# DÉCRYPTAGE : Zelensky sanctionne 67 collaborateurs et structures dans les territoires occupés

> Le 26 juin 2026, le président Volodymyr Zelensky a signé les décrets 501/2026 et 502/2026, imposant des sanctions contre 67 collaborateurs et organisations actifs dans les territoires temporairement occupés de l'Ukraine. La nouvelle est passée presque inaperçue dans le flux des communiqués militaires, des rapports de frappes et des déclarations diplomatiques. Pourtant, elle dit

- Auteur: Maxime Marquette
- Publication: MadMax (https://mad-max.co)
- Rubrique: Analyse
- Publié: 2026-06-29
- Adresse à citer: https://mad-max.co/fr/article/decryptage-zelensky-sanctionne-67-collaborateurs-et-structures-dans-les-territoi

## Introduction : deux décrets, 67 noms, une guerre juridique sans trêve

### Des décrets signés en silence, des conséquences qui résonnent

Le **26 juin 2026**, le président **Volodymyr Zelensky** a signé les décrets **501/2026** et **502/2026**, imposant des sanctions contre **67 collaborateurs** et organisations actifs dans les **territoires temporairement occupés** de l'Ukraine. La nouvelle est passée presque inaperçue dans le flux des communiqués militaires, des rapports de frappes et des déclarations diplomatiques. Pourtant, elle dit quelque chose d'essentiel sur la guerre que mène l'Ukraine sur son propre sol : une guerre non seulement de tranchées et de drones, mais de registres, d'identités et de responsabilités.

Ces **67 individus et entités** ne tiennent pas de fusils. Ils gèrent des maternelles, des hôpitaux, des fonderies, des entreprises météorologiques. Ils ont fait le choix — actif, documenté — de collaborer avec l'occupant russe. Et désormais, leurs noms figurent dans un document officiel ukrainien, transmis à des **partenaires internationaux**. Ce n'est pas une liste noire symbolique. C'est le premier chapitre d'une procédure de responsabilisation qui peut prendre des années, mais qui commence maintenant.

### La logique derrière le ciblage des collaborateurs civils

Pour comprendre la portée de ces décrets, il faut sortir du cadre militaire. Lorsque la **Russie occupe un territoire ukrainien**, elle ne peut fonctionner sans une infrastructure humaine locale : des enseignants, des médecins, des administrateurs, des ingénieurs qui acceptent de continuer à travailler sous le drapeau de l'occupant. Ces personnes permettent à l'occupation de se normaliser, d'acquérir une apparence de gouvernance, de se présenter au monde comme un fait accompli.

Les sanctions de **Kyiv** visent à briser cette normalisation. En nommant les collaborateurs, en gelant leurs avoirs potentiels, en les signalant aux partenaires internationaux, l'Ukraine envoie un message à ceux qui hésitent encore : la collaboration a un prix documenté. Ce message est autant destiné aux habitants des zones occupées qu'aux gouvernements alliés. Et pour les **États-Unis**, l'**Union européenne** et leurs partenaires juridiques, ces listes constituent une matière première pour les procédures d'extradition, de saisie d'avoirs ou de poursuites futures.

*Il est facile de balayer ces décrets d'un revers de main, de les traiter comme de la bureaucratie de guerre. C'est une erreur. Chaque nom sur cette liste est une preuve que l'Ukraine documente méthodiquement l'occupation — pas seulement pour l'histoire, mais pour les tribunaux à venir.*

## Raisa Prylipko : une directrice de maternelle devenue instrument de déportation

### Un titre civil, une fonction criminelle

**Raisa Prylipko** est l'un des cas les plus documentés parmi les **67 sanctionnés**. Directrice d'un jardin d'enfants dans les territoires occupés de la région de **Donetsk**, elle aurait activement participé à l'organisation du transfert d'enfants ukrainiens vers la **Russie**. Ce n'est pas une accusation abstraite : des documents, des témoignages et des données publiques sur les **déportations d'enfants ukrainiens** — estimées à plusieurs dizaines de milliers depuis 2022 — permettent de tracer des responsabilités jusqu'aux institutions éducatives de l'occupation.

Le cas de **Prylipko** illustre la mécanique profonde du système collaborationniste russe en Ukraine. L'occupant ne déporte pas les enfants avec des blindés. Il utilise des structures éducatives apparemment fonctionnelles, staffées par des collaborateurs locaux, pour produire des actes administratifs qui semblent légaux. La directrice signe le papier. L'enfant monte dans un bus. Le tour est joué. Ce mécanisme a été documenté par **Human Rights Watch**, le **Bureau du Procureur de la CPI** et l'Équipe d'enquête conjointe ukraino-internationale — et c'est ce mécanisme que les décrets de **Zelensky** commencent à démanteler, un nom à la fois.

### La portée symbolique et juridique du ciblage des éducateurs

Inscrire une directrice de maternelle sur une liste de sanctions est un acte politique délibéré. Il indique que l'Ukraine refuse de distinguer entre une « complicité passive » et une « collaboration active » lorsqu'il s'agit de la déportation d'enfants. Sous le **droit international humanitaire**, le transfert d'enfants d'un territoire occupé vers le pays occupant constitue une violation grave des **Conventions de Genève** et de la **Convention des droits de l'enfant**. La **CPI** a d'ailleurs émis des mandats d'arrêt contre **Vladimir Poutine** et la **Commissaire russe aux droits de l'enfant Maria Lvova-Belova** précisément pour ces faits.

En sanctionnant les exécutants locaux de cette politique, **Kyiv** tisse la toile qui reliera, devant une juridiction internationale, les ordres au sommet et les actes sur le terrain. La responsabilité pénale ne s'arrête pas aux généraux et aux ministres. Elle descend jusqu'à ceux qui ont signé les formulaires de transfert dans les maternelles occupées de **Donetsk**.

*Il y a quelque chose d'insupportable dans le fait qu'une directrice de maternelle ait pu devenir un rouage de la déportation d'enfants. Et quelque chose de profondément juste dans le fait que son nom figure désormais dans un décret présidentiel ukrainien, transmis aux partenaires internationaux.*

## Mykola Andros : l'hôpital de Melitopol aux service des troupes russes

### Un directeur médical dans l'engrenage de l'occupation

**Mykola Andros**, directeur d'un établissement hospitalier de **Melitopol** dans la région de **Zaporijjia occupée**, figure parmi les **67 sanctionnés** pour avoir réorganisé les services médicaux de son hôpital afin de traiter en priorité les **militaires russes blessés** et de soutenir la logistique médicale de l'armée d'occupation. **Melitopol**, ville de quelque **150 000 habitants** avant l'invasion, est sous occupation russe depuis le **1er mars 2022**. Depuis lors, ses infrastructures médicales ont été progressivement intégrées au système de soutien aux forces armées russes.

Le cas d'**Andros** soulève une question que la guerre force à poser : jusqu'où va l'obligation d'un médecin ou d'un directeur d'hôpital face à une occupation militaire ? Le **droit international humanitaire** prévoit que les professionnels de santé ne peuvent être forcés à traiter uniquement les soldats d'une puissance occupante au détriment de la population civile locale. Lorsqu'un directeur d'hôpital fait ce choix délibérément, et non sous la contrainte documentée, il quitte la zone de la neutralité médicale pour entrer dans celle de la collaboration.

### Melitopol, laboratoire de l'occupation prolongée

**Melitopol** est depuis 2022 l'une des villes symboles de l'occupation prolongée, avec ses institutions réorganisées, ses écoles russophones, sa mairie pro-russe et ses entreprises sous contrôle de l'occupant. Le maire légitime, **Ivan Fedorov**, a été kidnappé par les Russes dès les premiers jours de l'occupation avant d'être libéré. Depuis, la ville fonctionne comme un laboratoire des mécanismes d'occupation : comment transformer une administration ukrainienne en une administration russe de facto, avec la complicité des collaborateurs locaux.

Les sanctions contre **Andros** et d'autres acteurs de **Melitopol** constituent un signal direct aux collaborateurs dans toutes les villes occupées : la mémoire institutionnelle ukrainienne est longue, et la libération éventuelle de ces territoires s'accompagnera d'une procédure de responsabilisation. Ce n'est pas une promesse abstraite. C'est une politique documentée, décret par décret, depuis **Kyiv**.

*Un hôpital reconverti en soutien logistique militaire, c'est une institution médicale trahie dans sa fonction première. La médecine n'a pas de nationalité — mais la collaboration, elle, en a une.*

## Les entreprises sanctionnées : drones, météo et métallurgie au service du complexe militaire russe

### Des sociétés civiles intégrées à la chaîne de commandement russe

Au-delà des individus, les décrets **501/2026** et **502/2026** ciblent des **organisations** dont les activités soutiennent directement le complexe militaro-industriel russe dans les territoires occupés. Parmi elles figurent des entreprises impliquées dans la **fabrication de composants pour drones militaires russes** — une filière devenue centrale dans la stratégie d'attaque russe contre les infrastructures ukrainiennes. Ces drones, souvent des **Shahed** iraniens assemblés ou modifiés en Russie, sont désormais produits partiellement dans des entités industrielles des territoires occupés.

Un cas particulièrement notable est celui de sociétés fournissant des **services météorologiques à l'aviation militaire russe**. Ces entreprises, en apparence civiles, jouent un rôle opérationnel concret : elles fournissent les données météorologiques nécessaires à la planification des frappes aériennes et des missions de drones à longue portée. Sanctionner ces entités, c'est reconnaître que la guerre moderne efface la frontière entre civil et militaire dans l'économie de l'occupant.

### Soyuzmetalservice et la chaîne d'approvisionnement métallurgique

La société **Soyuzmetalservice**, entreprise métallurgique identifiée dans les décrets, illustre une autre dimension du soutien à l'effort de guerre russe : la fourniture de matières premières et de composants métalliques pour la production d'armements. Dans les territoires occupés, notamment dans les régions de **Donetsk** et de **Lougansk** où l'industrie lourde soviétique existe depuis des décennies, les usines métallurgiques ont été progressivement reconverties ou intégrées dans la chaîne d'approvisionnement du complexe militaro-industriel russe.

Le ciblage de ces entités économiques signale que **Kyiv** ne distingue plus entre sanctionner des individus et sanctionner des écosystèmes industriels. L'objectif est de cartographier la totalité du réseau économique qui permet à l'occupation de se financer et à l'armée russe de se réapprovisionner — et de transmettre cette cartographie aux partenaires chargés de concevoir les prochains paquets de sanctions multilatérales.

*Quand une fonderie de métal devient un fournisseur de l'armée d'occupation, la distinction entre économie civile et économie de guerre s'évapore. Les décrets ukrainiens documentent cette réalité avec une précision que beaucoup préféreraient ignorer.*

## Le mécanisme des sanctions ukrainiennes : portée et limites

### Ce que les sanctions peuvent faire — et ce qu'elles ne peuvent pas

Les **sanctions ukrainiennes** fonctionnent différemment des sanctions occidentales. Elles ne gèlent pas des avoirs dans les banques de **New York** ou de **Zurich** — les personnes sanctionnées par **Kyiv** n'ont généralement pas d'actifs dans les territoires contrôlés par l'Ukraine. Leur valeur immédiate est donc avant tout symbolique et documentaire : elles créent un registre officiel, signé par le président, établissant la responsabilité individuelle ou institutionnelle dans la collaboration avec l'occupant.

Mais leur portée dépasse le symbolique sur un point crucial : **Kyiv** a annoncé transmettre ces informations à ses **partenaires internationaux**. Ce qui signifie que les **États-Unis**, le **Royaume-Uni**, l'**Union européenne** et d'autres partenaires peuvent — et sont encouragés à — adopter des mesures parallèles ciblant les mêmes individus ou entités. Un collaborateur de **Melitopol** dont les avoirs sont gelés par **Kyiv** peut également se retrouver visé par les **OFAC**, les règlements européens de sanctions ou les ordonnances britanniques — si ces instances décident de s'appuyer sur les preuves ukrainiennes.

### L'articulation avec les procédures pénales internationales

La valeur la plus durable de ces décrets réside peut-être dans leur articulation avec les procédures pénales en cours. Le **Bureau du Procureur de la CPI**, l'**équipe d'enquête conjointe** supervisée par **Eurojust**, le **Tribunal spécial pour le Crime d'Agression** en phase de constitution — toutes ces instances cherchent des preuves de responsabilité individuelle, une chaîne causale entre les ordres de **Moscou** et les actes sur le terrain.

Les décrets **501/2026** et **502/2026** alimentent cette chaîne. Ils établissent que l'État ukrainien a identifié, documenté et sanctionné officiellement des individus pour des actes spécifiques — déportation d'enfants, réquisition d'hôpitaux pour l'armée d'occupation, fabrication de composants militaires. Ces documents peuvent devenir des pièces à conviction. Ce n'est pas de la rhétorique : c'est la procédure.

*Une sanction sans exécution immédiate n'est pas une sanction impuissante. C'est une preuve conservée. Et dans les procès qui viendront, les preuves conservées valent plus que les condamnations précipitées.*

## Le contexte des décrets : l'Ukraine construit sa doctrine post-occupation

### Une politique de responsabilisation systématique depuis 2022

Les décrets du **26 juin 2026** ne sont pas isolés. Depuis **2022**, l'Ukraine a développé une politique systématique de documentation et de responsabilisation de la collaboration avec l'occupant. Le **Parquet général ukrainien** a ouvert des dizaines de milliers d'enquêtes pénales pour collaboration, trahison et crimes de guerre. Le registre des collaborateurs est alimenté régulièrement. Les listes de sanctions présidentielles constituent le volet public et diplomatique de cette politique.

Cette approche s'inscrit dans une doctrine plus large : celle d'une **Ukraine post-occupation** qui ne peut pas simplement libérer ses territoires et passer l'éponge. La **réintégration** des zones occupées nécessitera une distinction entre ceux qui ont collaboré activement et ceux qui ont résisté ou simplement survécu — une distinction que seule une documentation rigoureuse pendant l'occupation peut permettre d'établir. Les décrets de **Zelensky** sont donc autant tournés vers le passé que vers l'avenir.

### Les leçons de l'histoire : denazification, lustration et justice transitionnelle

L'histoire offre des précédents utiles, et pas toujours réjouissants. Après la **Seconde Guerre mondiale**, les processus de **dénazification** dans les zones libérées d'Europe ont montré les limites de la responsabilisation de masse : trop lente, trop politique, souvent incomplète. En Europe centrale et orientale, les processus de **lustration** des années 1990 ont révélé les tensions entre justice transitionnelle et réconciliation sociale.

L'Ukraine est consciente de ces précédents. Sa politique de sanctions individuelles — ciblée, documentée, transmise aux partenaires — cherche à éviter à la fois l'impunité totale et la répression indiscriminée. Ce n'est pas une équation facile à résoudre. Mais les décrets **501/2026** et **502/2026** indiquent que **Kyiv** a fait le choix de la précision plutôt que de la vengeance.

*L'Ukraine n'invente pas sa doctrine de responsabilisation dans le vide. Elle apprend de l'Allemagne, de la Pologne, des pays baltes. Et elle construit quelque chose de plus ciblé — parce qu'elle sait que c'est le seul chemin qui tient à long terme.*

## Les 67 sanctionnés dans le contexte régional : Donetsk, Zaporijjia, Kherson, Louhansk

### Une géographie de la collaboration

La répartition géographique des **67 sanctionnés** reflète la carte de l'occupation russe. Les régions de **Donetsk**, **Zaporijjia**, **Kherson** et **Louhansk** concentrent l'essentiel des collaborateurs identifiés dans les deux décrets. Ces quatre régions — que la Russie a annexées unilatéralement en **septembre 2022** en violation du droit international — présentent des profils très différents : **Donetsk** et **Louhansk** sont sous contrôle russe partiel ou total depuis **2014**, avec une infrastructure de collaboration plus ancienne ; **Zaporijjia** et **Kherson** sont des occupations plus récentes, avec des réseaux de collaborateurs moins établis.

Cette différence de contexte se reflète dans les profils des sanctionnés. Dans les régions sous contrôle russe depuis **2014**, les collaborateurs ont eu douze ans pour s'intégrer à la structure administrative de l'occupation. Dans les régions occupées depuis **2022**, les collaborateurs sont souvent des opportunistes qui ont choisi rapidement leur camp face à l'occupant. Les deux catégories font l'objet de sanctions — ce qui indique que **Kyiv** ne fait pas de distinction selon l'ancienneté de la collaboration.

### L'enjeu de la récupération d'information dans les zones occupées

Comment l'Ukraine parvient-elle à identifier et documenter des collaborateurs dans des territoires qu'elle ne contrôle plus ? La réponse combine plusieurs sources : réseaux de renseignement humain maintenus dans les zones occupées, témoignages de personnes ayant fui vers l'Ukraine ou vers l'Europe, documents interceptés ou récupérés lors de libérations partielles de territoires, et sources ouvertes (réseaux sociaux russes, registres publics de l'administration d'occupation).

La **Direction du renseignement de la Défense (DIU)** et le **Service de sécurité (SBU)** ukrainiens ont consacré des ressources importantes à cette collecte de renseignements à double usage : militaire et judiciaire. Les mêmes sources qui permettent de cibler des infrastructures militaires permettent également de documenter les réseaux de collaboration civile. C'est l'une des dimensions les moins visibles mais les plus durables de la guerre de renseignement que mène l'Ukraine.

*Collecter des preuves dans un territoire que tu ne contrôles pas, avec des agents qui risquent leur vie, pour des procédures judiciaires qui auront lieu dans dix ans — c'est une forme de courage que les gros titres ne couvrent jamais.*

## La transmission aux partenaires internationaux : un effet multiplicateur

### Du décret présidentiel aux sanctions multilatérales

La décision de **Kyiv** de transmettre les informations sur les **67 sanctionnés** à ses partenaires internationaux transforme des décrets nationaux en point de départ d'une procédure multilatérale. Ce mécanisme est bien rodé : depuis **2022**, les listes de sanctions ukrainiennes ont alimenté plusieurs rounds de sanctions **UE**, **américaines** et **britanniques**. Le **15e paquet de sanctions UE** de décembre **2023**, le **14e**, le **21e** en cours de discussion — tous ont incorporé des entités et individus initialement identifiés par les services ukrainiens.

Ce mécanisme de coordination crée un effet de levier considérable. Une sanction ukrainienne sur un individu qui n'a pas d'avoirs en Ukraine peut sembler purement symbolique. La même sanction adoptée simultanément par l'**UE**, les **États-Unis** et le **Royaume-Uni** gèle des avoirs potentiellement substantiels, interdit des voyages et envoie un signal aux banques correspondantes du monde entier. C'est cette chaîne que les décrets **501/2026** et **502/2026** enclenchent.

### Le précédent Mayer Brown : les sanctions du mois de juin 2026

Le cabinet juridique **Mayer Brown** a publié en juin **2026** une analyse des récentes évolutions en matière de sanctions **Russie-Ukraine**, documentant la coordination croissante entre les régimes de sanctions ukrainien et occidental. Cette coordination n'est pas formalisée dans un traité — elle fonctionne par échanges d'informations, consultations diplomatiques et adoption synchronisée de mesures ciblées.

La sophistication croissante de cette coordination indique que les partenaires occidentaux ont appris, en quatre ans de guerre, comment transformer les renseignements ukrainiens en instruments juridiques utilisables dans leurs propres systèmes. Ce n'est pas trivial : les standards de preuve en **Union européenne**, aux **États-Unis** et au **Royaume-Uni** sont différents, et les procédures administratives de sanction ont des exigences spécifiques. Le fait que la coopération fonctionne malgré ces différences est un accomplissement institutionnel sous-estimé.

*La coordination de sanctions entre démocraties n'est pas glamour. Ce n'est pas des missiles ni des satellites. Mais c'est un des rares outils qui frappe l'oligarchie russe là où ça fait vraiment mal : dans ses comptes bancaires à Dubaï, à Monaco, à Chypre.*

## La question de la proportionnalité : qui mérite d'être sanctionné ?

### La ligne entre survie et collaboration

La politique de sanctions contre les collaborateurs soulève une question inconfortable que personne ne veut vraiment poser : comment distinguer la collaboration active de la simple survie sous occupation ? Un médecin qui continue à travailler dans un hôpital occupé pour soigner les civils locaux est-il un collaborateur ? Un enseignant qui maintient les cours pour que les enfants de sa rue ne soient pas laissés sans éducation ?

La réponse ukrainienne — et elle est défendable — repose sur la distinction entre actes passifs et actes actifs. Continuer à faire son travail de base pour survivre et servir la population locale ne constitue pas une collaboration sanctionnable. Réorganiser un hôpital pour servir prioritairement les forces d'occupation, faciliter le transfert d'enfants vers la **Russie**, fournir des services météorologiques à l'aviation militaire — ces actes sont actifs, délibérés et contribuent directement à l'effort de guerre russe ou à la dépossession du peuple ukrainien.

### Les risques d'instrumentalisation politique

Toute politique de sanctions individuelles comporte un risque d'instrumentalisation politique — utiliser les listes pour régler des comptes personnels ou politiques plutôt que pour documenter une véritable collaboration. Ce risque est réel en Ukraine, comme dans tout pays en état de guerre prolongée. La crédibilité de la politique de responsabilisation dépend de la qualité des preuves et de la transparence des critères appliqués.

À ce stade, les exemples concrets fournis par **Babel** et d'autres médias ukrainiens sur les profils des **67 sanctionnés** suggèrent une sélection basée sur des activités documentées, et non sur des affiliations politiques ou des oppositions personnelles. Mais la vigilance s'impose : dans les futurs paquets de sanctions, la société civile ukrainienne et les journalistes d'investigation auront un rôle crucial à jouer pour maintenir la rigueur des critères.

*Je ne suis pas en mesure de juger chaque cas parmi les 67 sanctionnés. Je n'étais pas là. Mais je peux observer que la distinction entre survivre et collaborer activement est la frontière morale que l'Ukraine tente de tracer — et que c'est la bonne frontière à tracer.*

## Comparaison avec les mécanismes de collaboration dans d'autres conflits

### Les précédents historiques et leurs enseignements

La question de la responsabilisation des collaborateurs dans les zones occupées n'est pas nouvelle dans l'histoire. Après la **Seconde Guerre mondiale**, les procès de **Nuremberg** ont établi le principe de la responsabilité individuelle pour les crimes de guerre — mais ils ont aussi révélé les limites des procédures rétrospectives lorsque la documentation est fragmentaire. L'une des leçons clés est que plus la documentation est produite pendant l'occupation — et non après —, plus les procédures ultérieures sont solides.

Dans ce sens, l'approche ukrainienne — documenter activement pendant que l'occupation se poursuit — est plus sophistiquée que les précédents historiques. Elle s'appuie sur des outils que les juristes de **1945** n'avaient pas : imagerie satellite, interception de communications, réseaux sociaux russes, bases de données commerciales. Ces outils permettent une cartographie de la collaboration à une granularité sans précédent.

### Le modèle bosniaque et ses limites

L'expérience du **Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY)** offre un autre précédent instructif. Le **TPIY** a documenté et poursuivi des responsables de crimes de guerre avec un succès partiel, mais a peiné à atteindre les échelons inférieurs de la chaîne de commandement. Les collaborateurs civils — administrateurs, enseignants, maires — sont rarement apparus dans les actes d'accusation, faute de preuves suffisantes et de priorités procédurales.

L'Ukraine tire la leçon de cette lacune. En ciblant explicitement des directeurs d'établissements, des chefs d'entreprises locales et des responsables administratifs de l'occupation, les décrets **501/2026** et **502/2026** signalent une volonté d'aller plus loin que le **TPIY** dans la documentation de la responsabilité civile. Cela ne garantit pas que des poursuites pénales aboutiront — mais cela crée la base documentaire pour qu'elles puissent.

*Nuremberg a établi que « j'obéissais aux ordres » n'est pas une défense. L'Ukraine, en 2026, rappelle que « je gérais juste la maternelle » ne l'est pas non plus, quand la maternelle sert à déporter des enfants.*

## Les 67 dans le contexte du 21e paquet de sanctions UE

### Un paquet en discussion, une liste ukrainienne disponible

Le **21e paquet de sanctions UE** contre la Russie était en discussion active au moment de la signature des décrets ukrainiens de **juin 2026**. Ce paquet, qui comprend des mesures contre la **répression transnationale russe** — surveillance d'opposants en Europe, assassinats ciblés, harcèlement de journalistes — est également susceptible d'incorporer des entités issues des listes ukrainiennes de collaborateurs dans les territoires occupés.

La coïncidence de calendrier n'est probablement pas fortuite. Les équipes ukrainiennes de sanctions travaillent en coordination étroite avec les juristes européens pour synchroniser les annonces de façon à maximiser l'impact des mesures. Publier des décrets présidentiels ukrainiens au moment où le Conseil européen discute du **21e paquet** permet aux délégations pro-Ukraine d'alimenter les négociations avec des données fraîches et documentées.

### La Finlande et la coordination nordique

Parmi les partenaires les plus actifs dans la coordination des sanctions avec l'Ukraine figurent les pays **nordiques et baltes**. La **Finlande**, qui partage une frontière directe de **1 340 kilomètres** avec la Russie et a rejoint l'**OTAN** en **2023**, est particulièrement attentive aux mécanismes de responsabilisation des collaborateurs — une question qui la touche dans sa propre mémoire historique de l'occupation soviétique.

Le **Comité ministériel finlandais pour les affaires de l'UE** a discuté en détail du **21e paquet** lors de sa session du **26 juin 2026**. La synchronisation de ces discussions avec la publication des décrets ukrainiens illustre un niveau de coordination diplomatique que peu de guerres modernes ont atteint entre un belligérant et ses alliés non-belligérants.

*La Finlande comprend ce que cela signifie d'avoir un grand voisin qui prétend avoir des droits sur votre territoire. Sa présence active dans les discussions sur le 21e paquet n'est pas de la solidarité abstraite. C'est de la mémoire collective convertie en politique.*

## Les sanctions ukrainiennes comme outil de politique intérieure

### Un signal aux Ukrainiens des zones occupées

Les décrets **501/2026** et **502/2026** ne sont pas seulement destinés aux partenaires internationaux. Ils envoient aussi un message à ceux qui vivent encore dans les territoires occupés, à ceux qui hésitent, à ceux qui calculent leurs risques. Ce message est double : d'un côté, collaborer activement avec l'occupant laisse des traces documentées ; de l'autre, l'Ukraine maintient sa capacité à identifier et nommer ses ennemis intérieurs, même à des centaines de kilomètres de sa ligne de contrôle.

Pour une population qui reçoit une information fragmentée et souvent manipulée par la propagande russe, la simple existence de ces listes — accessibles en ligne, publiées dans la presse ukrainienne, discutées sur les réseaux sociaux — constitue une forme de résistance à l'effacement. Ces personnes ne vivent pas dans l'impunité absolue que l'occupation russe voudrait leur garantir. Elles sont nommées, leurs actes sont documentés, et cette documentation traversera les frontières d'occupation.

### Le risque de contre-productivité : ne pas pousser les indécis vers la collaboration

Une politique trop agressive de sanctions contre les collaborateurs peut produire l'effet inverse de celui recherché : si les habitants des zones occupées croient qu'ils seront sanctionnés quoi qu'ils fassent, certains pourraient choisir de collaborer plus activement avec l'occupant pour obtenir sa protection plutôt que de résister passivement. Ce risque est réel et l'**Ukraine** en est consciente.

C'est pourquoi les décrets de **Zelensky** ciblent des actes spécifiques et documentés — et non des affiliations générales ou des résidences dans les zones occupées. Aucun des **67 sanctionnés** n'est sur la liste simplement parce qu'il vit ou travaille en territoire occupé. Chacun y figure pour des actes précis qui contribuent directement à l'effort de guerre russe ou à la dépossession des Ukrainiens de leurs droits fondamentaux. Cette précision n'est pas une faiblesse — c'est la condition de la légitimité.

*La politique de sanction la plus efficace est celle qui cible les coupables sans aliéner les victimes ordinaires. L'Ukraine marche sur ce fil — et pour l'instant, elle ne tombe pas.*

## Les prochaines étapes : vers un registre consolidé des collaborateurs

### Une base de données en construction permanente

Les décrets **501/2026** et **502/2026** s'ajoutent à une liste qui s'allonge régulièrement. Depuis **2022**, l'Ukraine a sanctionné plusieurs centaines d'individus et d'entités pour collaboration avec l'occupant. Ces décrets présidentiels constituent le volet public et formalisé d'un registre beaucoup plus large maintenu par les services de sécurité et de renseignement ukrainiens.

À terme, l'objectif est de créer une base de données consolidée — partageable avec les partenaires judiciaires internationaux sous des formats compatibles avec les standards de preuve requis — qui couvre l'intégralité des actes de collaboration depuis **2014**. Ce projet colossal est en cours. Il n'est jamais mentionné dans les communiqués de presse sur les livraisons d'armes ou les sommets diplomatiques. Mais il pourrait être l'un des héritages les plus durables de la résilience institutionnelle ukrainienne.

### Le rôle des journalistes d'investigation dans la vérification

Dans ce processus, des médias ukrainiens comme **Babel**, **Ukrainska Pravda**, **Slidstvo.Info** et **The Kyiv Independent** jouent un rôle irremplaçable. Ils vérifient les identités, contactent les sources, croisent les données, et permettent au public de distinguer entre les sanctionnés justifiés et les éventuelles erreurs. Cette presse d'investigation fonctionne dans des conditions de guerre — sous la menace des frappes de missiles, avec des bureaux parfois détruits — et maintient néanmoins des standards de vérification qui font honneur au journalisme international.

La publication par **Babel** des détails sur les profils des **67 sanctionnés** du **26 juin 2026** est un exemple de ce journalisme vital. Elle permet non seulement d'informer le public, mais aussi de créer un contrôle externe sur la politique de sanctions — une fonction que les démocraties en guerre ont souvent du mal à maintenir.

*Le journalisme d'investigation ukrainien survivant à quatre ans de guerre totale et maintenant ses standards — c'est autant un acte de résistance que la tenue d'une ligne de front. Les deux sont indispensables.*

## L'impact sur la négociation d'un éventuel cessez-le-feu

### La responsabilisation comme condition préalable à la paix

Certains observateurs voient dans les politiques de sanction et de responsabilisation un obstacle à la paix — l'argument étant qu'une Russie craignant la poursuite pénale de ses ressortissants et collaborateurs sera moins encline à négocier un cessez-le-feu. Cet argument mérite d'être examiné sérieusement, même s'il est souvent avancé par ceux qui voudraient que l'Ukraine accepte un gel territorial.

La réponse ukrainienne — et elle est cohérente avec les précédents historiques — est que l'impunité ne crée pas la paix durable. Elle crée une paix fragile qui s'effondre dès que les rapports de force changent, parce qu'elle ne résout pas les violations fondamentales des droits et du droit international. La documentation de la collaboration, les sanctions, les procédures pénales ne sont pas des obstacles à la paix : elles sont les conditions d'une paix qui dure.

### Ce que les 67 noms disent de l'état de la guerre

En fin de compte, l'existence même de ces **67 noms** dit quelque chose sur l'état de la guerre en **juin 2026**. Ils indiquent qu'après plus de quatre ans d'occupation, l'Ukraine maintient une capacité de renseignement et de documentation dans des territoires qu'elle ne contrôle pas physiquement. Ils indiquent que **Kyiv** pense déjà à l'après-guerre, à la récupération de ses territoires, à la reconstruction d'une société capable de vivre avec ses cicatrices.

Et ils indiquent que **Zelensky**, en signant ces décrets dans le flux des urgences quotidiennes de la guerre, choisit de ne pas oublier. De ne pas laisser la collaboration s'effacer dans l'oubli du chaos. Ce choix-là — la mémoire institutionnelle comme arme — est peut-être l'un des plus stratégiques qu'il ait faits.

*67 noms. Ce n'est rien face aux dizaines de milliers de morts. Mais c'est quelque chose face à l'oubli. Et l'oubli, dans une occupation, est la première victoire de l'occupant.*

## Conclusion : la guerre des registres, aussi longue que la guerre des tranchées

### Une doctrine de responsabilisation pour la durée

Les décrets **501/2026** et **502/2026** ne régleront pas la guerre en Ukraine. Ils ne libéreront pas les territoires occupés. Ils ne ramèneront pas les enfants déportés. Mais ils font partie d'un édifice juridique et documentaire que l'Ukraine construit pierre par pierre, depuis **2014** et avec une intensité accrue depuis **2022**. Un édifice qui servira à bâtir la paix réelle quand viendra le moment — pas une paix de capitulation, mais une paix de justice.

Cette guerre des registres sera aussi longue que la guerre des tranchées. Elle sera moins couverte par les médias, moins financée par les partenaires, moins visible dans les sondages d'opinion. Mais elle est tout aussi indispensable. Et les **67 noms** du **26 juin 2026** en sont la dernière preuve en date.

### Ce que l'Occident doit faire de ces informations

Les partenaires occidentaux de l'Ukraine ont maintenant entre les mains des données fraîches et documentées sur **67 individus et entités** qui ont choisi la collaboration avec l'occupant russe. La balle est dans leur camp. Ils peuvent intégrer ces données dans leurs prochains paquets de sanctions, les transmettre à leurs procureurs internationaux, ou les conserver pour une future procédure judiciaire.

Ce qu'ils ne peuvent pas faire, sans trahir l'esprit de leur soutien à l'Ukraine, c'est ignorer ces informations au motif qu'elles viennent d'un pays en guerre. Le droit international ne distingue pas entre les preuves selon le camp qui les produit. Il distingue selon leur qualité, leur fiabilité et leur pertinence. Et sur ces critères-là, les décrets **501/2026** et **502/2026** méritent une attention sérieuse.

*On soutient l'Ukraine avec des armes et de l'argent. On la soutient aussi en traitant ses preuves avec le sérieux qu'elles méritent. Ce n'est pas de la charité. C'est de la justice.*

**Signé Maxime Marquette, chroniqueur**

## Encadré de transparence du chroniqueur

### Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais **chroniqueur et analyste**. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. **Je prétends à la lucidité analytique**, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

### Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre **faits vérifiés et analyses interprétatives**. La règle de méthode est constante : une information factuelle n'est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous **Sources**, jamais ici.

**Familles de sources primaires** retenues par la publication, quand le dossier en comporte : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d'organisations intergouvernementales, dépêches d'agences de presse internationales reconnues.

**Familles de sources secondaires** : publications spécialisées, médias d'information reconnus internationalement, analyses d'institutions de recherche établies, rapports d'organisations sectorielles.

Quand un article cite des données statistiques, économiques ou géopolitiques, elles proviennent d'institutions productrices de données (organisations intergouvernementales, banques centrales, instituts statistiques nationaux), et l'institution exacte est nommée sous **Sources**.

### Nature de l'analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une **synthèse critique et contextuelle** basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d'experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

## Sources

### Sources primaires

- [Babel Ukraine — Ukraine impose des sanctions contre 67 collaborateurs dans les territoires occupés — 26 juin 2026](https://babel.ua/en/amp/news/128071-ukraine-has-imposed-sanctions-against-67-collaborators-and-organizations-they-work-for-russia-in-the-temporarily-occupied-territories)

- [Mayer Brown — Russia/Ukraine Sanctions Update, mois de juin 2026 — 26 juin 2026](https://www.mayerbrown.com/en/insights/publications/2026/06/russia-ukraine-sanctions-update-month-of-june-2026)

- [Gouvernement finlandais — Le Comité ministériel pour les affaires UE discute du 21e paquet de sanctions — 26 juin 2026](https://valtioneuvosto.fi/en/-/ministerial-committee-on-european-union-affairs-discusses-21st-eu-sanctions-package)

### Sources secondaires

- [Defend Lawyers — Russie mène un procès anti-terroriste contre trois hommes de Kherson — 22 juin 2026](https://defendlawyers.wordpress.com/2026/06/22/ukraine-russia-stages-international-terrorism-trial-against-three-kherson-men-for-resisting-its-invasion-in-2022/)

- [JusticeInfo — Le Tribunal spécial pour le Crime d'Agression entre en phase squelette — 26 juin 2026](https://www.justiceinfo.net/en/regions/ukraine)

- [Kyiv Independent — Le commandant du régiment Skelia suspendu lors d'une enquête sur des abus allégués — 25 juin 2026](https://kyivindependent.com/skelia-assault-regiment-commander-suspended-from-duty-amid-investigation-into-alleged-abuse/)

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Source : Maxime Marquette, MadMax. Pour citer ce texte, nommer l’auteur et lier https://mad-max.co/fr/article/decryptage-zelensky-sanctionne-67-collaborateurs-et-structures-dans-les-territoi
