# DÉCRYPTAGE : La BCE laisse ses taux à 2,25 % et prépare le terrain pour septembre

> La Banque centrale européenne a maintenu son taux de facilité de dépôt inchangé à 2,25 % le 23 juillet 2026, selon Xinhua citant la BCE.

- Auteur: Maxime Marquette
- Publication: MadMax (https://mad-max.co)
- Rubrique: Analyse
- Publié: 2026-07-29
- Adresse à citer: https://mad-max.co/fr/article/decryptage-la-bce-laisse-ses-taux-a-2-25-et-prepare-le-terrain-pour-septembre

La **Banque centrale européenne** a maintenu son **taux de facilité de dépôt** inchangé à **2,25 %** le 23 juillet 2026, selon **Xinhua** citant la BCE. Le taux de refinancement principal reste à **2,40 %**, le taux de prêt marginal à **2,65 %**. La décision a été prise à l'**unanimité** par le Conseil des gouverneurs. *Une unanimité sur un statu quo n'est jamais un aveu de confort ; c'est souvent l'aveu qu'aucune option meilleure ne s'est présentée.*

Cette décision de **pause** fait suite à la première **hausse de taux** de la BCE depuis **septembre 2023**, un relèvement de **25 points de base** décidé en juin 2026. La présidente **Christine Lagarde** a affirmé en conférence de presse que le Conseil a examiné toutes les données disponibles avant de statuer, et qu'il reste « particulièrement attentif à tout risque d'effets de second tour » sur l'inflation.

Ce texte documente cette décision du 23 juillet à partir des **communiqués officiels** de la BCE, des déclarations attribuées à **Lagarde** et au président de la **Bundesbank Joachim Nagel**, et du contexte macroéconomique immédiat : une **inflation zone euro** à 2,8 % en juin, un **choc pétrolier** documenté au 28 juillet, et une **Fed américaine** qui délibère en parallèle sur son propre calendrier de taux.

## Le communiqué du 23 juillet, phrase par phrase

### Un statu quo à l'unanimité, un signal en soi

Selon **Xinhua**, la décision de maintenir les trois taux directeurs inchangés a été prise à l'**unanimité** par le Conseil des gouverneurs de la BCE. Ce n'est pas un détail procédural : une décision unanime sur un statu quo, après une hausse en juin, signale que l'institution ne voit pas, à ce stade, de raison suffisante pour accélérer ni pour ralentir sa trajectoire.

Le **taux de facilité de dépôt** demeure à **2,25 %**, le **taux de refinancement principal** à **2,40 %**, et le **taux de prêt marginal** à **2,65 %**. Ces trois chiffres, gelés depuis la hausse de juin, forment le socle sur lequel les marchés européens bâtissent leurs anticipations jusqu'à la prochaine réunion.

### Ce que Lagarde a dit, et ce qu'elle n'a pas dit

**Christine Lagarde** a déclaré que « [nous serons] particulièrement attentifs à tout risque d'effets de second tour » sur l'inflation, et que « avec la décision d'aujourd'hui, le Conseil des gouverneurs reste bien positionné pour naviguer dans l'incertitude causée par le conflit ». Ces deux phrases, prononcées le même jour, dessinent une posture de **vigilance active** plutôt que de passivité.

Lagarde n'a, selon les sources disponibles, avancé aucun engagement chiffré sur la trajectoire de septembre. **La prudence verbale de la présidente n'est pas un hasard de style ; c'est une politique en soi.**

## Juin 2026, la hausse qui a tout changé

### 25 points de base, la première depuis trois ans

La hausse de **25 points de base** décidée en juin 2026 marquait la première hausse de taux de la BCE depuis **septembre 2023**. Ce virage, après plusieurs années de cycle baissier ou stable, s'est produit dans un contexte de reprise de l'inflation énergétique liée au conflit au Moyen-Orient, documentée plus loin dans ce texte.

Le maintien du 23 juillet doit donc se lire comme une **pause après un virage**, pas comme un retour à une politique accommodante. *Relever puis geler n'est pas hésiter ; c'est vérifier que le premier geste a produit l'effet voulu avant d'en tenter un second.*

### Ce que cette première hausse en trois ans signale sur le fond

Après des années où la **désinflation** dominait le débat européen, ce retour à une posture de resserrement, même limité, traduit un changement de priorité au sein du Conseil des gouverneurs. Le risque n'est plus perçu comme purement descendant.

Ce changement de cadre explique aussi pourquoi la BCE a choisi l'unanimité plutôt qu'un compromis fragile pour sa décision de juillet : une institution qui vient de changer de direction a besoin de cohésion visible pour être crédible.

## L'inflation de la zone euro, la donnée qui justifie la pause

### 2,8 % en juin, un ralentissement confirmé

L'**inflation annuelle** de la zone euro s'est établie à **2,8 %** en juin 2026, contre **3,2 %** en mai, selon **Eurostat**. L'inflation **sous-jacente**, hors énergie et alimentation, est passée de **2,6 %** à **2,4 %** sur la même période. Ces deux replis simultanés donnent à la BCE une marge de manœuvre pour justifier son statu quo du 23 juillet.

L'inflation **énergétique** est passée de **10,8 %** à **8,5 %**, celle des **services** de **3,5 %** à **3,2 %**. Chaque composante recule, mais aucune ne s'effondre. **Un ralentissement partout, une victoire nulle part encore.**

### Des écarts nationaux qui compliquent une politique unique

Par pays, en juin 2026 : l'**Allemagne** affiche **2,4 %**, la **France** **2 %**, l'**Italie** **3 %**, et l'**Espagne** **3,6 %**. Cet écart de **1,6 point** entre la France et l'Espagne illustre la difficulté structurelle d'une politique monétaire unique appliquée à des économies dont les trajectoires inflationnistes divergent.

La BCE ne peut fixer qu'un seul taux pour dix-neuf économies aux réalités différentes. *Un taux unique n'a jamais promis de convenir également à tout le monde ; il promet seulement de convenir suffisamment à l'ensemble.*

## Le rendez-vous du 10 septembre, déjà sur toutes les lèvres

### Nagel appelle à l'analyse avant de trancher

Le président de la **Bundesbank**, **Joachim Nagel**, a déclaré le 24 juillet 2026 que la BCE est bien placée pour répondre à la **flambée des prix de l'énergie** et devrait analyser les données avant sa prochaine réunion, fixée au **10 septembre 2026**. Cette déclaration, venant du représentant de la plus importante banque centrale nationale de la zone euro, pèse lourd dans la lecture du calendrier à venir.

Nagel n'a pas annoncé de décision. Il a demandé du temps. **La différence entre les deux n'est pas mineure.**

### Le marché anticipe déjà une hausse, sans certitude

Le marché considère la réunion de **septembre 2026** comme le moment le plus probable d'une nouvelle hausse de taux, en raison du **choc pétrolier** lié au conflit au Moyen-Orient. Cette anticipation reste non confirmée par la BCE elle-même, et ne constitue à ce stade qu'une **lecture de marché**, pas une annonce institutionnelle.

Selon **Antonella Manganelli**, CEO de Payden & Rygel Global SIM, la BCE a « confirmé une approche prudente et entièrement dépendante des données, dans un contexte d'inflation encore supérieure à la cible ». *Dépendre des données, c'est refuser de promettre aujourd'hui ce qu'on ne pourra peut-être pas tenir en septembre.*

## Le choc pétrolier qui menace la trajectoire désinflationniste

### Le Brent chute de plus de 5 % le jour même de la publication

Le 28 juillet 2026, le **Brent** a perdu **4,61 USD**, soit **-5,2 %**, tombant à **83,75 USD** le baril, selon **Qatar News Agency**. Le **WTI** a reculé de **4,06 USD**, soit **-4,9 %**, à **78,55 USD**. Ce recul survient après la suspension par les États-Unis de leurs frappes sur l'Iran pour une troisième nuit consécutive, selon l'économiste **John Oh** de la Commonwealth Bank of Australia.

Une détente pétrolière de cette ampleur, si elle se maintient, pourrait alléger la composante énergétique de l'inflation européenne dès les prochains relevés. **Mais un recul d'une séance ne fait pas une tendance**, et la BCE le sait mieux que quiconque après avoir vécu l'inverse quelques semaines plus tôt.

### Les exportations d'Ormuz, la variable qui inquiète encore

Les exportations via le **détroit d'Ormuz** sont tombées à **2,9 millions de barils/jour** contre **5,9 millions** la semaine précédente ; les flux du Golfe persique sont à **41 %** de leur niveau d'avant-guerre. Un sondage **Reuters** a doublé sa prévision de **déficit pétrolier mondial 2026** à **1,5 million de barils/jour**, contre un surplus prévu avant-guerre de **1,63 million de barils**.

C'est précisément ce type de choc d'approvisionnement, susceptible de se reproduire, que Nagel évoquait en demandant du temps avant septembre. *Une prime de risque géopolitique peut disparaître en une nuit et revenir dans la nuit suivante ; aucune banque centrale ne peut planifier sur cette base seule.*

## L'OPEP+ et la mécanique de l'offre mondiale

### Une hausse de production qui pèse sur les prix

L'**OPEP+** a décidé d'augmenter sa production de **188 000 barils/jour** à compter d'août 2026, selon **Reuters**. La production totale de l'OPEP+ en juin 2026 s'élevait à **36,28 millions de barils/jour**, contre environ **43 millions** avant la guerre. La prochaine réunion de l'organisation est fixée au **2 août 2026**.

Cette anticipation d'une offre plus abondante, combinée à la réduction de la prime de risque géopolitique, explique une large part de la chute des prix du 28 juillet. **L'offre remonte lentement. La prime de peur, elle, peut s'effondrer d'un coup.**

### Ce que cette dynamique signifie pour la BCE de septembre

Si la tendance baissière du pétrole se confirme dans les prochaines semaines, la BCE pourrait aborder sa réunion de septembre avec une **pression énergétique atténuée** par rapport à celle qui a motivé la hausse de juin. Rien, dans les sources disponibles, ne permet d'affirmer que ce scénario se matérialisera avec certitude.

La volatilité du marché pétrolier documentée pour la seule journée du 28 juillet — avec des écarts de mesure entre **QNA**, **Fortune** et **CruxInvestor** — illustre à quel point ce paramètre reste instable d'une semaine à l'autre.

## La Fed américaine, un calendrier parallèle et distinct

### Une réunion FOMC qui se joue au même moment

Alors que la BCE vient de figer ses taux, la **Réserve fédérale américaine** se réunit les 28 et 29 juillet 2026, avec une décision attendue le mercredi à **14h00 ET**. La fourchette cible reste, à l'entrée de cette réunion, à **3,50 %-3,75 %**. Ces deux calendriers, européen et américain, ne sont pas coordonnés de façon explicite, mais ils s'observent mutuellement.

Selon **CaixaBank Research**, le marché price une probabilité de hausse de taux « proche de **40 %** » pour la décision américaine du lendemain, un chiffre qui contredit l'image d'un statu quo quasi acquis outre-Atlantique. *Deux banques centrales peuvent affronter le même choc pétrolier et y répondre à des rythmes complètement différents.*

### Un CPI américain qui complique la comparaison

Le **CPI américain** a chuté de **0,4 %** en juin, la plus forte baisse mensuelle depuis avril 2020, ramenant le taux annuel à **3,5 %**, contre **4,2 %** en mai. Ce chiffre, nettement supérieur au **2,8 %** européen, montre que les deux zones ne partent pas du même point de départ inflationniste, même si elles font face au même choc pétrolier d'origine.

Le rapport de politique monétaire de la Fed du 10 juillet évoque même une **inflation PCE** de **4,1 %**, un chiffre encore plus éloigné du niveau européen. **L'écart transatlantique ne se referme pas ; il se documente, réunion après réunion.**

## Les marchés obligataires et le crédit européen

### Un statu quo qui rassure sans enthousiasmer

Un maintien des taux directeurs à l'unanimité, sans surprise ni changement de discours majeur, tend à stabiliser les marchés obligataires européens plutôt qu'à les faire bouger fortement. Les investisseurs qui avaient anticipé la hausse de juin n'ont, selon les éléments disponibles, pas eu à revoir leurs positions de façon significative après le 23 juillet.

Ce type de décision « sans surprise » est souvent le signe d'une communication institutionnelle réussie : le marché savait déjà, avant l'annonce, ce que la BCE allait décider. **La prévisibilité, en politique monétaire, est elle-même une forme de stabilité.** *Un marché qui ne bouge pas après une annonce vient de recevoir la meilleure preuve que l'annonce avait déjà été comprise à l'avance.*

### Le coût du crédit pour les ménages et les entreprises européennes

Un **taux de refinancement principal** à **2,40 %**, stable depuis juin, continue de fixer le coût de base auquel les banques commerciales européennes se financent, avant de répercuter ce coût sur les prêts aux ménages et aux entreprises. Ce niveau, historiquement modéré par rapport aux pics des années précédentes, reste néanmoins supérieur à celui observé avant le cycle de hausses entamé les années précédentes.

Toute nouvelle hausse en septembre se répercuterait mécaniquement sur ce coût du crédit, avec un décalage de plusieurs semaines à plusieurs mois selon les canaux bancaires nationaux. *Un taux directeur gelé à Francfort finit toujours, quelques mois plus tard, par se lire sur un relevé de compte à Lisbonne ou à Helsinki.*

## Les tarifs américains, un facteur externe pour l'Europe

### Des droits de douane qui touchent aussi les partenaires européens

L'administration américaine a imposé de nouveaux **tarifs de 10 % et 12,5 %** à soixante partenaires commerciaux, effectifs depuis le 24 juillet 2026, selon **Reuters**. L'**Union européenne** figure parmi les zones dont les tarifs combinés atteignent un total de **10 à 12,5 %** avec les taux préexistants. Ces droits couvrent **99,4 %** des importations américaines.

Cette pression commerciale externe s'ajoute, pour la zone euro, au choc énergétique déjà documenté. *Une économie qui absorbe en même temps un choc pétrolier et un choc tarifaire n'a pas besoin d'un troisième problème pour sentir la pression monter.*

### Ce que cela signifie pour la croissance et donc pour la BCE

Une pression tarifaire supplémentaire sur les exportations européennes vers les États-Unis pourrait, à terme, peser sur la **croissance** de la zone euro, un paramètre que la BCE doit mettre en balance avec son objectif de stabilité des prix. Rien dans les sources disponibles ne permet de chiffrer précisément cet impact pour la réunion de septembre.

Cette incertitude commerciale s'ajoute donc à l'incertitude énergétique dans l'équation que le Conseil des gouverneurs devra résoudre avant sa prochaine décision.

## Les terres rares chinoises, une pression industrielle additionnelle

### Quatorze entités européennes visées par des contrôles à l'export

La **Chine** a ajouté quatorze entités européennes, dont le groupe de défense allemand **Rheinmetall**, à sa liste de contrôle des exportations le 24 juillet 2026, selon **S&P Global Commodity Tracker**, refusant les permis d'exportation pour des matériaux à double usage incluant le **gallium**, le **germanium** et le **graphite**. Cette décision touche directement des industries européennes stratégiques.

Selon l'**Agence internationale de l'énergie**, une mise en œuvre complète des contrôles chinois sur les terres rares pourrait mettre en péril **6,5 billions USD** de production industrielle en aval à l'échelle mondiale, dont une part significative en Europe. **Un contrôle à l'export loin de Francfort peut peser, malgré tout, sur les décisions prises à Francfort.**

### Une pression indirecte sur l'inflation industrielle

Si ces restrictions se traduisent par une hausse du coût des intrants industriels européens, elles pourraient alimenter une **inflation importée** distincte du choc pétrolier, mais tout aussi difficile à absorber pour des secteurs comme l'automobile ou la défense. *L'inflation ne vient jamais d'une seule source à la fois ; elle s'additionne, discrètement, jusqu'à devenir visible dans les statistiques.*

La BCE devra, en septembre, intégrer cette variable supplémentaire à une équation déjà chargée par le pétrole et les tarifs américains.

## Ce que les analystes de marché retiennent de cette pause

### Une approche qualifiée de prudente par les gestionnaires d'actifs

Selon **Antonella Manganelli**, la BCE a confirmé une approche « entièrement dépendante des données », formule qui résume l'attitude générale de l'institution depuis le début de l'année 2026. Cette dépendance aux données signifie que chaque publication future — inflation, emploi, pétrole — pourra faire basculer la décision de septembre dans un sens ou dans l'autre.

Aucun gestionnaire cité dans les sources disponibles n'avance de certitude sur l'issue de la réunion du 10 septembre. **L'unanimité sur juillet ne garantit rien sur septembre.** *Un consensus d'analystes n'a jamais empêché une banque centrale de surprendre tout le monde le jour venu.*

### L'estimation flash de juillet, prochain jalon avant septembre

La prochaine estimation flash de l'inflation zone euro pour **juillet 2026** est prévue le **31 juillet 2026**, soit trois jours après la rédaction de ce texte. Ce chiffre, encore non publié au moment de cette analyse, constituera le premier signal officiel post-choc pétrolier du 28 juillet, avant même la réunion de septembre.

Ce rendez-vous du 31 juillet mérite d'être suivi avec la même attention que la décision du 23 juillet elle-même, puisqu'il conditionnera une large partie du débat qui précédera la réunion de septembre.

## L'or et les cryptoactifs, baromètres parallèles de l'incertitude

### L'or résiste près de 4 100 USD malgré le rebond des actifs risqués

Selon **Crypto News Digest**, l'or se négociait à **4 098 USD/once** le 27 juillet 2026, en hausse de **0,95 %**, se maintenant près de **4 100 USD** même alors que les actions et les cryptoactifs rebondissaient. Cette résilience du métal précieux traduit une **prudence persistante** chez une partie des investisseurs, malgré l'apparent apaisement du risque géopolitique documenté au 28 juillet.

Ce chiffre provient de sources secondaires moins robustes qu'un standard de premier rang comme une bourse officielle des métaux, une limite qu'il convient de signaler explicitement plutôt que de la dissimuler derrière une fausse précision.

### Le Bitcoin recule avant la décision de la Fed

Selon **Fortune**, le **Bitcoin** s'échangeait à **63 408,41 USD** le 28 juillet 2026, en baisse de **1 950,51 USD** par rapport à la matinée précédente. Ce recul, à quelques heures de la décision du FOMC américain, s'inscrit dans le même climat de **nervosité** qui traverse les marchés européens et américains simultanément. *Un métal ancien et une monnaie numérique peuvent, le même jour, raconter la même histoire de prudence face à l'incertitude des banques centrales.*

## Ce que cette décision change concrètement, dès maintenant

### Aucun changement immédiat pour les taux des prêts européens

Le maintien du 23 juillet signifie qu'aucun changement immédiat n'affecte le coût des **crédits hypothécaires** ou des **prêts aux entreprises** dans la zone euro. Les taux restent fixés au niveau atteint après la hausse de juin, sans mouvement supplémentaire avant, au minimum, la réunion du 10 septembre.

Pour les épargnants, les taux de rémunération liés au taux de dépôt restent également stables. **Le statu quo se traduit, pour l'instant, par une stabilité vécue plutôt que par un changement ressenti.** *Ne rien changer aujourd'hui, c'est aussi décider de ne pas surprendre les gens qui remboursent un prêt ce mois-ci.*

### Une fenêtre d'observation de six semaines avant la prochaine décision

Entre le 23 juillet et le 10 septembre s'ouvre une fenêtre d'environ six semaines durant laquelle plusieurs publications majeures — l'estimation flash du 31 juillet, la décision de la Fed du 29 juillet, et l'évolution du marché pétrolier — viendront alimenter le débat interne du Conseil des gouverneurs. *Six semaines, en politique monétaire, suffisent parfois à transformer une certitude de marché en surprise institutionnelle.*

Rien ne garantit, à ce stade, quel scénario prévaudra le 10 septembre.

La **BCE** a choisi, le 23 juillet 2026, la **continuité** plutôt que le mouvement : taux de dépôt gelé à **2,25 %**, décision unanime, discours de vigilance sans engagement chiffré. Cette pause survient dans un contexte où l'inflation de la zone euro recule à **2,8 %**, où le pétrole a chuté de plus de **5 %** le jour même de la publication de ce texte, et où la Fed américaine délibère en parallèle sur un calendrier distinct mais observé de près par Francfort.

Aucun élément disponible ne permet d'affirmer avec certitude ce que décidera le Conseil des gouverneurs le **10 septembre**. Ce que l'on peut affirmer, c'est que **Christine Lagarde** et **Joachim Nagel** ont, chacun à sa façon, préparé le terrain pour une décision qui dépendra entièrement des données publiées entre-temps. *Une banque centrale qui refuse de promettre n'esquive pas sa responsabilité ; elle refuse simplement de mentir sur ce qu'elle ne sait pas encore.*

**Signé Maxime Marquette, chroniqueur**

## Encadré de transparence du chroniqueur

### Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais **chroniqueur et analyste**. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. **Je prétends à la lucidité analytique**, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

### Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre **faits vérifiés et analyses interprétatives**. La règle de méthode est constante : une information factuelle n'est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous **Sources**, jamais ici.

**Familles de sources primaires** retenues par la publication, quand le dossier en comporte : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d'organisations intergouvernementales, dépêches d'agences de presse internationales reconnues.

**Familles de sources secondaires** : publications spécialisées, médias d'information reconnus internationalement, analyses d'institutions de recherche établies, rapports d'organisations sectorielles.

Quand un article cite des données statistiques, économiques ou géopolitiques, elles proviennent d'institutions productrices de données (organisations intergouvernementales, banques centrales, instituts statistiques nationaux), et l'institution exacte est nommée sous **Sources**.

### Nature de l'analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une **synthèse critique et contextuelle** basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d'experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

## Sources

### Sources primaires

- [Banque centrale européenne — Site officiel et communiqués de politique monétaire — 23 juillet 2026](https://www.ecb.europa.eu/home/html/index.en.html)

- [Xinhua — La BCE maintient ses taux inchangés — 24 juillet 2026](https://english.news.cn/europe/20260724/43d74342df1442de9e34bf438d21fb47/c.html)

- [Eurostat — Inflation annuelle de la zone euro à 2,8 % en juin 2026 — 17 juillet 2026](https://ec.europa.eu/eurostat/web/products-euro-indicators/w/2-17072026-ap)

### Sources secondaires

- [WHBL (Reuters) — La BCE bien placée pour répondre au choc des prix de l'énergie, selon Nagel — 24 juillet 2026](https://whbl.com/2026/07/24/ecb-in-good-position-to-respond-to-energy-price-shock-nagel-says/)

- [Financial Investigator — Payden & Rygel : la BCE maintient une position prudente — 24 juillet 2026](https://www.financialinvestigator.is/news-detail-page/2026/07/24/payden-rygel-ecb-maintains-cautious-stance)

- [Qatar News Agency — Les prix du pétrole chutent, le Brent sous 84 USD — 28 juillet 2026](https://qna.org.qa/en/news/news-details?id=oil-prices-tumble-as-brent-slips-below-84-a-barrel&date=28/07/2026)

- [Reuters — Nouveaux tarifs américains sur soixante partenaires commerciaux — 24 juillet 2026](https://www.reuters.com/world/us/trump-imposes-forced-labor-duties-60-trading-partners-as-10-us-tariffs-expire-2026-07-24/)

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Source : Maxime Marquette, MadMax. Pour citer ce texte, nommer l’auteur et lier https://mad-max.co/fr/article/decryptage-la-bce-laisse-ses-taux-a-2-25-et-prepare-le-terrain-pour-septembre
