# DÉCRYPTAGE : Vovchanski Khutory — la Russie attaque chaque jour, échoue chaque jour, perd chaque jour

> Imaginez un commandant militaire qui ordonne la même attaque, contre le même point fortifié, jour après jour, en obtenant les mêmes résultats : des pertes et aucun gain territorial. Ce n'est pas une métaphore ou une fiction — c'est ce que décrit le Colonel Andrii Demchenko, porte-parole du Service des gardes-frontières de l'État ukrainien, à propos de la situation à Vovchanski

- Auteur: Maxime Marquette
- Publication: MadMax (https://mad-max.co)
- Rubrique: Analyse
- Publié: 2026-06-29
- Adresse à citer: https://mad-max.co/fr/article/decryptage-vovchanski-khutory-la-russie-attaque-chaque-jour-echoue-chaque-jour-p

## Introduction : un village du front nord comme révélateur de la stratégie russe

### Assauts quasi quotidiens — un fait déconcertant

Imaginez un commandant militaire qui ordonne la même attaque, contre le même point fortifié, jour après jour, en obtenant les mêmes résultats : des pertes et aucun gain territorial. Ce n'est pas une métaphore ou une fiction — c'est ce que décrit le **Colonel Andrii Demchenko**, porte-parole du **Service des gardes-frontières de l'État ukrainien**, à propos de la situation à **Vovchanski Khutory** dans l'**oblast de Kharkiv**. Depuis plusieurs semaines, les forces d'occupation russes tentent **presque quotidiennement** d'assauter les positions ukrainiennes dans ce secteur. Résultat : **aucun gain**, des **pertes lourdes** côté russe, et même des prisonniers capturés.

Ce décryptage cherche à comprendre non seulement ce qui se passe à **Vovchanski Khutory**, mais ce que ce pattern révèle sur la doctrine militaire russe, ses capacités et ses limites — et ce qu'il signifie pour la trajectoire du conflit dans la région de **Kharkiv**.

### Le contexte géographique et historique de Kharkiv

La région de **Kharkiv** a été le théâtre d'une des batailles les plus importantes de la guerre : la contre-offensive ukrainienne de **septembre 2022**, qui a libéré en quelques semaines des centaines de kilomètres carrés occupés par la Russie. Depuis lors, les forces russes cherchent à reprendre pied dans la région, notamment autour de **Kharkiv**, la deuxième plus grande ville d'Ukraine. **Vovchanski Khutory**, situé dans cette zone frontalière, représente un de ces points de friction permanents où les deux armées s'affrontent sans que la ligne de front bouge significativement.

Le **23 juin 2026**, le porte-parole **Demchenko** a décrit une situation qui n'est pas nouvelle mais qui révèle une persistance russe que les observateurs doivent analyser attentivement. La frontière avec la **Russie** est sous **feu constant** — dans les oblasts de **Chernihiv, Sumy et Kharkiv** — mais c'est Kharkiv qui reçoit le plus d'assauts d'infanterie.

*Un assaut par jour, une défaite par jour. À un moment, on pourrait s'interroger sur ce que ce pattern dit sur la valeur accordée par Moscou à ses propres soldats. Ce ne sont pas des stratèges qui envoient ces hommes — ce sont des bureaucrates de la mort qui cochent des cases dans un tableau de bord de la conquête territoriale.*

## La tactique russe : petits groupes, pression constante, attrition

### Petits groupes d'infanterie — une adaptation ou un aveu de faiblesse ?

La tactique actuelle des forces russes dans la région de **Kharkiv** repose sur des **assauts en petits groupes d'infanterie**. Ce n'est plus la doctrine des colonnes blindées massives des premiers jours de l'invasion — ces colonnes qui ont été décimées par les défenses ukrainiennes en **2022**. C'est une adaptation : des groupes plus petits, plus difficiles à détecter, qui cherchent à trouver des failles dans les défenses ukrainiennes.

Cette adaptation peut être lue de deux manières opposées. Comme une sophistication tactique — la Russie a appris des erreurs de **2022** et adopte des formations plus adaptées au terrain. Ou comme un aveu de faiblesse structurelle : faute d'une masse de blindés suffisante, faute de supériorité aérienne, faute d'artillerie abondante, les forces russes sont réduites à grignoter position par position avec de l'infanterie légère. La réalité est probablement une combinaison des deux.

### La frontière sous feu constant — Chernihiv, Sumy, Kharkiv

Le porte-parole **Demchenko** a précisé que l'ensemble de la frontière nord avec la **Russie** était sous **feu constant** — **Chernihiv, Sumy et Kharkiv**. Les **drones** restent le principal moyen d'attaque, l'artillerie et l'aviation viennent en appui. Ce front nord, souvent moins médiatisé que le front sud et le Donbass, est pourtant d'une importance stratégique considérable : une percée russe dans cette direction mettrait directement en danger **Kharkiv**, ville de plus d'un million d'habitants.

C'est précisément pourquoi les gardes-frontières ukrainiens tiennent ces positions avec une telle ténacité. Chaque kilomètre de terrain défendu à **Vovchanski Khutory** est un kilomètre de plus entre l'armée d'occupation russe et la population de **Kharkiv**. Dans ce contexte, les assauts quotidiens repoussés ne sont pas seulement une statistique militaire — ils sont une réalité concrète qui détermine la sécurité de centaines de milliers de civils.

*Chernihiv, Sumy, Kharkiv : trois noms qui représentent des millions de vies derrière la ligne de front. Je pense souvent à ces gardes-frontières ukrainiens qui repoussent des assauts chaque jour, sans faire la une des journaux, pour que ces villes restent debout. Ce n'est pas de l'héroïsme abstrait — c'est du travail quotidien, méticuleux, épuisant.*

## La question des pertes russes — l'indicateur de l'acharnement

### Des pertes lourdes à chaque assaut manqué

Le **Colonel Demchenko** a confirmé que chaque assaut russe à **Vovchanski Khutory** s'était soldé par des **pertes lourdes** côté russe, et que certains soldats avaient été **faits prisonniers**. Ces données sont cohérentes avec une réalité plus large du front : les forces russes paient un prix humain considérable pour chaque tentative d'avancement, même infructueuse.

Des données publiées par **RBC Ukraine** le **23 juin 2026** indiquent que la **Russie a perdu 300 soldats en une seule journée** dans la région de Kharkiv à cette période. Ce chiffre, fourni par les sources militaires ukrainiennes et difficile à vérifier indépendamment, donne une idée de la cadence de destruction humaine que le **Kremlin** accepte de payer pour maintenir une pression constante sur des positions qu'il ne parvient pas à capturer.

### La stratégie de l'attrition — et qui elle épuise

La question stratégique fondamentale est : qui cette guerre d'attrition épuise-t-elle davantage ? La **Russie** mise sur le fait que ses ressources humaines — plus importantes en volume que celles de l'Ukraine — lui permettront de lasser la défense ukrainienne à terme. L'**Ukraine** mise sur le fait que la qualité de sa défense, son avance technologique et le soutien occidental lui permettront de tenir jusqu'à ce que les coûts humains et économiques deviennent insupportables pour **Moscou**.

À **Vovchanski Khutory**, l'Ukraine gagne pour l'instant ce pari : chaque assaut repoussé est une validation de sa doctrine défensive. Mais cette logique a ses limites — elle suppose que le soutien occidental en munitions, en équipements et en financement reste stable. Si ce soutien fléchit, l'équilibre peut se renverser. La ténacité ukrainienne sur le terrain dépend, en partie, de la ténacité politique de ses alliés.

*La guerre d'attrition est la plus cruelle des guerres — elle se gagne non par les batailles brillantes mais par la capacité à encaisser plus longtemps que l'autre. L'Ukraine encaisse. Elle ne devrait pas avoir à le faire seule. Et pourtant, certains de ses alliés regardent leurs montres.*

## Le front de Kupiansk — une pression étendue

### Kupiansk sous les mêmes pressions

La tactique des petits groupes d'infanterie s'étend au-delà de **Vovchanski Khutory**. Le porte-parole ukrainien a également mentionné des tentatives d'avancement russe sur le front de **Kupiansk**, ville dont la libération en **septembre 2022** avait été l'un des moments les plus emblématiques de la contre-offensive ukrainienne. La Russie cherche à récupérer ce territoire perdu, employant les mêmes tactiques de petits groupes sur ce secteur.

**Kupiansk** a une importance stratégique particulière : sa libération avait démontré que l'armée russe n'était pas invincible et que les gains territoriaux russes pouvaient être annulés. Sa recapture serait, pour le **Kremlin**, une victoire symbolique autant que tactique. C'est pourquoi les forces russes y maintiennent une pression soutenue — et pourquoi les défenseurs ukrainiens y tiennent avec autant de détermination.

### Pokrovsk — le troisième axe de pression

Le **Colonel Demchenko** a également mentionné la poursuite des opérations d'assaut russes dans les zones défendues par les unités ukrainiennes sur le front de **Pokrovsk** — dans l'est de l'Ukraine. Ce front concentre des enjeux considérables : **Pokrovsk** est un nœud logistique important pour l'armée ukrainienne dans le **Donbass**. Sa chute renforcerait significativement la position russe dans la région. C'est pour cette raison que les combats y sont d'une intensité particulière.

La multiplication des fronts sous pression — **Vovchanski Khutory, Kupiansk, Pokrovsk** — est une des caractéristiques de cette phase de la guerre : la **Russie** cherche à étirer les défenses ukrainiennes sur plusieurs axes simultanément, espérant que l'un d'eux finira par céder. Cette stratégie n'a pas encore produit de percée décisive, mais elle maintient les forces ukrainiennes sous une pression permanente et coûteuse.

*Trois fronts sous pression simultanée. Je ne prétends pas savoir si les défenses ukrainiennes tiendront partout. Ce que je sais, c'est que ces soldats méritent tout le soutien que nous pouvons leur donner — en armes, en munitions, en financement, et en reconnaissance de ce qu'ils font pour nous tous.*

## Les gardes-frontières ukrainiens — des soldats souvent oubliés

### Un service de première ligne sous-représenté

Le **Service des gardes-frontières de l'État ukrainien** est une force souvent méconnue du grand public occidental, éclipsée dans la couverture médiatique par les forces armées régulières. Pourtant, ces hommes et ces femmes tiennent les positions les plus exposées le long de la frontière avec la **Russie** et avec la **Biélorussie** — une frontière de milliers de kilomètres que la Russie cherche à franchir ou à menacer en permanence.

À **Vovchanski Khutory**, ce sont des **gardes-frontières** qui repoussent les assauts quotidiens. Ce sont eux qui capturent des prisonniers russes. Ce sont eux qui font face, chaque jour, à une armée qui essaie de les tuer ou de les chasser. Ce récit mérite d'être connu et reconnu. Dans la hiérarchie de l'attention médiatique internationale, le travail quotidien de ces soldats est systématiquement sous-évalué.

### Ce que la capture de prisonniers révèle

Le fait que des soldats russes soient **faits prisonniers** lors des assauts à **Vovchanski Khutory** est riche d'enseignements. D'abord, il confirme que les gardes-frontières ukrainiens ne se contentent pas de tenir leurs positions — ils sont capables de contre-attaquer localement et de neutraliser des assaillants. Ensuite, les témoignages de ces prisonniers constituent une source d'information de premier ordre sur les conditions de combat, le moral et les capacités des unités russes engagées sur ce secteur.

Les **interrogatoires de prisonniers** ont fourni, depuis le début du conflit, des informations précieuses sur l'état réel des forces russes — informations qui contredisent fréquemment le tableau optimiste présenté par la propagande du **Kremlin**. Soldats envoyés sans équipement suffisant, sans moral, sans information claire sur leurs objectifs : ce portrait récurrent des prisonniers russes dit quelque chose d'important sur la nature de cette armée.

*Des prisonniers russes capturés à Vovchanski Khutory après des assauts qui ont échoué. Je pense à ces soldats russes — recrutés souvent dans les régions les plus pauvres de Russie, envoyés mourir ou se battre pour les ambitions d'un régime qui les méprise. Ils sont aussi des victimes de Poutine. Mais ils n'en restent pas moins l'ennemi que l'Ukraine doit combattre.*

## La mécanique de l'échec russe : ce que Vovchanski Khutory révèle

### Des assauts quotidiens qui n'avancent pas

La **répétition quotidienne des assauts** russes à **Vovchanski Khutory** sans gain territorial significatif révèle une **crise doctrinale** dans l'armée russe. La doctrine militaire russe classique — héritée de l'époque soviétique — prévoit une concentration de forces suffisante avant l'assaut pour assurer une supériorité numérique et de feu qui rend le succès quasi-certain. Ce que l'on observe à **Vovchanski Khutory** est le contraire : des assauts fragmentés, insuffisamment soutenus, répétés à un rythme qui consume les ressources humaines russes sans produire de percée.

Cette fragmentation est en partie le résultat des **pertes catastrophiques** subies par la **Russie** depuis **2022**. Les unités d'élite qui avaient la doctrine et la formation pour mener des assauts coordonnés ont subi des pertes disproportionnées dans les premières phases du conflit. Ce qui reste — en grande partie des conscrits mobilisés, des volontaires peu entraînés, des prisonniers recrutés par **Wagner** — n'a ni la formation ni la cohésion pour exécuter des opérations offensives complexes. Le résultat est cette **mécanique d'échec répété** visible à **Vovchanski Khutory**.

### Le coût humain de l'obstination

Chaque assaut quotidien sur **Vovchanski Khutory** coûte des vies — principalement russes. Les défenseurs ukrainiens, protégés par des positions fortifiées connues et des **lignes de feu préparées**, infligent des pertes disproportionnées aux assaillants. Les estimations des pertes russes dans ce secteur, compilées par des sources de renseignement ukrainiennes et confirmées par des analyses de sources ouvertes, montrent des **ratios pertes/avance** parmi les plus défavorables de tout le front.

Cette inefficacité opérationnelle a une dimension politique interne que le Kremlin ne peut pas ignorer indéfiniment. Les **familles des soldats russes** tués dans des assauts futiles à **Vovchanski Khutory** constituent une pression sociale croissante sur un régime qui a promis une **opération militaire spéciale** rapide et victorieuse. La guerre d'attrition se joue aussi dans les villes russes, dans les morgues et dans les bulletins de décès que les mairies reçoivent chaque semaine.

*Des assauts quotidiens qui échouent quotidiennement. Quelqu'un, à Moscou, signe les ordres qui envoient ces soldats à la mort sans résultat. Ce n'est pas de la stratégie — c'est de l'obstination meurtière. Et l'Ukraine, en tenant ces positions, transforme cette obstination russe en un saignement progressif qui affaiblit l'armée ennemie, un assaut inutile après l'autre.*

## La défense de Kharkiv : un succès stratégique à documenter

### Kharkiv, ville symbole de la résistance ukrainienne

La région de **Kharkiv**, à la frontière russe, est l'une des zones les plus frappées et les plus défendues du conflit. La **deuxième ville d'Ukraine** a survécu à des tentatives d'encerclement en **2022**, à des bombardements incessants en **2023** et **2024**, et à des offensives terrestres répétées en **2025-2026**. Le fait qu'elle reste sous contrôle ukrainien malgré une exposition géographique extrême — à moins de **30 kilomètres** de la frontière russe — est l'un des succès défensifs les plus remarquables de ce conflit.

Le **secteur de Vovchanski Khutory** est l'un des multiples points de pression qui composent le front nord de **Kharkiv**. Chaque assaut russe repoussé dans ce secteur contribue à la stabilité globale du front régional. Les défenseurs ukrainiens de ce secteur savent que leur résistance n'est pas localement décisive — c'est la somme de toutes ces résistances qui maintient la ligne et protège la ville.

### Les leçons opérationnelles pour l'OTAN

La défense de **Vovchanski Khutory** offre des leçons opérationnelles précieuses pour les planificateurs de l'**OTAN**. La capacité des forces ukrainiennes à **maintenir des positions fixes** face à des assauts répétés, avec des ressources limitées et sous pression constante, démontre l'efficacité d'une doctrine défensive basée sur la **préparation du terrain**, la **coordination des feux**, et la **flexibilité logistique**. Ces leçons sont directement transposables à la défense des flancs oriental et nordique de l'**Alliance**.

Des observateurs militaires de l'**OTAN** et des officiers en formation dans les académies de défense européennes et américaines étudient les combats ukrainiens comme des cas d'école de la guerre de haute intensité moderne. **Vovchanski Khutory** n'est pas un nom que les manuels militaires retiendront — mais les principes défensifs que ses défenseurs incarnent nourriront la doctrine de l'Alliance pour des décennies.

*Des officiers de l'OTAN qui étudient Vovchanski Khutory comme cas d'école. L'Ukraine ne défend pas seulement son territoire — elle enseigne au monde libre comment tenir face à une armée qui attaque sans compter ses pertes. C'est un legs stratégique dont la valeur dépasse les cartes de front.*

## Ce que la résistance de Vovchanski Khutory dit des défenseurs ukrainiens

### Des soldats qui tiennent l'impossible

Les soldats ukrainiens qui défendent **Vovchanski Khutory** au quotidien — repoussant le même assaut pour la **cinquantième, la centième, la deux-centième fois** — sont l'expression la plus concrète de la résilience nationale ukrainienne. Ce n'est pas de l'héroïsme romantique — c'est de la **profondeur psychologique et physique** : la capacité de maintenir l'attention, la discipline et le courage défensif dans une répétition brutale qui épuise les ressources humaines de manière différente mais tout aussi dévastatrice que les grandes offensives.

Les psychologues militaires qui travaillent avec les unités ukrainiennes documentent les effets de cette guerre de position répétitive sur la santé mentale des défenseurs. Le **stress chronique**, l'épuisement cognitif, les troubles du sommeil — tout cela s'accumule dans des unités qui tiennent les mêmes positions pendant des mois, parfois des années. La gestion de cet épuisement — par des rotations régulières, un soutien psychologique, des congés de récupération — est un aspect de la guerre que les grandes victoires tactiques masquent souvent dans les récits médiatiques.

### Le soutien logistique comme condition de la résistance

La capacité des défenseurs de **Vovchanski Khutory** à tenir leurs positions dépend d'une chaîne logistique qui doit fonctionner sous pression constante. Les **munitions** — surtout pour les **systèmes anti-drones** et l'artillerie légère — doivent être réapprovisionnées régulièrement malgré les difficultés de transport sous feu ennemi. Les **médicaments**, les équipements de protection, la nourriture : tout doit parvenir aux positions avancées par des routes que la **Russie** tente de couper.

Les alliés qui fournissent des **munitions de défense aérienne**, des **systèmes anti-drones portatifs** et des **équipements de protection individuelle** contribuent directement à la capacité de résistance à **Vovchanski Khutory** et sur tout le front nord de **Kharkiv**. Ce lien direct entre les décisions d'approvisionnement prises à **Washington**, **Londres** ou **Bruxelles** et la capacité des défenseurs à tenir leurs positions sous assaut quotidien ne devrait jamais être oublié dans les débats budgétaires.

*Chaque caisse de munitions livrée à Vovchanski Khutory représente une décision politique prise quelque part en Occident. Ce lien direct entre le vote budgétaire et la tranchée ukrainienne, c'est ce que les politiques qui hésitent à voter les crédits devraient avoir devant les yeux. Les défenseurs de Khutory leur font confiance. Ils ont le droit de savoir si cette confiance est méritée.*

## Conclusion : ce que Vovchanski Khutory nous dit sur la suite

### Un microcosme du conflit global

**Vovchanski Khutory** est un microcosme parfait du conflit dans son ensemble. D'un côté, une armée russe qui combine une capacité à absorber des pertes colossales avec une incapacité à convertir cette pression en gains territoriaux durables. De l'autre, une défense ukrainienne tenace, techniquement compétente, soutenue par un moral élevé et une logique défensive claire. L'assaut quotidien et l'échec quotidien : voilà le portrait de cette guerre en miniature.

Ce que ce pattern prédit pour la suite est moins certain. La persistance russe finit parfois par payer — par épuisement défensif, par manque de munitions, par accumulation de pertes. Mais elle peut aussi continuer à échouer, si le soutien occidental à l'Ukraine reste suffisant pour maintenir la qualité de la défense. **Vovchanski Khutory** sera ukrainien demain si l'Occident fait son travail. C'est une formule simple qui recouvre une responsabilité politique considérable.

### Le signal à long terme

Au-delà de la tactique quotidienne, le pattern de **Vovchanski Khutory** envoie un signal à long terme : la doctrine russe de la pression constante pour user les défenses ukrainiennes n'est pas encore payante. Chaque jour où cette doctrine échoue est un jour où la **démocratie ukrainienne** prouve qu'elle peut tenir. Et chaque prisonnier russe capturé, chaque assaut repoussé, chaque jour de résistance supplémentaire renforce l'argument fondamental : cette guerre peut être gagnée par l'Ukraine, si les conditions sont réunies. **Vovchanski Khutory** y contribue, en silence, chaque jour.

Le **Colonel Demchenko** le sait. Les gardes-frontières qui tiennent ce village le savent. Il reste à s'assurer que les capitales occidentales le savent aussi — et qu'elles en tirent les bonnes conclusions en matière de soutien militaire et politique.

*Vovchanski Khutory : un nom que personne ne connaissait avant 2024, et qui est maintenant gravé dans la mémoire des combats défensifs du 21e siècle. Les hommes qui tiennent ces positions chaque jour, repoussant le même assaut pour la centième fois, méritent qu'on écrive leur histoire. C'est ce que j'essaie de faire.*

**Signé Maxime Marquette, chroniqueur**

## Encadré de transparence du chroniqueur

### Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais **chroniqueur et analyste**. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. **Je prétends à la lucidité analytique**, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

### Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre **faits vérifiés et analyses interprétatives**. La règle de méthode est constante : une information factuelle n'est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous **Sources**, jamais ici.

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**Familles de sources secondaires** : publications spécialisées, médias d'information reconnus internationalement, analyses d'institutions de recherche établies, rapports d'organisations sectorielles.

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### Nature de l'analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une **synthèse critique et contextuelle** basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d'experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

## Sources

### Sources primaires

- [Ukrpravda — Russian forces launch near-daily assaults on Ukrainian border guard positions near Vovchanski Khutory — 23 juin 2026](https://www.pravda.com.ua/eng/news/2026/06/23/8040700/)

- [Euromaidan Press — Russia attacks this one Ukrainian village every single day. It never works, the border service says — 24 juin 2026](https://euromaidanpress.com/2026/06/24/russo-ukrainian-war-day-1581/)

- [RBC Ukraine — Russia intensifies offensive in Kharkiv region and loses 300 soldiers in one day — 23 juin 2026](https://newsukraine.rbc.ua/news/russia-intensifies-offensive-in-kharkiv-region-1782230840.html)

### Sources secondaires

- [Ukrpravda — Russians attack five Ukrainian oblasts, killing 5 and injuring 29 — 23 juin 2026](https://www.pravda.com.ua/eng/news/2026/06/23/8040674/)

- [Euromaidan Press — Russo-Ukrainian war, day 1583: Russia bombs Ukraine's grain ports ahead of harvest — 26 juin 2026](https://euromaidanpress.com/2026/06/26/russo-ukrainian-war-day-1583-russia-bombs-ukraines-grain-ports-ahead-of-harvest/)

- [Ukrpravda — Russian attack in Zaporizhzhia: one killed, 15 injured including two children — 28 juin 2026](https://www.pravda.com.ua/eng/news/2026/06/28/8041471/)

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