# DÉCRYPTAGE : Washington envisage de frapper au Mali, là où l'armée russe est déjà installée

> Le Washington Post a rapporté, le mercredi 22 juillet 2026, que l'administration Trump envisagerait une opération militaire au Mali contre le JNIM, groupe islamiste affilié à Al-Qaïda — une information de presse, non…

- Auteur: Maxime Marquette
- Publication: MadMax (https://mad-max.co)
- Rubrique: Analyse
- Publié: 2026-07-25
- Adresse à citer: https://mad-max.co/fr/article/decryptage-washington-envisage-de-frapper-au-mali-la-ou-l-armee-russe-est-deja-i

## Introduction

Le **Washington Post** a rapporté, le **mercredi 22 juillet 2026**, que l'administration Trump envisagerait une **opération militaire au Mali** contre le **JNIM**, groupe islamiste affilié à **Al-Qaïda** — une information de presse, **non confirmée par la Maison-Blanche**, qu'aucune source disponible ne permet de présenter comme une décision prise. Le JNIM met en difficulté depuis plusieurs mois la **junte** d'**Assimi Goïta** et étend son influence au **Sahel** ainsi que vers les pays côtiers d'Afrique de l'Ouest; il est décrit comme **l'un des groupes les mieux armés au monde**, avec le Mali pour bastion principal.

Ce projet, encore **hypothétique**, se heurterait immédiatement à une réalité de terrain : la junte malienne s'appuie depuis les coups d'État de **2020** et **2021** sur le groupe **Wagner**, puis sur **Africa Corps**, une structure directement liée au **ministère russe de la Défense**. Toute **intervention américaine** dans ce pays croiserait donc, de facto, une présence militaire russe déjà installée — une configuration que des analystes comparent aux mécanismes de coordination existant entre Washington et Moscou en Syrie. Le principal défenseur du projet à la Maison-Blanche est **Sebastian Gorka**, directeur adjoint chargé du contre-terrorisme au Conseil de sécurité nationale, mais le dossier **divise les responsables américains**.

Ce texte est un **décryptage**, pas une confirmation d'opération. Il distingue ce que rapporte le **Washington Post** de ce que la **Maison-Blanche** a réellement validé, et il refuse de présenter une **frappe au Mali** comme acquise. *Un projet rapporté par la presse n'est pas un ordre signé. Entre les deux, il y a tout un Conseil de sécurité nationale qui n'est pas d'accord.*

## Ce que le Washington Post rapporte, et ce qu'il ne confirme pas

### Une information de presse, pas une décision officielle

Le **22 juillet**, le Washington Post évoque un projet d'opération militaire américaine contre le JNIM au Mali. Le **verbe employé** par la source — « envisagerait » — n'est pas anodin : il place l'information dans la catégorie des **projets à l'étude**, pas des **opérations décidées**. **La Maison-Blanche n'a pas confirmé l'existence d'un plan de frappe**, ce qui laisse ce dossier dans un entre-deux journalistique classique — une fuite crédible, sans validation officielle.

Cette **absence de confirmation** ne signifie pas que l'information est fausse. Elle signifie seulement qu'elle reste, à ce stade, non corroborée par la source qui aurait le pouvoir de la confirmer ou de l'infirmer directement. **Le silence de la Maison-Blanche se lit dans les deux sens.**

### Un dossier qui divise déjà l'administration

Le projet **divise les responsables américains**, selon le Washington Post. Son principal défenseur, **Sebastian Gorka**, occupe un **poste clé au Conseil de sécurité nationale** sur les questions de contre-terrorisme. L'existence même d'une division interne documentée par la presse suggère que le dossier n'a pas encore atteint le stade d'un consensus exécutif, condition généralement nécessaire avant le lancement d'une **opération de cette envergure**.

Cette division n'est pas un détail secondaire. Elle indique qu'au moins une partie de l'appareil de sécurité nationale américain voit des risques suffisamment sérieux dans ce projet pour s'y opposer publiquement, même de façon anonyme, à travers la presse. *Une fuite anonyme au Washington Post vaut parfois plus qu'un communiqué officiel.*

## Le JNIM, un adversaire qui a grandi sans opposition efficace

### Un groupe décrit comme l'un des mieux armés au monde

Le **JNIM**, groupe islamiste affilié à **Al-Qaïda**, est décrit dans les sources disponibles comme **l'un des groupes les mieux armés au monde**, avec le Mali comme bastion principal. Cette description n'est pas une **figure de style journalistique** : elle traduit une **réalité opérationnelle** où le **groupe** met en difficulté depuis plusieurs mois la junte d'**Assimi Goïta**, tout en étendant son influence vers le Sahel et les pays côtiers d'Afrique de l'Ouest. *Un groupe qui étend son territoire depuis des mois n'attend pas qu'on décide de l'attaquer.*

Cette **expansion continue**, malgré la présence de forces russes au Mali depuis plusieurs années, constitue en soi un élément d'appréciation central pour quiconque évalue le projet américain : l'aide russe n'a manifestement pas suffi à **contenir le JNIM**.

### Une expansion que l'aide russe n'a pas arrêtée

La junte malienne s'est appuyée sur **Wagner** puis sur **Africa Corps** après les coups d'État de **2020** et **2021**. Cette **aide militaire**, documentée depuis plusieurs années, **n'a pas empêché l'expansion rapide des groupes terroristes** dans le pays. C'est un constat factuel, pas une évaluation partisane : les chiffres d'**expansion territoriale** du JNIM parlent pour eux-mêmes dans les rapports disponibles.

Ce constat pose une **question directe** à tout projet américain : si des années de présence militaire russe n'ont pas suffi, qu'est-ce qui garantirait qu'une intervention américaine limitée y parviendrait? Aucune source consultée ne répond directement à cette question.

## Wagner, puis Africa Corps : la présence russe qui change tout

### Une structure liée directement au Kremlin

**Africa Corps** n'est pas une milice privée au sens classique du terme utilisé pour Wagner à ses débuts : c'est une **structure liée directement au ministère russe de la Défense**, ce qui change la nature juridique et diplomatique de toute confrontation potentielle avec des forces américaines sur le même théâtre. Une frappe américaine visant le JNIM au Mali n'opérerait donc pas dans un vide sécuritaire, mais dans un espace où une **puissance nucléaire rivale** maintient une présence organisée.

Cette réalité rapproche le dossier malien d'un **précédent connu** : la **Syrie**, où Washington et Moscou ont développé, au fil des années, des **mécanismes de coordination** pour éviter les incidents directs entre leurs forces respectives. **Rien dans les sources disponibles n'indique qu'un mécanisme comparable** existe déjà pour le Mali.

### Le risque d'escalade que personne ne détaille publiquement

Les **craintes exprimées**, selon le Washington Post, portent précisément sur une possible **escalade avec les forces russes présentes au Mali**. Aucune source consultée ne précise la nature exacte de ce risque — incident armé direct, confrontation diplomatique, ou simple tension accrue — ce qui laisse ce volet du dossier dans une **zone d'incertitude** que ce décryptage se refuse à combler par des suppositions. *On ne détaille jamais publiquement le pire scénario avant qu'il ne survienne.*

## Le précédent syrien, un mécanisme à réinventer ailleurs

### Ce que la coordination Washington-Moscou a permis en Syrie

En Syrie, les **mécanismes de coordination** entre Washington et Moscou ont permis, pendant plusieurs années, d'éviter des **affrontements directs** entre forces américaines et russes opérant dans un espace aérien et terrestre partagé. Ce précédent, cité par des analystes à propos du dossier malien, suggère qu'une **solution technique** existe en théorie pour limiter les risques d'escalade involontaire.

Mais un mécanisme qui a fonctionné dans un contexte donné ne se transpose pas automatiquement. La **Syrie** et le **Mali** diffèrent par la nature des forces en présence, par la géographie, et par le degré d'implication directe des grandes puissances sur le terrain. **Un précédent n'est pas une garantie.** *Ce qui a marché en Syrie n'a jamais promis de marcher ailleurs.*

### L'absence de canal équivalent documenté pour le Mali

Aucune source disponible ne mentionne l'existence d'un **canal de communication militaire direct** entre Washington et Moscou concernant spécifiquement le théâtre malien. Cette absence documentaire ne prouve pas qu'un tel canal n'existe pas en coulisse, mais elle signifie que, publiquement, le dossier malien part d'un niveau de préparation diplomatique inférieur à celui atteint en Syrie après des années de rodage.

## Bamako, entre renseignement partagé et droits de survol

### Un partenariat de renseignement déjà renforcé

L'administration Trump avait déjà renforcé le **partage de renseignements** avec Bamako après la distance prise sous la **présidence Biden**. Ces informations auraient servi à l'**armée malienne** dans des opérations antiterroristes, selon les éléments rapportés. **Ce renforcement antérieur** constitue un socle sur lequel une future opération, si elle se matérialisait, pourrait s'appuyer sans avoir à reconstruire une relation de coopération depuis zéro.

Ce détail change la lecture du projet : il ne s'agirait pas d'une initiative isolée et soudaine, mais du prolongement logique d'une coopération sécuritaire déjà engagée depuis un moment avec les autorités maliennes, même si celles-ci restent alliées à la Russie sur le plan militaire. *On peut partager du renseignement avec un allié de Moscou sans jamais devenir son ami.*

### Washington cherche aussi des droits de survol

Washington cherche des **droits de survol** pour déployer des moyens de surveillance, et encourage les pays d'Afrique du Nord et de l'Ouest à s'équiper auprès des États-Unis plutôt qu'auprès d'autres fournisseurs. Cette dimension commerciale et stratégique élargit le projet malien au-delà d'une simple opération antiterroriste ponctuelle : elle s'inscrit dans une **compétition d'influence régionale** plus large avec la Russie.

## Kevin Rideout, le dossier humain qui pèse sur les débats

### Un missionnaire enlevé, possiblement détenu au Mali

Le **dossier** de **Kevin Rideout**, missionnaire enlevé par l'**État islamique**, soupçonné d'être **détenu au Mali**, ajoute une **dimension humaine directe** aux calculs stratégiques de Washington. Ce cas illustre concrètement pourquoi certains responsables américains poussent pour une action plus ferme : au-delà de la lutte contre le JNIM, il existe un **citoyen américain** potentiellement retenu dans la même zone géographique d'instabilité. *Un otage possible change le calcul politique plus vite qu'un rapport de renseignement.*

Aucune source consultée ne relie explicitement et formellement le **dossier Rideout** au **projet d'opération** contre le JNIM, mais leur proximité géographique et temporelle rend cette association difficile à ignorer dans l'analyse du contexte plus large de la politique américaine au Sahel.

### Ce que ce cas révèle des limites du renseignement américain sur le terrain

Le simple fait que la **localisation de Kevin Rideout** reste **« soupçonnée »** plutôt que confirmée illustre les limites du renseignement américain dans une région où l'accès direct au terrain reste largement conditionné par la coopération, ou l'absence de coopération, des autorités locales et des puissances qui y sont déjà implantées militairement.

## L'histoire récente des interventions étrangères au Sahel

### Des opérations passées qui n'ont pas renversé la tendance

Les **précédentes opérations étrangères** au **Sahel** — qu'elles soient **françaises**, **onusiennes** ou russes via Wagner puis Africa Corps — **n'ont pas ralenti durablement l'expansion djihadiste** dans la région, selon les éléments disponibles. Ce **constat historique** pèse lourdement sur l'évaluation de toute nouvelle intervention, américaine ou autre : rien dans le bilan des acteurs précédents ne suggère qu'une solution militaire isolée suffise à inverser la dynamique.

Ce constat n'invalide pas nécessairement un projet américain ciblé et limité, mais il impose une prudence méthodologique que ce décryptage cherche à maintenir : **l'histoire récente du Sahel n'encourage aucun optimisme militaire simple.** *Le Sahel a déjà enterré plusieurs promesses de stabilisation rapide.*

### Pourquoi Washington regarderait quand même vers le Mali

Malgré ce bilan peu encourageant des interventions passées, Washington continue de s'intéresser au dossier malien, en partie parce que le JNIM représente désormais une **menace qui dépasse les frontières du Mali** lui-même, s'étendant vers les **pays côtiers d'Afrique de l'Ouest**. **Cette extension géographique** transforme un problème initialement régional en un enjeu de sécurité continentale plus large, ce qui justifierait, du point de vue des partisans du projet, une implication américaine directe.

## Le calendrier diplomatique qui entoure ce dossier

### Une semaine chargée pour la diplomatie américaine

Ce dossier malien émerge dans une semaine où Washington gère simultanément plusieurs théâtres : la guerre contre l'Iran qui dépasse les **deux semaines** d'échanges de frappes, l'accueil prévu de **Netanyahou** et de **Zelensky**, et les **funérailles du sénateur Lindsey Graham**. Le Mali n'occupe, dans cette **accumulation de dossiers**, qu'une place parmi d'autres, ce qui pourrait expliquer en partie pourquoi le **projet** reste au stade de rapport de presse plutôt que de décision officielle. *Un dossier de plus dans une semaine déjà pleine n'obtient pas toujours l'attention qu'il réclame.*

Cette **accumulation de priorités concurrentes** ne signifie pas que le dossier malien est secondaire sur le fond, mais elle explique la lenteur apparente du processus décisionnel visible depuis l'extérieur.

### Ce que l'absence de calendrier officiel révèle

Aucune source disponible ne fournit de **calendrier précis** pour une éventuelle décision sur le Mali. Cette absence de calendrier, dans un contexte où d'autres dossiers de politique étrangère avancent avec des dates concrètes — la visite de Netanyahou la semaine suivante, par exemple — suggère que le dossier malien reste, comparativement, **moins mûr** dans le processus décisionnel de l'administration.

## La dimension économique et sécuritaire régionale

### Des pays côtiers qui regardent le Mali avec inquiétude

L'expansion du JNIM vers les **pays côtiers d'Afrique de l'Ouest** transforme un problème malien en une **préoccupation régionale partagée** par plusieurs gouvernements qui n'ont pas nécessairement les mêmes alliances militaires que Bamako. Cette dynamique pourrait, en théorie, offrir à Washington des **partenaires régionaux** plus disposés à collaborer que la junte malienne elle-même, alliée à la Russie.

C'est précisément cette logique qui sous-tend l'effort américain pour encourager les pays d'Afrique du Nord et de l'Ouest à s'équiper auprès des États-Unis : **construire des relais régionaux** qui ne dépendent pas de la bonne volonté d'un gouvernement malien déjà engagé avec Moscou. *Vendre des armes à un voisin peut compter autant que combattre un ennemi commun.*

### Les droits de survol, un enjeu de souveraineté partagée

Obtenir des **droits de survol** pour des moyens de surveillance suppose une négociation avec des gouvernements souverains qui ont chacun leurs propres calculs stratégiques face à la présence simultanée d'intérêts américains et russes dans la région. Ce volet, souvent moins visible dans la **couverture médiatique** que la question des frappes elles-mêmes, pourrait constituer un obstacle aussi important que le risque d'escalade avec Africa Corps.

## Ce que le silence de Bamako laisse en suspens

### Aucune réaction malienne rapportée dans les sources disponibles

Aucune source consultée pour ce décryptage ne rapporte de **réaction officielle** de la junte d'**Assimi Goïta** face aux informations du Washington Post sur un possible projet américain. Ce silence, qu'il traduise une absence de connaissance du dossier, une prudence diplomatique délibérée, ou simplement un délai de communication, laisse une **part importante du tableau** incomplète pour l'instant. *Un silence officiel ne dit jamais s'il cache de l'ignorance ou du calcul.*

Ce **vide informationnel** du côté malien contraste avec le niveau de détail rapporté côté américain, où le **débat interne**, les noms des responsables impliqués, et les enjeux stratégiques sont documentés avec une précision bien plus grande.

### Une junte prise entre deux alliances difficiles à concilier

La junte malienne, alliée militairement à la Russie depuis les **coups d'État de 2020 et 2021**, se retrouverait dans une **position délicate** si Washington décidait effectivement d'intervenir contre le JNIM sur son territoire : accepter une **aide américaine** reviendrait à gérer simultanément deux **partenaires militaires** aux intérêts géopolitiques potentiellement contradictoires.

## Les leçons que Washington devrait tirer avant toute décision

### La nécessité d'un dossier de preuve solide

Compte tenu du bilan mitigé des interventions étrangères précédentes au Sahel, toute décision américaine finale gagnerait, selon la logique même exposée par le Washington Post, à s'appuyer sur un dossier de renseignement plus complet que celui qui a fondé les interventions russes ou françaises précédentes. **La répétition d'une méthode déjà inefficace ne garantirait rien de nouveau.**

Ce n'est pas une critique anticipée du projet américain en tant que tel, mais un rappel factuel : le terrain malien a déjà vu passer plusieurs puissances avec des résultats limités, ce qui impose une exigence de méthode supérieure à quiconque envisage une nouvelle intervention. *Un dossier faible ne devient pas solide parce qu'il est urgent.*

### Ce que la division interne à Washington pourrait encore changer

La division documentée entre responsables américains sur ce dossier laisse ouverte la possibilité que le projet soit abandonné, reporté, ou considérablement modifié avant toute mise en œuvre. **Rien n'est figé tant que la Maison-Blanche n'a pas tranché publiquement.** C'est cette incertitude, plus que toute autre donnée, qui définit l'état réel du dossier au **25 juillet 2026**.

## Ce que le précédent chinois au Sahel révèle des limites de toute puissance étrangère

### Pékin aussi a investi la région, sans y imposer la paix

La **Chine** a investi massivement dans les **infrastructures ouest-africaines** au cours de la dernière décennie, sans que cette **présence économique** ne se traduise par une stabilisation sécuritaire du Sahel. Ce constat, distinct du dossier militaire russe mais parallèle sur le fond, renforce l'idée qu'aucune **grande puissance étrangère**, quel que soit son levier — militaire pour Moscou, économique pour Pékin — n'a jusqu'ici réussi à inverser la **dynamique d'expansion djihadiste** dans la région.

Cette comparaison n'est pas un jugement moral sur les intentions de chaque puissance, mais un simple constat de résultat : **le Sahel a vu passer plusieurs modèles d'influence étrangère, sans qu'aucun n'ait produit la stabilité recherchée.** Washington entrerait donc dans un espace où l'échec, pas le succès, constitue le précédent le plus documenté.

### Une leçon que le débat interne américain semble avoir intégrée

La division rapportée au sein de l'administration américaine sur le dossier malien pourrait précisément refléter cette lecture prudente de l'histoire régionale récente. **Ceux qui s'opposent au projet** disposent d'un **argument de poids** : aucune intervention étrangère précédente, qu'elle soit militaire ou économique, n'a produit de **résultat durable** comparable à l'objectif affiché de **neutraliser le JNIM**. *Refuser de répéter une méthode qui a déjà échoué n'est pas de la timidité, c'est de la mémoire.*

## Ce que l'absence de vote du Congrès signifierait pour ce dossier

### Une opération qui, si elle avait lieu, se ferait sans débat public préalable

Aucune source consultée ne mentionne de consultation du **Congrès américain** concernant un éventuel projet d'opération au Mali. Cette absence, si elle se confirmait au moment d'une décision effective, placerait cette opération dans la même catégorie que plusieurs **interventions américaines récentes** menées sous autorité exécutive, sans **vote formel d'autorisation d'usage de la force**.

**Ce silence législatif** n'est pas une irrégularité en soi dans le système américain pour des opérations de portée limitée, mais il signifie que le seul organe qui pourrait publiquement peser le **pour et le contre du risque d'escalade** avec la Russie resterait, pour l'instant, en dehors du processus décisionnel visible.

### Ce que cela dit du niveau de priorité réel accordé au dossier

L'**absence de mobilisation du Congrès**, comparée à l'**attention parlementaire** accordée à d'autres dossiers de politique étrangère cette même semaine, suggère que le **dossier malien** n'a pas encore atteint, à Washington, le niveau de priorité politique qui accompagnerait une décision imminente. **Un dossier qui approche d'une décision majeure laisse généralement des traces visibles au Congrès; ici, ces traces sont absentes.** *Ce qui ne mobilise pas encore le Congrès n'est peut-être pas encore prêt à devenir une guerre.*

## Conclusion

Le **Washington Post** a rapporté, le 22 juillet, qu'une opération militaire américaine contre le JNIM au Mali serait à l'étude. La Maison-Blanche n'a rien confirmé. Entre les deux se trouve un **dossier divisé**, un adversaire qui a grandi sans opposition efficace, et une **présence militaire russe** déjà installée sur le terrain visé. **Aucun de ces éléments ne permet d'affirmer qu'une frappe est décidée.**

Ce que ce dossier révèle, avec plus de certitude que n'importe quelle **frappe hypothétique**, c'est la **complexité d'un théâtre** où l'histoire récente n'a récompensé aucune puissance qui y est intervenue militairement. *Le Mali n'a pas besoin d'une nouvelle armée étrangère pour rester dangereux. Il lui suffit de **rester exactement ce qu'il est**.* Washington le sait, et c'est peut-être pour cela que la **décision n'est pas encore prise**.

**Signé Maxime Marquette, chroniqueur**

## Encadré de transparence du chroniqueur

### Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais **chroniqueur et analyste**. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. **Je prétends à la lucidité analytique**, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

### Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre **faits vérifiés et analyses interprétatives**. La règle de méthode est constante : une information factuelle n'est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous **Sources**, jamais ici.

**Familles de sources primaires** retenues par la publication, quand le dossier en comporte : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d'organisations intergouvernementales, dépêches d'agences de presse internationales reconnues.

**Familles de sources secondaires** : publications spécialisées, médias d'information reconnus internationalement, analyses d'institutions de recherche établies, rapports d'organisations sectorielles.

Quand un article cite des données statistiques, économiques ou géopolitiques, elles proviennent d'institutions productrices de données (organisations intergouvernementales, banques centrales, instituts statistiques nationaux), et l'institution exacte est nommée sous **Sources**.

### Nature de l'analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une **synthèse critique et contextuelle** basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d'experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

## Sources

### Sources primaires

- [La Dépêche (relayant le Washington Post) — Pourquoi Donald Trump envisage une opération militaire au Mali malgré les tensions potentielles avec les forces russes — 25 juillet 2026](https://www.ladepeche.fr/2026/07/25/decryptage-pourquoi-donald-trump-envisage-une-operation-militaire-au-mali-malgre-les-tensions-potentielles-avec-les-forces-russes-13482410.php)

### Sources secondaires

- [The Straits Times — Les États-Unis et l'Iran échangent des frappes alors que Trump envisage une offensive plus large — 25 juillet 2026](https://www.straitstimes.com/world/united-states/us-iran-exchange-strikes-as-trump-mulls-wider-offensive)

- [The Age — Netanyahou et Zelensky doivent rencontrer Trump à la Maison-Blanche et assister aux funérailles du sénateur — 25 juillet 2026](https://www.theage.com.au/world/north-america/netanyahu-zelensky-to-meet-trump-at-white-house-attend-senator-s-funeral-20260725-p60ifl.html)

- [Hindustan Times — Trump avertit la Chine et la Russie de ne pas armer l'Iran — 25 juillet 2026](https://www.hindustantimes.com/world-news/trump-warns-china-and-russia-arm-iran-and-it-will-be-very-bad-for-you-101784919947385.html)

- [Europe 1 — Guerre au Moyen-Orient : Donald Trump envisage des bombardements plus larges sur l'Iran — 25 juillet 2026](https://www.europe1.fr/international/guerre-au-moyen-orient-donald-trump-envisage-des-bombardements-plus-larges-sur-liran-986502)

- [BFMTV — « Nous sommes prêts à y aller » : Donald Trump menace d'intensifier les frappes contre l'Iran — 25 juillet 2026](https://www.bfmtv.com/international/amerique-nord/etats-unis/donald-trump/nous-sommes-prets-a-y-aller-donald-trump-menace-d-intensifier-les-frappes-contre-l-iran_AD-202607250068.html)

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Source : Maxime Marquette, MadMax. Pour citer ce texte, nommer l’auteur et lier https://mad-max.co/fr/article/decryptage-washington-envisage-de-frapper-au-mali-la-ou-l-armee-russe-est-deja-i
