquête, arrêtée au 25 juillet 2026.

**Un rapprochement industriel** aussi direct entre Kyiv et Washington pourrait, à terme, soulever des questions parmi les partenaires européens de l'Ukraine sur la **répartition future** des **bénéfices technologiques** issus de cette guerre. **Aucune de ces questions** n'est, à ce jour, documentée publiquement par une source européenne officielle.

### Le risque d'une concurrence industrielle transatlantique

Si les États-Unis obtiennent un accès privilégié à la technologie ukrainienne de drones, les **industries de défense européennes** pourraient se retrouver en **position de désavantage comparatif** face à un partenaire américain désormais doté d'une expertise testée au combat. **Ce risque** reste hypothétique en l'absence de toute **déclaration européenne** confirmant une telle préoccupation.

*Une technologie qui change de camp ne change jamais une seule alliance à la fois. Elle en redéfinit souvent plusieurs, sans que personne ne l'annonce à voix haute.*

## Le précédent : l'Ukraine déjà exportatrice de savoir-faire

### Des transferts déjà amorcés avec d'autres partenaires

Avant même cette annonce, l'Ukraine avait déjà partagé certaines avancées technologiques en matière de drones avec des **alliés**, selon les sources disponibles pour ce dossier. **Cette pratique antérieure** s'inscrit dans une logique plus large de valorisation, par Kyiv, d'un savoir-faire acquis au prix fort sur le champ de bataille, plutôt que dans une **nouveauté stratégique** propre à l'annonce de vendredi.

**Ce précédent de partage** renforce la crédibilité de l'annonce de Zelensky : il ne s'agit pas d'une idée improvisée, mais du **prolongement logique** d'une stratégie déjà engagée avec d'autres partenaires occidentaux avant même les discussions américaines actuelles.

### Ce qui rend le partenariat américain différent

Ce qui distingue le projet américain des partages antérieurs avec d'autres alliés, c'est l'échelle envisagée : une **usine complète**, avec lignes de production sur le sol américain, plutôt qu'un simple **transfert ponctuel** de technologie ou de matériel. **Cette différence d'échelle** justifie le traitement de cette annonce comme un événement distinct, même si elle s'inscrit dans une **continuité stratégique** plus large.

*Partager une idée et bâtir une usine ne relèvent pas du même engagement. Le premier coûte un geste ; le second coûte un terrain, un budget, et des années.*

## Conclusion

Zelensky veut une usine de drones aux États-Unis, financée et opérée en partenariat avec Washington, produisant une technologie forgée dans quatre ans de guerre. Ce projet s'appuie sur un **terrain déjà préparé** : un accord d'exportation Drone Dominance actif, une déclaration d'intention signée, et une expertise ukrainienne reconnue comme un **atout stratégique rare**. Ce qui manque encore, c'est la **traduction contractuelle** de cette ambition en engagement ferme.

**Le rendez-vous de mardi** entre Zelensky et Trump dira si cette annonce devient un chantier réel ou reste une déclaration d'intention supplémentaire dans une guerre où les **promesses** circulent parfois plus vite que les **usines** ne se construisent. *Une usine ne se construit pas sur une citation. Elle se construit sur un budget, un site, et une signature que personne, à ce jour, n'a encore montrée.*

**Signé Maxime Marquette, chroniqueur**

## Encadré de transparence du chroniqueur

### Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais **chroniqueur et analyste**. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. **Je prétends à la lucidité analytique**, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

### Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre **faits vérifiés et analyses interprétatives**. La règle de méthode est constante : une information factuelle n'est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous **Sources**, jamais ici.

**Familles de sources primaires** retenues par la publication, quand le dossier en comporte : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d'organisations intergouvernementales, dépêches d'agences de presse internationales reconnues.

**Familles de sources secondaires** : publications spécialisées, médias d'information reconnus internationalement, analyses d'institutions de recherche établies, rapports d'organisations sectorielles.

Quand un article cite des données statistiques, économiques ou géopolitiques, elles proviennent d'institutions productrices de données (organisations intergouvernementales, banques centrales, instituts statistiques nationaux), et l'institution exacte est nommée sous **Sources**.

### Nature de l'analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une **synthèse critique et contextuelle** basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d'experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

## Sources

### Sources primaires

- [Straits Times — Zelensky dit que les États-Unis et l'Ukraine avancent sur une production conjointe de drones — 25 juillet 2026](https://www.straitstimes.com/world/europe/zelenskiy-says-us-ukraine-moving-forward-on-joint-drone-production)

### Sources secondaires

- [Ukrinform — Les forces de défense aérienne abattent un missile russe et 127 drones — 25 juillet 2026](https://www.ukrinform.net/rubric-ato/4147791-air-defense-forces-shoot-down-one-russian-missile-and-127-drones.html)

- [Kyiv Post — Zelensky avertit d'une possible attaque massive dans les 48 heures — 25 juillet 2026](https://www.kyivpost.com/post/81028)

- [Ukrinform — Bilan quotidien des pertes russes revendiquées — 25 juillet 2026](https://www.ukrinform.net/rubric-ato/4147789-russia-lose-1450-more-invaders-and-two-air-defense-systems-in-war-against-ukraine.html)

- [Associated Press — L'Ukraine continue de fortifier sa frontière avec le Bélarus — 25 juillet 2026](https://apnews.com/article/belarus-ukraine-russia-war-c2efe1831717b5d27f22ff685a043b25)

- [Ukrinform — Une unité de secours et des stations-service frappées dans la région de Poltava — 25 juillet 2026](https://www.ukrinform.net/rubric-ato/4147800-in-poltava-region-russian-forces-strike-emergency-service-team-and-gas-stations.html)

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Source : Maxime Marquette, MadMax. Pour citer ce texte, nommer l’auteur et lier https://mad-max.co/fr/article/enquete-zelensky-veut-batir-une-grande-usine-de-drones-ukrainiens-aux-etats-unis
