# ENQUÊTE : deux théâtres, une dissuasion

> Une seule dissuasion, deux théâtres qui la testent simultanément. À l'été 2026, l'Occident se trouve engagé, d'une part, dans un soutien financier et militaire massif à l'Ukraine documenté à Ankara, et d'autre part,…

- Auteur: Maxime Marquette
- Publication: MadMax (https://mad-max.co)
- Rubrique: Enquête
- Publié: 2026-07-24
- Adresse à citer: https://mad-max.co/fr/article/enquete-deux-theatres-une-dissuasion

## Introduction

Une seule **dissuasion**, deux théâtres qui la testent simultanément. À l'été 2026, l'Occident se trouve engagé, d'une part, dans un **soutien** financier et militaire massif à l'**Ukraine** **documenté** à **Ankara**, et d'autre part, dans une vigilance croissante face aux tensions chinoises dans le détroit de **Taïwan**. Cette enquête examine comment ces deux théâtres, géographiquement distincts, sollicitent en réalité la même **capacité** collective **occidentale** de dissuasion.

Le 23 juillet 2026, la **Chine** a mené des exercices à tir réel près de l'île de Dongshan, **selon** Reuters, tandis que la **guerre** en **Ukraine** entrait dans sa cinquième **année** avec des **frappes** ayant fait au moins huit morts le même jour selon Al Jazeera. *Deux théâtres qui s'activent le même jour ne laissent aucune capitale **occidentale** le luxe de choisir lequel regarder en premier.*

Cette enquête assume une préférence d'angle pro-**occidentale**, pro-ukrainienne et pro-taïwanaise dans le choix de son sujet, tout en documentant avec rigueur les limites réelles de la **capacité** occidentale à soutenir pleinement ces deux théâtres à la fois.

## Le théâtre européen, un engagement déjà chiffré

### Soixante-dix milliards d'euros pour l'Ukraine en 2026

Le **sommet** de l'**OTAN** tenu à **Ankara** les 7 et 8 juillet 2026 a formalisé un **soutien** de 70 **milliards** d'euros à l'**Ukraine** pour 2026, avec une **promesse** comparable pour 2027, dans le cadre d'un **engagement** collectif plus large de 140 milliards d'euros sur l'ensemble de la période, **selon** les communiqués de l'**Alliance**.

Ce **chiffre**, aussi substantiel soit-il, doit être mis en perspective avec l'évaluation de l'**institut** **Kiel**, qui indique que seuls environ 10 **milliards** d'euros avaient été effectivement livrés au 30 avril 2026, un **écart** **documenté** qui complique toute évaluation précise du niveau réel de **dissuasion** déjà déployé sur ce premier théâtre.

### Une trajectoire domestique qui dépasse le seul soutien ukrainien

Au-delà du seul **soutien** à l'**Ukraine**, les alliés de l'UE et du Canada ont augmenté leurs budgets de **défense** domestiques de 258 **milliards** de dollars sur 2025-2026, **selon** le Brussels Times, une **trajectoire** structurelle qui vise un **objectif** de 5 % du PIB d'ici 2035 et qui dépasse largement le seul cadre conjoncturel du **conflit** ukrainien. *Le théâtre européen ne se résume pas à l'Ukraine ; il inclut, désormais, la reconstruction complète de la **capacité** de **dissuasion** du continent lui-même.*

## Le théâtre indo-pacifique, une vigilance moins chiffrée

### Des exercices chinois documentés près de Taïwan

La **Chine** a mené des exercices à tir réel les 23 et 24 juillet 2026 près de l'île de Dongshan, **selon** Reuters, une escalade qui a suivi une déclaration conjointe antérieure des ambassades de fait du Royaume-Uni, de l'Allemagne et de la France à Taipei, condamnant le 24 juin 2026 des opérations de police maritime chinoises à l'est de **Taïwan**, selon le Taipei Times.

Contrairement au théâtre européen, l'**engagement** **occidental** **documenté** sur ce second théâtre reste largement diplomatique et verbal, sans chiffrage budgétaire comparable aux 140 **milliards** d'euros promis à l'**Ukraine**, une asymétrie qui constitue l'un des éléments centraux de cette enquête.

### La réaction américaine, plus affirmée que celle des Européens

Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a dénoncé, **selon** Newsweek, les manœuvres chinoises comme allant à l'encontre de la stabilité stratégique régionale, une déclaration plus directement attribuée à un responsable de haut rang que celle des trois ambassades européennes, ce qui suggère un degré d'**engagement** diplomatique américain légèrement plus affirmé sur ce théâtre spécifique. *Sur ce second théâtre, Washington parle plus fort que Bruxelles, Londres, Berlin ou Paris réunis.*

## La même dissuasion, deux budgets distincts

### Une capacité budgétaire qui n'est pas infinie

La thèse centrale de cette enquête repose sur un constat simple : la **capacité** budgétaire **occidentale**, aussi substantielle soit-elle avec un **budget** cumulé de l'**OTAN** dépassant 1 500 **milliards** de dollars en 2026 **selon** le Brussels Times, n'est pas infinie, ce qui signifie que chaque dollar ou euro alloué à un théâtre représente, en théorie, une ressource qui ne peut être simultanément allouée à l'autre.

Cette contrainte budgétaire fondamentale, rarement rendue explicite dans les communiqués officiels de chaque **sommet** consacré à un seul théâtre à la fois, mérite d'être examinée directement, car elle conditionne la **crédibilité** même de la **dissuasion** **occidentale** sur les deux fronts simultanément.

### L'aide étrangère américaine globale en net recul

Un **rapport** du Pew Research Center indique que l'aide étrangère américaine globale connaît une chute marquée sous la seconde administration Trump, avec environ 7 **milliards** de dollars seulement distribués au titre de l'exercice budgétaire 2026 au 1er juillet, un recul qui pourrait, à terme, forcer des arbitrages plus explicites entre les différents théâtres sollicitant l'attention et les ressources américaines. *Une **capacité** en recul global oblige, tôt ou tard, à choisir où la **dissuasion** compte le plus urgemment.*

## Ce que le précédent industriel révèle sur cette double sollicitation

### Cinquante milliards de contrats, une capacité de production sollicitée

Le forum industriel tenu en marge du **sommet** d'**Ankara** a généré, **selon** le Brussels Times, environ 50 **milliards** de dollars de nouveaux contrats pour l'**industrie** de **défense** **occidentale**, une **capacité** de production qui doit désormais, en théorie, répondre aux besoins des deux théâtres simultanément, européen et indo-pacifique, sans que les **sources** disponibles ne précisent la répartition exacte de cette capacité entre les deux zones.

Cette ambiguïté sur la répartition de la **capacité** industrielle entre les deux théâtres constitue l'une des zones d'ombre les plus significatives identifiées par cette enquête, une zone d'ombre qui mériterait un suivi journalistique plus approfondi dans les mois à venir.

### La licence Patriot ukrainienne, un précédent pour d'autres théâtres

Washington a accordé, **selon** Army Recognition, une licence permettant à l'**Ukraine** de fabriquer elle-même des missiles **Patriot** sur son territoire, un précédent structurel qui pourrait, en théorie, être reproduit pour d'autres alliés confrontés à des tensions similaires, y compris potentiellement **Taïwan**, bien qu'aucune source consultée ne documente une telle extension à ce stade. *Un précédent industriel créé pour un théâtre ne reste jamais complètement isolé ; il devient, tôt ou tard, un modèle que d'autres réclament.*

## Les mécanismes de financement rapide, une leçon transférable

### Le précédent PURL, applicable à d'autres contextes

Le **mécanisme** ayant financé 6,7 **milliards** de dollars de **systèmes** **Patriot** via 29 pays, **selon** RBC-**Ukraine**, démontre qu'une **coordination** multilatérale rapide reste possible lorsque le périmètre est suffisamment restreint et l'urgence clairement identifiée, une leçon méthodologique qui pourrait, en théorie, s'appliquer à un futur mécanisme de **soutien** rapide à **Taïwan** si les tensions venaient à s'aggraver significativement.

Cette transférabilité potentielle reste, à ce stade, purement hypothétique : aucune source consultée pour cette enquête ne documente l'existence d'un **mécanisme** comparable déjà envisagé ou en discussion pour le théâtre indo-pacifique à la date de rédaction de ce texte.

### Une asymétrie de maturité institutionnelle entre les deux théâtres

Cette absence de **mécanisme** comparable pour **Taïwan** illustre une asymétrie de maturité institutionnelle entre les deux théâtres : l'**Ukraine** bénéficie de plusieurs **années** de rodage de mécanismes de **financement** occidentaux successifs, tandis que Taïwan reste, à ce stade, dans une phase beaucoup plus embryonnaire de structuration d'un **soutien** **occidental** comparable. *Un mécanisme de soutien ne se construit pas en un jour ; l'Ukraine en a eu cinq ans pour affiner le sien, Taïwan commence à peine.*

## Ce que l'opinion publique occidentale perçoit de cette double sollicitation

### Une attention médiatique inégale entre les deux théâtres

La couverture médiatique **occidentale** consacrée à l'**Ukraine**, après cinq **années** de **conflit** continu, demeure généralement plus développée et plus régulière que celle consacrée aux tensions dans le détroit de **Taïwan**, une asymétrie d'attention qui pourrait, à terme, influencer la volonté **politique** de chaque **gouvernement** **occidental** à investir des ressources comparables sur les deux théâtres.

Cette asymétrie d'attention médiatique, bien que difficile à quantifier précisément dans le cadre de cette enquête, constitue un facteur potentiellement significatif dans la formation de l'opinion publique **occidentale** et, par extension, dans les arbitrages budgétaires que les gouvernements démocratiques doivent justifier devant leurs propres électorats respectifs.

### Le risque d'une fatigue combinée sur les deux théâtres

Une lassitude combinée de l'opinion publique **occidentale**, si elle se développait simultanément à l'égard des deux théâtres, pourrait fragiliser la **capacité** collective de **dissuasion** documentée dans cette enquête, un risque qui reste, à ce stade, hypothétique mais qui mérite d'être surveillé dans les sondages des prochains mois. *Une dissuasion a besoin d'une opinion publique qui continue d'y croire ; sur deux théâtres à la fois, cette croyance s'use plus vite qu'on ne le pense.*

## Les alliés indo-pacifiques, spectateurs attentifs du précédent ukrainien

### Le Japon, la Corée du Sud et l'Australie en observation

D'autres alliés occidentaux dans la région indo-pacifique, notamment le Japon, la Corée du Sud et l'Australie, observent vraisemblablement la **trajectoire** du **soutien** **occidental** à l'**Ukraine** comme un indicateur de la fiabilité future de tout **engagement** comparable qui pourrait, un jour, concerner directement **Taïwan** ou d'autres dossiers de **sécurité** régionaux.

Cette observation à distance, documentée de façon implicite plutôt qu'explicite dans les **sources** disponibles pour cette enquête, s'inscrit dans une logique régionale où chaque **écart** **documenté** entre **promesse** et **livraison** sur le dossier ukrainien pourrait, potentiellement, alimenter des doutes similaires quant à un futur **engagement** **occidental** sur le théâtre indo-pacifique.

### Un test de crédibilité qui dépasse le seul dossier ukrainien

La manière dont l'Occident résorbera, ou non, l'**écart** **documenté** par l'**institut** **Kiel** entre les 140 **milliards** promis et les 10 milliards livrés à l'**Ukraine** sera scrutée non seulement par Kyiv, mais aussi par ces alliés indo-pacifiques, qui y verront un indicateur direct de ce qu'ils peuvent eux-mêmes anticiper en cas de besoin comparable. *Chaque **promesse** tenue ou rompue envers l'Ukraine devient, qu'on le veuille ou non, un **signal** envoyé bien au-delà de ses propres frontières.*

## La Chine et la Russie, spectatrices communes de cette double dissuasion

### Un intérêt stratégique partagé à observer la fragmentation occidentale

La **Russie** et la **Chine**, bien que poursuivant des objectifs stratégiques distincts sur leurs théâtres respectifs, partagent vraisemblablement un intérêt commun à observer si la sollicitation simultanée de la **capacité** **occidentale** sur deux théâtres distincts fragilise, à terme, la **crédibilité** de la **dissuasion** occidentale sur l'un ou l'autre de ces théâtres.

Aucune source consultée pour cette enquête ne documente une **coordination** stratégique explicite entre Moscou et Pékin visant à exploiter délibérément cette double sollicitation **occidentale**, mais l'hypothèse d'un bénéfice stratégique indirect pour chacune de ces deux puissances mérite d'être posée avec la **prudence** méthodologique appropriée.

### Une pression qui pourrait s'auto-alimenter si elle se prolonge

Si les tensions sur les deux théâtres devaient s'intensifier simultanément dans les mois à venir, la pression combinée sur la **capacité** **occidentale** de réponse pourrait, en théorie, s'auto-alimenter, chaque escalade sur un théâtre rendant plus difficile une réponse robuste sur l'autre, un scénario que cette enquête documente comme un risque plausible plutôt que comme une certitude établie. *Deux crises qui s'alimentent l'une l'autre coûtent toujours plus cher, en attention et en ressources, que deux crises traitées séparément.*

## Ce que les données disponibles permettent, et ne permettent pas, d'affirmer

### Une asymétrie budgétaire clairement documentée

Cette enquête peut affirmer, sur la base des **sources** disponibles, que l'asymétrie budgétaire entre le **soutien** chiffré à l'**Ukraine** et l'**engagement** encore largement diplomatique envers **Taïwan** est réelle et documentée par des sources primaires convergentes, notamment les communiqués de l'**OTAN** et les **données** du Brussels Times.

Cette asymétrie ne signifie pas nécessairement que l'Occident néglige le théâtre indo-pacifique, mais elle reflète une différence de nature entre un **conflit** ouvert et **documenté** quotidiennement, comme celui en **Ukraine**, et une tension préventive, comme celle observée à **Taïwan**, qui n'a pas encore franchi le seuil d'un conflit armé déclaré.

### Une capacité de réponse combinée qui reste, à ce stade, non testée

Cette enquête ne peut en revanche pas affirmer avec certitude comment la **capacité** **occidentale** combinée réagirait si les deux théâtres venaient à connaître une escalade simultanée et grave, un scénario qui reste, à ce jour, hypothétique et qui n'a pas été testé dans la réalité **selon** les **sources** disponibles pour cette enquête. *Une **dissuasion** non testée sur deux fronts à la fois reste, par définition, une hypothèse plutôt qu'une certitude.*

## Ce que les précédents historiques suggèrent sur ce type de double engagement

### Des précédents de la Guerre froide partiellement comparables

Des précédents historiques partiellement comparables existent, notamment durant certaines périodes de la Guerre froide où les puissances occidentales devaient gérer simultanément des tensions en Europe et en Asie, des précédents qui suggèrent qu'une gestion combinée de deux théâtres reste possible mais exige une **coordination** stratégique et budgétaire particulièrement rigoureuse.

Cette comparaison historique, bien qu'utile pour contextualiser la situation actuelle, ne doit pas être surinterprétée : le contexte technologique, économique et institutionnel de 2026 diffère significativement de celui des décennies antérieures évoquées à titre de précédent.

### Une leçon de prudence plutôt qu'une garantie de succès

La leçon principale à tirer de ces précédents historiques partiellement comparables est une leçon de **prudence** méthodologique plutôt qu'une garantie de succès automatique : la gestion simultanée de deux théâtres de tension a, par le passé, exigé des ajustements institutionnels significatifs qui restent, à ce stade, largement à construire pour le contexte actuel. *L'histoire n'offre jamais de garantie ; elle offre, au mieux, un avertissement sur ce qu'il ne faut pas négliger.*

## Ce que cette enquête recommande comme axes de suivi

### Un suivi budgétaire trimestriel sur les deux théâtres

Cette enquête recommande, comme premier axe de suivi journalistique, un suivi budgétaire trimestriel comparatif entre les deux théâtres, permettant de détecter rapidement tout signe de réallocation de ressources d'un théâtre vers l'autre qui pourrait indiquer une priorisation implicite non déclarée publiquement par les gouvernements occidentaux concernés.

Ce type de suivi comparatif, s'il était systématisé par des instituts indépendants comme **Kiel** ou par d'autres organismes de recherche spécialisés, offrirait une transparence accrue sur la manière dont la **capacité** **occidentale** se répartit réellement entre ces deux théâtres au fil du temps.

### Une vigilance accrue sur les déclarations diplomatiques répétées

Le second axe de suivi recommandé par cette enquête consiste à surveiller si le format de déclaration conjointe observé sur le dossier taïwanais, comme celle des trois ambassades européennes en juin 2026, se répète lors de futurs incidents comparables, une répétition qui indiquerait une consolidation progressive de l'**engagement** **occidental** sur ce second théâtre. *Une **dissuasion** qui se construit se reconnaît à sa répétition, pas à sa première déclaration.*

## Ce que les prochains sommets pourraient révéler sur cet équilibre

### Un sommet dedié explicitement aux deux théâtres, un scénario plausible

Un scénario plausible, bien que non **documenté** comme déjà planifié dans les **sources** disponibles pour cette enquête, serait la tenue d'un futur **sommet** de l'**Alliance** consacré explicitement à l'articulation entre les deux théâtres, plutôt que de continuer à les traiter comme deux dossiers séparés traités lors de sommets distincts.

Un tel **sommet**, s'il se tenait, permettrait de clarifier publiquement la répartition réelle des ressources budgétaires et industrielles entre les deux théâtres, une clarté qui reste, à ce jour, largement absente des communiqués officiels examinés pour cette enquête.

### Une clarté accrue bénéfique pour les deux alliés concernés

Cette clarté accrue, si elle se matérialisait lors d'un futur sommet, bénéficierait à la fois à l'**Ukraine** et à Taïwan, qui pourraient chacune mieux anticiper le niveau réel de soutien occidental disponible plutôt que de devoir interpréter des signaux dispersés entre plusieurs sommets et communiqués distincts. *Une dissuasion partagée entre deux théâtres gagnerait à être nommée comme telle, plutôt que de rester une addition implicite de deux dossiers traités séparément.*

## Ce que cette enquête retient comme enseignement principal

### Une dissuasion unique, deux niveaux de maturité distincts

Cette enquête retient, comme enseignement principal, que la dissuasion occidentale reste, dans les faits, une capacité unique et partagée entre deux théâtres qui se trouvent, à l'été 2026, à des niveaux de maturité institutionnelle nettement différents : chiffrée, structurée mais imparfaitement exécutée pour l'Ukraine; naissante, diplomatique mais encore peu chiffrée pour Taïwan.

Cette différence de maturité ne reflète pas nécessairement une hiérarchie de priorités déclarée par les gouvernements occidentaux, mais plutôt une différence de nature entre un conflit ouvert de longue durée et une tension préventive qui, à ce jour, n'a pas franchi le seuil d'un affrontement armé direct.

### Une capacité collective qui devra prouver sa résilience

Le véritable test de cette dissuasion unique appliquée à deux théâtres distincts ne viendra pas des déclarations et des annonces déjà documentées dans cette enquête, mais de la capacité collective occidentale à maintenir, dans la durée, un engagement crédible sur les deux fronts simultanément, sans que l'un ne s'affaiblisse au détriment de l'autre. *Une dissuasion qui tient sur un seul théâtre à la fois n'est, au fond, qu'une dissuasion à moitié construite.*

## Conclusion

Cette enquête documente une réalité stratégique de l'été 2026 : l'Occident sollicite simultanément sa capacité collective de dissuasion sur deux théâtres distincts, un soutien chiffré et déjà structuré de 140 milliards d'euros pour l'Ukraine selon les communiqués d'Ankara, et un engagement encore largement diplomatique et non chiffré face aux tensions chinoises dans le détroit de Taïwan. Cette asymétrie de maturité, documentée à travers de multiples sources primaires et secondaires, ne remet pas en cause l'engagement occidental sur l'un ou l'autre théâtre, mais elle en révèle la nature encore inégale.

Cette enquête retient que la vraie question posée par l'été 2026 n'est pas de savoir si l'Occident peut soutenir un théâtre ou l'autre, mais s'il peut soutenir les deux à la fois, avec la même constance, sans que l'écart déjà documenté entre promesse et livraison sur le premier théâtre ne se reproduise, amplifié, sur le second. *Une seule dissuasion, deux théâtres : l'histoire jugera si l'Occident a su la répartir, ou s'il a simplement appris, à ses dépens, qu'elle ne pouvait pas se démultiplier indéfiniment.*

**Signé Maxime Marquette, chroniqueur**

## Encadré de transparence du chroniqueur

### Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais **chroniqueur et analyste**. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. **Je prétends à la lucidité analytique**, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

### Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre **faits vérifiés et analyses interprétatives**. La règle de méthode est constante : une information factuelle n'est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous **Sources**, jamais ici.

**Familles de sources primaires** retenues par la publication, quand le dossier en comporte : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d'organisations intergouvernementales, dépêches d'agences de presse internationales reconnues.

**Familles de sources secondaires** : publications spécialisées, médias d'information reconnus internationalement, analyses d'institutions de recherche établies, rapports d'organisations sectorielles.

Quand un article cite des données statistiques, économiques ou géopolitiques, elles proviennent d'institutions productrices de données (organisations intergouvernementales, banques centrales, instituts statistiques nationaux), et l'institution exacte est nommée sous **Sources**.

### Nature de l'analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une **synthèse critique et contextuelle** basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d'experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

## Sources

### Sources primaires

- [OTAN — Le soutien de l'OTAN à l'Ukraine, sommet d'Ankara — 8 juillet 2026](https://www.nato.int/en/what-we-do/partnerships-and-cooperation/natos-support-for-ukraine)

- [Taipei Times — Washington dénonce les déploiements de la garde côtière chinoise près de Taïwan — 24 juillet 2026](https://www.taipeitimes.com/News/front/archives/2026/07/24/2003861284)

- [Reuters — La Chine débute des exercices militaires dans le détroit de Taïwan — 23 juillet 2026](https://www.reuters.com/fr/affaires/la-chine-dbute-des-exercices-militaires-dans-le-dtroit-de-tawan-2026-07-23/)

### Sources secondaires

- [RBC-Ukraine — L'Ukraine peut-elle vraiment recevoir les 140 milliards de l'OTAN, selon l'institut Kiel — 19 juillet 2026](https://newsukraine.rbc.ua/news/can-ukraine-really-receive-nato-s-140-billion-1784442951.html)

- [Newsweek — La Chine organise des exercices militaires après l'avertissement de Rubio — 23 juillet 2026](https://www.newsweek.com/china-stages-military-drills-in-key-trade-waters-after-rubio-warning-12227056)

- [Pew Research Center — L'aide étrangère américaine chute fortement sous la seconde administration Trump — 21 juillet 2026](https://www.pewresearch.org/short-reads/2026/07/21/us-foreign-aid-is-plunging-in-second-trump-administration/)

- [Al Jazeera — Plusieurs morts alors que l'Ukraine et la Russie échangent des frappes en profondeur — 23 juillet 2026](https://www.aljazeera.com/news/2026/7/23/several-killed-as-ukraine-russia-trade-attacks-deep-behind-the-front-line)

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Source : Maxime Marquette, MadMax. Pour citer ce texte, nommer l’auteur et lier https://mad-max.co/fr/article/enquete-deux-theatres-une-dissuasion
