# ENQUÊTE : L'Union européenne prépare le plus vaste train de sanctions de son histoire

> Un rapport de Bloomberg publié le 28 juillet 2026 révèle que l' Union européenne prépare un plan visant à sanctionner plus de 1 600 entreprises liées à la Russie, un bond de 50 % par rapport au nombre d'entités déjà…

- Auteur: Maxime Marquette
- Publication: MadMax (https://mad-max.co)
- Rubrique: Enquête
- Publié: 2026-07-29
- Adresse à citer: https://mad-max.co/fr/article/enquete-l-union-europeenne-prepare-le-plus-vaste-train-de-sanctions-de-son-histo

Un rapport de **Bloomberg** publié le 28 juillet 2026 révèle que l'**Union européenne** prépare un plan visant à sanctionner plus de **1 600 entreprises** liées à la Russie, un bond de **50 %** par rapport au nombre d'entités déjà visées. *Seize cents entreprises sur une seule liste : ce n'est plus une sanction, c'est une cartographie complète d'une économie de guerre.*

Le chiffre d'affaires combiné des entreprises ciblées dépasse **20 milliards de dollars américains**, pour environ **265 000 employés** au total. Le plan est préparé par le **Service européen pour l'action extérieure** (SEAE), l'organe diplomatique de l'UE.

Son adoption exigera l'**unanimité des 27 États membres**, un obstacle qui a déjà freiné ou retardé des paquets similaires dans le passé, notamment sous la pression de la **Hongrie**. L'objectif visé est la réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE en **octobre 2026**.

## Ce que révèle le rapport Bloomberg du 28 juillet

### Un chiffre qui dépasse tous les paquets précédents

Le nombre de **1 600 entreprises** évoqué dans le rapport représente un **bond de 50 %** par rapport à l'ensemble des entités russes déjà soumises à des sanctions européennes. **Cette ampleur** distingue ce plan de tous les paquets de sanctions adoptés depuis le début de la guerre en Ukraine, qui procédaient généralement par ajouts progressifs de quelques dizaines d'entités à la fois.

**La liste définitive** des entreprises visées n'est pas encore **publique** au moment de la publication du rapport. **Ce flou** laisse ouverte la question de savoir quels secteurs précis de l'économie russe seront les plus durement touchés par ce train de sanctions sans précédent par sa taille.

### Un chiffre d'affaires combiné qui donne la mesure du plan

Les entreprises visées représentent, ensemble, un **chiffre d'affaires combiné** supérieur à **20 milliards de dollars américains**, et emploient environ **265 000 personnes**. **Ces deux chiffres** donnent une mesure concrète de l'ampleur économique du plan, bien au-delà de la seule dimension symbolique habituellement associée aux sanctions occidentales.

**Un tel volume** d'**entreprises et d'employés** touchés soulève inévitablement la question des effets économiques indirects, à l'intérieur même de la Russie, sur les travailleurs et les communautés dépendant de ces entreprises pour leur subsistance. *Chaque sanction économique porte un visage humain que les communiqués officiels ne nomment jamais.*

## Le Service européen pour l'action extérieure, architecte du plan

### Un organe technique au cœur d'une décision politique

Le **Service européen pour l'action extérieure** (SEAE), dirigé en pratique par la **diplomatie européenne**, est chargé de préparer la liste et les modalités de ce nouveau train de sanctions. **Ce rôle technique** place le SEAE au centre d'un processus dont l'issue politique finale dépendra entièrement de l'accord **unanime** des 27 capitales membres.

**La préparation technique** d'une liste aussi vaste demande un **travail considérable** de vérification juridique et économique, pour s'assurer que chaque entité inscrite corresponde effectivement aux critères de sanction définis par l'UE. **Ce travail**, invisible pour le public, précède toujours l'annonce politique elle-même.

### Kaja Kallas, visage politique de la stratégie de sanctions

La **cheffe de la diplomatie** européenne **Kaja Kallas** avait déjà annoncé le **21e paquet de sanctions**, entré en vigueur le **23 juillet 2026**, quelques jours seulement avant la révélation de ce nouveau plan encore plus vaste. **Cette continuité** place Kallas au centre de la stratégie européenne de pression économique contre Moscou depuis plusieurs mois consécutifs.

**Aucune déclaration spécifique** de Kallas sur ce 22e paquet en préparation n'apparaît dans les sources disponibles au 28 juillet. **Ce silence provisoire** est cohérent avec la nature encore préliminaire du plan, qui n'a pas franchi l'étape de la proposition formelle aux 27 États membres. *Une architecte technique du plan qui ne parle pas encore n'est pas une architecte qui recule.*

## Le 21e paquet, contexte immédiat de cette annonce

### Ce que visait déjà le paquet précédent

Le **21e paquet de sanctions**, en vigueur depuis le **23 juillet 2026**, visait déjà plus de **50 entités** du complexe militaro-industriel russe, dont les réseaux de fabrication du drone **Garpiya-A1** et du satellite **Rassvet**, produit par le Bureau 1440. **Ce paquet précédent** ciblait donc directement les capacités de production militaire russe plutôt que l'économie civile au sens large.

**La différence d'échelle** entre les **50 entités** du 21e paquet et les 1 600 entreprises envisagées pour le prochain train de sanctions illustre un changement de nature, pas seulement d'ampleur : on passe d'un ciblage militaire précis à une pression économique généralisée sur l'ensemble du tissu industriel lié à la Russie.

### L'exemption grecque, un précédent qui pourrait se répéter

La **Grèce** a obtenu, dans le cadre du 21e paquet, une **exemption** pour le transport maritime de gaz naturel liquéfié, concernant spécifiquement les navires **Dynagas** et **Arc7**. **Ce précédent** démontre que même un paquet de sanctions déjà adopté peut comporter des exceptions négociées par des États membres défendant des intérêts économiques nationaux spécifiques.

**Rien ne garantit** qu'un **mécanisme d'exemption** similaire ne sera pas réclamé par d'autres États membres pour ce nouveau plan de 1 600 entreprises, particulièrement si certains secteurs touchent des intérêts économiques nationaux sensibles dans plusieurs pays de l'UE. *Chaque exemption négociée grignote un peu l'unité que les sanctions prétendent afficher.*

## L'obstacle de l'unanimité, épreuve décisive pour le plan

### Vingt-sept voix, un seul veto suffit

L'adoption de ce plan nécessitera l'**unanimité des 27 États membres** de l'Union européenne, une exigence institutionnelle qui transforme chaque paquet de sanctions en une **négociation politique complexe** où un seul pays peut bloquer l'ensemble du processus. **Cette règle** n'est pas nouvelle, mais elle prend une importance accrue face à un plan d'une ampleur sans précédent.

**La Hongrie** a, par le passé, bloqué ou retardé plusieurs paquets de sanctions similaires, utilisant sa position de veto pour négocier des concessions ou exprimer son désaccord avec l'orientation générale de la politique européenne envers la Russie. **Ce précédent hongrois** pèse directement sur les chances d'adoption rapide de ce nouveau plan. *Vingt-sept pays peuvent vouloir la même chose ; un seul peut décider que non.*

### Octobre 2026, une échéance ambitieuse

L'**objectif** visé pour l'adoption de ce plan est la réunion des **ministres des Affaires étrangères de l'UE** prévue en **octobre 2026**. **Ce calendrier** laisse un peu plus de deux mois aux négociateurs européens pour finaliser la liste, obtenir les consultations juridiques nécessaires, et convaincre les 27 capitales membres de voter en faveur du plan.

**Rien, dans les sources disponibles**, ne garantit que cette échéance d'octobre sera respectée. **Les négociations internes** à l'UE sur des paquets de sanctions antérieurs ont, à plusieurs reprises, pris plus de temps que prévu initialement par les responsables européens.

## L'analyse de l'institut Bruegel sur l'ampleur de la stratégie

### Un regard d'expert sur un changement d'échelle

L'analyste **Jacob Funk Kirkegaard**, de l'**institut Bruegel**, a commenté l'ampleur de cette stratégie de sanctions, apportant un éclairage indépendant sur ce que ce changement d'échelle représente pour la politique européenne envers la Russie. **Son analyse** situe ce plan dans une trajectoire plus large de durcissement progressif des mesures économiques occidentales.

**Le regard d'un institut de recherche indépendant** comme Bruegel permet de distinguer l'annonce politique elle-même de son évaluation technique par des économistes spécialisés dans les questions de sanctions internationales. **Cette distinction** mérite d'être maintenue dans toute couverture journalistique sérieuse du dossier.

### Ce que l'ampleur du plan signale sur la stratégie européenne

Un **plan** visant 1 600 entreprises plutôt que quelques dizaines d'entités militaires ciblées signale un changement de philosophie dans la stratégie de sanctions européenne : de la pression ciblée sur les capacités militaires directes vers une pression économique généralisée visant à réduire la capacité globale de la Russie à financer son effort de guerre. **Ce changement de philosophie** reste, à ce stade, une lecture d'expert plutôt qu'une déclaration officielle de l'UE.

**Aucune source officielle européenne consultée** ne formule explicitement ce changement de philosophie stratégique. **Cette interprétation** demeure donc une analyse, pas une confirmation directe des motivations internes du SEAE.

## Les secteurs économiques russes les plus exposés

### Ce que le dossier permet d'anticiper

Bien que la liste définitive des 1 600 entreprises reste non publique, le contexte du 21e paquet — ciblant la fabrication de drones et de satellites — suggère que les secteurs de la **défense**, de la **technologie** et de l'**aérospatiale** russes resteront probablement au cœur de ce nouveau train de sanctions plus vaste. **Cette continuité sectorielle** reste une hypothèse raisonnable plutôt qu'une confirmation.

**Rien dans les sources disponibles** ne précise si ce **nouveau plan** élargira les sanctions à des secteurs civils plus larges, comme l'énergie, la finance ou les biens de consommation, au-delà du périmètre militaro-industriel déjà couvert par les paquets précédents. *Le silence sur les secteurs visés protège la négociation, pas la transparence.*

### L'impact potentiel sur 265 000 travailleurs

Le chiffre de **265 000 employés** associés aux **entreprises visées** rappelle que chaque paquet de sanctions, aussi justifié soit-il par des impératifs géopolitiques, comporte une dimension humaine directe pour des travailleurs qui ne sont pas eux-mêmes les décideurs des politiques que ces sanctions cherchent à punir. **Cette dimension humaine** mérite d'être nommée, sans pour autant remettre en question la légitimité de la démarche européenne.

**Aucune estimation** du nombre d'emplois qui seraient concrètement menacés par ces sanctions, par opposition au nombre total de personnes employées par les entreprises visées, n'apparaît dans les sources disponibles. **Cette distinction** entre exposition et impact réel reste à documenter au fil de l'évolution du dossier.

## La comparaison avec les paquets de sanctions antérieurs

### Une escalade progressive depuis 2022

Depuis le début de la guerre en Ukraine, l'**Union européenne** a adopté une série de paquets de sanctions successifs, chacun élargissant progressivement le périmètre des entités et des secteurs visés. **Ce plan de 1 600 entreprises** représente, dans cette trajectoire, le saut le plus important en une seule étape depuis le début de cette escalade progressive.

**La comparaison numérique** entre ce plan et les paquets précédents — souvent limités à quelques dizaines d'entités par étape — illustre à quel point l'ampleur de cette nouvelle proposition dépasse le rythme habituel des sanctions européennes contre la Russie. *Le rythme change autant que le chiffre ; c'est ça, la vraie rupture.*

### Ce que cette accélération pourrait signifier politiquement

Une **accélération** aussi marquée dans l'ampleur des sanctions envisagées pourrait refléter une volonté politique de répondre à une escalade perçue du côté russe, ou simplement une décision stratégique de frapper plus fort avant que la fatigue politique européenne face aux sanctions ne s'installe davantage parmi certains États membres. **Ces deux lectures** restent, à ce stade, des hypothèses non confirmées par une déclaration officielle.

**Cette analyse** se limite à documenter les **faits connus** du plan sans trancher entre ces interprétations politiques concurrentes, faute de déclaration officielle explicite sur les motivations précises de ce changement d'échelle.

## Le rôle de la Hongrie dans les négociations à venir

### Un acteur récurrent des blocages passés

La **Hongrie**, dirigée par un gouvernement connu pour ses positions plus conciliantes envers Moscou au sein de l'UE, a historiquement utilisé son droit de veto pour ralentir ou modifier plusieurs paquets de sanctions antérieurs. **Ce précédent** en fait, dès maintenant, l'acteur à surveiller de plus près dans les négociations qui mèneront, ou non, à l'adoption de ce plan d'ici octobre 2026.

**Aucune déclaration hongroise spécifique** sur ce plan de 1 600 entreprises n'apparaît dans les sources disponibles au 28 juillet 2026. **Ce silence** ne permet pas de préjuger de la position que Budapest adoptera une fois le plan formellement présenté aux 27 capitales. *Budapest n'a rien dit encore ; c'est souvent avant de dire non que le silence dure le plus longtemps.*

### Les leviers de négociation disponibles pour débloquer un veto

Par le passé, l'Union européenne a parfois débloqué des **situations de veto hongrois** par des concessions ciblées, financières ou politiques, permettant l'adoption de paquets de sanctions qui semblaient initialement bloqués. **Ce type de négociation** pourrait, en théorie, se reproduire pour ce plan si la Hongrie choisissait d'exercer son droit de veto.

**Rien ne garantit** cependant qu'une **solution de compromis** soit trouvée à temps pour respecter l'échéance visée d'octobre 2026, particulièrement si l'ampleur inédite de ce plan suscite des résistances plus larges que celles rencontrées par les paquets précédents. *Un veto qui se répète finit par ressembler moins à une négociation qu'à une politique.*

## Les répercussions possibles pour l'économie russe

### Une pression cumulative, pas un choc isolé

L'**effet** de ce plan, s'il est adopté, ne se mesurera pas isolément mais en s'additionnant à l'ensemble des sanctions déjà en vigueur depuis 2022, formant une **pression cumulative** sur l'économie russe dont l'ampleur exacte reste difficile à évaluer avec précision à ce stade préliminaire. **Cette accumulation** distingue l'effet de ce plan d'un choc économique isolé et immédiat.

**Aucune estimation chiffrée** de l'impact macroéconomique attendu sur le produit intérieur brut russe n'apparaît dans les sources disponibles pour ce plan spécifique. **Cette absence de chiffrage** limite la possibilité d'évaluer, dès maintenant, l'ampleur réelle des conséquences économiques anticipées par les responsables européens eux-mêmes.

### Les mécanismes de contournement déjà documentés par le passé

Les **sanctions occidentales** successives contre la Russie ont, par le passé, rencontré divers mécanismes de contournement, notamment via des pays tiers ou des structures commerciales complexes destinées à masquer l'origine réelle de certaines transactions. **Ce risque de contournement** reste une préoccupation documentée dans le débat public européen sur l'efficacité des sanctions.

**Aucun élément spécifique** sur les mécanismes de contournement anticipés pour ce nouveau plan de 1 600 entreprises n'apparaît dans les sources disponibles. **Cette question** reste posée sans réponse documentée à ce stade préliminaire du dossier.

## Ce que cela signifie pour les relations UE-Russie à plus long terme

### Une rupture qui s'installe plutôt qu'un épisode

L'**adoption** d'un plan de cette ampleur, s'il franchit l'obstacle de l'unanimité, confirmerait que la trajectoire des relations entre l'Union européenne et la Russie s'inscrit dans une **rupture durable** plutôt que dans un épisode temporaire de tensions appelé à se résorber rapidement. **Cette trajectoire** semble, à ce stade, difficilement réversible à court terme.

**Rien dans les sources disponibles** ne suggère de scénario de désescalade parallèle qui viendrait contrebalancer cette intensification des sanctions économiques envisagées pour l'automne 2026. *Une liste de 1 600 entreprises ne se négocie pas ; elle s'inscrit dans la durée d'une rupture déjà consommée.*

### Les conséquences diplomatiques pour les capitales européennes elles-mêmes

Chaque **nouveau paquet** de sanctions engage aussi, en retour, les capitales européennes elles-mêmes, qui doivent gérer les conséquences économiques indirectes de leurs propres décisions, notamment dans les secteurs ayant conservé des liens commerciaux avec la Russie malgré les paquets précédents. **Cette dimension réciproque** des sanctions reste souvent moins discutée publiquement que leur impact sur la partie visée.

**Aucune estimation** de l'impact économique de ce plan sur les économies des 27 États membres eux-mêmes n'apparaît dans les sources disponibles pour cette analyse. **Cette dimension** mériterait d'être documentée séparément à mesure que le dossier avance vers son échéance d'octobre.

## Ce que ce plan signifie pour les entreprises européennes elles-mêmes

### Un risque de contrecoup pour certains secteurs européens

**Plusieurs entreprises européennes** maintiennent encore des liens commerciaux indirects avec des fournisseurs ou partenaires russes, même après plusieurs années de sanctions successives. **Un élargissement** aussi vaste du périmètre sanctionné pourrait forcer certaines entreprises européennes à rompre des chaînes d'approvisionnement encore actives, avec des coûts de transition non négligeables pour ces acteurs économiques. *Sanctionner l'économie russe finit toujours par toucher, au passage, une part de l'économie qui sanctionne.*

**Aucune estimation** précise de ce coût de transition pour les entreprises européennes elles-mêmes n'apparaît dans les sources disponibles pour ce plan spécifique. **Cette question** figure probablement parmi celles que le SEAE devra documenter avant la réunion d'octobre.

### Les secteurs européens les plus exposés à un effet de contrecoup

Les secteurs européens de la **logistique**, de l'**énergie** et de la **finance** ont, par le passé, absorbé une part significative des effets de contrecoup des sanctions successives contre la Russie, en raison de leur exposition historique aux marchés russes avant 2022. **Cette exposition** pourrait se répéter avec un plan d'une ampleur aussi inédite.

**Rien dans les sources disponibles** ne précise si le SEAE a prévu des mécanismes de compensation pour les entreprises européennes qui subiraient un contrecoup économique direct de ce nouveau plan. **Cette lacune** pourrait devenir un point de négociation supplémentaire avant octobre. *Personne ne sanctionne sans se blesser un peu soi-même ; la question est qui accepte de payer ce prix.*

## Le calendrier politique européen jusqu'à octobre 2026

### Les étapes intermédiaires à surveiller

Entre la **révélation** de ce plan le 28 juillet et la réunion visée des ministres des Affaires étrangères en octobre, plusieurs étapes intermédiaires de négociation technique et diplomatique devront se dérouler, incluant probablement des consultations bilatérales entre la Commission européenne et les capitales les plus réticentes. **Ce processus** reste, pour l'instant, largement invisible pour le public.

**Aucun calendrier détaillé** de ces étapes intermédiaires n'apparaît dans les sources disponibles au 28 juillet 2026. **Cette absence de détails procéduraux** est cohérente avec la nature encore préliminaire de l'annonce rapportée par Bloomberg.

### Ce que la couverture médiatique devra vérifier dans les prochaines semaines

Les **journalistes** suivant ce dossier devront vérifier, dans les semaines à venir, si la liste définitive des entreprises se stabilise autour du chiffre de 1 600, si des exemptions sectorielles ou nationales émergent à l'image de celle obtenue par la Grèce dans le 21e paquet, et si la Hongrie ou d'autres États confirment une opposition ferme au plan. **Ces trois points** constitueront les indicateurs les plus fiables de la trajectoire réelle du dossier.

**Cette analyse** continuera de distinguer ce qui relève du **fait confirmé** de ce qui relève encore de la négociation en cours, à mesure que de nouveaux éléments deviendront disponibles publiquement.

## Ce que les alliés occidentaux attendent de ce plan

### Washington et Kyiv suivent la négociation de près

Les **alliés occidentaux** de l'Ukraine, notamment les États-Unis et l'Ukraine elle-même, suivent de près la négociation de ce plan, dont l'ampleur pourrait renforcer significativement la pression économique collective de l'Occident sur la capacité russe à financer son effort de guerre. **Cette attente alliée** ajoute une pression politique supplémentaire sur les négociateurs européens à l'approche d'octobre. *Un plan attendu par des alliés devient plus difficile à abandonner sans en payer le prix diplomatique.*

**Aucune déclaration américaine ou ukrainienne spécifique** sur ce plan précis n'apparaît dans les sources disponibles au 28 juillet 2026. **Ce silence** n'empêche pas ces alliés de suivre le dossier avec un intérêt évident, compte tenu de leur propre intérêt stratégique dans son issue.

### Ce que l'échec du plan signifierait pour la crédibilité européenne

Un **échec** de ce plan, faute d'unanimité d'ici octobre, enverrait un signal de division interne à l'Union européenne à un moment où la cohésion occidentale face à la Russie reste un enjeu central du soutien continu à l'Ukraine. **Ce risque réputationnel** pèse, en creux, sur chaque négociateur européen impliqué dans ce dossier.

**Cette analyse** ne préjuge pas de l'issue finale du plan, mais elle note que l'enjeu dépasse largement la seule dimension économique : il touche directement à la **crédibilité politique** de l'Union européenne comme acteur unifié face à Moscou. *Une union qui échoue à sanctionner ensemble envoie, sans le dire, un message à ceux qu'elle prétend contenir.*

**Mille six cents entreprises**, **vingt milliards de dollars**, **265 000 employés**, et un seul veto hongrois qui pourrait suffire à tout arrêter avant octobre. **Ce plan** n'est pas encore une décision ; c'est une proposition qui devra survivre à vingt-sept négociations simultanées. *L'ampleur d'un plan ne garantit jamais sa survie face à une seule voix qui refuse de dire oui.*

Le **Service européen pour l'action extérieure** a fait son travail technique. Reste maintenant le travail politique, le plus incertain des deux, celui qui se joue capitale par capitale jusqu'à la réunion d'octobre.

**Signé Maxime Marquette, chroniqueur**

## Encadré de transparence du chroniqueur

### Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais **chroniqueur et analyste**. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. **Je prétends à la lucidité analytique**, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

### Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre **faits vérifiés et analyses interprétatives**. La règle de méthode est constante : une information factuelle n'est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous **Sources**, jamais ici.

**Familles de sources primaires** retenues par la publication, quand le dossier en comporte : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d'organisations intergouvernementales, dépêches d'agences de presse internationales reconnues.

**Familles de sources secondaires** : publications spécialisées, médias d'information reconnus internationalement, analyses d'institutions de recherche établies, rapports d'organisations sectorielles.

Quand un article cite des données statistiques, économiques ou géopolitiques, elles proviennent d'institutions productrices de données (organisations intergouvernementales, banques centrales, instituts statistiques nationaux), et l'institution exacte est nommée sous **Sources**.

### Nature de l'analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une **synthèse critique et contextuelle** basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d'experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

## Sources

### Sources primaires

- [NV.ua — L'UE prévoit de sanctionner 1 600 entreprises liées à Moscou — 28 juillet 2026](https://english.nv.ua/nation/eu-plans-to-sanction-1-600-companies-tied-to-moscow-50628005.html)

- [NV.ua — Détails sur le chiffre d'affaires combiné et les 265 000 employés visés — 28 juillet 2026](https://english.nv.ua/nation/eu-plans-to-sanction-1-600-companies-tied-to-moscow-50628005.html)

### Sources secondaires

- [Ground News — L'UE vise l'arsenal de drones et de satellites russe — 28 juillet 2026](https://ground.news/article/a-single-blow-eu-takes-aim-at-russias-drones-and-satellite-arsenal_383e0c)

- [Ground News — Contexte sur le 21e paquet de sanctions et l'exemption grecque — 28 juillet 2026](https://ground.news/article/a-single-blow-eu-takes-aim-at-russias-drones-and-satellite-arsenal_383e0c)

- [Euronews — Contexte parallèle sur la pression occidentale concurrente durant la même semaine — 28 juillet 2026](https://www.euronews.com/2026/07/28/us-begins-review-of-its-military-presence-in-europe)

- [Liga.net — Contexte sur les tensions diplomatiques UE-Russie durant la même période — 28 juillet 2026](https://news.liga.net/en/war/news/the-eu-summoned-russias-representative-over-drones-in-romania-and-the-strike-on-the-latvian-consulate)

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Source : Maxime Marquette, MadMax. Pour citer ce texte, nommer l’auteur et lier https://mad-max.co/fr/article/enquete-l-union-europeenne-prepare-le-plus-vaste-train-de-sanctions-de-son-histo
