# DÉCRYPTAGE : Wall Street rebondit, le Nasdaq paie la facture des semi-conducteurs

> Le 28 juillet 2026 , le Dow Jones a gagné 1,03 % , soit 537 points , pour clôturer à 52 748 points , selon Trading Economics . Le S&P 500 a progressé de 0,2 % , tandis que le Nasdaq 100 a reculé de 1 % et le Nasdaq…

- Auteur: Maxime Marquette
- Publication: MadMax (https://mad-max.co)
- Rubrique: Analyse
- Publié: 2026-07-29
- Adresse à citer: https://mad-max.co/fr/article/decryptage-wall-street-rebondit-le-nasdaq-paie-la-facture-des-semi-conducteurs

## À retenir

- Le Dow Jones a gagné 1,03 % à 52 748 points, tandis que le Nasdaq 100 perdait environ 1 %, selon les sources citées.
- L'annonce d'une production de masse d'équipements DUV par une entreprise chinoise soutenue par l'État a frappé ASML, dont l'action a baissé de 5,8 % après une chute de 8,5 % la veille.
- Le Kospi sud-coréen a chuté de plus de 10 %, avec deux suspensions de cotation, SK Hynix et Samsung figurant parmi les plus touchées.
- Au Japon, Tokyo Electron, Advantest et Kioxia ont reculé fortement, et le Nikkei a perdu entre 2,3 % et 4 % selon les sources.
- L'auteur souligne que l'annonce chinoise n'est pas encore vérifiée à l'échelle industrielle, et que la réaction a été amplifiée par les doutes sur le financement circulaire de l'IA et par la décision de la Fed prévue le lendemain.

Le **28 juillet 2026**, le **Dow Jones** a gagné **1,03 %**, soit **537 points**, pour clôturer à **52 748 points**, selon **Trading Economics**. Le **S&P 500** a progressé de **0,2 %**, tandis que le **Nasdaq 100** a reculé de **1 %** et le **Nasdaq Composite** de **0,22 %** selon **MarketScreener**. Cette divergence entre indices raconte, en une seule séance, deux marchés américains qui n'avancent plus dans la même direction. *Un indice qui monte et un indice qui recule le même jour ne se contredisent pas ; ils décrivent simplement deux industries différentes.*

Cette divergence trouve son origine dans une **déroute des semi-conducteurs** qui a débuté en Asie dans la nuit, avant de se propager aux marchés américains et européens. Le déclencheur : l'annonce qu'une entreprise chinoise soutenue par l'État aurait lancé la production de masse d'équipements de **lithographie DUV** développés localement, un secteur longtemps dominé par le néerlandais **ASML**.

Ce texte documente cette séance du 28 juillet à partir des données de marché publiées par **Reuters**, **Trading Economics**, **MarketScreener** et **CNBC**, en distinguant les mouvements confirmés des interprétations encore provisoires sur les causes exactes de la panique asiatique.

## Le tableau complet de la séance américaine

### Un Dow porté par l'industrie, un Nasdaq plombé par la technologie

Le **Dow Jones**, moins exposé aux valeurs technologiques, a profité de solides résultats d'entreprises industrielles et de consommation pour progresser de **1,03 %**. Le **Russell 2000**, indice des petites capitalisations, a gagné **0,20 %** selon **MarketScreener**, confirmant que la faiblesse du jour restait concentrée sur un secteur précis plutôt que généralisée à l'ensemble du marché.

Le **S&P 500**, plus large mais tout de même exposé à la technologie, a limité la casse à **+0,2 %**, clôturant à **24 876,91 points** selon **MarketScreener**. **Une hausse modeste peut cacher un marché qui absorbe un choc sectoriel sans paniquer dans son ensemble.** *Un indice large fait toujours ce métier-là : diluer la panique d'un secteur dans la moyenne de tous les autres.*

### Le Nasdaq, seul grand indice dans le rouge

Le **Nasdaq Composite** a reculé de **0,22 %**, et le **Nasdaq 100**, plus concentré sur les mégacapitalisations technologiques, a perdu **0,98 % à 1 %** selon les sources consultées. Cette contre-performance isole clairement le Nasdaq comme l'indice le plus directement touché par la déroute des semi-conducteurs.

Un écart de plus d'un point de pourcentage entre le Dow et le Nasdaq sur une seule séance signale une rotation sectorielle, pas un effondrement généralisé de la confiance des investisseurs. *Wall Street n'a pas paniqué le 28 juillet ; elle a simplement puni un secteur précis pour un risque précis.*

## Les valeurs qui ont porté le Dow Jones

### Sherwin-Williams et Coca-Cola en tête des gains

**Sherwin-Williams** a bondi de **8,45 %**, et **Coca-Cola** a progressé de **5,19 %**, selon les données de clôture du 28 juillet. Ces deux valeurs, issues de secteurs sans lien direct avec les semi-conducteurs, illustrent la capacité du marché à récompenser des résultats d'entreprise solides même dans un contexte sectoriel tendu ailleurs.

Cette performance contraste fortement avec celle des valeurs technologiques, démontrant que les investisseurs ont opéré une distinction nette entre les entreprises exposées à la chaîne des puces et les autres. *Les marchés savent trier ; un jour de panique n'efface jamais leur capacité à distinguer un secteur d'un autre.*

### IBM confirme la résilience de la tech non liée aux puces

**IBM** a gagné **5,16 %** le même jour, une performance notable pour une valeur technologique alors que l'essentiel du secteur souffrait. Ce contre-exemple confirme que la panique du 28 juillet ciblait spécifiquement la chaîne de production des semi-conducteurs, pas la technologie en général.

Un investisseur qui aurait vendu toute exposition technologique par réflexe, sans distinguer les segments, aurait ignoré la performance d'IBM ce jour-là. **La panique sectorielle, bien lue, épargne toujours quelques exceptions révélatrices.**

## Le déclencheur asiatique : l'annonce chinoise sur la lithographie

### Une production de masse qui inquiète toute la chaîne des puces

Selon des informations relayées par **Reuters** et **Yahoo Finance**, citant **The Information**, une entreprise chinoise soutenue par l'État aurait commencé la **production de masse** d'équipements de **lithographie DUV** développés en interne, une technologie longtemps considérée comme le quasi-monopole du néerlandais **ASML**. Cette nouvelle a déclenché une vague de ventes en cascade dès l'ouverture des marchés asiatiques.

Si elle se confirme à l'échelle industrielle, cette avancée chinoise représenterait une rupture stratégique majeure dans une chaîne d'approvisionnement mondiale jusqu'ici concentrée entre quelques acteurs. *Une machine capable de graver des puces ne se copie pas du jour au lendemain ; mais l'annonce seule suffit à faire trembler une bourse.*

### ASML, la cible directe de cette annonce

L'action **ASML** a chuté de **5,8 %** selon le **Globe and Mail**, après avoir déjà reculé de **8,5 %** la veille selon **Reuters**, puis encore de **2 %** dans la matinée du 28 juillet. Cette série de baisses consécutives représente l'une des pires séquences boursières récentes pour l'entreprise néerlandaise, jusqu'ici considérée comme quasiment incontournable dans son domaine.

ASML avait pourtant relevé ses prévisions de revenus 2026 à deux reprises cette année, la dernière fois le 15 juillet à une fourchette de **43 à 45 milliards d'euros**, contre **36 à 40 milliards** précédemment. **Une entreprise en pleine croissance peut tout de même perdre des milliards de valeur boursière en trois séances si son monopole technologique semble menacé.**

## Le krach sud-coréen, épicentre de la panique

### Le Kospi suspendu deux fois, du jamais-vu depuis mars

L'indice **Kospi** sud-coréen s'est effondré de plus de **10 %** selon **CNBC**, entraînant **deux suspensions de cotation** au cours de la séance du 28 juillet, du jamais-vu depuis **mars**. Cette chute d'une ampleur rare a été directement associée par les analystes à la fois à l'annonce chinoise sur la lithographie et à des inquiétudes plus larges sur le **financement circulaire** dans l'intelligence artificielle.

Une double suspension de cotation en une seule journée constitue l'un des signaux les plus sévères qu'un marché boursier puisse envoyer. *Quand une bourse s'arrête deux fois dans la même journée, ce n'est plus de la volatilité ; c'est un aveu de panique institutionnelle.*

### SK Hynix et Samsung, en première ligne de la chute

**SK Hynix** a plongé de plus de **10 %**, **Samsung Electronics** de plus de **8 %**, **Samsung SDI** de **7 %**, et **LG Innotek** de **14 %**, selon **CNBC**. Ces quatre entreprises, toutes directement exposées à la chaîne de production des semi-conducteurs, ont absorbé l'essentiel du choc de l'annonce chinoise.

**Seoul Semiconductor** a reculé de **6 %**, **LG Chem** de **4 %**, complétant un tableau où pratiquement aucune valeur coréenne liée aux puces n'a été épargnée ce jour-là.

## Le Japon, deuxième front de la déroute asiatique

### Tokyo Electron et Advantest, lourdement touchés

**Tokyo Electron** a chuté de **9 %** et **Advantest** de **8 %**, deux fournisseurs clés de l'industrie des semi-conducteurs japonaise directement exposés à la même annonce chinoise. **SoftBank**, dont les investissements technologiques et notamment dans l'intelligence artificielle sont scrutés de près par les marchés, a reculé de **5 %**.

**Kioxia**, fabricant japonais de mémoire, s'est effondré de **15 %**, l'une des pires performances individuelles recensées sur l'ensemble de la séance asiatique du 28 juillet.

### Le Nikkei, entre deux mesures divergentes

Le **Nikkei** a reculé entre **2,3 %** et **4 %** selon les sources consultées, un écart qui reflète soit des méthodologies de calcul différentes, soit des moments de mesure distincts au cours d'une séance particulièrement volatile. Cette divergence de chiffres, documentée telle quelle, invite à la prudence sur le chiffre exact tout en confirmant l'ampleur générale du recul.

Une fourchette aussi large entre deux sources sérieuses rappelle qu'une journée de panique se mesure parfois plus facilement en direction qu'en pourcentage exact. *Peu importe si le Nikkei a perdu deux points ou quatre ; ce qui compte, c'est qu'il n'a perdu que dans un seul sens.*

## Hong Kong et Shanghai, une réaction plus mesurée

### Le Hang Seng résiste, contrairement à ses voisins

Le **Hang Seng** de Hong Kong a progressé de **0,2 %** le 28 juillet, une performance qui tranche nettement avec l'effondrement observé à Séoul et à Tokyo. Cette résistance relative pourrait s'expliquer par une composition indicielle moins concentrée sur les semi-conducteurs, ou par une lecture plus favorable de l'annonce chinoise pour les investisseurs locaux.

Une avancée technologique chinoise peut, selon la perspective adoptée, être lue comme une menace pour les concurrents étrangers ou comme une victoire stratégique pour les marchés locaux. **Le même événement, deux interprétations opposées, selon la bourse où l'on se trouve.** *Un même fait ne produit jamais la même peur des deux côtés d'une frontière concurrentielle.*

### Shanghai recule modérément, loin du séisme coréen

La bourse de **Shanghai** a cédé **1,2 %**, un recul mesuré comparé à la chute à deux chiffres subie par le Kospi sud-coréen. Cette différence d'ampleur entre les deux marchés chinois et coréen souligne que la panique du 28 juillet, bien qu'originaire d'une annonce chinoise, a paradoxalement frappé plus durement les concurrents étrangers de la Chine que la Chine elle-même.

Cette asymétrie mérite d'être soulignée sans être sur-interprétée : elle ne prouve pas que la Chine ait orchestré une manipulation de marché, seulement que l'impact perçu diffère selon l'exposition de chaque économie à la chaîne de valeur menacée.

## Le contrecoup américain sur les valeurs de semi-conducteurs

### L'ETF SMH et les grands noms américains du secteur

L'ETF **SMH**, qui regroupe les principales valeurs américaines de semi-conducteurs, a reculé de plus de **2 %** dès le lundi **27 juillet**, avant l'aggravation observée le lendemain en Asie. **AMD** a chuté de **5 %** ce même lundi, puis les pertes se sont creusées dans les jours suivants selon **Yahoo Finance**.

**Teradyne** a reculé de **4 %** et **Micron** de **2 %**, complétant un tableau américain qui, bien que moins violent que la panique coréenne, confirme que l'onde de choc a bel et bien traversé le Pacifique.

### L'indice SOX et les géants Nvidia, Broadcom, Intel

L'indice **SOX**, qui suit l'ensemble du secteur des semi-conducteurs américains, a reculé de plus de **5 %** selon **Yahoo Finance**. **Nvidia** a cédé **1 %** le 28 juillet, après une chute de **5 %** la veille, tandis qu'**AMD** a perdu jusqu'à **8 %** sur la période cumulée.

**Broadcom**, **Intel**, **Marvell** et **Qualcomm** ont tous terminé dans le rouge, confirmant que la déroute touchait l'ensemble de la chaîne de valeur des puces, des fabricants d'équipements aux concepteurs de processeurs. *Quand un indice sectoriel entier recule de cinq points en deux séances, ce n'est plus un accident de parcours pour une entreprise ; c'est une remise en cause du secteur au complet.*

## Le contexte ASML avant la chute : des résultats pourtant solides

### Une guidance relevée deux fois en 2026

**ASML** avait relevé sa prévision de revenus 2026 à deux reprises cette année, la plus récente le **15 juillet**, portant la fourchette à **43-45 milliards d'euros** contre **36-40 milliards** auparavant, selon **CNBC**. La marge brute prévue avait elle aussi été relevée, de **51-53 %** à **54-56 %**.

Cette trajectoire de croissance, documentée quelques semaines à peine avant la panique du 28 juillet, illustre à quel point une seule annonce concurrente peut renverser la perception du marché sur une entreprise en pleine forme opérationnelle. **Les meilleurs chiffres trimestriels ne protègent jamais totalement contre une rupture technologique annoncée par un concurrent.**

### La Chine, une part de marché déjà en recul pour ASML avant la panique

La part de la **Chine** dans les ventes d'ASML était déjà passée de **19 %** au premier trimestre à **14 %** au deuxième trimestre 2026, tandis que la **Corée du Sud** représentait **43 %** des ventes du deuxième trimestre. Ce basculement géographique, antérieur à l'annonce sur la lithographie DUV, montre qu'ASML dépendait déjà davantage de la Corée du Sud que de la Chine au moment du choc.

C'est précisément cette dépendance sud-coréenne qui explique pourquoi le krach du Kospi a eu un effet aussi direct sur la perception du risque entourant ASML elle-même. *Une entreprise peut réduire son exposition à un marché sans jamais éliminer le risque que ce marché fait peser sur ses clients les plus importants.*

## L'Europe, contaminée mais moins violemment

### Le STOXX 50 termine en légère hausse malgré le contexte

L'indice **STOXX 50** européen a progressé de **0,2 %** à **6 294 points** le 28 juillet, selon **Reuters**, une performance qui masque des divergences sectorielles importantes au sein même du marché européen. Cette relative stabilité de l'indice large contraste avec la violence de la chute d'ASML, valeur pourtant incluse dans cet indice.

Un indice large peut absorber la chute spectaculaire d'une seule valeur si les autres composantes compensent suffisamment. **La moyenne cache parfois la tempête vécue par un seul titre.**

### Barclays chute de 5,6 %, une victime collatérale inattendue

**Barclays** a reculé de **5,6 %** le même jour, une baisse notable pour une valeur bancaire sans lien direct apparent avec les semi-conducteurs. Les sources disponibles ne permettent pas d'établir avec certitude si ce recul est lié au contexte plus large de nervosité des marchés ou à des facteurs propres à la banque britannique.

Cette incertitude doit être signalée explicitement plutôt que comblée par une explication commode mais non vérifiée. *Une baisse sans explication confirmée mérite d'être nommée ainsi, pas habillée d'une théorie séduisante.*

## Le rendement obligataire américain, indicateur de fond

### Le 10 ans à 4,602 %, un niveau à surveiller

Le rendement du **Trésor américain à 10 ans** s'établissait à **4,602 %** selon **MarketScreener**, un niveau qui reflète les anticipations combinées d'inflation, de politique monétaire et d'aversion au risque du marché obligataire à la veille de la décision du **FOMC** prévue le lendemain.

Ce taux obligataire, généralement moins volatil que les indices actions, agit comme un indicateur de fond sur la confiance réelle des investisseurs institutionnels, moins sujet aux mouvements de panique sectorielle observés sur les valeurs technologiques.

### Une coïncidence de calendrier qui amplifie la nervosité

Le fait que cette déroute des semi-conducteurs survienne la veille même de la décision de la **Réserve fédérale américaine** amplifie mécaniquement la nervosité ambiante, les investisseurs devant absorber simultanément un choc sectoriel et une incertitude macroéconomique majeure. *Deux sources d'incertitude qui arrivent la même semaine ne s'additionnent pas simplement ; elles se multiplient dans la tête des investisseurs.*

Cette coïncidence de calendrier, bien que fortuite, complique la tâche des analystes cherchant à isoler l'effet propre de chaque facteur sur les mouvements de marché observés.

## Le financement circulaire de l'IA, une inquiétude de fond additionnelle

### Des doutes anciens qui refont surface au pire moment

Les inquiétudes sur le **financement circulaire** dans l'intelligence artificielle — un mécanisme où des entreprises technologiques financent mutuellement leurs achats de puces et de capacité de calcul — ont refait surface au moment même de la panique sur la lithographie, selon des analyses relayées par plusieurs sources de marché. Ces deux inquiétudes, bien que distinctes, se sont renforcées mutuellement dans l'esprit des investisseurs.

Aucune source consultée ne permet d'établir un lien de causalité direct entre l'annonce chinoise et ces doutes sur le financement circulaire ; leur coïncidence temporelle explique néanmoins une partie de l'ampleur du recul observé.

### Pourquoi ces deux dossiers se percutent dans la tête des investisseurs

Un marché déjà inquiet de la soutenabilité des investissements massifs dans l'intelligence artificielle devient mécaniquement plus sensible à toute nouvelle qui menace la chaîne de production des puces nécessaires à ces mêmes investissements. **Une inquiétude ancienne, ravivée par une nouvelle fraîche, frappe toujours plus fort que chacune séparément.**

Cette dynamique explique en partie pourquoi la réaction du 28 juillet a dépassé, en intensité, ce que l'annonce chinoise seule aurait pu justifier sur la base des faits techniques disponibles.

## Ce que cette journée signifie pour les semaines à venir

### Une chaîne de production mondiale à surveiller de près

Si l'avancée chinoise sur la **lithographie DUV** se confirme à l'échelle de la production industrielle réelle, et pas seulement en annonce, elle pourrait redistribuer une partie de la valeur actuellement concentrée entre quelques fournisseurs mondiaux dominants comme ASML. Cette confirmation, à ce stade, reste à établir dans les mois suivants, pas dans les heures qui ont suivi l'annonce.

Aucune source consultée ne permet d'affirmer que cette production de masse chinoise atteint déjà un niveau comparable à celui d'ASML en performance ou en fiabilité industrielle. *Une annonce de production n'est pas une preuve de production ; les marchés, eux, réagissent parfois avant que la preuve n'existe.*

### Un test de crédibilité pour la décision de la Fed du lendemain

Cette panique sectorielle, survenant à la veille de la décision du **FOMC**, place la **Réserve fédérale américaine** dans une position délicate : une décision perçue comme trop restrictive pourrait aggraver la nervosité des marchés technologiques, tandis qu'une décision perçue comme trop accommodante pourrait être lue comme une réaction de panique face à une seule mauvaise journée boursière.

Le Comité fédéral devra, dans son communiqué et sa conférence de presse, éviter de donner l'impression de réagir directement à la volatilité du 28 juillet plutôt qu'aux données économiques de fond.

## L'or et le Bitcoin, deux baromètres parallèles de la nervosité

### L'or résiste près de 4 100 USD malgré le rebond de certains indices

Selon **Crypto News Digest**, l'or se négociait à **4 098 USD/once** le **27 juillet 2026**, en hausse de **0,95 %**, restant proche de ses plus hauts récents malgré le rebond du **Dow Jones** observé le lendemain. Cette résistance du métal précieux suggère qu'une partie des investisseurs a maintenu une couverture contre l'incertitude, indépendamment de la rotation sectorielle observée sur les indices actions.

Un refuge classique qui reste cher pendant qu'un indice industriel progresse raconte une histoire de prudence sélective plutôt que de confiance générale retrouvée. *L'or ne suit jamais le Dow Jones ; il suit la peur, et la peur du 28 juillet n'a pas disparu avec la clôture de Wall Street.*

### Le Bitcoin recule à la veille de la décision de la Fed

Selon **Fortune**, le **Bitcoin** s'échangeait à **63 408,41 USD** le **28 juillet 2026**, en baisse de **1 950,51 USD** par rapport à la matinée précédente. Ce recul, survenant le même jour que la panique sur les semi-conducteurs et à la veille de la décision du **FOMC**, illustre la convergence de plusieurs sources d'incertitude sur une seule journée de marché.

Les cryptoactifs, souvent présentés comme découplés des cycles boursiers traditionnels, ont pourtant réagi le même jour que les indices technologiques classiques.

La séance du **28 juillet 2026** restera comme un exemple documenté de rotation sectorielle brutale plutôt que de krach généralisé : un **Dow Jones** en hausse de **1,03 %**, un **Nasdaq** en repli, et un **Kospi sud-coréen** effondré de plus de **10 %** avec deux suspensions de cotation. L'origine de ce choc — l'annonce d'une production chinoise de masse d'équipements de lithographie **DUV** — a suffi à faire perdre des milliards de valeur boursière à **ASML** et à l'ensemble de la chaîne mondiale des semi-conducteurs, sans qu'aucune preuve industrielle définitive n'ait encore été apportée.

Ce que cette journée démontre surtout, c'est la fragilité perçue d'un secteur mondial concentré entre quelques acteurs dominants, où une seule annonce non vérifiée suffit à ébranler des indices entiers de **Séoul** à **New York**. *Un monopole technologique ne tombe jamais d'un coup ; mais son prix boursier, lui, peut chuter avant même que le monopole ait réellement cédé.*

**Signé Maxime Marquette, chroniqueur**

## Encadré de transparence du chroniqueur

### Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais **chroniqueur et analyste**. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. **Je prétends à la lucidité analytique**, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

### Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre **faits vérifiés et analyses interprétatives**. La règle de méthode est constante : une information factuelle n'est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous **Sources**, jamais ici.

**Familles de sources primaires** retenues par la publication, quand le dossier en comporte : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d'organisations intergouvernementales, dépêches d'agences de presse internationales reconnues.

**Familles de sources secondaires** : publications spécialisées, médias d'information reconnus internationalement, analyses d'institutions de recherche établies, rapports d'organisations sectorielles.

Quand un article cite des données statistiques, économiques ou géopolitiques, elles proviennent d'institutions productrices de données (organisations intergouvernementales, banques centrales, instituts statistiques nationaux), et l'institution exacte est nommée sous **Sources**.

### Nature de l'analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une **synthèse critique et contextuelle** basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d'experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

## Sources

### Sources primaires

- [Reuters — Actions européennes atones, la déroute technologique pèse sur les marchés — 28 juillet 2026](https://www.reuters.com/markets/europe/european-shares-subdued-earnings-boost-counters-tech-slide-2026-07-28/)

- [CNBC — Résultats du deuxième trimestre d'ASML et prévisions relevées — 15 juillet 2026](https://www.cnbc.com/2026/07/15/asml-2q-earnings-ai-chips-orders.html)

### Sources secondaires

- [CNBC — SK Hynix plonge, la déroute des semi-conducteurs s'aggrave — 28 juillet 2026](https://www.cnbc.com/2026/07/28/sk-hynix-plunges-semiconductor-selloff-deepens-samsung-softbank.html)

- [Yahoo Finance — Micron et SK Hynix chutent alors que la vente massive de puces IA s'intensifie — 28 juillet 2026](https://finance.yahoo.com/markets/article/micron-sk-hynix-stocks-sink-as-ai-chip-sell-off-deepens-125622548.html)

- [MarketScreener — Récapitulatif des indices et rendements obligataires du 28 juillet 2026](https://www.marketscreener.com/news/boeing-posts-larger-than-expected-q2-loss-as-air-force-one-costs-rise-ce7f51dddc8df525)

- [CaixaBank Research — Rapport quotidien sur les marchés financiers — 28 juillet 2026](https://www.caixabankresearch.com/en/publications/financial-markets-daily-report/28-july-2026)

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Source : Maxime Marquette, MadMax. Pour citer ce texte, nommer l’auteur et lier https://mad-max.co/fr/article/decryptage-wall-street-rebondit-le-nasdaq-paie-la-facture-des-semi-conducteurs
