# ENQUÊTE : Le NDAA 2026 et ses 800 millions de dollars pour l'Ukraine

> Le 7 février 2026, une loi américaine de 901 milliards de dollars a été signée, contenant une ligne discrète mais décisive : 800 millions de dollars destinés au soutien de l'Ukraine pour la période 2026-2027, selon…

- Auteur: Maxime Marquette
- Publication: MadMax (https://mad-max.co)
- Rubrique: Enquête
- Publié: 2026-07-20
- Adresse à citer: https://mad-max.co/fr/article/enquete-le-ndaa-2026-et-ses-800-millions-de-dollars-pour-l-ukraine

## Introduction

Le **7 février 2026**, une loi américaine de **901 milliards de dollars** a été signée, contenant une ligne discrète mais décisive : **800 millions de dollars** destinés au soutien de l'Ukraine pour la période **2026-2027**, selon **RBC-Ukraine**. Ce texte, le National Defense Authorization Act pour l'exercice 2026, fixe le **cadre légal** de l'ensemble des dépenses de défense américaines pour l'année. *Un budget de 901 milliards de dollars contient toujours, quelque part dans ses pages, une ligne qui pèsera plus lourd que son montant ne le laisse deviner.*

Cette enveloppe de **800 millions de dollars** vient s'ajouter à un mécanisme déjà existant, le **PURL**, qui a mobilisé plus de **6 milliards de dollars** auprès des alliés d'ici juin 2026, selon l'**OTAN**. Le Congrès américain a par ailleurs approuvé, début février 2026, une vente d'armes potentielle de **185 millions de dollars** à l'Ukraine, rapportée également par **RBC-Ukraine**.

Cette enquête s'appuie sur les informations publiées par **RBC-Ukraine** concernant la signature du NDAA 2026 et la vente d'armes approuvée, mises en contexte à l'aide des données de l'**OTAN** sur le mécanisme PURL et du résumé budgétaire publié par la **Chambre des représentants**. Elle documente précisément ce que ces sources permettent d'établir.

## Le NDAA 2026, un texte de 901 milliards de dollars

### Un cadre légal qui dépasse le simple financement

Le **National Defense Authorization Act** pour l'exercice 2026, signé le **7 février 2026** et fixant un total de **901 milliards de dollars**, ne se limite pas à **autoriser des dépenses** : il établit également le cadre légal et les priorités stratégiques que devront respecter l'ensemble des programmes de défense américains pour l'année, selon **RBC-Ukraine**. *Une loi de défense n'est jamais qu'une liste de chiffres ; elle est, avant tout, une déclaration de ce qu'un pays considère comme prioritaire face au monde.*

Ce texte s'inscrit dans la continuité d'un **cycle annuel bien établi** au Congrès américain, où le NDAA constitue traditionnellement l'un des rares textes législatifs adoptés chaque année avec un soutien bipartisan relativement large, malgré les **débats intenses** sur son contenu précis.

### Une ligne parmi d'autres, mais une ligne significative

Au sein de ce total de **901 milliards de dollars**, les **800 millions de dollars** destinés à l'Ukraine représentent une fraction modeste de l'ensemble, mais leur **portée symbolique et stratégique** dépasse largement leur poids budgétaire relatif, dans un contexte où le soutien américain à l'Ukraine fait l'objet de **débats** politiques intenses à Washington.

Cette proportion illustre une réalité budgétaire simple : même un montant de **800 millions de dollars**, considérable pour la majorité des programmes gouvernementaux, ne représente qu'une fraction infime d'un texte législatif de cette ampleur totale.

## Les 800 millions de dollars pour l'Ukraine, ce que la loi prévoit

### Une période de couverture qui s'étend sur deux exercices

Les **800 millions de dollars** prévus par le NDAA 2026 couvrent la période **2026-2027**, selon **RBC-Ukraine**, ce qui suggère une **volonté** du Congrès américain d'assurer une visibilité budgétaire à moyen terme pour le soutien à l'Ukraine, plutôt que de renouveler ce financement sur une base strictement **annuelle**. *Financer sur deux ans plutôt que sur un seul, c'est envoyer un message qui dépasse le seul chiffre : celui d'un engagement qui ne s'arrête pas au prochain exercice budgétaire.*

Cette **temporalité étendue** offre une **prévisibilité** précieuse pour la planification militaire ukrainienne, dans un contexte où l'incertitude sur la continuité du soutien occidental constitue elle-même un **facteur stratégique** exploité par l'adversaire russe.

### Ce que les sources disponibles ne précisent pas

Les informations rapportées par **RBC-Ukraine** ne détaillent pas, à ce stade, la répartition précise de ces **800 millions de dollars** entre différents types d'équipements ou de programmes de soutien. Cette absence de détail limite la **capacité** de cette enquête à documenter précisément l'utilisation prévue de cette enveloppe.

Cette réserve méthodologique est nécessaire : il serait **hasardeux** d'inventer une répartition précise alors que les sources disponibles ne la fournissent pas explicitement dans le détail consulté pour cette enquête.

## Le mécanisme PURL, un complément déjà substantiel

### Plus de 6 milliards de dollars mobilisés par les alliés

Au-delà des **800 millions de dollars** du NDAA, le mécanisme **PURL** (Prioritized Ukraine Requirements List) a permis de mobiliser plus de **6 milliards de dollars** auprès des alliés occidentaux d'ici **juin 2026**, selon des données mises à jour par l'**OTAN** le 13 juillet 2026. Ce mécanisme finance l'achat d'équipements militaires américains destinés à l'Ukraine, payés par les alliés plutôt que directement par **Washington**. *Un dollar payé par un allié pour équiper l'Ukraine engage tout autant que celui payé par Washington ; c'est la solidarité occidentale traduite en facture partagée.*

Cette architecture financière, qui combine financement direct américain et contributions alliées via PURL, illustre la **complexité croissante** du soutien occidental à l'Ukraine, désormais structuré autour de plusieurs **mécanismes complémentaires** plutôt qu'une seule ligne budgétaire unique.

### Le rôle central des équipements de défense aérienne

Selon **European Pravda**, le mécanisme PURL finance **75 %** des intercepteurs Patriot et **90 %** des autres munitions de défense aérienne livrées à l'Ukraine, ce qui souligne l'**importance centrale** de ce mécanisme pour la capacité ukrainienne à se protéger contre les frappes aériennes et balistiques russes.

Cette proportion écrasante démontre que, sans le mécanisme **PURL**, une part très significative de la **défense aérienne ukrainienne** actuelle ne pourrait tout simplement pas être financée au rythme nécessaire pour répondre aux **besoins du terrain**.

## Les 185 millions de dollars de vente d'armes, un signal complémentaire

### Une approbation distincte du NDAA

Début février 2026, le **Congrès américain** a approuvé une vente d'armes potentielle de **185 millions de dollars** à l'Ukraine, une décision rapportée par **RBC-Ukraine** et distincte du financement prévu par le NDAA 2026. Cette approbation illustre la **multiplicité des canaux** par lesquels le soutien militaire américain à l'Ukraine continue de transiter en 2026.

Cette distinction entre les différents mécanismes de financement — NDAA, PURL, ventes d'armes directes — complexifie la **lecture d'ensemble** du soutien américain, mais elle confirme la **persistance** de ce soutien à travers plusieurs canaux simultanés plutôt qu'un seul dispositif centralisé.

### Ce que cette vente d'armes révèle du calendrier politique

Le **calendrier** de cette approbation, intervenue au tout début de **février 2026**, peu avant la signature du NDAA le 7 février, suggère une volonté du Congrès américain de **multiplier les signaux** de soutien à l'Ukraine sur une période resserrée, plutôt que d'espacer ces décisions tout au long de l'**année**. *Deux signaux envoyés à quelques jours d'intervalle disent souvent plus qu'un seul signal isolé ; c'est la répétition qui construit la crédibilité d'un engagement.*

Cette **concentration temporelle** des annonces pourrait refléter une **coordination politique** délibérée, même si les sources disponibles ne détaillent pas explicitement les motivations précises de ce calendrier resserré.

## Le contexte politique du soutien américain en 2026

### Un soutien qui persiste malgré les débats internes

La signature du NDAA 2026 avec sa ligne de **800 millions de dollars** pour l'Ukraine confirme que le **soutien américain** à Kyiv persiste en 2026, malgré les débats politiques intenses qui ont marqué les discussions budgétaires à Washington ces dernières années sur l'ampleur et la nature de ce soutien.

Cette persistance, documentée par la signature effective de la loi, contraste avec les **incertitudes** qui avaient pu entourer, à certains moments, la continuité du soutien américain face aux changements de priorités politiques internes aux États-Unis.

### L'articulation avec les mécanismes multilatéraux occidentaux

Le soutien prévu par le NDAA s'articule avec les mécanismes multilatéraux occidentaux, notamment le **PURL** piloté avec l'OTAN, ce qui illustre une **approche américaine** qui combine financement direct et coordination avec les alliés plutôt qu'une action strictement unilatérale.

Cette articulation entre soutien bilatéral américain et mécanismes multilatéraux constitue un élément clé de la **stratégie occidentale** globale de soutien à l'Ukraine, documentée à la fois par les sources américaines et par les données publiées par l'OTAN. *Un soutien qui combine loi américaine et solidarité alliée résiste toujours mieux à l'épreuve du temps qu'un soutien qui ne repose que sur une seule capitale.*

## Le poids de ce soutien dans le budget de défense américain global

### Une fraction modeste du budget total du Pentagone

Les **800 millions de dollars** destinés à l'Ukraine représentent une fraction très modeste du budget de défense américain global pour l'exercice 2026, fixé à **1,01 billion de dollars** selon **MeriTalk**, ce qui illustre la diversité des **priorités budgétaires** que le Pentagone doit gérer simultanément chaque année.

Cette proportion modeste ne diminue en rien l'importance stratégique de ce financement pour l'Ukraine elle-même, pour qui chaque enveloppe américaine représente une **part significative** des ressources disponibles pour sa défense.

### Un investissement à mettre en perspective avec l'effort global

Mis en perspective avec les **6 milliards de dollars** mobilisés via PURL par l'ensemble des alliés occidentaux, les **800 millions de dollars** américains directs du NDAA apparaissent comme un **complément** plutôt que le socle principal du financement militaire occidental à l'Ukraine en 2026.

Cette répartition entre financement direct américain et contributions alliées via PURL illustre une évolution vers un partage plus équilibré du **fardeau financier** du soutien à l'Ukraine entre les États-Unis et leurs partenaires européens et occidentaux. *Partager la facture n'est pas un aveu de faiblesse américaine ; c'est, au contraire, la preuve qu'une coalition tient mieux qu'un engagement solitaire.*

## Les incertitudes qui subsistent sur l'exécution de ces financements

### La distance entre autorisation légale et déboursement effectif

Le NDAA autorise des dépenses, mais l'exécution effective de ces **800 millions de dollars** dépendra des **décisions administratives ultérieures** et des lois de crédits qui accompagnent traditionnellement le processus budgétaire américain. Cette distance entre autorisation et déboursement réel constitue une **nuance importante** que les annonces politiques ne mentionnent pas toujours explicitement. *Une loi qui autorise une dépense n'a jamais garanti, à elle seule, que cette dépense sera intégralement effectuée ; le diable budgétaire se cache dans les étapes suivantes.*

Cette **réalité administrative** invite à suivre, dans les **prochains mois**, les décisions de déboursement effectif plutôt que de considérer l'autorisation du NDAA comme une garantie absolue de livraison intégrale de cette enveloppe.

### Le risque de révisions futures du financement

Rien dans les sources disponibles ne garantit que les **800 millions de dollars** prévus pour 2026-2027 ne feront pas l'objet de révisions dans les prochains cycles budgétaires, en fonction de l'évolution de la **situation sur le terrain ukrainien** et des priorités politiques changeantes à Washington.

Cette incertitude structurelle, propre à tout financement pluriannuel dépendant de **décisions politiques** renouvelées, invite à une **prudence analytique** sur la pérennité de cet engagement au-delà de l'exercice 2026 lui-même.

## Ce que ce financement révèle des priorités stratégiques américaines

### Un signal de continuité plutôt que de rupture

La ligne de **800 millions de dollars** inscrite dans le NDAA 2026 envoie un signal de **continuité stratégique** plutôt que de rupture avec les années précédentes de soutien américain à l'Ukraine, confirmant que ce dossier reste une **priorité identifiée** dans les documents budgétaires officiels du Congrès.

Ce signal de continuité, documenté par la signature effective de la loi, contraste avec certaines rhétoriques politiques qui avaient pu suggérer, à certains moments, une possible réduction du soutien américain à l'Ukraine.

### Une coordination confirmée avec les partenaires de l'OTAN

L'articulation entre ce financement du NDAA et le mécanisme **PURL** piloté avec l'OTAN confirme une coordination stratégique confirmée entre Washington et ses partenaires occidentaux sur la question du soutien à l'Ukraine, plutôt qu'une action américaine strictement isolée de ses alliés.

Cette coordination, documentée à la fois par les sources américaines et par l'OTAN, illustre une approche occidentale qui privilégie la **complémentarité des mécanismes** plutôt qu'une concentration exclusive sur un seul canal de financement. *Multiplier les canaux de soutien complique le suivi comptable, mais cela rend aussi plus difficile, pour un adversaire, de couper le soutien occidental en visant un seul point de rupture.*

## Les questions que soulève cette architecture de financement complexe

### Une multiplicité de mécanismes qui complique le suivi public

La coexistence du NDAA, du mécanisme PURL et des ventes d'armes directes approuvées par le Congrès crée une **architecture de financement complexe** dont le suivi public rigoureux exige de croiser plusieurs sources distinctes, un exercice que cette enquête a cherché à **mener** avec les documents disponibles. *Plus un système de financement compte de canaux distincts, plus il devient difficile, pour le citoyen ordinaire, d'en suivre le montant total réel.*

Cette complexité, si elle reflète la **richesse des instruments diplomatiques** et budgétaires mobilisés par Washington, pose aussi un défi de **transparence** pour les observateurs qui chercheraient à évaluer l'ampleur totale du soutien américain à l'Ukraine sur une année donnée.

### L'absence d'un chiffre unique consolidé dans les sources disponibles

Aucune source consultée pour cette enquête ne fournit un **chiffre unique consolidé** additionnant précisément le NDAA, le PURL et les ventes d'armes directes pour l'année 2026, ce qui illustre les **limites des données publiques** actuellement disponibles sur ce sujet complexe.

Cette absence de consolidation chiffrée invite à la **prudence** pour toute personne qui chercherait à résumer, en un seul montant, l'ensemble du soutien financier américain à l'Ukraine pour l'exercice 2026.

## Les comparaisons possibles avec les cycles budgétaires antérieurs

### Un montant à situer dans la durée du conflit

Sans disposer, dans les sources consultées, d'une série historique complète des financements américains à l'Ukraine depuis 2022, il reste possible de situer ces **800 millions de dollars** du NDAA 2026 comme la **continuation d'un effort pluriannuel** plutôt qu'une initiative isolée. Cette lecture s'appuie sur la **logique même** du texte, qui prévoit une couverture budgétaire sur deux exercices consécutifs. *Un soutien qui dure ne se mesure jamais à une seule année budgétaire ; il se mesure à la constance avec laquelle un pays continue de signer, année après année, le même type d'engagement.*

Cette **continuité**, si elle se confirme dans les prochains exercices budgétaires, distinguerait le soutien américain à l'Ukraine des financements ponctuels que le Congrès américain accorde parfois à d'autres priorités internationales plus éphémères.

### L'absence de données comparatives précises dans les sources disponibles

Les sources consultées pour cette enquête ne fournissent pas de comparaison chiffrée précise entre les **800 millions de dollars** du NDAA 2026 et les montants équivalents des exercices budgétaires précédents, ce qui limite la capacité de cette enquête à documenter une éventuelle tendance à la hausse ou à la baisse du soutien américain direct.

Cette **absence de données comparatives** invite à une **prudence méthodologique** supplémentaire, plutôt que de présenter ce montant comme nécessairement supérieur ou inférieur aux financements accordés lors des exercices budgétaires antérieurs.

## Le rôle du Congrès dans la surveillance de ces financements

### Un contrôle parlementaire qui s'exerce sur plusieurs canaux

Le **Congrès américain**, qui a lui-même approuvé le NDAA et la vente d'armes de **185 millions de dollars**, conserve un **rôle de surveillance continue** sur l'exécution de ces financements, à travers les auditions régulières et les rapports budgétaires que l'administration américaine doit lui fournir en vertu des procédures législatives standard. *Voter une loi n'est jamais la dernière étape d'un Congrès ; c'est, au contraire, le début d'un travail de vérification qui dure aussi longtemps que la loi elle-même.*

Cette surveillance continue constitue un **mécanisme de reddition de comptes** essentiel pour vérifier que les **800 millions de dollars** promis à l'Ukraine sont effectivement décaissés selon le calendrier et les modalités prévues par le texte législatif.

### Les tensions politiques qui pourraient affecter ce suivi

Les débats politiques intenses qui ont marqué les discussions budgétaires américaines sur le soutien à l'Ukraine ces dernières années pourraient continuer à **influencer** la **vigueur du contrôle parlementaire** exercé sur ces financements, certains élus se montrant plus critiques que d'autres quant à la pertinence de cet engagement continu.

Ces tensions politiques, documentées de manière générale mais non explicitement détaillées dans les sources consultées pour ce financement précis, constituent un **facteur de risque politique** à surveiller pour la continuité de ce soutien au-delà de l'exercice 2026-2027.

## La dimension symbolique de ce financement pour Kyiv

### Un signal politique autant qu'un montant financier

Pour les autorités ukrainiennes, la ligne de **800 millions de dollars** inscrite dans le NDAA représente autant un **signal politique** qu'un simple montant financier : elle confirme que le Congrès américain, dans son ensemble, continue de **voter** en faveur du soutien à l'Ukraine malgré les tensions politiques internes américaines documentées par ailleurs. *Pour un pays en guerre, un chiffre voté à l'étranger n'est jamais seulement un chiffre ; c'est la preuve que le monde continue, ou non, de regarder dans sa direction.*

Cette dimension symbolique explique pourquoi les autorités ukrainiennes et les observateurs occidentaux **suivent** avec attention chaque étape du processus législatif américain lié à ce financement, au-delà du seul montant chiffré en jeu.

### Les limites de la portée symbolique face aux besoins réels

Cette portée symbolique, si elle est réelle, ne doit pas faire oublier que les **800 millions de dollars** restent, en valeur absolue, insuffisants pour couvrir l'ensemble des besoins militaires ukrainiens documentés par les organisations internationales suivant ce conflit depuis plusieurs années.

Cette tension entre **signal politique** et **besoins matériels réels** illustre la complexité de l'**évaluation complète** du soutien occidental, qui ne peut se réduire à la seule lecture des montants annoncés dans les textes législatifs américains.

## Ce que cette architecture budgétaire annonce pour les prochains exercices

### Une structure appelée à se reproduire

Rien dans les sources consultées n'indique que cette architecture combinant NDAA, PURL et ventes d'armes directes soit appelée à changer significativement pour les **prochains exercices budgétaires**, ce qui suggère une certaine **stabilité institutionnelle** dans la manière dont Washington structure son soutien à l'Ukraine.

Cette stabilité structurelle, si elle se confirme, offrirait une **prévisibilité** précieuse pour la planification militaire ukrainienne à moyen terme, au-delà des seules **incertitudes** liées aux montants précis votés chaque année.

### Une vigilance qui reste de mise

Cette stabilité institutionnelle ne garantit toutefois pas l'absence de **ruptures futures**, les décisions budgétaires américaines restant soumises aux **aléas** des élections, des majorités parlementaires et des priorités géopolitiques changeantes de l'administration en place à Washington. *Une architecture budgétaire qui tient depuis plusieurs années n'est jamais, pour autant, garantie de tenir indéfiniment ; la vigilance reste la seule assurance disponible.*

Cette vigilance continue s'impose à tous les observateurs qui **suivent**, exercice budgétaire après exercice budgétaire, l'évolution réelle du soutien américain à l'Ukraine au-delà des seules annonces politiques du moment.

## Conclusion

Le NDAA 2026, signé le **7 février 2026** pour un total de **901 milliards de dollars**, consacre **800 millions de dollars** au soutien de l'Ukraine pour 2026-2027, selon **RBC-Ukraine**. Ce financement direct s'ajoute aux plus de **6 milliards de dollars** mobilisés par les alliés via le mécanisme PURL et à une vente d'armes de **185 millions de dollars** approuvée par le Congrès début février, dessinant une architecture de soutien à plusieurs canaux.

Cette enquête ne peut affirmer avec certitude que ces montants seront intégralement déboursés selon le calendrier annoncé, l'écart entre autorisation légale et exécution réelle restant une variable à surveiller. Ce que l'on peut affirmer, c'est que Washington a choisi, en ce début 2026, de réaffirmer par la loi son engagement envers Kyiv plutôt que de le laisser à la seule discrétion administrative. *Une ligne de 800 millions de dollars, noyée dans un texte de 901 milliards, ne fait jamais la une ; elle n'en reste pas moins, pour ceux qui la reçoivent, une question de survie plutôt qu'une question comptable.*

**Signé Maxime Marquette, chroniqueur**

## Encadré de transparence du chroniqueur

### Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais **chroniqueur et analyste**. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. **Je prétends à la lucidité analytique**, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

### Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre **faits vérifiés et analyses interprétatives**. La règle de méthode est constante : une information factuelle n'est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous **Sources**, jamais ici.

**Familles de sources primaires** retenues par la publication, quand le dossier en comporte : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d'organisations intergouvernementales, dépêches d'agences de presse internationales reconnues.

**Familles de sources secondaires** : publications spécialisées, médias d'information reconnus internationalement, analyses d'institutions de recherche établies, rapports d'organisations sectorielles.

Quand un article cite des données statistiques, économiques ou géopolitiques, elles proviennent d'institutions productrices de données (organisations intergouvernementales, banques centrales, instituts statistiques nationaux), et l'institution exacte est nommée sous **Sources**.

### Nature de l'analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une **synthèse critique et contextuelle** basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d'experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

## Sources

### Sources primaires

- [RBC-Ukraine — Les États-Unis approuvent une vente potentielle de 185 millions de dollars et le NDAA 2026 — 7 février 2026](https://newsukraine.rbc.ua/news/us-approves-potential-185-million-sale-of-1770421752.html)

- [RBC-Ukraine — Détail des 800 millions de dollars pour l'Ukraine dans le NDAA — 7 février 2026](https://newsukraine.rbc.ua/news/us-approves-potential-185-million-sale-of-1770421752.html)

- [OTAN — Soutien de l'OTAN à l'Ukraine et mécanisme PURL — mise à jour du 13 juillet 2026](https://www.nato.int/en/what-we-do/partnerships-and-cooperation/natos-support-for-ukraine)

### Sources secondaires

- [Chambre des représentants — Résumé du projet de loi de défense FY2026 — 2026](https://appropriations.house.gov/sites/evo-subsites/republicans-appropriations.house.gov/files/evo-media-document/fy26-defense-bill-summary.pdf)

- [European Pravda — Répartition des équipements financés par PURL — 30 juin 2026](https://www.eurointegration.com.ua/eng/news/2026/06/30/7240702/)

- [MeriTalk — Contexte budgétaire global du Pentagone pour 2026 — 2026](https://www.meritalk.com/articles/pentagon-unveils-1-01t-fy2026-budget-with-cyber-space-ai-focus/)

---

Source : Maxime Marquette, MadMax. Pour citer ce texte, nommer l’auteur et lier https://mad-max.co/fr/article/enquete-le-ndaa-2026-et-ses-800-millions-de-dollars-pour-l-ukraine
