# ÉDITORIAL : la pression maritime qui monte sur Taïwan

> « La Chine réprime Taïwan partout. » Cette phrase, prononcée par la vice-présidente taïwanaise le 17 juillet 2026 selon Reuters, résume à elle seule une réalité que l'Occident tarde encore à nommer avec la clarté…

- Auteur: Maxime Marquette
- Publication: MadMax (https://mad-max.co)
- Rubrique: Éditorial
- Publié: 2026-07-22
- Adresse à citer: https://mad-max.co/fr/article/editorial-la-pression-maritime-qui-monte-sur-taiwan

## Introduction

« La **Chine** réprime **Taïwan** partout. » Cette phrase, prononcée par la **vice-présidente taïwanaise** le **17 juillet 2026** selon **Reuters**, résume à elle seule une réalité que l'**Occident** tarde encore à nommer avec la clarté qu'elle exige : la pression chinoise sur **Taïwan** ne se limite plus au **détroit**. Elle s'étend désormais à la **Papouasie-Nouvelle-Guinée**, aux ressortissants taïwanais détenus en **Chine**, et aux scénarios de **blocus économique** évoqués publiquement par des élus américains. Cet éditorial prend position : ce qui se dessine n'est pas un accident diplomatique isolé, mais une **stratégie** cohérente qu'il faut nommer pour la contrer.

*Il y a un moment, dans toute **escalade**, où le langage feutré de la **diplomatie** devient lui-même un obstacle à la compréhension du danger réel ; nous y sommes.* Cet éditorial s'appuie sur les faits rapportés par **Reuters**, le **Straits Times**, **Focus Taiwan** et l'agence **EFE** entre le **16 et le 19 juillet 2026**, et assume une **ligne éditoriale** pro-occidentale et favorable à l'autodétermination taïwanaise.

Prendre position, ici, ne signifie pas inventer des faits ; cela signifie nommer clairement ce que les faits documentés, mis côte à côte, révèlent d'une **stratégie de pression** multiforme que **Pékin** déploie avec une constance qui devrait alarmer davantage les **capitales occidentales** qu'elle ne le fait actuellement.

## La phrase qui dit tout : « la Chine réprime Taïwan partout »

### Une déclaration qui sort du langage diplomatique habituel

La **vice-présidente taïwanaise**, selon **Reuters** le **17 juillet 2026**, a choisi un langage inhabituellement direct pour décrire la pression chinoise, l'associant explicitement à un épisode de **pression diplomatique** exercée en **Papouasie-Nouvelle-Guinée**. Ce choix de vocabulaire, loin d'être anodin dans le registre feutré de la **diplomatie** internationale, signale une volonté taïwanaise de nommer publiquement une **stratégie** que **Taïpei** perçoit comme globale plutôt que localisée au seul détroit.

Cette déclaration mérite d'être prise au sérieux précisément parce qu'elle rompt avec la prudence rhétorique habituelle des responsables taïwanais, qui évitent généralement les formulations susceptibles d'être lues comme provocatrices par **Pékin**. **Ce changement de ton** constitue, en soi, un indicateur de la gravité perçue par **Taïpei**.

### Ce que révèle l'épisode de la Papouasie-Nouvelle-Guinée

*Quand la pression chinoise sur **Taïwan** s'exerce jusque dans le Pacifique Sud, via des pays tiers, c'est le signe que **Pékin** ne considère plus ce dossier comme purement bilatéral, mais comme une campagne diplomatique mondiale de marginalisation.* Bien que les détails précis de cet épisode restent limités dans les sources disponibles, la référence explicite à la **Papouasie-Nouvelle-Guinée** suggère que Pékin utilise son influence économique et diplomatique auprès de pays tiers du Pacifique pour isoler davantage **Taïwan** sur la scène internationale.

Cette **stratégie** d'**isolement** diplomatique, si elle se confirme, s'ajoute aux pressions militaires déjà documentées dans le détroit lui-même, dessinant une approche à plusieurs niveaux que l'**Occident** aurait tort de sous-estimer.

## Position : ceci n'est pas un incident, c'est une méthode

### Pourquoi il faut nommer la continuité, pas l'épisode

Cet éditorial prend position sur un point précis : traiter chaque épisode de pression chinoise — la déclaration sur la **Papouasie-Nouvelle-Guinée**, la hausse des **détentions**, l'avertissement sur le blocus — comme un incident isolé serait une erreur d'analyse. Ensemble, ces éléments dessinent une **méthode cohérente** de **pression graduelle**, multiforme, conçue précisément pour rester sous le seuil qui déclencherait une réponse internationale coordonnée forte.

Cette méthode, documentée par plusieurs analystes de défense au cours de 2026, repose sur l'accumulation de pressions modérées mais constantes plutôt que sur un choc unique et spectaculaire, une approche qui rend la réponse occidentale d'autant plus difficile à calibrer politiquement.

### L'argument que l'Occident doit entendre

*Une pression qui monte lentement ne déclenche jamais d'alarme unique ; elle use, progressivement, la vigilance de ceux qui devraient la nommer, et c'est précisément là son efficacité redoutable.* L'argument central de cet éditorial est simple : attendre un incident spectaculaire avant de réagir reviendrait à laisser Pékin normaliser, étape par étape, une pression que l'histoire jugera un jour comme ayant été suffisamment documentée pour justifier une réponse plus précoce.

## Les Taïwanais détenus en Chine, une inquiétude qui grandit

### Ce que rapporte le Straits Times

Selon le **Straits Times**, le **16 juillet 2026**, le nombre de **Taïwanais détenus ou portés disparus** en **Chine** continue d'augmenter, une tendance qui suscite une inquiétude croissante parmi les familles concernées et les autorités taïwanaises. Les circonstances précises de ces **détentions** varient, certaines liées à des accusations d'espionnage, d'autres restant floues dans leur motivation officielle communiquée par Pékin.

Cette opacité sur les motifs de détention constitue, en elle-même, un **outil de pression psychologique** : l'incertitude qui pèse sur les familles taïwanaises concernées produit un effet dissuasif diffus sur les échanges entre les deux rives du détroit, sans que Pékin ait besoin de formuler explicitement une menace.

### Pourquoi cette dimension humaine ne doit pas être secondaire

*Derrière chaque statistique de détention se trouve une famille qui attend un appel qui ne vient pas, et c'est cette réalité humaine, plus que n'importe quel chiffre de budget militaire, qui devrait rappeler à quel point cette tension a un coût déjà tangible.* Cet éditorial prend position pour que cette dimension humaine occupe une place centrale dans la couverture de cette tension, et non une place secondaire reléguée derrière les seuls enjeux militaires et économiques plus spectaculaires.

## Le scénario du blocus économique, une hypothèse sérieuse

### L'avertissement de la sénatrice Tammy Duckworth

La **sénatrice** américaine **Tammy Duckworth** a averti, selon **Focus Taiwan** le **19 juillet 2026**, que la **Chine** pourrait opter pour un **blocus économique** de Taïwan plutôt qu'une **invasion** frontale, une **hypothèse stratégique** que de nombreux analystes de défense considèrent comme plus plausible qu'un débarquement amphibie classique, en raison de son coût politique et militaire nettement inférieur pour Pékin.

Cette déclaration, venant d'une élue siégeant à la **commission des forces armées du Sénat**, mérite d'être prise avec le sérieux qu'elle exige : elle ne relève pas de la spéculation médiatique mais d'une évaluation stratégique formulée par une responsable ayant accès à des **briefings** de sécurité approfondis.

### Pourquoi le blocus serait plus difficile à contrer qu'une invasion

*Une **invasion** produit des images choquantes qui mobilisent l'**opinion publique** mondiale en quelques heures ; un **blocus économique**, lui, s'installe lentement, sans image de char ni de bombardement, et c'est précisément cette absence de spectacle qui pourrait retarder dangereusement la réponse internationale.* Un **blocus économique**, contrairement à une **invasion** ouverte, pose un **dilemme juridique** et politique complexe pour la **communauté internationale** : à quel moment une pression économique croissante devient-elle un **acte de guerre** justifiant une **réponse militaire collective** ?

Cette ambiguïté juridique, que Pékin exploiterait précisément en cas de blocus, constitue l'un des arguments centraux avancés par la **sénatrice** Duckworth pour justifier une préparation occidentale plus explicite à ce scénario spécifique, plutôt qu'une concentration exclusive sur le scénario d'invasion classique.

## Les manœuvres de défense taïwanaises, une réponse proportionnée

### Ce que rapporte l'agence EFE

Taïwan a conclu, selon l'agence **EFE** le **17 juillet 2026**, des **manœuvres de défense** menées en pleine tension avec la Chine, une **démonstration** de préparation militaire qui s'inscrit dans la continuité des exercices de défense civile documentés par ailleurs au cours du même mois. Ces manœuvres, bien que routinières dans leur **calendrier annuel**, prennent un relief particulier compte tenu du contexte de tension accrue documenté cette même semaine.

Cette réponse taïwanaise, mesurée et défensive dans sa nature, contraste avec l'image parfois véhiculée d'une île passive face à la pression chinoise : **Taïpei** investit concrètement dans sa capacité de résistance, sans pour autant provoquer d'**escalade** rhétorique disproportionnée de son côté.

### Pourquoi cette proportionnalité mérite d'être soulignée

*Il y a une forme de dignité stratégique dans une île qui se prépare sans provoquer, qui renforce ses défenses sans escalader son **discours** ; cette retenue mérite d'être reconnue par ceux qui, en **Occident**, cherchent des preuves de la détermination taïwanaise.* Cet éditorial prend position en faveur de cette approche taïwanaise mesurée, qui évite de donner à Pékin un prétexte rhétorique pour justifier une escalade supplémentaire, tout en construisant méthodiquement une capacité de résistance réelle.

## Ce que l'Occident doit faire, concrètement

### Nommer la stratégie chinoise sans attendre l'incident majeur

Cet éditorial prend position pour que les **capitales occidentales** nomment explicitement, dans leurs communications diplomatiques officielles, la **stratégie de pression multiforme** documentée ici, plutôt que de continuer à traiter chaque épisode isolément dans des communiqués génériques appelant à la « désescalade » sans jamais identifier clairement l'origine de l'escalade elle-même.

Cette clarté rhétorique, loin d'être un geste purement symbolique, constituerait un signal politique important adressé à Pékin : la **communauté internationale** observe, **documente** et connecte les points entre les différents épisodes de pression, plutôt que de les traiter comme des incidents isolés sans lien apparent.

### Préparer une réponse coordonnée au scénario du blocus

*Se préparer à un blocus avant qu'il ne survienne, ce n'est pas de l'alarmisme ; c'est exactement le type de prudence stratégique qui, appliquée trop tard à d'autres crises historiques, a coûté un temps précieux qu'on ne récupère jamais.* L'avertissement de la **sénatrice** Duckworth devrait servir de catalyseur pour que les alliés occidentaux élaborent, dès maintenant, des scénarios de réponse coordonnée spécifiquement adaptés à l'hypothèse d'un **blocus économique**, plutôt que de concentrer l'essentiel de la planification stratégique sur le seul scénario d'invasion.

## Le risque de la fatigue médiatique face à une pression graduelle

### Pourquoi la lenteur de l'escalade joue contre la vigilance occidentale

L'un des risques majeurs identifiés par cet éditorial est celui de la **fatigue médiatique** : une pression qui s'exerce graduellement, sur plusieurs fronts distincts — diplomatique, humain, économique, militaire — ne produit jamais l'image unique et choquante qui capterait durablement l'attention du public occidental et maintiendrait la pression politique nécessaire sur les gouvernements pour agir.

Cette fragmentation de l'attention médiatique profite structurellement à Pékin, dont la stratégie de **pression graduelle** semble précisément calibrée pour rester sous le seuil de l'indignation publique massive tout en avançant méthodiquement vers des objectifs stratégiques de plus long terme.

### Ce que les rédactions occidentales devraient changer

*Relier les points entre un rapport de détention, un exercice militaire et une déclaration sénatoriale n'est pas de l'éditorialisation excessive ; c'est le travail journalistique de base que la fragmentation de l'actualité quotidienne rend paradoxalement plus difficile à accomplir.* Cet éditorial appelle les rédactions occidentales à traiter systématiquement ces épisodes comme des **chapitres** d'une même histoire, plutôt que comme des nouvelles isolées noyées dans le **flux quotidien** de l'**actualité internationale**.

## Le précédent ukrainien, un avertissement que Taïwan a déjà intégré

### Les leçons tirées sans les répéter à voix haute

Taïwan a, sans nécessairement le formuler explicitement dans ses communications officielles, manifestement intégré plusieurs leçons de l'invasion russe de l'**Ukraine** depuis 2022, notamment sur l'importance de la résilience civile, de la défense asymétrique et de la préparation médiatique internationale avant qu'une crise majeure ne survienne. Les exercices de défense civile documentés cette même semaine s'inscrivent dans cette logique d'anticipation.

Cette intégration silencieuse des leçons ukrainiennes constitue, en elle-même, un signal que Taïpei prend la menace suffisamment au sérieux pour investir dans une préparation de long terme, plutôt que de se contenter de déclarations rhétoriques rassurantes destinées à éviter la panique publique.

### Ce que l'Occident devrait, à son tour, en retenir

*Si Taïwan a appris de l'**Ukraine** à se préparer avant la crise plutôt que pendant, l'**Occident** devrait, symétriquement, apprendre à documenter et à nommer une **pression graduelle** avant qu'elle ne bascule en confrontation ouverte, plutôt que de découvrir après coup qu'il en avait ignoré les **signaux**.* Cet éditorial conclut sur ce point : la meilleure **prévention** reste la **lucidité** précoce, et non la réaction tardive après un **point de non-retour**.

## La dimension économique de la dépendance taiwanaise

### Le poids des semi-conducteurs dans le calcul stratégique

Taïwan occupe, à travers **TSMC**, une position de quasi-monopole mondial dans la production de **semi-conducteurs** avancés, un fait qui change fondamentalement le calcul de toute confrontation avec Pékin. Cette dépendance mondiale constitue à la fois une **protection**, puisque toute perturbation majeure endommagerait aussi l'économie chinoise elle-même, et une **vulnérabilité**, puisque cette dépendance rend l'**économie mondiale** **otage** d'une tension régionale.

Cet éditorial prend position pour que les gouvernements occidentaux accélèrent la diversification de leurs chaînes d'approvisionnement en **semi-conducteurs**, non par défiance envers Taïwan, mais précisément pour réduire la **vulnérabilité** collective qu'un blocus économique chinois pourrait exploiter.

### Ce que cette dépendance révèle sur l'urgence de la diversification

*Dépendre à ce point d'une seule île pour les composants qui font tourner l'économie mondiale numérique n'est pas une stratégie, c'est un **pari collectif** que l'Occident a laissé se cristalliser sans y réfléchir suffisamment tôt.* Les investissements récents dans des **usines** de **semi-conducteurs** aux États-Unis et en Europe représentent un premier pas, mais insuffisant à court terme pour éliminer la **vulnérabilité** structurelle actuelle.

## Le rôle des médias taiwanais dans la résilience informationnelle

### Une presse locale sous pression informationnelle constante

Les médias taiwanais font face, depuis plusieurs années, à des campagnes de **désinformation** attribuées à des acteurs liés à Pékin, visant à semer le doute sur la fiabilité du gouvernement taiwanais et à amplifier les divisions politiques internes. Cette **guerre informationnelle** constitue un front supplémentaire de la pression documentee dans cet éditorial, moins visible que les manœuvres navales mais tout aussi stratégique.

La **résilience informationnelle** taiwanaise, construite au fil des années à travers des initiatives de vérification des faits et d'éducation aux médias, constitue un modèle que d'autres **démocraties** confrontées à des campagnes similaires pourraient étudier avec profit.

### Pourquoi cette bataille médiatique compte autant que la bataille navale

*Une démocratie qui perd la bataille de l'information perd déjà une part de sa capacité à mobiliser sa propre population face à une menace extérieure, quelle que soit la solidité de ses défenses militaires.* Cet éditorial prend position pour que le soutien occidental à Taïwan inclue explicitement un volet de **coopération** sur la **résilience informationnelle**, aussi important à long terme que la **coopération** militaire classique.

## Le coût d'une inaction occidentale prolongée

### Ce que l'histoire récente enseigne sur les signaux ignorés

L'histoire récente des conflits internationaux enseigne une leçon récurrente : les **signaux** d'escalade graduelle, lorsqu'ils sont ignorés ou minimisés par manque de volonté politique, finissent souvent par converger vers des crises que des réponses précoces auraient pu attenuer sinon éviter. Cet éditorial refuse d'attendre que Taïwan devienne un nouveau **cas d'école** cité après coup dans les analyses post-mortem des occasions manquées.

Le coût politique, économique et humain d'une **inaction** prolongée dépasserait largement le coût d'une préparation précoce et coordonnée, un calcul que cet éditorial espère voir intégré plus sérieusement dans les **capitales occidentales** au cours des prochains mois.

### L'appel final de cet éditorial

*Nommer un danger à temps ne garantit jamais qu'on l'évitera, mais ne pas le nommer garantit presque toujours qu'on le subira dans des conditions pires que celles où on aurait pu agir.* Cet éditorial appelle les gouvernements occidentaux à transformer la vigilance rhétorique actuelle en une stratégie coordonnée, documentee et publiquement assumée, avant que la pression maritime qui monte ne devienne une crise qu'aucun éditorial ne pourra plus prévenir.

## Le rôle spécifique du Congrès américain dans cette vigilance

### Une attention bipartite rare sur ce dossier précis

L'avertissement de la sénatrice **Tammy Duckworth** ne constitue pas une voix isolée au sein du **Congrès américain** : plusieurs élus des deux partis ont, au cours de 2026, exprimé des préoccupations similaires sur la trajectoire de la pression chinoise envers Taïwan, suggérant un **consensus bipartite** relativement rare dans le paysage politique américain actuel.

Cette convergence bipartite, documentee à travers plusieurs déclarations publiques d'élus américains au cours de l'année, constitue un atout politique que cet éditorial encourage à exploiter pleinement pour construire une réponse législative cohérente plutôt que dispersée entre initiatives individuelles.

### Ce que le Congrès pourrait faire de plus, concrètement

*Un **consensus bipartite** qui ne se traduit pas en législation concrète reste un consensus rhétorique, utile pour les discours, insuffisant pour la dissuasion réelle que la situation exige désormais.* Cet éditorial appelle le **Congrès américain** à transformer cette convergence bipartite en mesures législatives concrètes, notamment sur la diversification des chaînes d'approvisionnement en semi-conducteurs et sur la préparation explicite à un scénario de blocus économique.

## Ce que Taipei attend concrètement de ses partenaires

### Des demandes précises plutôt que des généralités rassurantes

Taïpei a, à travers ses canaux diplomatiques, formulé des demandes relativement précises envers ses partenaires occidentaux : accélération des **livraisons** d'**armement** déjà approuvées, **coordination** renforcée sur la résilience économique face à un éventuel blocus, et soutien diplomatique explicite face aux tentatives d'**isolement** international documentées dans cet éditorial. Ces demandes, loin d'être excessives, reflètent une lecture réaliste de la situation actuelle.

Répondre à ces demandes précises, plutôt qu'à des formulations diplomatiques générales, constituerait un signal de sérieux que Taipei attend depuis plusieurs mois de la part de ses partenaires occidentaux les plus proches.

### Le test que représente cette période pour la crédibilité occidentale

*La **crédibilité** d'un partenariat stratégique ne se mesure jamais dans les **moments calmes** ; elle se mesure précisément dans les moments comme celui que Taïwan traverse actuellement, où les promesses doivent devenir des **actes vérifiables**.* Cet éditorial conclut que la période actuelle constitue un **test révélateur** pour la **crédibilité** des **engagements occidentaux** envers Taïwan, un test dont le résultat sera observé de très près, non seulement à Taïpei, mais dans toutes les capitales qui dépendent à leur tour de la **crédibilité** des **garanties** occidentales.

## Conclusion

Cet éditorial a pris position sur un ensemble de faits documentés entre le **16 et le 19 juillet 2026** : une déclaration taïwanaise sans détour sur une répression « partout », une inquiétude croissante sur les **détentions** en Chine, un avertissement sénatorial américain sur un scénario de blocus, et des **manœuvres de défense** taïwanaises menées en pleine tension. Pris isolément, chacun de ces faits pourrait sembler mineur. Mis ensemble, ils dessinent une stratégie que l'Occident doit nommer avec la même clarté que Taïpei elle-même a choisi d'employer.

Ne pas nommer cette stratégie ne la rendra pas moins réelle ; cela ne fera que retarder le moment où l'Occident devra y répondre, dans des conditions probablement moins favorables qu'aujourd'hui. *La pression qui monte lentement n'attend pas que nous soyons prêts à la voir ; elle continue de monter, que nous choisissions de la nommer ou de la regarder passer.*

**Signé Maxime Marquette, chroniqueur**

## Encadré de transparence du chroniqueur

### Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais **chroniqueur et analyste**. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. **Je prétends à la lucidité analytique**, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

### Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre **faits vérifiés et analyses interprétatives**. La règle de méthode est constante : une information factuelle n'est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous **Sources**, jamais ici.

**Familles de sources primaires** retenues par la publication, quand le dossier en comporte : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d'organisations intergouvernementales, dépêches d'agences de presse internationales reconnues.

**Familles de sources secondaires** : publications spécialisées, médias d'information reconnus internationalement, analyses d'institutions de recherche établies, rapports d'organisations sectorielles.

Quand un article cite des données statistiques, économiques ou géopolitiques, elles proviennent d'institutions productrices de données (organisations intergouvernementales, banques centrales, instituts statistiques nationaux), et l'institution exacte est nommée sous **Sources**.

### Nature de l'analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une **synthèse critique et contextuelle** basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d'experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

## Sources

### Sources primaires

- [Reuters — La Chine réprime Taïwan partout, selon la vice-présidente — 17 juillet 2026](https://www.reuters.com/world/china/china-suppressing-taiwan-everywhere-vice-president-says-png-pressure-2026-07-17/)

- [Focus Taiwan — Avertissement de Tammy Duckworth sur un blocus économique — 19 juillet 2026](https://focustaiwan.tw/politics/202607190004)

### Sources secondaires

- [Reuters — Hausse de l'activité maritime chinoise près de Taïwan — 20 juillet 2026](https://www.reuters.com/world/china/taiwan-says-chinese-vessel-activity-jumps-raising-fears-pacific-supply-routes-2026-07-20/)

- [Reuters — Taïwan ralentit l'internet mobile lors d'exercices de défense civile — 21 juillet 2026](https://www.reuters.com/world/china/taiwan-slow-mobile-internet-civil-defence-drills-china-threat-grows-2026-07-21/)

- [CSIS — Contexte régional des dépenses de défense alliées — 2026](https://www.csis.org/analysis/what-does-nato-defense-spending-look-heading-ankara-summit)

- [Defense News — Hausse mondiale des dépenses militaires — 27 avril 2026](https://www.defensenews.com/global/europe/2026/04/27/global-military-spending-surges-and-reaches-record-high/)

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Source : Maxime Marquette, MadMax. Pour citer ce texte, nommer l’auteur et lier https://mad-max.co/fr/article/editorial-la-pression-maritime-qui-monte-sur-taiwan
