# ÉDITORIAL : Vendre des réacteurs à Riyad en bombardant le nucléaire iranien

> Washington a décidé de signer un accord de coopération nucléaire civile avec l'Arabie saoudite, au moment même où les États-Unis mènent, aux côtés d'Israël, une guerre destinée à réduire les capacités nucléaires de…

- Auteur: Maxime Marquette
- Publication: MadMax (https://mad-max.co)
- Rubrique: Éditorial
- Publié: 2026-07-25
- Adresse à citer: https://mad-max.co/fr/article/editorial-vendre-des-reacteurs-a-riyad-en-bombardant-le-nucleaire-iranien

## Introduction

Washington a décidé de signer un **accord de coopération nucléaire civile** avec l'**Arabie saoudite**, au moment même où les États-Unis mènent, aux côtés d'Israël, une guerre destinée à réduire les capacités nucléaires de l'Iran. Cette **simultanéité** n'est affirmée nulle part comme une contradiction officielle — elle est signalée ici comme une **tension éditoriale** que ce texte choisit d'examiner, à partir d'un éditorial de l'**Indian Express**, seule source disponible sur ce dossier, à citer explicitement comme une **opinion** et non comme un fait établi.

L'**accord** prévoit que des **entreprises américaines construisent les réacteurs** saoudiens et occupent une position de long terme dans l'infrastructure nucléaire du royaume. Le point de controverse central porte sur la possibilité d'une **installation d'enrichissement d'uranium en Arabie saoudite**, qui serait construite par des entreprises américaines et supervisée par Washington — une **architecture** présentée comme une garantie de contrôle, mais qui pose la **question de fond** que cet éditorial choisit de nommer directement : peut-on plaider pour moins d'**enrichissement nucléaire** chez un adversaire tout en l'autorisant, sous supervision, chez un partenaire?

Ce texte est un **éditorial**. Il assume un point de vue et le déclare : la **cohérence d'une politique nucléaire régionale** devrait, en principe, s'appliquer également à tous les acteurs, alliés compris, sans quoi le principe cesse d'être un principe pour devenir un **outil de politique étrangère à géométrie variable**. *Un principe qui change de forme selon l'allié n'est plus un principe. C'est une préférence habillée en doctrine.*

## Ce que l'éditorial de l'Indian Express affirme, et ce qu'il ne prouve pas

### Une source d'opinion, pas un communiqué officiel

L'article de référence pour ce dossier est un **éditorial** du quotidien indien **Indian Express**, explicitement identifié comme tel, sans date précise ni chiffre officiel cité dans le texte. Cette nature éditoriale de la source impose une **prudence méthodologique constante** : ce que l'article avance sur les **intentions de Washington et de Riyad** reflète une **analyse journalistique**, pas une **confirmation gouvernementale directe** des deux capitales concernées.

Traiter un éditorial comme un fait établi serait une erreur méthodologique. Ce texte se limite donc à rapporter ce que l'éditorial affirme, en le signalant systématiquement comme une interprétation, jamais comme une donnée confirmée par une source primaire gouvernementale. *Un éditorial éclaire une intention possible, il ne remplace jamais un communiqué officiel.*

### Ce que l'absence de confirmation officielle change dans la lecture

Aucune source consultée ne rapporte de communiqué officiel de la Maison-Blanche ou du gouvernement saoudien confirmant les détails précis de cet accord. **Cette absence ne signifie pas que l'accord n'existe pas**, mais elle signifie que les **détails rapportés** par l'éditorial — construction par des entreprises américaines, supervision de l'enrichissement, lien avec la reconnaissance d'Israël — doivent être présentés au **conditionnel**, tant qu'aucune source primaire ne les confirme point par point.

## La contradiction structurelle que cet éditorial choisit de nommer

### Réduire un programme nucléaire ici, en construire un autre là-bas

Washington mène, depuis cinq mois, une guerre aux côtés d'Israël dont l'objectif déclaré est de **réduire les capacités nucléaires iraniennes**. Dans le même temps, selon l'éditorial cité, Washington négocierait un accord qui permettrait à l'Arabie saoudite de développer une **installation d'enrichissement d'uranium**, même sous supervision américaine. Cette juxtaposition, si elle se confirme dans les termes rapportés, mérite d'être nommée pour ce qu'elle est : une politique nucléaire régionale qui traite différemment un adversaire et un partenaire, pour des raisons d'alliance plutôt que de principe technique. *L'uranium enrichi ne devient pas moins dangereux parce qu'il sort d'une usine amie.*

Cette observation n'est pas une **accusation d'hypocrisie** au sens juridique du terme — les **alliances internationales** fonctionnent depuis toujours sur des bases asymétriques — mais elle interroge la **solidité du principe de non-prolifération** quand il s'applique à géométrie variable selon les relations diplomatiques du moment.

### La supervision américaine, garantie suffisante ou habillage politique?

L'**argument avancé** pour justifier cette différence de traitement repose sur la **supervision américaine directe** de toute installation d'enrichissement saoudienne, contrairement au **programme iranien**, jugé opaque et non coopératif. Cet **argument** a une valeur technique réelle : un **programme supervisé par un tiers de confiance** n'est pas équivalent à un programme non supervisé. **Mais cette distinction technique ne résout pas entièrement la tension politique** : elle repose sur la **confiance accordée à l'allié**, pas sur une règle universelle applicable à tous les acteurs de la région.

## Pourquoi Riyad maintenant, et pourquoi ce calendrier précis

### La montée en puissance iranienne comme justification déclarée

La justification avancée pour cet accord repose sur la nécessité de répondre aux **préoccupations saoudiennes sur l'équilibre nucléaire régional**. La montée en puissance du programme nucléaire iranien avait déjà poussé les **Émirats arabes unis** à se doter d'un programme civil, créant un **précédent régional** que l'Arabie saoudite invoquerait à son tour pour justifier sa propre demande. Cette **logique de course régionale**, si elle se vérifie, illustre un mécanisme classique de prolifération par imitation : chaque acteur régional justifie son **programme** par celui du voisin.

**Ce mécanisme d'imitation régionale** pose une question de fond que la guerre contre l'Iran ne résout pas : réduire les capacités d'un acteur ne réduit pas nécessairement l'appétit nucléaire de ses voisins, qui continuent de justifier leurs propres ambitions par la menace perçue. *Chaque programme nucléaire régional nourrit le suivant, jamais l'inverse.*

### Le moment choisi n'est pas neutre

Négocier cet accord pendant que les **frappes américano-israéliennes contre l'Iran** se poursuivent envoie un signal difficile à ignorer : **la fenêtre de la guerre devient aussi une fenêtre de négociation nucléaire régionale**. Ce n'est pas nécessairement un **calcul cynique délibéré** — les **négociations diplomatiques** suivent rarement un calendrier parfaitement isolé des autres crises — mais la **coïncidence temporelle** mérite d'être soulignée plutôt que passée sous silence.

## Le lien avec la reconnaissance d'Israël, la vraie monnaie d'échange

### Washington lie l'accord nucléaire à un objectif diplomatique plus large

Selon l'éditorial cité, Washington lierait cet accord nucléaire à la **reconnaissance d'Israël par Riyad**, qui a jusqu'ici résisté à rejoindre les **Accords d'Abraham**. Cette articulation transforme un dossier technique de coopération nucléaire civile en une pièce d'un puzzle diplomatique bien plus vaste, impliquant potentiellement une **négociation triangulaire Washington-Riyad-Tel-Aviv** portant sur la sécurité régionale, la création d'un État palestinien, et l'avenir des relations arabo-israéliennes. *Un réacteur nucléaire peut devenir une monnaie d'échange quand la diplomatie manque d'autres leviers.*

Cette **dimension** élargit considérablement la portée de l'accord au-delà du simple enjeu énergétique saoudien : il deviendrait un instrument de négociation géopolitique régionale, ce qui expliquerait, en partie, pourquoi Washington accepterait de faire une **concession nucléaire significative** à un partenaire.

### Ce que cette monnaie d'échange révèle des priorités américaines

Si la **reconnaissance d'Israël par l'Arabie saoudite** constitue effectivement l'objectif final recherché par Washington, cela signifierait que la **priorité diplomatique régionale** l'emporte, dans ce dossier précis, sur la rigueur absolue du principe de non-prolifération. Ce n'est pas un **jugement moral tranché**, mais un constat sur la hiérarchie réelle des priorités américaines telle qu'elle transparaît, si les termes rapportés par l'éditorial se confirment.

## L'opposition attendue au Congrès et ailleurs

### Trois fronts de résistance déjà identifiés

L'éditorial identifie trois sources d'opposition attendue à cet accord : un **examen attentif du Congrès**, les partisans d'Israël inquiets d'une prolifération régionale incontrôlée, et la **communauté de la non-prolifération** internationale, traditionnellement vigilante face à toute expansion des capacités d'enrichissement d'uranium, même sous supervision alliée. Cette convergence d'oppositions venues d'horizons différents suggère que l'accord, s'il se confirme dans les termes actuels, ne sera pas ratifié sans débat significatif.

**Cette résistance anticipée** constitue en soi un indicateur de la sensibilité du dossier : un accord purement énergétique et sans controverse ne susciterait pas une opposition aussi large et diversifiée avant même sa confirmation officielle complète. *Trois oppositions distinctes qui convergent ne se trompent pas toutes en même temps.*

### Ce que le Congrès pourrait exiger avant validation

Un **examen attentif du Congrès américain** sur ce type d'accord porterait vraisemblablement sur les garanties de supervision de l'enrichissement, les **mécanismes de vérification internationale**, et les **conséquences géopolitiques** d'un précédent qui autoriserait un nouvel État à développer une capacité d'enrichissement, même limitée et supervisée. **Ce niveau d'examen** pourrait retarder considérablement la mise en œuvre de l'accord, indépendamment de la **volonté politique de l'exécutif** de le conclure rapidement.

## Le précédent des Émirats arabes unis, un modèle à comparer

### Un programme civil sans enrichissement, jusqu'ici

Le programme nucléaire civil des **Émirats arabes unis**, souvent cité comme modèle régional de coopération nucléaire pacifique, ne comprend pas, selon les informations disponibles, d'installation d'enrichissement d'uranium sur son territoire. Si l'accord saoudien inclut effectivement une capacité d'enrichissement, même supervisée, il représenterait une **rupture avec ce précédent régional** plutôt qu'une simple reproduction du modèle émirati.

Cette **distinction technique** est importante : un **programme nucléaire civil sans enrichissement** domestique limite structurellement le risque de détournement vers un usage militaire, alors qu'une **installation d'enrichissement**, même supervisée, maintient une capacité technique qui pourrait, en théorie, être **redirigée** si les circonstances politiques changeaient.

### Pourquoi Riyad insisterait sur l'enrichissement plutôt que sur le modèle émirati

Si l'Arabie saoudite insiste effectivement pour obtenir une capacité d'enrichissement plutôt que de se contenter du modèle émirati sans enrichissement, cela suggérerait une **ambition allant au-delà du seul besoin énergétique civil** déclaré. Aucune source consultée ne confirme explicitement cette **lecture**, mais la **logique même de la demande**, si elle est rapportée fidèlement par l'éditorial, invite à cette interprétation prudente. *Demander l'enrichissement quand un voisin s'en passe n'est jamais un détail technique anodin.*

## Ce que cet accord dirait de la doctrine américaine de non-prolifération

### Une doctrine qui devient négociable selon l'allié

La **doctrine américaine de non-prolifération**, historiquement présentée comme un principe universel appliqué également à tous les États, se retrouverait, si cet accord se confirme dans les termes rapportés, appliquée de façon différenciée selon le statut d'allié ou d'adversaire de l'État concerné. Cette **différenciation** n'est pas nouvelle dans l'histoire de la diplomatie nucléaire américaine — le **précédent indien** illustre déjà cette logique — mais elle mérite d'être nommée chaque fois qu'elle se répète, plutôt que d'être **normalisée par l'habitude**.

**Normaliser cette asymétrie** reviendrait à accepter que le principe de non-prolifération ne soit, en pratique, qu'un outil de pression diplomatique réservé aux adversaires, jamais une contrainte réelle appliquée aux partenaires stratégiques. *Un principe qu'on n'applique qu'aux ennemis n'est plus un principe, c'est une arme.*

### Ce que cette doctrine à géométrie variable coûte à la crédibilité américaine

Une politique de non-prolifération perçue comme sélective risque d'affaiblir la **crédibilité internationale** de Washington lorsqu'il s'agit de convaincre d'autres nations de renoncer à leurs propres ambitions nucléaires. Si l'argument américain face à l'Iran repose sur le **danger intrinsèque de l'enrichissement d'uranium**, cet argument perd en force chaque fois que Washington accepte, ailleurs, la **même capacité technique** pour un partenaire jugé plus fiable.

## La dimension économique que l'accord ne cache pas

### Un marché de plusieurs décennies pour l'industrie nucléaire américaine

Au-delà des enjeux stratégiques, cet accord représenterait, pour les **entreprises américaines de construction nucléaire**, un marché de long terme dans un pays disposant de ressources financières considérables pour financer un programme énergétique ambitieux. Cette **dimension commerciale**, rarement absente des grands accords de coopération nucléaire civile, ajoute une couche d'**intérêt économique direct** à la décision américaine, au-delà des seules **considérations géopolitiques régionales**.

**Cet intérêt commercial** ne disqualifie pas automatiquement l'accord sur le plan stratégique, mais il complique l'évaluation des motivations réelles de Washington : sécurité régionale, diplomatie israélo-saoudienne, ou simplement opportunité économique pour un secteur industriel stratégique. *L'argent n'explique pas tout, mais il explique rarement rien.*

### Ce que la position de long terme dans l'infrastructure saoudienne signifie réellement

Occuper une **position de long terme dans l'infrastructure nucléaire saoudienne** donnerait aux États-Unis un levier durable sur les choix technologiques et les partenaires futurs de Riyad dans ce secteur, réduisant potentiellement l'**influence d'autres puissances nucléaires civiles**, notamment la Russie et la Chine, qui courtisent également l'**Arabie saoudite** sur ce dossier.

## La concurrence russe et chinoise que cet accord chercherait à devancer

### Un marché nucléaire mondial déjà disputé

Le **marché mondial** de la construction de réacteurs nucléaires civils est aujourd'hui disputé activement par la **Russie** et la **Chine**, toutes deux actives dans plusieurs pays du Golfe et au-delà. Un **accord américain** avec l'Arabie saoudite s'inscrirait donc aussi dans une logique de **compétition industrielle et géopolitique** avec ces deux puissances rivales, cherchant à sécuriser un **marché stratégique** avant qu'un concurrent ne le fasse.

Cette dimension concurrentielle éclaire une partie de l'urgence apparente de Washington à conclure cet accord, indépendamment des tensions qu'il pourrait créer avec la doctrine de non-prolifération appliquée simultanément à l'Iran. *Un marché qu'on ne signe pas soi-même finit toujours signé par un rival.*

### Ce que perdre ce marché signifierait pour Washington

Si les États-Unis n'concluaient pas cet accord, l'Arabie saoudite pourrait se tourner vers des fournisseurs russes ou chinois, ce qui donnerait à ces puissances rivales une **influence technologique et diplomatique durable** dans un pays central pour l'équilibre régional du Golfe. Cette **perspective** constitue un argument stratégique réel en faveur de l'accord, distinct de la question de la **cohérence doctrinale** sur la non-prolifération.

## Ce que ce dossier révèle des limites du langage diplomatique

### Le mot « civil » comme outil de gestion politique

Le qualificatif **« civil »** attaché à ce programme nucléaire sert une fonction politique précise : il distingue rhétoriquement cet accord des **inquiétudes militaires** associées au programme iranien, même lorsque les capacités techniques en jeu — enrichissement d'uranium — sont, en elles-mêmes, à **double usage potentiel**. **Ce choix de vocabulaire** n'est pas neutre : il façonne la **perception publique et politique** de l'accord avant même que ses détails techniques complets ne soient connus. *Appeler un programme « civil » ne change rien à la physique de l'uranium enrichi qu'il produit.*

Ce texte ne prétend pas que l'intention derrière cet accord soit militaire — rien dans les **sources disponibles** ne le suggère — mais il note que le **vocabulaire employé** sert à apaiser des inquiétudes qui, sur le plan technique pur, resteraient **légitimes** quel que soit le qualificatif utilisé.

### Ce que l'absence de détails techniques complets laisse en suspens

Aucune source disponible ne précise le niveau d'enrichissement envisagé, le **nombre de centrifugeuses**, ni les mécanismes exacts de supervision américaine promis. Cette absence de détail technique complet, dans un dossier aussi sensible, impose une **prudence supplémentaire** : **juger la solidité des garanties de supervision est impossible** tant que ces détails ne sont pas rendus publics par une **source primaire**.

## La cohérence que cet éditorial appelle, sans garantie qu'elle vienne

### Un principe qui devrait s'appliquer également, ou ne pas s'appliquer du tout

Ce texte défend une position simple : si l'enrichissement d'uranium constitue un risque suffisant pour justifier une guerre contre l'Iran, ce même risque ne disparaît pas parce que l'installation équivalente serait construite par une entreprise américaine plutôt qu'iranienne. **La nationalité du constructeur ne change pas la physique de l'atome.** Ce n'est pas un **plaidoyer** pour ou contre l'accord saoudien en tant que tel, mais un **appel à la cohérence** dans la manière dont ce risque est présenté au public.

Une **politique étrangère** peut légitimement traiter différemment alliés et adversaires — c'est la nature même de la **diplomatie internationale** — mais elle perd en **crédibilité** chaque fois qu'elle présente une différence de traitement stratégique comme une différence de principe technique.

### Ce que l'histoire retiendra si les deux dossiers avancent en parallèle

Si la **guerre contre l'Iran** se poursuit pendant que l'accord nucléaire saoudien progresse, l'histoire retiendra une **période** où Washington a mené une guerre de plusieurs mois pour empêcher un enrichissement d'uranium jugé dangereux, tout en négociant, simultanément, un **accord** qui autoriserait une capacité comparable ailleurs dans la même région. **Cette coexistence, si elle se confirme, ne s'expliquera pas par la science nucléaire, mais par la géopolitique des alliances.** *Deux poids, deux mesures : la formule est vieille, mais elle décrit exactement ce que ce dossier pourrait devenir.*

## Ce que le précédent indien a déjà enseigné sur les exceptions nucléaires américaines

### Washington a déjà fait une exception majeure par le passé

L'accord nucléaire civil signé entre Washington et New Delhi il y a plusieurs décennies constitue un précédent direct pour comprendre la logique susceptible de s'appliquer à l'Arabie saoudite : un partenaire stratégique jugé suffisamment fiable peut obtenir un traitement nucléaire différencié de celui réservé aux États considérés comme problématiques. **Ce précédent indien** n'est pas mentionné explicitement dans l'éditorial cité, mais il éclaire la logique historique dans laquelle s'inscrirait un éventuel accord saoudien.

Cette **logique répétée**, si elle se confirme une nouvelle fois avec Riyad, suggérerait que la doctrine américaine de non-prolifération a toujours été, dans les faits, une **doctrine à exceptions négociées** plutôt qu'une **règle universelle** appliquée sans distinction.

### Ce que chaque nouvelle exception fragilise un peu plus

Chaque nouvelle exception accordée à un allié **fragilise un peu plus l'argument moral** employé contre les adversaires désignés de Washington. Ce n'est pas un argument contre l'existence même d'**alliances stratégiques différenciées**, mais un rappel que la **crédibilité d'une doctrine** se mesure à sa constance, pas à ses justifications ponctuelles. *Une règle qu'on répète seulement contre ses ennemis cesse vite d'être une règle.*

## Ce que ce dossier devrait inviter les lecteurs à surveiller

### Les signes qui confirmeraient les termes rapportés par l'éditorial

Une **confirmation officielle** de Washington ou de Riyad sur les détails précis de cet accord — notamment la question de l'enrichissement — constituerait le **signal le plus clair** que les termes rapportés par l'éditorial de l'Indian Express se vérifient. **Jusqu'à cette confirmation**, ce dossier reste, par nature, une possibilité rapportée plutôt qu'un fait établi.

Les **auditions éventuelles** au Congrès américain, si elles ont lieu, constitueraient également un **indicateur précieux** de la manière dont les élus perçoivent le risque réel associé à cette **architecture nucléaire proposée**.

### Ce que le silence prolongé des deux gouvernements signifierait

Si Washington et Riyad maintiennent un silence prolongé sur ce dossier dans les semaines à venir, ce silence pourrait également se lire de deux façons opposées : soit les **négociations** restent à un stade trop préliminaire pour être confirmées publiquement, soit les termes rapportés par l'éditorial étaient **exagérés ou prématurés**. **Aucune de ces deux lectures ne peut être tranchée** à partir des sources disponibles à la date du 25 juillet 2026. *Le silence officiel ne confirme rien, mais il n'infirme rien non plus.*

## Conclusion

Un éditorial de l'Indian Express affirme que Washington négocierait un accord nucléaire civil avec l'Arabie saoudite, incluant potentiellement une capacité d'enrichissement supervisée, au moment même où les États-Unis bombardent l'Iran pour réduire ses propres capacités nucléaires. **Rien de tout cela n'est confirmé officiellement par les deux gouvernements concernés.** Mais la **simple possibilité** mérite d'être nommée, pas ignorée.

Ce que ce dossier révèle, avec plus de certitude que n'importe quel détail technique encore incertain, c'est la difficulté de maintenir un **principe universel de non-prolifération** dans un monde organisé autour d'alliances, de guerres et de marchés. *On ne bombarde pas un principe pour le sauver ailleurs à prix d'ami.* La **cohérence**, ici, reste à prouver — et pour l'instant, elle ne l'est pas.

**Signé Maxime Marquette, chroniqueur**

## Encadré de transparence du chroniqueur

### Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais **chroniqueur et analyste**. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. **Je prétends à la lucidité analytique**, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

### Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre **faits vérifiés et analyses interprétatives**. La règle de méthode est constante : une information factuelle n'est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous **Sources**, jamais ici.

**Familles de sources primaires** retenues par la publication, quand le dossier en comporte : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d'organisations intergouvernementales, dépêches d'agences de presse internationales reconnues.

**Familles de sources secondaires** : publications spécialisées, médias d'information reconnus internationalement, analyses d'institutions de recherche établies, rapports d'organisations sectorielles.

Quand un article cite des données statistiques, économiques ou géopolitiques, elles proviennent d'institutions productrices de données (organisations intergouvernementales, banques centrales, instituts statistiques nationaux), et l'institution exacte est nommée sous **Sources**.

### Nature de l'analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une **synthèse critique et contextuelle** basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d'experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

## Sources

### Sources primaires

- [Indian Express (éditorial d'opinion) — Le pari nucléaire de Trump avec l'Arabie saoudite marque un tournant important — 25 juillet 2026](https://indianexpress.com/article/opinion/editorials/trumps-saudi-arabia-nuclear-gambit-marks-important-shift-10802386/)

### Sources secondaires

- [Hindustan Times — Trump avertit la Chine et la Russie de ne pas armer l'Iran — 25 juillet 2026](https://www.hindustantimes.com/world-news/trump-warns-china-and-russia-arm-iran-and-it-will-be-very-bad-for-you-101784919947385.html)

- [Europe 1 — Guerre au Moyen-Orient : Donald Trump envisage des bombardements plus larges sur l'Iran — 25 juillet 2026](https://www.europe1.fr/international/guerre-au-moyen-orient-donald-trump-envisage-des-bombardements-plus-larges-sur-liran-986502)

- [BFMTV — « Nous sommes prêts à y aller » : Donald Trump menace d'intensifier les frappes contre l'Iran — 25 juillet 2026](https://www.bfmtv.com/international/amerique-nord/etats-unis/donald-trump/nous-sommes-prets-a-y-aller-donald-trump-menace-d-intensifier-les-frappes-contre-l-iran_AD-202607250068.html)

- [The Straits Times — Trump annonce que Netanyahou se rendra aux États-Unis la semaine prochaine — 25 juillet 2026](https://www.straitstimes.com/world/middle-east/trump-says-israeli-pm-netanyahu-will-visit-us-next-week)

- [The Age — Netanyahou et Zelensky doivent rencontrer Trump à la Maison-Blanche — 25 juillet 2026](https://www.theage.com.au/world/north-america/netanyahu-zelensky-to-meet-trump-at-white-house-attend-senator-s-funeral-20260725-p60ifl.html)

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Source : Maxime Marquette, MadMax. Pour citer ce texte, nommer l’auteur et lier https://mad-max.co/fr/article/editorial-vendre-des-reacteurs-a-riyad-en-bombardant-le-nucleaire-iranien
