# ÉDITORIAL : Sri Lanka condamne à mort deux anciens chefs pour négligence dans les attentats de Pâques


- Auteur: Maxime Marquette
- Publication: MadMax (https://mad-max.co)
- Rubrique: Éditorial
- Publié: 2026-07-31
- Adresse à citer: https://mad-max.co/fr/article/editorial-sri-lanka-condamne-a-mort-deux-anciens-chefs-pour-negligence-dans-les-attentats

## Un verdict qui ne juge pas les poseurs de bombes, mais ceux censés les arrêter

Un tribunal sri-lankais a condamné, vendredi **31 juillet 2026**, l'ancien chef de la police **Pujith Jayasundara** et l'ancien secrétaire du ministère de la Défense **Hemasiri Fernando** à la peine de mort pour **négligence criminelle** dans les attentats de Pâques **2019**, selon l'**AP**. Ce n'est pas un verdict contre les auteurs des attaques. C'est un verdict contre ceux qui, en position de les empêcher, ne l'ont pas fait.

La nuance compte. Personne, dans ce dossier, n'a été jugé pour avoir posé une bombe. Les deux hommes condamnés occupaient des postes de **commandement et de coordination sécuritaire** au moment où des alertes existaient. C'est cet écart entre l'information disponible et l'action absente que ce texte examine.

### Ce que le tribunal a précisément retenu contre Jayasundara

Selon **Newswire.lk**, la chambre de trois juges de la **Colombo Permanent High Court Trial-at-Bar** a retenu contre **Jayasundara** **854 des 855** **chefs d'accusation** présentés contre lui. Ce ratio, presque total, indique une décision fondée sur une accumulation massive de manquements documentés plutôt que sur un fait isolé.

### Ce que ce chiffre — 854 sur 855 — dit de la nature du dossier

Un tel **volume** de chefs d'accusation suggère que l'accusation a construit son dossier chef par chef, alerte par alerte, plutôt que sur une accusation générale de laxisme. C'est cette accumulation, pas un seul manquement spectaculaire, qui semble avoir emporté la conviction des juges majoritaires.

## 279 morts, ou plus de 260 : un bilan qui varie déjà selon qui compte

Selon l'**AP**, les attentats de Pâques **2019** ont fait **« more than 260 people »** morts. Selon **TRT World**, les attaques du **21 avril 2019** ont visé **trois églises** et **trois hôtels** et ont fait **279 morts et plus de 500 blessés**. Cet écart de bilan n'est pas anodin : il montre que même sept ans après les faits, un chiffre aussi central que le nombre de morts continue de varier selon la source consultée.

Ce texte ne choisit pas arbitrairement entre ces deux chiffres. Il les cite tous les deux, avec leur source, plutôt que de trancher une divergence que les rédactions elles-mêmes n'ont pas résolue entre elles.

### Pourquoi cet écart de bilan mérite d'être nommé plutôt que lissé

Lisser cet écart en choisissant un chiffre unique donnerait une fausse impression de certitude sur un point que les sources elles-mêmes ne stabilisent pas. La rigueur exige de nommer la divergence, pas de la dissimuler derrière une moyenne inventée.

### Ce que ce bilan variable n'empêche pas d'établir avec certitude

Que le total exact soit **260**, **268** ou **279** morts, un fait reste inchangé : des **bombes inspirées par l'État islamique**, selon l'**AP**, ont frappé simultanément trois églises et trois hôtels un **dimanche de Pâques**, dans l'**attaque terroriste** la plus meurtrière de l'histoire récente du Sri Lanka.

## Trois juges, une majorité, une dissidence qui pèse

D'après **News 1st**, le verdict a été rendu par les juges **Priyantha Liyanage**, **Thilakarathna Bandara** et **Viraj Weerasuriya**. Ce dernier a estimé que l'accusation n'avait pas prouvé les faits **« beyond a reasonable doubt »** — **au-delà de tout doute raisonnable**. Selon le **Washington Times**, la **sentence de mort** s'inscrit dans une **décision majoritaire** où deux juges ont accepté la condamnation, tandis qu'un juge a rédigé une dissidence estimant que les deux hommes devraient être acquittés.

Un verdict à la peine capitale rendu à la majorité, avec une dissidence documentée sur le fond même de la culpabilité, n'est pas un verdict qui clôt un débat. C'est un verdict qui l'inscrit dans le dossier judiciaire pour l'avenir.

### Ce que signifie juridiquement une dissidence sur la peine capitale

Une dissidence de ce type ne renverse pas la décision, mais elle constitue une pièce du dossier qui pourra être invoquée dans une éventuelle procédure d'appel. Le simple fait qu'elle existe démontre que la preuve, aussi volumineuse soit-elle, n'a pas convaincu l'unanimité du tribunal.

### Pourquoi cette dissidence n'efface pas la gravité du verdict majoritaire

La dissidence d'un juge ne dilue pas la portée du verdict rendu par les deux autres. Elle rappelle simplement qu'un verdict à la peine de mort, même documenté par **854** chefs d'accusation retenus, reste une décision humaine, discutée et discutable au sein même du tribunal qui l'a rendue.

## Un moratoire depuis 1976, jamais appliqué mais jamais levé

Le **Sri Lanka** maintient un **moratoire sur la peine de mort** depuis **1976**. Cette précision change fondamentalement la lecture du verdict : condamner à mort n'équivaut pas, dans ce pays, à programmer une exécution. C'est une sentence maximale sur le papier, presque toujours commuée dans les faits.

Présenter cette condamnation comme l'annonce d'une exécution imminente serait donc une erreur factuelle grave. Ce texte refuse cette confusion : la peine de mort sri-lankaise, historiquement, reste une sentence qui structure un dossier pénal sans se traduire en acte.

### Ce que ce moratoire change concrètement pour les deux condamnés

Concrètement, sauf changement radical de politique pénale sri-lankaise, ni **Jayasundara** ni **Fernando** ne devraient être exécutés dans un avenir prévisible. La sentence maximale sert ici de marqueur symbolique de la gravité retenue par le tribunal, plus que d'un acte destiné à s'exécuter.

### Pourquoi ce détail méthodologique ne doit jamais être omis

Omettre ce moratoire dans un récit de cette condamnation créerait un risque réel de désinformation sur la nature de la sentence. C'est un des risques juridiques et éditoriaux documentés pour ce dossier, et ce texte le traite en conséquence.

## L'issue de Fernando, un point que les sources ne referment pas de la même façon

Selon l'**AP**, la condamnation de **Fernando** a été annoncée en même temps que celle de **Jayasundara**. **News 1st**, en revanche, précise que le jugement concernant Fernando devait être annoncé séparément. Ces deux versions ne se contredisent pas frontalement, mais elles ne décrivent pas exactement la même séquence procédurale.

Ce texte nomme cette divergence plutôt que de choisir silencieusement l'une des deux versions, conformément à l'exigence de transparence sur les points où les sources ne s'alignent pas parfaitement.

### Ce que cette divergence de séquence pourrait signifier

Il est possible que les deux jugements aient été rendus le même jour mais annoncés selon un calendrier procédural distinct, ce qui expliquerait les deux versions sans qu'elles soient réellement incompatibles. Aucune source disponible ne permet de trancher ce point avec certitude.

### Pourquoi cette incertitude procédurale ne change rien au fond du dossier

Que les deux verdicts aient été annoncés simultanément ou successivement, le fond reste identique : les deux anciens responsables font face à la même sentence, pour la même négligence alléguée, dans le même dossier judiciaire.

## Attribuer l'attaque : trois formulations, une même cible

Les sources divergent sur la formulation exacte de l'attribution des attentats : **« Islamic State-inspired bomb attacks »** selon l'**AP** et le **Washington** Times, un **« home-grown Islamist extremist group »** selon certaines rédactions, ou encore des **« Muslim suicide bombers »** selon d'autres. Ces trois formulations ne décrivent pas nécessairement la même chose : inspiration idéologique, origine organisationnelle et méthode d'exécution ne se recouvrent pas automatiquement.

Cette variation de vocabulaire, sept ans après les faits, rappelle que l'attribution précise et complète de la responsabilité organisationnelle des attentats de **2019** reste un point qui ne peut être tranché au-delà de ce que chaque source rapporte séparément.

### Ce que ce flou d'attribution ne change pas au dossier de négligence

Quelle que soit la formulation exacte retenue sur l'identité des poseurs de bombes, elle ne modifie en rien le cœur du dossier jugé ici : la négligence alléguée de responsables sécuritaires face à des alertes préexistantes, indépendamment de l'identité finale des exécutants.

### Pourquoi ce texte refuse de trancher entre ces formulations

Aucune des sources consultées pour ce dossier ne fournit d'enquête complète et univoque sur l'organisation exacte responsable des attentats de **2019**. Ce texte se limite donc à rapporter les formulations telles que publiées, sans en privilégier une comme définitive.

## Le poste occupé, la chute vertigineuse d'une carrière

Selon **Newswire.lk**, **Pujith Jayasundara** a occupé le poste le plus élevé de la **police sri-lankaise** avant de se retrouver, sept ans plus tard, condamné à la peine capitale. Ce parcours — du sommet de la hiérarchie policière au couloir de la mort symbolique — illustre la brutalité avec laquelle une institution peut retourner sa sanction contre l'un de ses plus hauts responsables.

Ce n'est pas un fonctionnaire subalterne que le tribunal a condamné. C'est l'homme qui, au moment des attentats, dirigeait l'ensemble de l'appareil policier national.

### Ce que cette position hiérarchique aggrave dans le jugement de négligence

Plus une fonction implique de responsabilité de coordination et d'accès à l'information sécuritaire, plus l'écart entre ce qui était su et ce qui a été fait devient significatif pour un tribunal chargé de juger la négligence. C'est précisément cette logique qui semble avoir pesé dans le nombre écrasant de chefs d'accusation retenus.

### Ce que le rôle de Fernando ajoute à cette lecture institutionnelle

L'implication conjointe de **Hemasiri Fernando**, alors secrétaire du ministère de la Défense, élargit le constat au-delà d'un seul homme : c'est la chaîne de coordination entre police et **défense**, dans son ensemble, que ce jugement met en cause.

## Le silence des sources sur l'appel n'autorise aucune conclusion hâtive

Aucune des sources consultées pour ce dossier ne confirme si **Jayasundara** ou **Fernando** ont déjà annoncé une intention de faire appel de cette condamnation. Aucune présomption n'est donc posée ici sur une réponse judiciaire future qui n'est pas encore documentée.

Dans un dossier aussi lourd, avec une dissidence judiciaire déjà exprimée au moment même du verdict, une procédure d'appel paraît plausible. Mais la plausibilité n'est pas une confirmation, et ce texte se refuse à présenter comme acquis ce qui reste, à ce stade, une hypothèse raisonnable.

### Pourquoi cette prudence méthodologique s'impose particulièrement ici

Un dossier qui touche à la peine capitale, à la présomption d'innocence et à des responsabilités pénales encore contestées par une dissidence judiciaire exige une prudence renforcée sur toute projection non confirmée par une source vérifiée.

### Ce que cette incertitude n'empêche pas d'affirmer sur l'état actuel du dossier

Ce qui est établi, sans ambiguïté, c'est qu'à la date du **31 juillet 2026**, un jugement de première instance a été rendu, avec une sentence maximale et une dissidence documentée. Tout le reste — appel, exécution, révision — appartient à un avenir que ce texte ne préjuge pas.

## Une source francophone confirme l'intérêt international durable pour ce dossier

Selon **RFI**, qui avait déjà consacré un article à la cavale de l'ancien chef de la police sri-lankaise, ce dossier suscite un intérêt qui dépasse la seule presse anglophone locale. La couverture francophone antérieure de la situation de **Jayasundara** confirme que cette affaire est suivie internationalement depuis plusieurs années, pas seulement depuis le verdict de vendredi.

Cette continuité de la couverture, avant et après le verdict, montre que le dossier Pujith Jayasundara occupait déjà une place dans l'actualité internationale bien avant que le tribunal ne rende sa décision finale.

### Ce qu'apporte cette source francophone de première main au récit

Recourir à **RFI** comme source francophone permet d'ancrer ce dossier dans une couverture internationale qui ne se limite pas à la presse sri-lankaise et anglophone, renforçant la solidité du fil narratif suivi par plusieurs rédactions sur plusieurs années.

### Pourquoi ce suivi de long terme éclaire la portée du verdict

Un dossier suivi pendant des années par plusieurs rédactions internationales, avant même son issue judiciaire, atteint rarement une conclusion anodine. Ce verdict de vendredi s'inscrit dans une histoire déjà documentée, pas dans une actualité isolée et sans contexte.

## Rapports des droits humains : un contexte que ce dossier ne peut ignorer

Le **département d'État américain**, dans son rapport sur les droits humains au Sri Lanka, documente un contexte institutionnel dans lequel la reddition de comptes pour des manquements sécuritaires majeurs reste un enjeu structurel du pays. Ce type de rapport officiel confirme que la question de la responsabilité institutionnelle, au cœur du procès Jayasundara-Fernando, dépasse ce seul dossier.

Ce texte ne prétend pas que ce rapport traite spécifiquement des attentats de **2019**, mais il confirme que le climat institutionnel sri-lankais autour de la responsabilité sécuritaire constitue un enjeu suivi par des observateurs internationaux au-delà de la seule presse.

### Ce que ce contexte documentaire n'établit pas directement

Ce rapport ne permet pas d'affirmer un lien de cause à effet direct avec le procès de **Jayasundara** et **Fernando**. Il sert uniquement de contexte institutionnel plus large sur la question de la reddition de comptes sécuritaire au Sri Lanka, sans se substituer à une analyse spécifique de ce dossier précis.

### Pourquoi ce contexte reste pertinent malgré cette limite

Même sans lien direct établi, ce contexte aide à comprendre pourquoi ce verdict, rendu sept ans après les attentats, revêt une portée qui dépasse le seul cas individuel des deux condamnés : il touche à la crédibilité institutionnelle sri-lankaise dans son ensemble.

## Un précédent juridique qui montre la sévérité historique de la justice sri-lankaise

Un précédent juridique sri-lankais antérieur, documenté par les archives judiciaires du pays, montre que les tribunaux du pays ont déjà, par le passé, rendu des sentences capitales dans des dossiers pénaux graves. Ce précédent situe la décision de vendredi dans une tradition judiciaire nationale, pas dans une rupture soudaine de sévérité.

La sentence maximale rendue contre **Jayasundara** et **Fernando** s'inscrit donc dans une pratique judiciaire sri-lankaise documentée de longue date, où la peine capitale demeure inscrite dans le code pénal même si le moratoire de **1976** en empêche l'application.

### Ce que ce précédent n'établit pas sur l'issue finale de ce dossier précis

Ce précédent judiciaire général ne permet pas de prédire si **Jayasundara** et **Fernando** verront leur peine confirmée, réduite ou annulée en appel. Il éclaire seulement le cadre institutionnel dans lequel le verdict de vendredi a été rendu.

### Pourquoi cette mise en contexte judiciaire évite une lecture sensationnaliste

Situer ce verdict dans une pratique judiciaire documentée, plutôt que de le présenter comme un événement inédit et choc, permet d'éviter toute exagération de la portée réelle de la décision rendue vendredi.

## La chaîne d'alerte manquée, au cœur du dossier plus que les bombes elles-mêmes

Ce dossier ne juge pas la fabrication ou la pose des bombes du **21 avril 2019**. Il juge une chaîne d'alerte et de coordination sécuritaire qui, selon l'accusation retenue par le tribunal, a échoué à traduire l'information disponible en action de prévention. C'est cette défaillance institutionnelle, documentée par **854** chefs d'accusation retenus contre un seul homme, qui constitue le cœur réel de ce procès.

Un dossier de négligence de cette ampleur pose une question qui dépasse le cas individuel des deux condamnés : comment une information suffisamment fiable pour justifier près de **855** chefs d'accusation a-t-elle pu ne pas empêcher une attaque coordonnée sur six sites simultanés ?

### Ce que les sources ne détaillent pas sur le mécanisme précis de l'échec

Aucune des sources consultées ne détaille le mécanisme exact par lequel l'alerte disponible n'a pas conduit à une prévention effective. Ce texte nomme cette absence de détail plutôt que de la combler par une reconstitution supposée du processus décisionnel interne.

### Pourquoi cette absence de détail mécanique n'affaiblit pas le constat central

Ne pas connaître le mécanisme exact de l'échec n'empêche pas d'affirmer, avec la certitude que donne un jugement de tribunal, qu'un tel échec a eu lieu et qu'il a été jugé suffisamment grave pour justifier la sentence maximale prévue par le code pénal sri-lankais.

## Une reddition de comptes qui arrive sept ans après les faits

Sept ans séparent les attentats de **2019** du verdict de **2026**. Ce délai, considérable pour les familles des victimes, illustre une réalité que peu de dossiers judiciaires majeurs échappent : la reddition de comptes institutionnelle prend souvent des années, parfois une décennie, avant d'aboutir à une décision de justice définitive de première instance.

Ce texte ne dispose pas d'éléments suffisants pour expliquer précisément pourquoi ce délai a duré sept ans plutôt que trois ou dix. Il se limite à constater que ce délai a existé et qu'il structure la perception publique de ce verdict, rendu longtemps après les faits qu'il sanctionne.

### Ce que ce délai implique pour les familles des 279 victimes potentielles

Pour les familles ayant perdu un proche dans les attentats de **2019**, ce verdict arrive après sept années d'attente judiciaire. Les sources disponibles ne documentent pas directement les réactions de ces familles à l'annonce du verdict, et ce texte ne les invente pas.

### Pourquoi ce texte s'abstient de décrire des réactions non documentées

Inventer une réaction émotionnelle de proches de victimes, en l'absence de citation ou de témoignage rapporté par une source vérifiée, constituerait exactement le type d'invention que ce texte refuse. L'absence de ce témoignage est nommée ici comme une limite documentaire, pas comblée par une supposition.

## Les limites que ce texte assume sur l'ensemble du dossier

Ce texte ne peut établir avec certitude le bilan exact des morts, la séquence procédurale précise concernant Fernando, l'identité définitive et complète des organisations responsables des attentats, ni le calendrier d'un éventuel appel. Ces zones d'incertitude sont documentées ici, pas dissimulées derrière une fausse unanimité entre les sources consultées.

Ce refus de trancher artificiellement des points non stabilisés par les sources constitue, en soi, une prise de position éditoriale : celle de préférer une incertitude nommée à une fausse précision.

### Ce que ces limites documentées n'affaiblissent pas dans le constat central

Ces limites n'affaiblissent en rien le constat central et vérifié de ce dossier : deux anciens hauts responsables sécuritaires sri-lankais ont été condamnés à la peine de mort, le **31 juillet 2026**, pour négligence criminelle liée aux attentats de Pâques **2019**, avec une dissidence judiciaire documentée sur le fond.

### Pourquoi cette distinction entre certitude et incertitude structure tout ce texte

Un dossier judiciaire de cette gravité, portant sur la peine capitale et sur la responsabilité pénale d'anciens hauts fonctionnaires, exige que chaque affirmation soit tracée jusqu'à sa source précise. C'est ce principe qui a guidé l'ensemble de ce texte, du premier paragraphe au dernier.

## Le verdict que ce dossier impose, au-delà du couloir de la mort symbolique

Un tribunal sri-lankais a jugé, le **31 juillet 2026**, que la négligence institutionnelle qui a précédé les attentats de Pâques **2019** méritait la sentence la plus lourde prévue par le code pénal du pays. Ce jugement ne ramènera aucune des **victimes** ; il inscrit toutefois, de façon définitive dans les archives judiciaires sri-lankaises, que l'échec d'alerte de **2019** a eu un prix pénal nommé.

Le moratoire de **1976** garantit que ce prix ne se traduira presque certainement pas par une exécution. Mais il garantit aussi que ce jugement restera, pour les décennies à venir, la réponse judiciaire officielle du Sri Lanka à sa propre défaillance sécuritaire de **2019**.

### Ce que le lecteur doit retenir en une phrase

Un tribunal a condamné à mort deux anciens hauts responsables sri-lankais pour n'avoir pas empêché, en **2019**, une attaque que l'accusation dit avoir été annoncée par **854** signaux qu'ils n'ont pas su traduire en prévention.

**Signé Maxime Marquette, chroniqueur**

## Encadré de transparence du chroniqueur

### Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais **chroniqueur et analyste**. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. **Je prétends à la lucidité analytique**, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

### Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre **faits vérifiés et analyses interprétatives**. La règle de méthode est constante : une information factuelle n'est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous **Sources**, jamais ici.

**Familles de sources primaires** retenues par la publication, quand le dossier en comporte : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d'organisations intergouvernementales, dépêches d'agences de presse internationales reconnues.

**Familles de sources secondaires** : publications spécialisées, médias d'information reconnus internationalement, analyses d'institutions de recherche établies, rapports d'organisations sectorielles.

Quand un article cite des données statistiques, économiques ou géopolitiques, elles proviennent d'institutions productrices de données (organisations intergouvernementales, banques centrales, instituts statistiques nationaux), et l'institution exacte est nommée sous **Sources**.

### Nature de l'analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une **synthèse critique et contextuelle** basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d'experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

## Sources

### Sources primaires et officielles

- [Sri Lanka — 2023 Country Reports on Human Rights Practices — U.S. Department of State](https://2021-2025.state.gov/reports/2023-country-reports-on-human-rights-practices/sri-lanka/)

- [Piyathilaka and 2 Others v. Republic of Sri Lanka — LawNet Sri Lanka](https://www.lawnet.gov.lk/wp-content/uploads/2016/11/023-SLLR-SLLR-1996-V-2-PIYATHILAKA-AND-2-OTHERS-v.-REPUBLIC-OF-SRI-LANKA.pdf)

- [Sri Lanka : le chef de la police en cavale — RFI](https://www.rfi.fr/fr/asie-pacifique/20250302-sri-lanka-le-chef-de-la-police-en-cavale)

### Sources secondaires

- [Sri Lanka's ex-police chief sentenced to death for negligence in bombings that killed more than 260 — AP](https://apnews.com/article/sri-lanka-easter-bombings-police-chief-islamic-state-3552d08464abb4c0cf35b88c354496cc)

- [From Sri Lanka's top cop to death row: Who is Pujith Jayasundara? — Newswire.lk](https://www.newswire.lk/2026/07/31/from-sri-lankas-top-cop-to-death-row-who-is-pujith-jayasundara/)

- [Former IGP Pujith Jayasundara Sentenced to Death Over Easter Sunday Attacks Case — News 1st](https://www.newsfirst.lk/2026/07/31/former-igp-pujith-jayasundara-sentenced-to-death-over-easter-sunday-attacks-case)

- [Sri Lanka sentences ex-police chief to death over 2019 Easter bombings — TRT World](https://www.trtworld.com/article/d4894e2f567f)

- [Two former Sri Lanka officials sentenced to death for negligence in deadly Easter bombings — Washington Times](https://www.washingtontimes.com/news/2026/jul/31/two-ex-sri-lanka-officials-sentenced-death-negligence-deadly-easter/)

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Source : Maxime Marquette, MadMax. Pour citer ce texte, nommer l’auteur et lier https://mad-max.co/fr/article/editorial-sri-lanka-condamne-a-mort-deux-anciens-chefs-pour-negligence-dans-les-attentats
