# DÉCRYPTAGE : L'Ukraine privée de ses ports pour le fret, le blé paie l'addition

> L'Ukraine aurait perdu, au moins temporairement, la capacité d'utiliser certains de ses ports maritimes pour le transport de marchandises, selon les informations disponibles pour la journée du 24 juillet 2026.

- Auteur: Maxime Marquette
- Publication: MadMax (https://mad-max.co)
- Rubrique: Analyse
- Publié: 2026-07-25
- Adresse à citer: https://mad-max.co/fr/article/decryptage-l-ukraine-privee-de-ses-ports-pour-le-fret-le-ble-paie-l-addition

## Introduction

L'Ukraine aurait perdu, au moins temporairement, la capacité d'utiliser certains de ses ports maritimes pour le transport de marchandises, selon les informations disponibles pour la journée du 24 juillet 2026. Cette conséquence directe fait suite à une frappe russe revendiquée dans la nuit contre trois ports — **Odessa**, **Mykolaïv** et **Izmaïl** — présentée par le ministère russe de la Défense comme visant des réservoirs de carburant, un dock flottant et un **cargo** en cours de déchargement. *Un port qui ne peut plus charger n'est plus un port. C'est une enseigne.*

Cette même journée a été marquée par une série de frappes russes ailleurs sur le territoire ukrainien, dont une **attaque** meurtrière près de **Kiev** ayant fait 10 morts et environ 100 blessés selon le procureur général Ruslan Kravchenko, ainsi que des bombardements sur Sloviansk, Zaporijia, Kharkiv et Tchernihiv. Ce contexte plus large situe la **pression** sur les **ports** dans une intensité générale de frappes plutôt que dans un épisode isolé.

Ce texte est un décryptage économique, pas un reportage : il examine ce que signifie, concrètement, pour l'**agriculture** ukrainienne et pour le commerce mondial du grain, une perte d'accès — même partielle et non entièrement confirmée — aux **ports** de la **mer Noire** et du **Danube**.

## Le mécanisme d'une perte d'accès maritime

### Des armateurs qui suspendent leurs escales par prudence

Selon les informations rapportées le 24 juillet, des **armateurs** suspendraient leurs escales dans les **ports** touchés, une décision qui n'exige aucune confirmation indépendante du **bilan** matériel pour être prise. Le simple **risque** perçu suffit à modifier le comportement commercial. Un armateur ne prend pas ce risque à la légère.

Cette suspension, si elle se prolonge, entraverait les ventes agricoles ukrainiennes selon les mêmes informations. Le mécanisme est simple : sans navire disponible pour charger, le grain reste au **silo**, et un **silo** plein ne rapporte rien à l'agriculteur qui l'a rempli.

### Une dépendance structurelle depuis 2022

L'Ukraine dépend structurellement de ses ports de la **mer Noire** et du **Danube** pour exporter ses **céréales** depuis le début de l'invasion en 2022, l'accès par voie terrestre vers l'Europe restant limité en volume par rapport au transport maritime. Cette dépendance rend chaque **frappe** portuaire disproportionnellement coûteuse pour l'économie agricole du pays.

Cette vulnérabilité structurelle n'est pas nouvelle, mais elle demeure entière trois ans après le début du conflit, malgré les efforts de diversification vers le **Danube** et les corridors terrestres européens. *Trois ans de **guerre** n'ont pas donné à l'Ukraine un second accès à la mer.*

## Le rôle central d'Izmaïl dans cette équation

### Un port de repli devenu cible prioritaire

**Izmaïl**, sur le **Danube**, a pris une importance stratégique croissante à mesure que d'autres ports ukrainiens perdaient en capacité d'usage sous la pression des frappes russes répétées. Le ministère russe de la Défense affirme avoir touché à cet endroit des installations de déchargement et de stockage, incluant des **drones marins**, ainsi qu'un **dock flottant**. *Frapper le port de repli, c'est fermer la dernière porte avant de fermer la maison.*

Cette **frappe**, si elle se confirme dans son ampleur annoncée, réduirait davantage les options logistiques déjà limitées de l'Ukraine pour écouler ses **céréales** vers les marchés internationaux via le fleuve.

### Le Danube, artère fluviale sous pression croissante

Le **Danube** constitue depuis plusieurs mois une artère de contournement essentielle pour le commerce ukrainien, notamment depuis l'effondrement de l'accord céréalier de 2023 qui garantissait auparavant un couloir sécurisé en **mer Noire**. Cette artère fluviale, moins vulnérable en théorie qu'une route maritime ouverte, n'est cependant pas à l'abri des frappes russes, comme le montre la **revendication** du 24 juillet.

Cette réalité rappelle qu'aucune route de contournement n'est définitivement sûre dans ce conflit. Chaque alternative développée devient, tôt ou tard, une cible identifiée.

## Ce que cela signifie pour les prix mondiaux du grain

### Un marché mondial sensible à chaque signal ukrainien

Les marchés mondiaux des **céréales** réagissent historiquement avec sensibilité à toute perturbation de l'approvisionnement ukrainien, le pays figurant parmi les plus grands exportateurs mondiaux de **blé** et de maïs avant la **guerre**. Une suspension d'escales, même temporaire et non entièrement confirmée dans son ampleur, peut suffire à modifier les anticipations de prix sur les marchés à terme.

Aucun chiffre précis de variation de prix n'est disponible pour cette date spécifique dans les sources consultées, et il serait irresponsable d'en inventer un. Ce que l'on peut affirmer, c'est que le mécanisme de transmission entre **frappe** portuaire et prix mondial est documenté depuis le début de la **guerre**.

### Les agriculteurs ukrainiens, premiers à encaisser

Avant que le consommateur final ne ressente une variation de prix, ce sont les **producteurs** agricoles ukrainiens eux-mêmes qui encaissent le premier choc : un grain qui ne peut être exporté immédiatement doit être stocké plus longtemps, à un coût supplémentaire, ou vendu à rabais sur un marché intérieur déjà saturé. *Le **blé** ne pourrit pas tout de suite. Le compte en banque du producteur, lui, s'épuise plus vite.*

Cette réalité économique locale, moins visible dans les communiqués militaires que dans les bilans comptables des exploitations agricoles, constitue l'un des effets les plus durables de ce type de **frappe** portuaire.

## La dimension des sanctions et du contournement

### Le 21e paquet de sanctions européen, un contexte parallèle

Cette pression sur les **ports** ukrainiens survient au lendemain de l'adoption, le 23 juillet, du 21e paquet de **sanctions** de l'Union européenne contre la Russie, décrit par la haute représentante Kaja Kallas comme le plus vaste depuis quatre ans, visant 218 personnes et entités ainsi que plus de 40 navires de la flotte fantôme. Ce paquet ne cible pas directement l'**agriculture**, mais il redessine le cadre économique global dans lequel s'inscrit cette **guerre** commerciale parallèle.

La réponse chinoise, des restrictions à l'**exportation** contre 14 entreprises européennes dont Rheinmetall, illustre que cette **guerre** économique se joue désormais sur plusieurs continents simultanément, bien au-delà du seul théâtre agricole ukrainien. *Une sanction votée à Bruxelles se ressent à Pékin le lendemain.*

### Le trou géorgien, une faille documentée par la recherche indépendante

Une étude du Centre de recherche sur l'énergie et l'air pur (CREA) révèle que les **ports** géorgiens de Koulevi et Batoumi ont exporté pour 1,2 milliard d'euros de carburants raffinés suspectés de contenir du pétrole russe vers l'Union européenne et le Royaume-Uni entre février 2023 et février 2026. Cette faille dans le régime de **sanctions** n'a rien à voir directement avec l'**agriculture**, mais elle illustre la difficulté générale à colmater toutes les brèches d'un système de **sanctions** face à un acteur déterminé à les contourner.

Cette même logique de contournement pourrait, selon plusieurs analystes, s'appliquer si l'Ukraine tentait de développer des routes alternatives pour ses **céréales** via des pays tiers non directement visés par les frappes.

## La réponse ukrainienne en mer, un contrepoids partiel

### Une campagne de frappes navales revendiquée à grande échelle

Pendant que **Moscou** revendique des frappes sur trois ports ukrainiens, **Kiev** affiche de son côté un décompte cumulatif de plus de 180 navires russes touchés depuis le début de sa campagne de **drones marins** en **mer Noire** et en mer d'Azov. Ce chiffre, comme celui avancé par Moscou, provient d'une partie au conflit et ne peut être vérifié de façon indépendante.

Cette campagne navale ukrainienne, bien qu'impressionnante en volume revendiqué, ne résout pas directement le problème de l'accès portuaire pour l'**exportation** céréalière : frapper des navires russes ne rouvre pas automatiquement une route commerciale pour les **céréales** ukrainiennes.

### Une asymétrie entre guerre offensive et besoin défensif

Cette asymétrie entre une **stratégie** navale offensive efficace et un besoin défensif persistant de protéger les propres **ports** ukrainiens illustre une tension stratégique documentée depuis plusieurs mois. *Gagner en mer ne suffit pas si le **port** reste fermé à quai.*

Cette tension pourrait expliquer, en partie, pourquoi les autorités ukrainiennes continuent de chercher des routes de contournement terrestres via l'Union européenne, malgré leur coût et leur **capacité** limitée par rapport au transport maritime.

## Le contexte diplomatique, une variable indirecte

### Washington fixe un calendrier, sans effet immédiat sur les ports

Une rencontre entre le président ukrainien Volodymyr **Zelensky** et le président américain Donald **Trump** est prévue le 28 juillet à la Maison-Blanche, selon la présidence américaine. Cette rencontre, aussi importante soit-elle pour l'avenir des livraisons d'armes et du soutien occidental, n'a produit, au 24 juillet, aucun changement opérationnel visible sur la **capacité** portuaire ukrainienne.

Le Sénat américain doit voter la semaine suivante des **sanctions** bipartisanes contre la Russie, un geste politique qui pourrait, à terme, renforcer la **pression** économique sur **Moscou** sans pour autant rouvrir immédiatement un **port** fermé.

### Moscou ferme la porte aux négociations tant que Kiev frappe

Des sources proches du **Kremlin** indiquent que le président russe Vladimir **Poutine** intensifierait l'offensive et refuserait des négociations tant que l'Ukraine continue de frapper le territoire russe, selon des propos rapportés le 24 juillet. Cette rigidité déclarée maintient un climat d'incertitude qui n'incite pas les **armateurs** à reprendre rapidement leurs escales dans les **ports** ukrainiens.

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï **Lavrov** a affirmé préférer une solution diplomatique tout en imposant ses objectifs « en toutes circonstances », une formulation qui laisse peu de place à un apaisement rapide de la situation portuaire. *Une porte entrouverte sous condition n'est pas une porte ouverte.*

## Ce que les sources ne permettent pas encore d'affirmer

### L'ampleur exacte de la perte de capacité reste incertaine

Aucune source consultée pour cette analyse ne fournit de chiffre précis sur la proportion exacte de la **capacité** portuaire ukrainienne effectivement perdue à la suite de cette **frappe** du 24 juillet. Les formulations disponibles restent générales : une capacité affectée, des **armateurs** qui suspendent, un secteur agricole qui encaisse, sans quantification précise et vérifiée.

Cette absence de précision chiffrée n'est pas un défaut de cette analyse, mais un reflet honnête de l'état actuel de l'information disponible. Inventer un pourcentage précis serait une faute méthodologique grave.

### La durée de cette perturbation demeure une inconnue

Rien dans les sources disponibles ne permet d'affirmer si cette perturbation d'accès portuaire durera quelques jours, plusieurs semaines, ou marquera un changement plus durable dans la disponibilité des routes d'**exportation** ukrainiennes. *Une **frappe** se mesure en heures. Ses conséquences économiques, elles, se mesurent en mois.*

Cette **incertitude** temporelle constitue, en elle-même, une information : elle illustre la difficulté à planifier une activité économique aussi essentielle que l'**exportation** agricole dans un contexte de **guerre** prolongée.

## La comparaison avec les précédentes vagues de frappes portuaires

### Une répétition depuis l'effondrement de l'accord céréalier

Les infrastructures portuaires ukrainiennes de la **mer Noire** et du **Danube** ont déjà subi plusieurs vagues de frappes visant spécifiquement les entrepôts et les silos à grain depuis l'effondrement de l'accord céréalier en 2023. Cette répétition transforme la **frappe** du 24 juillet 2026 en un épisode de plus dans une continuité stratégique documentée, plutôt qu'en un événement isolé sans précédent.

Cette continuité renforce l'hypothèse que **Moscou** considère les infrastructures d'**exportation** agricole ukrainiennes comme une cible **militaire** légitime à ses yeux, une position condamnée de façon répétée par la communauté internationale sans effet dissuasif apparent. *Une condamnation répétée sans conséquence n'est plus une dissuasion.*

### Les tentatives ukrainiennes d'adaptation logistique

Face à cette répétition de frappes, l'Ukraine a développé des routes alternatives, notamment via le **Danube** et les corridors terrestres européens, pour maintenir un minimum de **capacité** d'**exportation**. Ces adaptations, bien que coûteuses et limitées en volume, ont permis de préserver une partie du commerce agricole du pays malgré la **pression** constante sur les infrastructures maritimes classiques.

Cette **capacité** d'adaptation, documentée depuis plusieurs mois, ne garantit cependant pas une résilience infinie face à des frappes qui ciblent désormais également les routes de contournement elles-mêmes, comme le montre la **frappe** revendiquée à **Izmaïl**.

## Les acteurs économiques pris entre deux feux

### Les compagnies d'assurance maritime, arbitres silencieux

Les compagnies d'**assurance maritime** qui couvrent le trafic en **mer Noire** ajustent leurs primes de risque de **guerre** en fonction de la fréquence et de la gravité perçue des frappes portuaires, indépendamment de toute confirmation indépendante des dégâts matériels réels. Cette réaction rapide des marchés d'assurance amplifie l'effet économique de chaque **frappe** revendiquée, qu'elle soit exacte ou exagérée.

Une **prime** d'assurance de **guerre** élevée peut, à elle seule, rendre une **escale** commercialement non rentable pour un armateur, même en l'absence de tout dégât matériel confirmé. Le **risque** perçu produit un effet économique réel, indépendamment du risque réel.

### Les intermédiaires céréaliers face à l'incertitude

Les **négociants** et intermédiaires du commerce céréalier ukrainien doivent composer avec cette **incertitude** permanente pour honorer leurs contrats d'**exportation**, souvent signés des mois à l'avance avec des acheteurs internationaux. Cette **pression** contractuelle ajoute une couche supplémentaire de complexité à une situation déjà fragilisée par les frappes répétées sur les infrastructures portuaires.

Ces intermédiaires, rarement mentionnés dans les communiqués militaires, absorbent une part significative du risque économique généré par cette **guerre** des **ports**, sans disposer des mêmes outils de communication que les gouvernements pour faire connaître leurs pertes. *Personne ne publie de **communiqué** pour un contrat de **blé** rompu.*

## Le précédent de la mer d'Azov et ses leçons

### Une campagne de harcèlement naval qui a changé les habitudes commerciales

La mer d'Azov a déjà servi de laboratoire pour ce type de **guerre** du transport maritime, avec des frappes ukrainiennes répétées sur des pétroliers et des cargos russes qui ont, selon des chiffres cités pour la même semaine, endommagé plus de 180 navires depuis le début de cette campagne. Cette expérience montre qu'une **guerre** de harcèlement naval, sans bataille frontale, suffit à altérer durablement les habitudes commerciales d'une région entière.

Ce précédent laisse penser que la situation actuelle des **ports** ukrainiens de la **mer Noire** et du **Danube** pourrait suivre une trajectoire similaire : une dégradation progressive de la confiance commerciale plutôt qu'un effondrement soudain et total. Une confiance qui se perd lentement se reconstruit tout aussi lentement.

### Le coût cumulatif d'une incertitude prolongée

Ce qui distingue une **frappe** ponctuelle d'une campagne prolongée, c'est l'effet cumulatif sur la perception du **risque** par les acteurs économiques. Une seule **frappe** peut être absorbée ; une série répétée de frappes, même de moindre ampleur individuelle, finit par convaincre les **armateurs** et les assureurs que le risque est structurel plutôt que ponctuel.

*Une **frappe** isolée se négocie. Une série de frappes devient une politique de prix.*

## Les alternatives terrestres, un pis-aller coûteux

### Les corridors européens, une capacité limitée

Les corridors terrestres de solidarité mis en place par l'Union européenne depuis 2022 permettent d'exporter une partie des **céréales** ukrainiennes par voie ferroviaire et routière, mais leur capacité reste largement inférieure à celle du transport maritime. Ce décalage de capacité signifie qu'aucune alternative terrestre ne peut, à elle seule, compenser une fermeture prolongée des **ports** de la **mer Noire** et du **Danube**.

Le coût de transport par voie terrestre demeure également supérieur au transport maritime, ce qui réduit la compétitivité des **céréales** ukrainiennes sur les marchés internationaux même lorsque ces corridors fonctionnent normalement. Un train ne remplace jamais complètement un **cargo**.

### Une dépendance qui pourrait s'aggraver avec l'hiver

Les contraintes logistiques terrestres s'aggravent traditionnellement avec l'arrivée de la saison froide, ce qui pourrait compliquer davantage la situation si la période de perturbation portuaire actuelle se prolongeait au-delà de l'été 2026. Cette variable saisonnière, absente des communiqués militaires, pèse pourtant directement sur la planification agricole ukrainienne à moyen terme.

*La **guerre** suit un calendrier **militaire**. Les récoltes, elles, suivent un calendrier que personne ne peut retarder.*

## Ce que l'histoire récente enseigne sur ce type de crise

### L'accord céréalier de 2022-2023, une leçon encore utile

L'accord céréalier négocié sous médiation turque et onusienne en 2022 avait permis, pendant plus d'un an, de sécuriser un **corridor** maritime pour les exportations ukrainiennes avant son effondrement en 2023. Cette expérience prouve qu'une solution diplomatique ciblée peut, au moins temporairement, réduire les effets économiques les plus sévères de cette **guerre** des **ports**.

Depuis l'effondrement de cet accord, aucune solution équivalente n'a été mise en place à la même échelle, laissant l'Ukraine dépendante de solutions unilatérales plus fragiles, comme le développement d'**Izmaïl** ou les corridors terrestres européens.

### Une leçon qui reste, pour l'instant, sans suite politique

Rien dans les sources disponibles pour le 24 juillet 2026 n'indique qu'une nouvelle négociation d'accord céréalier soit à l'ordre du jour à court terme, malgré la récurrence documentation des frappes sur les infrastructures portuaires ukrainiennes. Cette absence d'initiative diplomatique ciblée sur la question agricole distingue nettement la période actuelle de celle de 2022.

**Aucune redécouverte diplomatique** n'est annoncée à ce sujet précis pour l'instant. Le dossier reste, pour le moment, purement bilatéral et **militaire**. *Sans médiation, le **corridor** de 2022 reste un souvenir, pas un modèle actif.*

## Ce que la saison des récoltes rend urgent

### Un calendrier agricole qui ne négocie pas avec la guerre

La saison des récoltes ukrainienne suit un calendrier biologique fixe, indépendant du rythme des négociations diplomatiques ou des cycles de frappes militaires. Un **blé** moissonné en été doit trouver un débouché d'**exportation** dans des délais relativement courts, faute de quoi les coûts de stockage s'accumulent rapidement pour les **producteurs** et les **négociants**.

Cette contrainte calendaire rend chaque semaine de perturbation portuaire proportionnellement plus coûteuse pendant la période de **récolte** que pendant les mois plus calmes de l'année agricole. **Le moment choisi pour cette frappe**, en plein été, n'est peut-être pas un hasard du point de vue de son impact économique maximal.

### Une fenêtre étroite pour limiter les dégâts économiques

Les autorités ukrainiennes disposent, selon les analystes du secteur agricole cités dans la presse spécialisée, d'une fenêtre étroite pour rétablir une **capacité** d'**exportation** suffisante avant que les coûts de stockage ne deviennent insoutenables pour une partie des **producteurs**. Cette urgence calendaire ajoute une **pression** supplémentaire à une situation déjà tendue par l'incertitude sécuritaire.

*Un **silo** peut attendre quelques semaines. Il ne peut pas attendre indéfiniment que la **guerre** se calme.*

## Conclusion

Une capacité d'**exportation** déjà fragile a encaissé, le 24 juillet 2026, un coup supplémentaire dont l'ampleur exacte reste à ce stade invérifiée de façon indépendante. Les **armateurs** hésitent, le secteur agricole encaisse en silence, et aucune source disponible ne permet d'affirmer combien de temps cette perturbation va durer. Ce que l'on peut affirmer, avec la prudence que ce type de dossier impose, c'est que chaque **frappe** sur les **ports** ukrainiens ajoute un coût structurel à une économie agricole déjà mise à l'épreuve par trois ans de guerre.

La prochaine **récolte** ne se souciera pas des communiqués militaires. Elle aura besoin, elle, d'un **port** qui charge. *Le **blé** attend rarement que la **guerre** se termine.*

**Signé Maxime Marquette, chroniqueur**

## Encadré de transparence du chroniqueur

### Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais **chroniqueur et analyste**. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. **Je prétends à la lucidité analytique**, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

### Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre **faits vérifiés et analyses interprétatives**. La règle de méthode est constante : une information factuelle n'est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous **Sources**, jamais ici.

**Familles de sources primaires** retenues par la publication, quand le dossier en comporte : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d'organisations intergouvernementales, dépêches d'agences de presse internationales reconnues.

**Familles de sources secondaires** : publications spécialisées, médias d'information reconnus internationalement, analyses d'institutions de recherche établies, rapports d'organisations sectorielles.

Quand un article cite des données statistiques, économiques ou géopolitiques, elles proviennent d'institutions productrices de données (organisations intergouvernementales, banques centrales, instituts statistiques nationaux), et l'institution exacte est nommée sous **Sources**.

### Nature de l'analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une **synthèse critique et contextuelle** basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d'experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

## Sources

### Sources primaires

- [n-tv — La Russie affirme avoir attaqué trois ports ukrainiens — 24 juillet 2026](https://www.n-tv.de/politik/17-19-Russland-Haben-drei-ukrainische-Haefen-angegriffen-id30859357.html)

- [20 Minutes — Nouveaux bombardements meurtriers près de Kiev, sanctions contournées via la Géorgie — 24 juillet 2026](https://www.20minutes.fr/monde/ukraine/4236218-20260724-guerre-ukraine-nouveaux-bombardements-meurtriers-pres-kiev-sanctions-contournees-georgie)

- Boursorama — 21 morts dans des frappes en Russie et en Ukraine — 24 juillet 2026

### Sources secondaires

- [Le Monde — En direct, guerre en Ukraine : un drone abattu pour la première fois en Roumanie — 24 juillet 2026](https://www.lemonde.fr/international/live/2026/07/24/en-direct-guerre-en-ukraine-un-drone-abattu-pour-la-premiere-fois-en-roumanie_6725306_3210.html)

- [Ouest-France — Frappes sur Zaporijia, entrepôts logistiques russes détruits, le point sur la nuit — 24 juillet 2026](https://www.ouest-france.fr/europe/ukraine/guerre-en-ukraine-frappes-sur-zaporijia-des-entrepots-logistiques-russes-detruits-le-point-sur-la-nuit-20fd27da-8652-11f1-94d8-e478b94a49e4)

- [Libération — Explosions à Kiev, géant russe du e-commerce frappé, drone abattu en Roumanie — 24 juillet 2026](https://www.liberation.fr/international/moyen-orient/explosions-a-kyiv-geant-russe-du-e-commerce-frappe-drone-abattu-en-roumanie-lactu-de-la-guerre-en-ukraine-ce-vendredi-24-juillet-20260724_JWVEHHC3JNEK3DWS5AR2REWHC4/)

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Source : Maxime Marquette, MadMax. Pour citer ce texte, nommer l’auteur et lier https://mad-max.co/fr/article/decryptage-l-ukraine-privee-de-ses-ports-pour-le-fret-le-ble-paie-l-addition
