# ÉDITORIAL : Les Pays-Bas sortent le chéquier pendant que l'Europe se dispute le téléphone de Poutine

> Les Pays-Bas paient. L'Europe se dispute le combiné. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky remercie La Haye pour 500 millions d'euros d'aide militaire. La somme est lourde.

- Auteur: Maxime Marquette
- Publication: MadMax (https://mad-max.co)
- Rubrique: Éditorial
- Publié: 2026-10-29
- Adresse à citer: https://mad-max.co/fr/article/editorial-les-pays-bas-sortent-le-chequier-pendant-que-l-europe-se-dispute-le

## Un chèque à La Haye, un appel à Helsinki

Les Pays-Bas paient. L'Europe se dispute le combiné.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky remercie La Haye pour **500 millions d'euros** d'aide militaire. La somme est lourde.

L'hiver approche. La Haye n'attend pas.

### Deux annonces le même jour

À Kyiv, le gouvernement néerlandais annonce **1,2 milliard d'euros** d'aide non militaire, étalés sur trois ans.

L'argent est daté. Il a une adresse.

Le ministre Sjoerd Sjoerdsma tranche : « il ne peut pas y avoir de business as usual avec la Russie ».

La phrase est sèche. Son gouvernement la finance.

Deux Nordiques ont appelé Poutine. Leurs voisins les ont tancés.

Une capitale paie. Deux autres appellent.

### Le chéquier contre le combiné

Nous tenons le chéquier néerlandais pour plus utile que tous les combinés d'Europe.

Un appel ne répare rien. Un virement répare.

La différence se chiffre.

## Ce que La Haye achète

Le paquet se prépare « en ce moment même, cet automne », a écrit Zelensky après sa rencontre avec Rob Jetten.

L'automne file. Le froid arrive.

### Le ciel en premier

« Vraiment important », dit Zelensky, surtout pour repousser les attaques aériennes russes.

Le ciel passe en premier. Le reste suit.

Bliksem était aussi au menu. C'est un effort paneuropéen.

Bliksem vise un intercepteur exo-atmosphérique. Sa cible : les missiles balistiques de moyenne portée et de portée intermédiaire.

Le téléphone n'y suffit pas.

### PURL, ou l'Europe qui paie

Les Pays-Bas ont été parmi les premiers à promettre des F-16 à Kyiv, rappelle le Kyiv Independent.

Les Néerlandais étaient en avance.

La Haye finance aussi PURL. Le montage est simple.

Les alliés achètent américain. L'Ukraine reçoit le matériel.

L'Europe paie. L'Amérique livre.

Kyiv, elle, en a besoin.

## L'hiver vise les centrales

« L'Ukraine est sous un feu nourri et va au-devant d'un hiver très dur », a dit Sjoerdsma.

Le constat est brutal. Il le dit en ministre.

Son gouvernement nomme les cibles : les réseaux d'énergie et d'eau, de plus en plus visés par les raids russes.

La cible est civile.

Sjoerdsma va plus loin. La stratégie russe veut, selon lui, « littéralement vous mettre au froid ».

Le froid devient une arme.

### Quarante millions avant la fin de l'année

Les Pays-Bas répondent.

**40 millions** partent cette année.

L'argent va au Ukraine Energy Support Fund. Il paie les réparations urgentes. Il est accéléré.

La vitesse est un choix.

S'y ajoutent **55 millions** d'équipements énergétiques venus d'entreprises néerlandaises.

Aucun fil ne livre ça.

### « Que ce soit Kyiv ou de petits villages »

Sjoerdsma veut que les lieux restent vivables, « que ce soit Kyiv ou de petits villages dans l'Est ».

Le mot est modeste. Il pèse lourd en janvier.

*L'hiver n'attend pas que quelqu'un décroche à Moscou.*

## Sans aucune condition

Le Kremlin a publié son compte rendu de l'appel le 27 octobre, à 13 h 20.

Le texte est court. Il dit tout.

Poutine ressort ses « causes profondes ». La rengaine est connue.

Selon Moscou, une paix « juste et durable » exige que les intérêts russes comptent « pleinement et sans aucune condition ».

Poutine ne négocie pas. Il facture.

### L'Europe au banc des accusés

Le même texte accuse l'UE et l'OTAN de prolonger les hostilités par leurs « politiques de confrontation ».

L'Europe paie. Moscou l'accuse.

### Une leçon d'histoire au bout du fil

Selon le Financial Times, cité par le Guardian, Poutine a disserté sur l'histoire slave médiévale pendant l'appel.

Le combiné devient tribune.

Sjoerdsma rappelle que cette guerre « peut finir aujourd'hui » si la Russie décide de cesser son agression.

Un seul pays décide.

La clé est à Moscou.

## Les partisans du coup de fil

« Mettre fin à la guerre exige des discussions directes », a déclaré Alexander Stubb, président finlandais.

L'argument se tient. Il a du poids.

Finlande et Norvège bordent la Russie et se disent fermes soutiens de l'Ukraine.

Helsinki l'écrit noir sur blanc.

### Un appel préparé avec Kyiv

Selon Helsinki, l'appel suivait la réunion d'Oslo du 20 octobre et s'est tenu « en concertation avec l'Ukraine ».

Le détail a son poids.

Les deux dirigeants disent n'avoir pas parlé au nom de l'Europe entière. Chacun parlait pour son pays.

Stubb décrit une discussion « franche et substantielle ».

Jonas Gahr Støre, premier ministre norvégien, parle des « énormes coûts humains et matériels » de la guerre. Personne ne le conteste.

Støre plaide la désescalade. Il pense aussi au poisson.

Le Guardian note qu'il a invoqué les stocks de poissons partagés en mer de Barents et la sécurité frontalière.

Ce sont des intérêts concrets.

Stubb dit que l'appel visait aussi à éviter les malentendus avec Moscou.

Ces raisons sont réelles.

### Même un Néerlandais y croit

L'eurodéputé néerlandais Reinier van Lanschot juge « parfaitement sensé », sous conditions, que l'Europe engage des pourparlers. Le même pays paie.

Il pose deux conditions : l'UE parle d'une seule voix, et l'Ukraine est toujours impliquée.

Ces conditions tiennent.

Un diplomate européen, anonyme, résume l'humeur : tout le monde s'entend sur le besoin de parler à Poutine.

Le principe est acquis. Reste la manière.

## Quatre-vingt-dix minutes

L'appel a duré **90 minutes**, selon le Guardian, et valu aux deux dirigeants une rebuffade rare de leurs voisins.

L'appel fut long. La réplique fut rapide.

Mette Frederiksen, première ministre danoise, se dit « très sceptique » et ne voit pas ce que ses voisins espéraient obtenir.

Le reproche est public.

Le Suédois Ulf Kristersson dit n'avoir pas été informé à l'avance.

Copenhague grogne. Stockholm aussi.

### Qui savait quoi

Les deux Nordiques assurent pourtant que leurs alliés avaient été prévenus.

Les versions divergent.

### Un fossé au cœur du Nord

Les pays nordiques se chicanent rarement en public. Cette fois, ils l'ont fait.

Arkady Moshes, de l'Institut finlandais des affaires internationales, dit voir « une fracture » au lieu d'un groupe uni.

Pour le monde nordique, c'est « assez grave », ajoute-t-il. Le mot n'est pas excessif.

Un ancien diplomate finlandais, Joel Linnainmäki, résume : « Si ça a l'air brouillon, ça l'est probablement. »

Le désordre se voit.

*Le Nord a décroché. Le Nord s'est divisé.*

## Chacun sa ligne vers Moscou

Cette année, des ambassadeurs britannique, français et allemand ont parlé avec des responsables russes, rapporte le Guardian.

Le conseiller diplomatique d'Emmanuel Macron s'est rendu à Moscou, et le bureau d'António Costa a ouvert son canal.

Paris y va. Bruxelles aussi.

Tout le monde compose. Personne ne coordonne.

Le même diplomate parle d'une approche « chacun pour soi », où « trop de dirigeants croient pouvoir être celui » qui fera négocier Poutine.

Les candidats abondent. Poutine choisit.

### Le droit des petits pays

Le Luxembourgeois Xavier Bettel a gardé le contact téléphonique avec Poutine après le début de l'invasion. Il était parmi les rares.

Des collègues lui ont lancé, raconte-t-il : « Vous êtes un si petit pays. »

La taille ne garantit rien. La Haye paie en grand.

### Vingt-sept capitales, aucun mandat

Personne n'a de mandat clair pour négocier au nom des 27 États membres, écrit le Guardian. L'Union n'a aucun négociateur.

Kaja Kallas, cheffe de la diplomatie de l'UE, pourrait s'en charger en théorie.

Moscou la fait rechercher. La voie est bouchée.

Et chaque nomination peut buter, reconnaît van Lanschot, sur le veto d'un seul État membre.

Un seul veto suffit.

## 1,2 milliard, déjà promis

Ce milliard n'est pas neuf.

Le gouvernement néerlandais l'écrit lui-même. Il donne corps à des montants « déjà promis » pour cette période.

**878 millions** viennent de l'accord de coalition, et **327 millions** du Prinsjesdag, le 15 septembre.

Le gouvernement ne triche pas. L'argent était promis. Il est maintenant fléché.

Promettre coûte peu. Flécher engage.

### Où vont les millions

**136 millions** vont notamment à l'Ukraine Partnership Facility. Des entreprises néerlandaises en profitent.

L'assurance-crédit à l'exportation gagne 19,5 millions, en plus des 60 millions existants. Exporter devient moins risqué.

Et 10 millions vont à l'Industrial Ramstein de Zelensky, par une lettre d'intention avec le ministre ukrainien Kravchenko.

Kyiv rebâtit ses usines.

Coen van Oostrom, qui préside le patronat néerlandais VNO-NCW, accompagnait le ministre à Kyiv. Le patronat suit.

L'aide sert aussi La Haye.

### Des boulangers et Philips

Sjoerdsma ne s'en cache pas : c'est « à la fois un signe de solidarité et une occasion d'affaires ».

La franchise est rare.

Il cite Philips et son matériel médical, mais aussi de petites entreprises qui équipent des boulangers.

Le pain aussi est vital.

La Haye aide encore à retrouver les enfants ukrainiens enlevés, par l'agence onusienne PNUD. Elle ne les oublie pas.

Les fonds passent en grande partie par la BERD, la Banque mondiale et la Banque européenne d'investissement.

Chaque euro a son guichet.

## Le numéro qu'on ne composait plus

En 2022, après l'invasion à grande échelle, la plupart des dirigeants européens fuyaient tout contact direct avec le Kremlin. Le contact était tabou.

Stubb lui-même promettait, en campagne en 2024, de ne pas décrocher si Poutine appelait. Il a fini par appeler.

### Le tabou de 2022

Le Kremlin, lui, note que les trois dirigeants ont convenu de garder un contact téléphonique direct.

La ligne reste ouverte. Le tabou est tombé.

Vous avez peut-être cru que l'isolement de Poutine était une ligne rouge. Elle ne l'était pas. Elle était un délai.

### Un représentant introuvable

Depuis l'été, les dirigeants européens débattent, sans grand progrès, de nommer un représentant pour négocier avec Moscou.

Rien n'est tranché. Personne n'est nommé.

Le vide profite à Moscou.

*Le numéro reste le même. L'Europe a changé d'avis.*

## Washington, Witkoff et le diesel

Avant l'appel, Poutine avait rencontré l'émissaire américain Steve Witkoff à Saint-Pétersbourg, le 21 octobre, rappelle le Kremlin.

Le Kremlin lie les deux.

Selon le texte russe, les parties ont salué l'accord pour reprendre les pourparlers à trois à Abu Dhabi, début ou mi-novembre.

La médiation est américaine. Le crédit revient à Washington.

### Le diesel qui fâche La Haye

Sjoerdsma ne cautionne pas l'accord américano-russe sur le diesel, qui selon lui légitime Moscou et renforce sa position. Il a raison.

### Trump, un geste après l'autre

Le Guardian écrit que Donald Trump s'est rapproché de Moscou ces dernières semaines, aux dépens de l'Ukraine.

La table est bonne. Le diesel nuit. Les deux sont vrais.

Selon Arkady Moshes, Moscou se lasse de l'imprévisibilité de Trump et parie que les mi-mandat pourraient l'affaiblir. Le pari est lisible.

Kyiv n'a pas ce luxe.

## Abu Dhabi, en novembre

Les capitales européennes craignent d'être tenues à l'écart de négociations qui pourraient fixer la sécurité du continent pour des décennies.

La crainte est fondée.

Kristi Raik, du centre estonien ICDS, redoute que le Kremlin lise ceci : « les Européens sont en difficulté, les Ukrainiens sont en difficulté ».

L'Europe dispersée paraît pressée.

### Le plan A de Poutine

Le compte rendu du Kremlin, note le Guardian, ne montre presque aucun changement dans les exigences maximalistes de Poutine.

Moscou répète.

Arkady Moshes le dit net : « le plan A de Poutine est une défaite militaire de l'Ukraine ».

Le plan A tient. Le téléphone n'y change rien.

### L'Ukraine aux commandes

Pour Sjoerdsma, il n'y a « pas de discussion sur l'Ukraine sans l'Ukraine aux commandes ».

Kyiv conduit.

Il ajoute que l'UE, qui fournit l'essentiel de l'aide à l'Ukraine, doit aussi peser politiquement.

La règle est simple. Qui paie parle.

## Payer avant de parler

Sjoerdsma demande aux autres Européens d'augmenter leur aide, « le plus tôt possible, avant que l'hiver s'installe ».

Le calendrier est clair. L'hiver, lui, ne négocie pas.

« Votre sécurité est notre sécurité », a-t-il dit en entrevue. La formule est juste.

Il juge « ridicule » de laisser l'Ukraine assurer seule cette sécurité.

### Le lecteur au chaud

Vous lisez peut-être au chaud.

L'Europe, elle, cherche le combiné. Le combiné ne chauffe personne.

### Une règle en deux temps

Nous demandons aux capitales européennes de payer avant d'appeler Moscou, puis de parler d'une seule voix avec Kyiv.

L'ordre compte. La Haye paie. Le reste attend.

## Le premier appel de La Haye

### Kyiv en premier

Sjoerdsma l'a dit : en cas de pépin sur le réseau électrique néerlandais, son pays compte « appeler Kyiv en premier ».

Kyiv sait réparer. L'élève devient maître.

### La ligne qui compte

La Haye appelle Kyiv. Le sens s'inverse. Le reste est du bruit.

*Le bon numéro commence par un virement.*

Les Pays-Bas sortent le chéquier, et l'Europe se dispute encore le téléphone de Poutine.

Combien de capitales paieront avant de composer le numéro du Kremlin ?

**Signé Maxime Marquette, chroniqueur**

## Encadré de transparence du chroniqueur

### Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais **chroniqueur et analyste**. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. **Je prétends à la lucidité analytique**, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

### Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre **faits vérifiés et analyses interprétatives**. La règle de méthode est constante : une information factuelle n'est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous **Sources**, jamais ici.

**Familles de sources primaires** retenues par la publication, quand le dossier en comporte : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d'organisations intergouvernementales, dépêches d'agences de presse internationales reconnues.

**Familles de sources secondaires** : publications spécialisées, médias d'information reconnus internationalement, analyses d'institutions de recherche établies, rapports d'organisations sectorielles.

Quand un article cite des données statistiques, économiques ou géopolitiques, elles proviennent d'institutions productrices de données (organisations intergouvernementales, banques centrales, instituts statistiques nationaux), et l'institution exacte est nommée sous **Sources**.

### Nature de l'analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une **synthèse critique et contextuelle** basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d'experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

## Sources :

### Sources Primaires :

- [Rijksoverheid (gouvernement néerlandais) — communiqué sur le nouveau paquet d'aide annoncé à Kyiv, 28 octobre 2026](https://www.rijksoverheid.nl/actueel/nieuws/2026/10/28/sjoerdsma-kondigt-op-bezoek-in-kyiv-nieuw-steunpakket-aan)

- [Présidence de la République de Finlande — communiqué sur l'appel de Stubb et Støre à Poutine, 27 octobre 2026](https://www.presidentti.fi/en/president-stubb-and-prime-minister-store-held-a-phone-call-with-president-putin/)

- [Kremlin — compte rendu de l'entretien téléphonique avec Stubb et Støre, 27 octobre 2026](https://en.kremlin.ru/events/president/news/81097)

### Sources Secondaires :

- [The Kyiv Independent — les Pays-Bas annoncent 500 millions d'euros d'aide militaire, 28 octobre 2026](https://kyivindependent.com/netherlands-announces-500-million-euro-military-aid-package-for-ukraine/)

- [The Kyiv Independent — entrevue avec le ministre Sjoerd Sjoerdsma, 28 octobre 2026](https://kyivindependent.com/there-cannot-be-business-as-usual-with-russia-dutch-minister-urges-europe-to-step-up-for-ukraine/)

- [The Guardian — la division européenne sur l'idée d'appeler Poutine, 29 octobre 2026](https://www.theguardian.com/world/2026/oct/29/pragmatic-or-pointless-europe-rift-over-pick-up-phone-putin)

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Source : Maxime Marquette, MadMax. Pour citer ce texte, nommer l’auteur et lier https://mad-max.co/fr/article/editorial-les-pays-bas-sortent-le-chequier-pendant-que-l-europe-se-dispute-le
