# ÉDITORIAL : C'est pas les impôts. C'est ce qu'on reçoit en échange.

> On l'entend à chaque campagne, dans chaque taverne, dans chaque fil de commentaires. Et c'est pas faux. La question a jamais été de savoir si on paie beaucoup. La question, c'est ce qui revient.

- Auteur: Maxime Marquette
- Publication: MadMax (https://mad-max.co)
- Rubrique: Éditorial
- Publié: 2026-10-24
- Adresse à citer: https://mad-max.co/fr/article/editorial-c-est-pas-les-impots-c-est-ce-qu-on-recoit-en-echange

## À retenir

- Le Québec affiche une pression fiscale d'environ 38,6 % du PIB, plus haute que l'Ontario et que tout État américain, un fait que l'auteur concède d'emblée.
- Le projet SAAQclic est passé d'un budget de 638 millions à environ 1,1 milliard de dollars, et la commission Gallant a conclu que la SAAQ a induit le gouvernement en erreur.
- La perte publique liée à Northvolt est estimée autour de 470 millions de dollars, sur un engagement total de près de 2 milliards dans la filière batterie.
- La Norvège impose son pétrole à 78 % et possède un fonds souverain de plus de 2 300 milliards de dollars, avec une pression fiscale comparable à celle du Québec.
- L'évasion fiscale des entreprises est estimée à environ 15 milliards de dollars par année pour le Canada, concentrée chez environ 1 % des sociétés, alors que le salarié paie à la source.

## La phrase que tout le monde répète sans la vérifier

### « On est le peuple le plus taxé en Amérique du Nord »

On l'entend à chaque campagne, dans chaque taverne, dans chaque fil de commentaires. Et c'est pas faux. La pression fiscale totale au Québec, c'est-à-dire chaque dollar d'impôt, de taxe et de cotisation prélevé par tous les ordres de gouvernement en proportion de l'économie, tourne autour de **38,6 %** du PIB. C'est plus haut que l'Ontario. C'est plus haut que n'importe quel État américain. C'est un fait, pis celui qui vous dit le contraire est en train de vous vendre quelque chose.

Fac concédons-le tout de suite, parce que c'est précisément cette concession-là qui rend le reste du texte crédible. Oui, on paie beaucoup. Oui, plus que nos voisins. Oui, un soudeur de Sainte-Martine remet une plus grosse tranche de sa paye qu'un soudeur de Plattsburgh.

*La question a jamais été de savoir si on paie beaucoup. La question, c'est ce qui revient.*

### Ce qu'est un impôt, une fois le sermon enlevé

Un impôt, c'est pas un cadeau au gouvernement. C'est le prix d'une facture commune. Les hôpitaux, les écoles, les routes, les ponts, le traitement de l'eau, l'inspecteur qui checke la viande que vous donnez à vos enfants, la madame qui traite votre dossier après que vous soyez tombé d'un toit. Vous pouvez débattre de la taille de la facture. Vous pouvez pas débattre de son existence.

Ce qui veut dire que le vrai combat, c'est pas « moins d'impôts » contre « plus d'impôts ». Le vrai combat, c'est : **est-ce qu'on en a pour notre argent, et si non, qui mange la différence ?**

*Personne chiale de payer un repas. Le monde chiale de payer un repas qu'on leur a jamais servi.*

## Où l'argent s'en va pour vrai

### Un milliard cent millions de dollars pour un site web

SAAQclic. La transformation numérique de la Société de l'assurance automobile du Québec. Budgétée à **638 000 000 de dollars**. Atterrie autour de **1 100 000 000 de dollars**. Une commission d'enquête, la commission Gallant, a écrit noir sur blanc que la SAAQ a induit en erreur le gouvernement et les parlementaires sur l'état réel du projet.

Écrivez ces chiffres-là au long, comme je viens de le faire, parce que « 1,1 milliard » ça fait quatre caractères pis ça sonne comme une erreur d'arrondi. **1 100 000 000 de dollars**, c'est un chiffre que vous êtes capable de sentir.

*Ça, c'est pas un problème d'impôts. C'est un problème de gestion déguisé en problème d'impôts.*

### Quatre cent soixante-dix millions qui sont sortis par la porte

Northvolt. Le champion suédois de la batterie sur lequel le Québec allait bâtir son avenir industriel vert. La compagnie s'est placée à l'abri de ses créanciers. La participation de 270 000 000 de dollars du Québec plus l'exposition connexe placent la perte publique autour de **470 000 000 de dollars**, et la ministre responsable l'a dit tout haut : cet argent-là, on le reverra pas.

Pour l'ensemble de la filière batterie, le Québec a engagé près de **2 000 000 000 de dollars**, dont environ **676 000 000 de dollars** placés dans des compagnies rendues à l'abri de leurs créanciers. La vérificatrice générale a conclu que les risques rattachés à plusieurs de ces engagements avaient pas été analysés comme du monde avant que les chèques soient signés.

*Ils ont pas coupé dans le gras. Ils ont coupé dans le muscle, pis ils ont garroché le gras à leurs chums.*

## L'écart salarial que personne veut mettre sur une pancarte

### Cinq cent quatre-vingt-un mille dollars au sommet de l'agence de santé

Santé Québec, l'agence créée pour réparer le système de santé, verse à son président-directeur général une rémunération totale rapportée autour de **581 741 dollars**. La haute direction de l'agence compte une centaine de cadres supérieurs, avec un étage de vice-présidences par-dessus.

Mon père a été fonctionnaire. Il travaillait à la CSST, à traiter les dossiers du monde qui se blessait au travail. Il gagnait dans les **38 000 dollars** par année pour faire ça.

Je veux être clair sur ce que cette comparaison est, pis sur ce qu'elle est pas. C'est pas une preuve que le cadre est surpayé ou que mon père était sous-payé au sens technique. C'est une photo de l'endroit où l'argent s'assoit à l'intérieur du même système. Un chiffre, c'est la personne qui dessine l'organigramme. L'autre, c'est la personne que l'organigramme était censé aider.

*Quand le monde chiale contre « la bureaucratie », c'est quasiment jamais la job à 38 000 dollars qu'il a en tête. Mais c'est toujours la job à 38 000 dollars qui se fait couper.*

### Qui se fait couper quand on coupe

L'État québécois, c'est à peu près **608 000 personnes**. L'écrasante majorité de cette masse salariale, c'est des infirmières, des profs, des préposés, des concierges, des inspecteurs, des commis. La hausse de la dernière année est venue de la santé pis de l'éducation, environ **6 000 postes de plus**, exactement là où le monde criait au secours, pendant que les ministères centraux rapetissaient.

Fac quand un parti promet **20 000 fonctionnaires de moins** sans aucune incidence sur les services, la seule question honnête de suivi est celle que personne pose jamais en entrevue : **lesquels, les 20 000 ?** L'infirmière ? Le concierge de l'école ? La madame à Revenu Québec qui traite votre remboursement ? L'inspecteur qui checke votre bœuf haché ? L'analyste de la CSST qui traite le dossier du soudeur qui s'est brûlé la main ?

*Il y a exactement une place où tu enlèves 20 000 personnes sans que ça paraisse : dans une brochure de campagne.*

## L'exemple des garderies, parce qu'il est assez petit pour le tenir dans ta main

### Une coupe de 33,6 % dans la chose que tout le monde dit vouloir

Tous les partis au Québec disent appuyer les services de garde. Après ça, regardez la ligne des infrastructures. Le budget d'immobilisations pour la construction de places a été réduit d'environ **33,6 %**. Et sur à peu près **5 000 nouvelles places** créées dans une période récente, près de **4 500** se trouvaient dans le réseau privé, non subventionné ou partiellement subventionné, plutôt que dans le réseau public des CPE où les parents attendent des années.

C'est le mécanisme en miniature. Le réseau public reçoit un communiqué. Les opérateurs privés reçoivent le volume. Le parent reçoit une liste d'attente pis une facture.

*On devine ce qu'un gouvernement croit en lisant son budget d'immobilisations, pas ses discours.*

## La Norvège, parce qu'il faut bien que quelqu'un le dise tout haut

### Soixante-dix-huit pour cent, pis un fonds de 2 300 000 000 000 de dollars

La Norvège impose la production pétrolière à un taux marginal combiné de **78 %**, soit le taux d'impôt des sociétés ordinaire de 22 % plus un impôt pétrolier spécial de 56 %. Les Norvégiens ont pas fait ça parce qu'ils haïssent les entreprises. Ils ont fait ça parce que le pétrole sous la mer du Nord leur appartenait pis qu'ils avaient l'intention d'être payés pour.

Le résultat, c'est le Government Pension Fund Global, qui a dépassé les **2 300 000 000 000 de dollars**. Ça représente de l'ordre de **355 000 euros par citoyen**, détenus collectivement, investis dans les marchés mondiaux, qui financent un État social qui nous devance systématiquement sur les temps d'attente, les résultats scolaires et la pauvreté infantile.

Et voici le bout qui devrait piquer : le fardeau fiscal de la Norvège est comparable au nôtre. Les Norvégiens sont pas moins taxés que les Québécois. Ils sont taxés à un niveau semblable, pis ils ont un système de santé qui fonctionne *en plus* d'un fonds souverain de deux mille trois cents milliards de dollars.

*Même facture d'impôt. Reçu complètement différent.*

### Ce qu'on charge pour nos propres roches

Le Québec a perçu environ **477 700 000 dollars** en redevances et droits miniers en 2024. C'est pas rien. C'est pas la Norvège non plus. Placez ce chiffre à côté des **2 000 000 000 de dollars** engagés dans la filière batterie, pis la comparaison se fait toute seule : on a payé plus cher pour subventionner la transformation de la ressource qu'on a perçu pour la ressource elle-même.

Je veux être honnête sur les limites de cette comparaison. Le pétrole, c'est pas le lithium, un fonds souverain bâti sur cinquante ans, ça s'invente pas dans un budget, pis le régime fiscal norvégien a été conçu autour d'une seule ressource extraordinairement rentable. La comparaison, c'est pas une équivalence technique. C'est l'illustration d'un choix politique : **qui se fait payer quand une ressource sort du sol.**

*La Norvège a vendu son pétrole. Nous, on a l'air de donner nos roches pis de payer quelqu'un pour les prendre.*

## Le bout où l'argent s'en va

### Six cent quatre-vingt-deux milliards dans quinze juridictions

Les actifs d'entreprises canadiennes parqués dans les quinze principaux paradis fiscaux ont été estimés à environ **682 000 000 000 de dollars**. Canadiens pour une fiscalité équitable et le Tax Justice Network estiment tous les deux la perte annuelle de revenus pour le Canada liée au transfert de profits des entreprises dans l'ordre de **15 000 000 000 de dollars par année**, avec des périmètres et des méthodes différents d'un organisme à l'autre. Traitez donc le chiffre comme un ordre de grandeur, pas comme une ligne comptable.

Les travaux de l'Agence du revenu du Canada sur l'écart fiscal indiquent où le problème se concentre : une petite fraction des grandes sociétés explique l'écrasante majorité de l'écart fiscal des entreprises. Environ **1 % des sociétés** compte pour quelque chose comme **70 %** de cet écart.

*L'écart fiscal, c'est pas un peuple de fraudeurs. C'est une très petite pièce de fraudeurs, avec de très bons comptables.*

### La retenue à la source contre un comptable à Nassau

Voici l'asymétrie qui explique tout. Si vous travaillez pour un salaire, votre impôt est prélevé sur votre paye avant même que vous y touchiez. Vous avez pas de stratégie de calendrier, pas de structure, pas de magasinage de juridiction. Vous avez un T4.

Si vous possédez la structure, vous avez les prix de transfert, la dette intersociétés, les flux de redevances vers une société de portefeuille dans une juridiction à 0 %, pis un réseau de conventions fiscales bâti sur des décennies.

**Même loi. Rapport complètement différent à cette loi-là.**

*Le salarié a pas de stratégie fiscale. Le salarié a un talon de paye.*

## Ce que vous avez déjà reçu, que vous l'ayez remarqué ou pas

### Trois mille soixante dollars contre quatre-vingt-dix mille

Les droits de scolarité au premier cycle à l'UQAM, pour un résident du Québec, tournent autour de **3 060 dollars** par année. Le baccalauréat équivalent de quatre ans dans une université privée américaine dépasse régulièrement les **90 000 dollars** en droits de scolarité seulement, avant le logement, avant les livres, avant les intérêts sur le prêt qui suit le diplômé pendant vingt ans.

Le rendez-vous en pédiatrie de votre enfant est pas arrivé avec une facture. La chimiothérapie de votre mère est pas arrivée avec une franchise qui ruine la famille. La jambe cassée de votre voisin a pas fini en campagne de sociofinancement.

Vous pouvez avoir chacune de ces choses-là pis être en beau joual vert contre SAAQclic. En fait, vous devriez. **Ce sont deux arguments séparés pis la bonne réponse aux deux, c'est oui.**

*Vous avez pas réussi malgré le Québec. Vous avez réussi parce que le Québec a payé la route sur laquelle vous êtes parti.*

### Crachez pas dans l'assiette où vous avez mangé

J'ai vu du monde qui est allé à une université à 3 060 dollars, qui s'est fait soigner dans un hôpital gratuit, qui a fait pousser une business sur un tarif d'hydro subventionné pis une main-d'œuvre locale formée, pis qui est allé sur les réseaux sociaux expliquer que le Québec, c'est un État providence rempli de parasites.

Soyez en colère contre le gaspillage. Soyez en colère contre le site web à un milliard, contre les 470 000 000 de dollars évaporés, contre l'écart entre le haut pis le bas de l'organigramme. Soyez en colère contre les 15 000 000 000 de dollars par année qui sortent du pays par une faille de convention fiscale pendant que votre impôt se prélève tout seul sur votre paye.

Mais tenez-vous pas debout dans un pays qui a payé votre éducation, vos médicaments pis vos infrastructures pour le traiter de voleur.

*Payer un repas qu'on vous a jamais servi, ça, c'est du vol. Manger le repas pis refuser la facture après, c'est autre chose.*

## Fac à quoi ça ressemblerait, un vrai débat fiscal honnête ?

### Trois questions au lieu d'un slogan

Pas « est-ce que les impôts sont trop hauts ». Cette question-là a pas de réponse, parce qu'elle a pas d'unité de mesure. Essayez celles-ci à la place.

**Un :** pour chaque dollar perçu, combien arrive au service pis combien s'arrête à un consultant, un contrat de gré à gré ou une couche de gestion ? SAAQclic est le cas de test, pis la commission d'enquête nous a déjà donné la réponse.

**Deux :** qui paie, réellement ? Un système où le salarié paie à la source pendant que la grande structure corporative paie ce que ses conseillers négocient, c'est pas un système à impôts élevés. C'est un système à **application inégale**.

**Trois :** qu'est-ce qu'on charge pour les choses qui sont à nous pis qui peuvent pas être déménagées ? Le minerai, l'eau, l'hydro, le territoire. La Norvège a répondu à cette question-là avec un chiffre : 78 %. Nous, on a répondu 477 700 000 dollars pis un programme de subventions.

*Coupez la bonne affaire, le service s'améliore. Coupez la facile, vous allongez juste la salle d'attente.*

### Et la question qu'il faut vraiment poser à la porte

Quand le candidat cogne pis vous promet la plus grosse baisse d'impôt de l'histoire du Québec, débattez pas d'idéologie. Demandez une seule affaire : **combien j'ai payé d'impôt provincial l'année passée, pis qu'est-ce que votre plan redonne à quelqu'un qui a payé ce montant-là ?**

Environ le tiers des contribuables québécois paient pas une cenne d'impôt provincial, pas par paresse, mais parce qu'ils gagnent trop peu. Sur à peu près 7 200 000 contribuables, environ **4 000 000** déclarent moins de 50 000 dollars par année. Pour ces ménages-là, la plus grosse baisse d'impôt de l'histoire, c'est la plus grosse baisse de rien de l'histoire, parce qu'une baisse en pourcentage, c'est mathématique : **plus t'en paies, plus le cadeau est gros.**

Pis après ça, posez la deuxième question, celle qui détermine vraiment si votre vie s'améliore : **qu'est-ce que vous faites avec le site web à un milliard, les 15 000 000 000 à l'étranger, pis la centaine de cadres ?**

*Si le candidat a une réponse nette à la première question pis aucune réponse à la deuxième, vous savez exactement de qui il essaie de baisser la facture. Est-ce que c'est la vôtre ?*

**Signé Maxime Marquette, chroniqueur**

## Encadré de transparence du chroniqueur

### Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais **chroniqueur et analyste**. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. **Je prétends à la lucidité analytique**, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

### Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre **faits vérifiés et analyses interprétatives**. La règle de méthode est constante : une information factuelle n'est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous **Sources**, jamais ici.

**Familles de sources primaires** retenues par la publication, quand le dossier en comporte : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d'organisations intergouvernementales, dépêches d'agences de presse internationales reconnues.

**Familles de sources secondaires** : publications spécialisées, médias d'information reconnus internationalement, analyses d'institutions de recherche établies, rapports d'organisations sectorielles.

Quand un article cite des données statistiques, économiques ou géopolitiques, elles proviennent d'institutions productrices de données (organisations intergouvernementales, banques centrales, instituts statistiques nationaux), et l'institution exacte est nommée sous **Sources**.

### Nature de l'analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une **synthèse critique et contextuelle** basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d'experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

## Sources :

- Institut de la statistique du Québec, Pression fiscale au Québec et comparaisons

- Chaire de recherche en fiscalité et en finances publiques, Université de Sherbrooke, [Bilan de la fiscalité au Québec](https://cffp.recherche.usherbrooke.ca/outils-ressources/bilan-fiscalite-quebec/)

- Gouvernement du Québec, Rapport de la commission d'enquête sur la gestion du projet SAAQclic (commission Gallant)

- Vérificateur général du Québec, [Rapports d'audit sur la filière batterie et les investissements de l'État](https://www.vgq.qc.ca/fr/publications/)

- Investissement Québec, [Divulgations sur Northvolt et la filière batterie](https://www.investquebec.com/quebec/fr/produits-financiers/toutes-nos-solutions.html)

- Santé Québec, [Divulgations sur la rémunération des dirigeants et la structure organisationnelle](https://www.santequebec.ca/)

- Secrétariat du Conseil du trésor, Effectif de la fonction publique québécoise

- Ministère de la Famille, [Portrait des services de garde éducatifs à l'enfance](https://www.mfa.gouv.qc.ca/fr/services-de-garde/portrait/Pages/index.aspx)

- Norskpetroleum, Direction norvégienne du pétrole, [Le régime fiscal pétrolier norvégien (taux marginal de 78 %)](https://www.norskpetroleum.no/en/economy/petroleum-tax/)

- Norges Bank Investment Management, [Government Pension Fund Global, valeur marchande et rendements](https://www.nbim.no/)

- Ministère des Finances du Québec, [Redevances minières et revenus des ressources naturelles, 2024](https://www.finances.gouv.qc.ca/fr/)

- Canadiens pour une fiscalité équitable, Rapports sur les actifs des entreprises canadiennes dans les paradis fiscaux

- Tax Justice Network, [State of Tax Justice, estimations des pertes de revenus par pays](https://taxjustice.net/reports/)

- Agence du revenu du Canada, Rapports sur l'écart fiscal et les résultats en matière d'observation

- Université du Québec à Montréal, Droits de scolarité au premier cycle, résidents du Québec

- Revenu Québec et ministère des Finances, [Statistiques fiscales des particuliers, répartition des revenus déclarés](https://www.finances.gouv.qc.ca/fr/documentation/publications/)

---

Source : Maxime Marquette, MadMax. Pour citer ce texte, nommer l’auteur et lier https://mad-max.co/fr/article/editorial-c-est-pas-les-impots-c-est-ce-qu-on-recoit-en-echange
