# DÉCRYPTAGE : Trump v. Slaughter — peut-on limoger les chefs d'agences indépendantes à volonté ?

> En mars 2025, le président Trump a licencié Rebecca Kelly Slaughter, commissaire démocrate de la Commission fédérale du commerce (FTC), arguant qu'un président doit pouvoir contrôler tous les responsables exécutifs. Slaughter a refusé de reconnaître son licenciement, invoquant la loi sur la FTC qui prévoit que ses commissaires ne peuvent être révoqués que « pour cause » — c'est

- Auteur: Maxime Marquette
- Publication: MadMax (https://mad-max.co)
- Rubrique: Analyse
- Publié: 2026-06-29
- Adresse à citer: https://mad-max.co/fr/article/decryptage-trump-v-slaughter-peut-on-limoger-les-chefs-d-agences-independantes-a

## Introduction : un précédent de 1935 face à la volonté de Trump

### L'affaire Trump v. Slaughter en quelques mots

En **mars 2025**, le président **Trump** a licencié **Rebecca Kelly Slaughter**, commissaire démocrate de la **Commission fédérale du commerce** (**FTC**), arguant qu'un président doit pouvoir contrôler tous les responsables exécutifs. **Slaughter** a refusé de reconnaître son licenciement, invoquant la loi sur la FTC qui prévoit que ses commissaires ne peuvent être révoqués que **« pour cause »** — c'est-à-dire pour faute ou incompétence, pas pour désaccord politique. L'affaire **Trump v. Slaughter** est pendante devant la **Cour suprême**, qui devait se prononcer avant la **fin juin 2026**.

### Le précédent Humphrey's Executor de 1935

Toute cette affaire tourne autour d'un arrêt vieux de **91 ans** : **Humphrey's Executor v. United States** (1935). Dans cet arrêt, la **Cour suprême** avait statué que le président ne pouvait pas licencier arbitrairement les membres de la **FTC** à sa guise — ils bénéficiaient de protections contre un licenciement politique pour garantir leur indépendance. Ce précédent a servi de fondement à l'indépendance de dizaines d'agences régulatrices pendant **90 ans**. **Trump v. Slaughter** pourrait le renverser.

*Je veux être honnête sur ce qui se joue ici. Ce n'est pas seulement une question sur Rebecca Kelly Slaughter ou la FTC. C'est une question sur si le président des États-Unis peut contrôler toute la machinerie régulatrice du gouvernement — banque centrale, SEC, NLRB, FCC, et des dizaines d'autres agences. Si Humphrey's Executor tombe, ça tombe pour tout le monde. Et ça change radicalement la nature du gouvernement américain.*

## Qui est Rebecca Kelly Slaughter et pourquoi Trump l'a-t-il licenciée ?

### Un profil de commissaire démocrate

**Rebecca Kelly Slaughter** a été nommée à la **FTC** par le président **Obama** et confirmée par le **Sénat**. Elle est connue pour ses positions fermes en matière de droit de la concurrence, notamment sur les **Big Tech**, et pour ses dissidences documentées contre les fusions que la Commission a approuvées sous des présidences républicaines. Son mandat courait jusqu'en **2026**. **Trump** l'a licenciée en **mars 2025** par simple notification, sans alléguer de faute. C'est précisément cette absence d'allégation de faute qui est au cœur du litige constitutionnel.

### La stratégie de présidentialisation de l'exécutif

Le licenciement de **Slaughter** n'était pas un acte isolé. Il s'inscrivait dans une stratégie systématique de l'administration **Trump** de reprendre le contrôle des agences indépendantes : licenciement de la gouverneure de la **Fed** **Lisa Cook**, tentatives de réduire les effectifs du **CFPB**, pression sur le **DOJ** et le **FBI**. L'argument central de cette stratégie est la **théorie de l'exécutif unitaire** : le président élu doit avoir un contrôle complet sur tout le pouvoir exécutif, sans îlots d'indépendance non démocratique.

*La théorie de l'exécutif unitaire a une certaine logique démocratique : le peuple élit un président, qui doit pouvoir mettre en œuvre sa vision. Mais les agences indépendantes ont été créées précisément parce que la régulation des marchés, de la banque, des communications — ne peut pas changer avec chaque élection sans créer une instabilité catastrophique. Les deux arguments sont sérieux. Ce qui décide entre eux, c'est la vision qu'on a de la démocratie elle-même.*

## La théorie de l'exécutif unitaire : comprendre l'argument de Trump

### Le fondement constitutionnel de la théorie

La **théorie de l'exécutif unitaire** s'appuie sur le texte de la **Constitution** : l'**Article II** dispose que **« le pouvoir exécutif est conféré à un président »**. Ses défenseurs — dont plusieurs juges nommés par des présidents républicains — soutiennent que ce texte implique que le président a l'autorité sur tous les agents exécutifs, et que les protections législatives contre le licenciement créent des entités exécutives inconstitutionnelles car non responsables devant le président élu. Cette théorie a gagné du terrain à la **Cour suprême** dans des décisions récentes comme **Seila Law v. CFPB** (2020).

### Les limites de la théorie

La théorie de l'exécutif unitaire a ses limites, même acceptées par ses défenseurs. Elle ne signifie pas nécessairement que le président peut licencier **tous** les fonctionnaires — les juges fédéraux, par exemple, bénéficient d'une inamovibilité constitutionnelle explicite. La question est de savoir si les membres de commissions multimembres comme la **FTC**, la **SEC** ou la **NLRB** peuvent être protégés par des statuts législatifs contre un licenciement présidentiel arbitraire, ou si ces statuts sont inconstitutionnels. C'est exactement ce que **Trump v. Slaughter** soulève.

*Je me méfie des théories constitutionnelles trop élégantes. La théorie de l'exécutif unitaire est intellectuellement cohérente — et elle peut justifier à peu près n'importe quelle prise de contrôle politique d'institutions régulatrices indépendantes. Quand une théorie juridique peut justifier n'importe quoi dans un sens, c'est le signe qu'elle manque de garde-fous. Et un système constitutionnel sans garde-fous n'est plus un système constitutionnel.*

## Les agences indépendantes en jeu : bien au-delà de la FTC

### Une liste longue et conséquente

Si **Humphrey's Executor** est renversé et que le président peut licencier à volonté les responsables d'agences indépendantes, les implications s'étendent loin au-delà de la **FTC**. Seraient potentiellement concernées : la **Securities and Exchange Commission** (**SEC**), la **Federal Communications Commission** (**FCC**), le **National Labor Relations Board** (**NLRB**), la **Federal Energy Regulatory Commission** (**FERC**), la **Federal Reserve** (**Fed**), la **Consumer Financial Protection Bureau** (**CFPB**) — et bien d'autres. Le contrôle présidentiel sur ces agences redessinerait fondamentalement la gouvernance économique américaine.

### Le cas particulier de la Federal Reserve

Un cas mérite une attention spéciale : la **Réserve fédérale**. Si le précédent **Humphrey's Executor** tombe, la **Fed** — dont l'indépendance est considérée comme un pilier de la crédibilité monétaire américaine — pourrait théoriquement être soumise au contrôle présidentiel direct. Les marchés financiers mondiaux seraient profondément perturbés par la perspective d'une **Fed** dont le président peut changer les membres à sa guise. C'est pourquoi certains analystes suggèrent que la **Cour suprême** pourrait traiter la **Fed** comme un cas spécial même si elle renverse partiellement **Humphrey's Executor**.

*L'indépendance de la Réserve fédérale n'est pas un luxe bureaucratique. C'est la base sur laquelle repose la confiance mondiale dans le dollar américain. Les investisseurs du monde entier — y compris nos alliés européens et asiatiques — savent que la Fed prend ses décisions sur des bases économiques, pas politiques. Si Trump peut licencier ses gouverneurs à volonté, cette confiance s'effondre. Et un dollar qui ne fait plus confiance, c'est un outil géopolitique américain qui disparaît.*

## Ce que les plaidoiries devant la Cour suprême ont révélé

### Six juges sceptiques envers Trump ?

Lors des plaidoiries de **janvier 2026** dans l'affaire **Trump v. Slaughter**, les observateurs ont noté que **six des neuf juges** semblaient sceptiques face à la position de l'administration **Trump** — ou du moins inconfortables avec l'idée d'un renversement total de **Humphrey's Executor**. Des juges normalement favorables à l'exécutif fort, comme **Kavanaugh** et potentiellement **Roberts**, ont posé des questions sur les conséquences pour la **Federal Reserve**. Ce scepticisme ne garantit pas une décision contre **Trump**, mais il suggère que la **Cour** pourrait rechercher une position plus nuancée.

### Les scénarios possibles

Plusieurs scénarios sont envisageables dans la décision de la **Cour suprême** sur **Trump v. Slaughter** : une décision renversant totalement **Humphrey's Executor** et donnant plein pouvoir au président ; une décision maintenant **Humphrey's Executor** dans son intégralité ; une décision établissant une distinction entre différents types d'agences (commissions multimembres vs. directeurs uniques) ; ou une décision laissant la **Fed** à part tout en permettant davantage de contrôle sur les autres agences. Ce dernier scénario nuancé est jugé le plus probable par de nombreux constitutionnalistes.

*Je ne sais pas comment la Cour va trancher. Personne ne le sait vraiment. Ce que je sais, c'est que si elle renverse Humphrey's Executor en totalité, les répercussions se feront sentir bien au-delà de la politique américaine. La crédibilité des institutions régulatrices américaines à l'étranger — et avec elle une partie du soft power américain — serait sérieusement entamée. Ce n'est pas une exagération. C'est une conséquence prévisible que les marchés ont déjà commencé à pricer.*

## Le contexte de Lisa Cook : une affaire parallèle

### Deux licenciements, une même question

L'affaire **Trump v. Slaughter** est intimement liée à une autre : **Trump v. Cook**, concernant le licenciement de la gouverneure de la **Fed** **Lisa Cook** en **août 2025**. Ces deux affaires soulèvent la même question constitutionnelle — le droit du président à licencier sans cause les responsables d'institutions financières et régulatrices indépendantes. La **Cour suprême** entend les deux dossiers simultanément, ce qui suggère qu'elle cherche une réponse unifiée qui pourrait créer des catégories : certaines agences protégées (la **Fed**), d'autres non (la **FTC**, le **NLRB**).

### Les enjeux financiers et institutionnels

Les frais légaux de **Lisa Cook** et de ses avocats pour défendre sa position ont dépassé **1,3 million de dollars** au **18 juin 2026**, selon le **Guardian**. Ce chiffre illustre un aspect méconnu de ces batailles constitutionnelles : les individus visés par des licenciements contestés doivent souvent assumer personnellement des coûts juridiques énormes pour faire valoir leurs droits. **Slaughter** est dans une situation similaire. Ces coûts personnels sont une forme de pression qui s'ajoute à la pression institutionnelle, et ils dissuadent potentiellement d'autres fonctionnaires de contester des licenciements illégaux à l'avenir.

*1,3 million de dollars en frais juridiques pour maintenir un poste auquel on a été légalement nommée. C'est le prix de la résistance institutionnelle dans l'Amérique de 2026. Je salue le courage de Lisa Cook et de Rebecca Kelly Slaughter qui ont choisi de se battre. Mais je trouve profondément troublant qu'exercer ses droits constitutionnels coûte aussi cher en temps, en argent et en stress personnel.*

## Les précédents partiels : Seila Law et Collins v. Yellen

### Des brèches déjà ouvertes dans Humphrey's Executor

La **Cour suprême** avait déjà commencé à éroder **Humphrey's Executor** avant **Trump v. Slaughter**. Dans **Seila Law v. CFPB** (**2020**), elle avait statué que le directeur unique du **CFPB** — contrairement aux membres d'une commission multimembre — pouvait être licencié librement par le président. Dans **Collins v. Yellen** (**2021**), elle avait appliqué le même raisonnement au directeur de la **Federal Housing Finance Agency** (**FHFA**). Ces deux décisions ont créé une distinction entre les **agences à directeur unique** et les **commissions multimembres** — une distinction que **Trump v. Slaughter** met maintenant à l'épreuve.

### La FTC comme commission multimembre : un cas différent ?

La **FTC** est précisément le type d'agence que **Seila Law** avait laissé de côté : une commission de **cinq membres** avec une composition bipartisane obligatoire, pas un directeur unique. **Humphrey's Executor** avait été décidé dans le contexte de la **FTC** elle-même — c'est la même institution. L'administration **Trump** demande à la **Cour suprême** de revenir sur la distinction qu'elle avait elle-même tracée et de dire que même les commissions multimembres peuvent être politisées par l'exécutif. C'est un saut doctrinal significatif même pour une cour conservatrice.

*Ce que je trouve intéressant dans Seila Law, c'est que même la Cour Roberts — qui avait été prête à érocher Humphrey's Executor — avait laissé les commissions multimembres de côté. C'était une ligne de compromis. Trump v. Slaughter teste si cette ligne tient encore. Je ne sais pas si elle tiendra, mais je sais que les marchés mondiaux regardent très attentivement ce que feront ces neuf juges.*

## Les alliances inattendues : qui défend Humphrey's Executor ?

### Des voix venues de toutes les couleurs politiques

Ce qui distingue le débat sur **Humphrey's Executor** de la plupart des confrontations politiques américaines de **2026**, c'est le caractère transpartisan des défenseurs du précédent. Outre les démocrates attendus, des économistes conservateurs, des anciens présidents de la **Fed** républicains, des juristes nommés par des présidents républicains, et même certains acteurs du monde financier habituellement proches de **Trump** ont plaidé pour le maintien de l'indépendance des institutions régulatrices. L'argument n'est pas idéologique — il est fonctionnel : un système de régulation politisé fonctionne moins bien qu'un système indépendant.

### L'amicus curiae de 45 anciens régulateurs

Un **amicus curiae** — mémoire d'intervenant — signé par **45 anciens présidents et membres** de commissions régulatrices indépendantes de droite et de gauche a été déposé devant la **Cour suprême** dans le cadre de l'affaire **Trump v. Slaughter**. Ces anciens régulateurs ont argumenté que l'indépendance politique des agences n'est pas une question d'idéologie mais d'efficacité régulatrice : les décisions de long terme sur les marchés financiers, les communications et la concurrence ne peuvent pas être prises sous la pression politique de cycles électoraux de **4 ans**.

*45 anciens régulateurs, républicains et démocrates confondus, qui plaident ensemble pour préserver l'indépendance institutionnelle — c'est un signal que je prends au sérieux. Ces gens ont vu de l'intérieur comment fonctionne la régulation. Quand ils disent unanimement que la politisation serait désastreuse, je les crois. Pas parce qu'ils sont partisans, mais précisément parce qu'ils ne le sont pas — ou du moins, ils se retrouvent sur un point qui transcende leurs différences politiques.*

## Conclusion : une décision qui redessinera le paysage institutionnel américain

### Ce que nous attendons de la Cour suprême

La décision de la **Cour suprême** dans **Trump v. Slaughter** — attendue avant la **fin juin 2026** ou début **juillet 2026** — sera l'une des décisions institutionnelles les plus importantes depuis des décennies. Si elle maintient **Humphrey's Executor**, les agences indépendantes conservent leur autonomie et le système de contrepouvoirs créé au **New Deal** est préservé. Si elle le renverse, même partiellement, c'est une transformation structurelle du gouvernement américain qui aura des effets pendant des générations.

### Un avertissement pour les démocraties alliées

Cette affaire ne concerne pas seulement les États-Unis. Les démocraties alliées — dont le **Canada** et les pays de l'**Union européenne** — ont construit leurs propres institutions de régulation indépendante en partie sur le modèle américain. Si la **Cour suprême** américaine valide la politisation des agences régulatrices par l'exécutif, cela envoie un signal aux gouvernements autoritaires du monde entier : la déconcentration du pouvoir dans des institutions indépendantes est une option, pas une obligation constitutionnelle. C'est un signal que les démocraties devraient refuser collectivement d'envoyer.

*Je regarde cette affaire et je vois quelque chose de plus large que le droit américain. Je vois une question fondamentale sur ce que nous voulons que nos sociétés soient : des démocraties où le pouvoir exécutif est contenu par des institutions indépendantes et des règles de droit, ou des systèmes où l'élu du moment contrôle tout. Ce n'est pas une question de gauche ou de droite. C'est une question de démocratie libérale vs. démocratie illibérale. Et la réponse de neuf juges américains aura des échos bien au-delà des frontières des États-Unis.*

**Signé Maxime Marquette, chroniqueur**

## Encadré de transparence du chroniqueur

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Je ne suis pas journaliste, mais **chroniqueur et analyste**. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. **Je prétends à la lucidité analytique**, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

### Méthodologie et sources

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Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

## Sources

### Sources primaires

- [WFMD — Trump's firing power faces twin Supreme Court tests — 18 juin 2026](https://www.wfmd.com/2026/06/18/trumps-firing-power-faces-twin-supreme-court-tests-but-one-agency-may-get-special-treatment/)

- [Bloomberg — Trump's firing power, could the Supreme Court overturn Humphrey's Executor — 24 juin 2026](https://www.bloomberg.com/news/articles/2026-06-24/trump-s-firing-power-could-the-supreme-court-overturn-humphrey-s-executor)

- [CNN — Supreme Court explosive final month — 3 juin 2026](https://www.cnn.com/2026/06/03/politics/supreme-court-explosive-final-month-birthright-cook-voting-tps)

### Sources secondaires

- [Newsmax — Donald Trump power, Supreme Court — 24 juin 2026](https://www.newsmax.com/politics/donald-trump-power-supreme-court/2026/06/24/id/1260707)

- [NPR — Supreme Court major cases left 2026 — 9 juin 2026](https://www.npr.org/2026/06/09/nx-s1-5847967/supreme-court-major-cases-left-2026)

- [Straits Times — Trump's power takes center stage in Supreme Court's home stretch — 2026](https://www.straitstimes.com/world/trumps-power-takes-center-stage-in-us-supreme-courts-home-stretch)

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Source : Maxime Marquette, MadMax. Pour citer ce texte, nommer l’auteur et lier https://mad-max.co/fr/article/decryptage-trump-v-slaughter-peut-on-limoger-les-chefs-d-agences-independantes-a
