# DÉCRYPTAGE : Gaza sans armes — Mladenov exige tout, Hamas résiste, l'Égypte tente de sauver le deal

> Le 17 juin 2026, le médiateur américain Nickolay Mladenov — opérant dans le cadre du «Board of Peace» mandaté par Washington —

- Auteur: Maxime Marquette
- Publication: MadMax (https://mad-max.co)
- Rubrique: Analyse
- Publié: 2026-06-26
- Adresse à citer: https://mad-max.co/fr/article/decryptage-gaza-sans-armes-mladenov-exige-tout-hamas-resiste-l-egypte-tente-de-s

## Introduction : Le désarmement total comme condition — un deal quasi impossible

### Nickolay Mladenov et les 15 points qui bloquent tout

Le **17 juin 2026**, le médiateur américain **Nickolay Mladenov** — opérant dans le cadre du «Board of Peace» mandaté par Washington — a présenté à **Gaza** un document de **15 points** incluant une exigence centrale : le **désarmement total de Hamas**. Pas un désarmement partiel. Pas une réduction des capacités offensives. Chaque balle. Chaque tunnel. Chaque lance-roquettes. Mladenov voulait tout.

Pour comprendre pourquoi cette demande est presque impossible à satisfaire, il faut comprendre ce qu'est **Hamas** en 2026. Ce n'est pas seulement une organisation militaire — c'est un **gouvernement de facto à Gaza**, une structure sociale qui distribue des services de santé et d'éducation, un mouvement de résistance qui a bâti son identité sur la possession d'armes depuis sa fondation en 1987. Demander le désarmement total, c'est demander à Hamas de cesser d'être ce qu'il est.

### 1 000 Palestiniens tués depuis l'«armistice» d'octobre 2025

Le contexte dans lequel ces négociations se déroulent est fondamental. Selon les données publiées par les **Nations Unies le 17 juin 2026**, plus de **1 000 Palestiniens** ont été tués depuis le «cessez-le-feu» Hamas-**Israël** d'**octobre 2025**. Ce chiffre révèle que le cessez-le-feu nominal n'a pas arrêté les morts. Les hostilités continuent à bas bruit, les frappes israéliennes ciblent des positions Hamas, et la population civile continue de payer le prix.

Ce contexte de violence continue est crucial pour comprendre la résistance de Hamas aux exigences de Mladenov. **Remettre ses armes dans cet environnement**, c'est, du point de vue de l'organisation, se mettre à la merci d'un ennemi qui continue de frapper. La logique de la dissuasion armée — aussi tragique que soit son application dans une enclave civile densément peuplée — est la logique que Hamas suit depuis **38 ans**.

*1 000 morts depuis l'armistice. Ce chiffre devrait faire la une de tous les journaux du monde. Il dit que le cessez-le-feu d'octobre 2025 était nominal, non réel. Dans ce contexte, demander à Hamas de désarmer totalement, c'est lui demander de se soumettre sans garanties de sécurité réelles. Je comprends la logique de Mladenov. Je comprends aussi pourquoi Hamas refuse.*

## La modification de la Clause 8 : un compromis partiel insuffisant

### Le 12 juin : les factions palestiniennes s'accordent sur un ajustement

Quelques jours avant les **15 points** de Mladenov, le **12 juin 2026**, les différentes factions palestiniennes représentées dans les négociations avaient trouvé un terrain d'entente sur la modification de la **Clause 8** — la disposition relative à l'**inventaire des armes lourdes**. Hamas avait accepté de fournir une liste partielle de ses systèmes lourds — missiles longue portée, roquettes de gros calibre — en échange de garanties de levée partielle du blocus.

Ce compromis semblait fragile mais fonctionnel. Il représentait une **concession réelle de Hamas** — un mouvement qui, historiquement, refuse toute transparence sur ses capacités militaires. Mais il s'est rapidement avéré insuffisant pour satisfaire les exigences américaines et israéliennes. Mladenov voulait plus. **Israël** voulait la totalité. Et le compromis de la Clause 8 s'est retrouvé dépassé par les **15 points** de la semaine suivante.

### Ce que la Clause 8 révèle sur l'architecture des négociations

L'épisode de la **Clause 8** révèle l'architecture contradictoire des négociations de Gaza. D'un côté, des médiateurs — Égypte, Qatar, maintenant USA via Mladenov — qui tentent de construire des compromis progressifs, clause par clause. De l'autre, Israël et les factions islamiques les plus dures au sein de Hamas qui rejettent tout compromis partiel. Entre les deux, une **population civile de plus de 2 millions de personnes** qui attend une normalisation qui n'arrive pas.

Les négociations de Gaza ressemblent à un **jeu de Sisyphe diplomatique** : chaque accord partiel est immédiatement annulé par une exigence supplémentaire ou un acte de violence. Ce pattern répété depuis des décennies a produit une fatigue négociatrice qui menace la crédibilité même du processus. Mais les alternatives — soit une capitulation totale d'un côté, soit une guerre de destruction totale de l'autre — sont encore pires.

*Le compromis de la Clause 8 qui tombe face aux 15 points de Mladenov — c'est le pattern classique des négociations de Gaza depuis 30 ans. On construit laborieusement un accord partiel, puis quelqu'un soulève les enchères et tout s'effondre. Je ne sais pas si les parties veulent vraiment la paix ou si elles veulent plutôt l'absence de responsabilité de son échec.*

## Les 15 points de Mladenov : anatomie d'une exigence maximale

### Désarmement militaire, PCUG et armes personnelles

Le document de **15 points** présenté par **Mladenov le 17 juin** incluait, selon Al Jazeera (**23 juin 2026**), non seulement le démantèlement militaire de Hamas mais également le désarmement du **PCUG** (Palestinian Civil Unity Government) de ses armements personnels — les armes légères détenues par les membres et sympathisants de l'organisation dans un contexte civil.

Cette dernière demande est politiquement explosive. Dans une société gazaouite traumatisée par des années de guerre, où la plupart des familles ont des proches dans les factions armées et où la possession d'armes est liée à l'identité culturelle et à la survie perçue, exiger le désarmement des armes personnelles revient à demander un changement de culture sociale profond que ne peut pas produire un accord en **15 points**. C'est une exigence hors du temps.

### La carte des tunnels : l'exigence la plus symbolique

Parmi les **15 points**, selon **Al Jazeera**, la demande de **livraison de la carte complète des tunnels** de Gaza est l'une des plus contestées. Le réseau souterrain de Hamas — des centaines de kilomètres de galeries construites sur des décennies — est à la fois une infrastructure militaire et le dernier refuge de l'organisation en cas d'attaque. Livrer cette carte, c'est potentiellement signer son propre arrêt de mort.

Hamas a **résisté explicitement à cette demande** — comme le rapporte Al Jazeera (**23 juin 2026**). L'organisation comprend que la transparence sur ses tunnels, dans les conditions actuelles, lui ôte sa dernière capacité de survie. Pour les négociateurs, cette exigence est légitime — les tunnels ont servi à des prises d'otages et à des attaques terroristes. Pour Hamas, y renoncer sans garanties de sécurité crédibles est suicidaire. Cette contradiction n'a pas de solution facile.

*La carte des tunnels — voilà quelque chose que Hamas ne donnera pas volontairement dans les conditions actuelles. Ce n'est pas de la mauvaise volonté — c'est de la survie institutionnelle. Exiger cette carte sans offrir de garanties de sécurité crédibles en échange, c'est exiger la capitulation, pas la paix. La nuance est importante.*

## L'Égypte comme dernier gardien du processus

### Le Caire, 25-26 juin : une tentative de sauvetage

Les **25 et 26 juin 2026**, l'**Égypte** s'est mobilisée pour tenter de sauver les négociations de Gaza de l'impasse. Selon **Daily Sabah** (**26 juin 2026**) et **Ahram Online** (**25 juin 2026**), Le Caire presse toutes les parties d'avancer vers «le prochain stade» de l'accord, en cherchant un texte de compromis qui permettrait de sortir du blocage tout en maintenant le processus en vie.

L'Égypte joue un rôle de **médiateur structurel** dans le conflit de Gaza depuis des décennies. Sa frontière commune avec Gaza — via le poste de Rafah — lui donne une influence géographique et politique sur les flux humanitaires et les négociations. L'Égypte a intérêt à la stabilité de Gaza : une Gaza en guerre chronique alimente les flux de réfugiés, la radicalisation régionale et l'instabilité du Sinaï. Son rôle de médiateur n'est pas altruiste — il est stratégique.

### La délégation de Hamas au Caire

Selon **Ahram Online** (**21 juin 2026**), une délégation de Hamas avait précédemment rejoint Le Caire pour un nouveau cycle de négociations. L'organisation a donc accepté de continuer à dialoguer — ce qui n'est pas une évidence dans le contexte d'exigences aussi maximalistes. Cette présence au Caire révèle que Hamas **ne rejette pas totalement le processus**, même si elle rejette les conditions spécifiques posées par Mladenov.

Pour les médiateurs, c'est un signal positif à travailler. Si Hamas dialogue, c'est qu'il calcule encore qu'un accord — même imparfait — pourrait lui être plus bénéfique qu'une rupture totale. Ce calcul dépend largement de la **pression humanitaire** sur la population de Gaza, dont Hamas ne peut pas totalement s'abstraire, et des garanties que les médiateurs peuvent offrir sur la levée du blocus et la reconstruction.

*Hamas au Caire, malgré tout. Je note ça. Ce mouvement est souvent présenté comme le facteur de blocage absolu des négociations. Mais il dialogue. Il cède partiellement sur la Clause 8. Il envoie des délégations. Ce n'est pas la paix — mais c'est moins que la guerre absolue. Cette nuance mérite d'être reconnue, même par ceux qui, comme moi, rejettent la violence de Hamas.*

## L'accord Iran-USA comme catalyseur — et ses limites

### Le momentum créé par Versailles pour Gaza

L'**accord USA-Iran de juin 2026** a créé un **contexte favorable** pour les négociations de Gaza. L'Iran est le principal financier et fournisseur d'armes du Hamas — ou du moins l'était avant l'accord. Si Téhéran réduit son soutien militaire à l'organisation dans le cadre du rapprochement avec Washington, Hamas perdrait un fournisseur d'armes crucial et serait peut-être plus enclin à négocier depuis une position affaiblie.

Ce momentum n'est pas automatique. Selon la source **Platform for Peace** (**22 juin 2026**), l'accord Iran-USA crée une fenêtre d'opportunité pour Gaza — mais une fenêtre qui se ferme rapidement si les négociateurs ne l'exploitent pas. Le calendrier est serré : le waiver de **60 jours** du Trésor américain pour l'Iran expire le **21 août 2026**. Avant cette date, un accord de principe sur Gaza renforcerait la dynamique régionale. Après, l'incertitude reprend.

### Israël refuse d'être lié par le momentum iranien

**Israël** — comme on l'a vu dans l'analyse de l'accord Iran-USA — refuse d'être contraint par la dynamique du rapprochement américano-iranien. Le gouvernement israélien maintient qu'aucun accord avec Hamas n'est acceptable tant que **les otages encore détenus à Gaza** ne sont pas libérés et tant que le mouvement n'accepte pas de se désarmer totalement. Ces conditions non-négociables constituent un obstacle structurel que l'accord Iran-USA ne lève pas directement.

Le gouvernement britannique, dans son **bulletin de juin 2026 sur la situation sécuritaire à Gaza**, documente la persistance des hostilités malgré le cessez-le-feu nominal. Cette réalité de terrain — violence continue, population épuisée, infrastructure détruite — rend encore plus difficile de construire la confiance minimale nécessaire à tout accord durable. Le momentum de Versailles ne suffit pas, à lui seul, à débloquer Gaza.

*Israël qui refuse d'être lié par le momentum iranien — c'est une position que je comprends sur le fond. Les intérêts de sécurité israéliens sont légitimes. Mais quand le refus de s'engager devient un blocage systématique de toute sortie de crise, c'est la population civile de Gaza qui paie. 1 000 morts depuis l'armistice. Ce chiffre pèse sur ma conscience.*

## Ce que le dossier Gaza révèle de la géopolitique mondiale

### Gaza comme test de l'ordre international

Le dossier de Gaza est devenu, en 2026, un **test de l'ordre international post-Versailles**. Si l'accord USA-Iran peut produire un cessez-le-feu au Liban et la réouverture d'Ormuz, peut-il aussi débloquer Gaza ? Si la diplomatie américaine sous Trump peut négocier avec l'Iran, peut-elle contraindre Israël à des compromis qu'il refuse depuis des années ?

Ces questions n'ont pas de réponses simples. Mais elles révèlent la nature de l'ordre mondial en 2026 : un système où **les grandes puissances négocient en dehors des institutions multilatérales** (l'ONU est absente de ces négociations), où les petites puissances comme le Qatar et le Pakistan jouent des rôles diplomatiques croissants, et où les populations civiles — à Gaza, en **Ukraine**, au Liban — attendent des décisions prises dans des salles de conférence suisses ou parisiennes.

### L'**Ukraine** observe Gaza sans l'envier

Pour les Ukrainiens qui suivent les négociations de Gaza, il y a peut-être une identification douloureuse : une population qui résiste à une puissance qui la domine, des médiateurs internationaux qui tentent d'imposer des compromis difficiles, une communauté internationale divisée sur les conditions d'un accord juste. Les situations sont **structurellement différentes** — l'Ukraine est victime d'une agression extérieure, Gaza est dans un conflit interne et régional complexe — mais le sentiment d'abandon par un système international impuissant est partagé.

Ce que l'Ukraine espère, c'est que l'énergie diplomatique libérée par l'accord Iran-USA se dirige aussi vers le soutien à **Kyiv**. Que la stabilisation du Golfe libère des ressources pour la défense de l'Europe. Que les mêmes médiateurs qui travaillent à Gaza travaillent aussi au règlement du conflit ukrainien. Ces espoirs sont légitimes. Ils ne sont pas encore satisfaits.

*Je n'ai pas de solution pour Gaza. Je le dis honnêtement. Ce conflit est trop complexe, trop vieux, trop chargé d'histoires et de traumatismes pour qu'un chroniqueur de bonne volonté puisse le résoudre en quelques paragraphes. Ce que je peux dire : 1 000 morts depuis l'armistice, c'est inacceptable. Et les exigences de désarmement total sans garanties crédibles ne mèneront nulle part.*

## Les otages et la reconstruction — les deux clés que tous les acteurs esquivent

### Les otages — l'obstacle humain non négociable

Derrière les débats sur les tunnels et le désarmement, le dossier des otages reste l'obstacle humain le plus chargé émotionnellement dans les négociations de **Gaza**. Depuis les attaques du **7 octobre 2023**, des dizaines d'otages israéliens sont encore détenus à **Gaza**. Leur sort conditionne chaque décision politique israélienne et chaque évaluation de l'opinion publique israélienne sur la pertinence de négocier avec **Hamas**. Les **15 points de Mladenov** du **17 juin 2026** incluent des clauses sur leur libération — mais les détails restent confidentiels.

Ce manque de transparence sur la question la plus urgente humanitairement est frustrant pour les familles des otages et pour les opinions publiques israélienne et occidentale. Le gouvernement britannique, dans son **bulletin de juin 2026** sur la situation sécuritaire à **Gaza**, documente la persistance des hostilités malgré le cessez-le-feu nominal depuis **octobre 2025**. **1 000 Palestiniens tués** depuis l'armistice selon l'**ONU**. Cet environnement de violence continue rend encore plus difficile de construire la confiance minimale nécessaire à toute libération d'otages négociée.

### La reconstruction — la carotte que personne ne finance

Les **300 milliards de dollars** promis à l'**Iran** en cas d'accord final **USA-Iran** créent un précédent psychologique pour **Gaza**. Si une reconstruction à cette échelle est possible pour **Téhéran**, pourquoi ne le serait-elle pas pour **Gaza** — une enclave de **365 km²** avec une population de plus de **2 millions de personnes** dont l'infrastructure est détruite à plus de **70 %** selon les évaluations de l'**ONU** ? La réponse est cruelle mais honnête : parce que personne ne veut financer la reconstruction d'un **Gaza** contrôlé par **Hamas**.

Les donateurs occidentaux exigent un désarmement préalable. Les donateurs arabes conditionnent leur contribution à des garanties de gouvernance post-**Hamas**. **Hamas** refuse de désarmer sans garanties de sécurité. Ce cercle vicieux — reconstruction conditionnée à un désarmement conditionné à des garanties de sécurité conditionnées à la reconstruction — est le nœud gordien des négociations de **Gaza**. Ni **Mladenov**, ni l'**Égypte**, ni le processus de **Burgenstock** n'ont encore trouvé comment le trancher.

*300 milliards pour l'Iran si l'accord tient. Et pour Gaza, dont 70 % de l'infrastructure est détruite, dont les hôpitaux sont en ruines, dont 2 millions de personnes vivent dans des conditions inhumaines — combien ? Cette question devrait hanter la communauté internationale. Elle ne l'embarrasse pas encore assez.**Ce conflit continue d'évoluer à une vitesse que les analystes peinent à suivre. Chaque jour apporte de nouveaux faits, de nouvelles configurations, de nouveaux défis. Ce que je sais avec certitude : le soutien à l'Ukraine reste la priorité stratégique de l'Occident. Et cette certitude doit guider chacune de nos décisions collectives.*

Ce conflit continue d'évoluer à une vitesse que les analystes peinent à suivre. Chaque jour apporte de nouveaux faits, de nouvelles configurations, de nouveaux défis. Ce que je sais avec certitude : le soutien à l'Ukraine reste la priorité stratégique de l'Occident. Et cette certitude doit guider chacune de nos décisions collectives.

## Ce que la communauté internationale peut faire — et ce qu'elle ne fait pas

### Le rôle limité mais réel des Nations Unies

Les **Nations Unies** sont absentes du tableau de bord des négociations de **Gaza en juin 2026**. La médiation est conduite par les **États-Unis** via **Mladenov**, par l'**Égypte** et par le **Qatar**. L'**ONU** joue un rôle humanitaire — collecte et diffusion de données sur les victimes, dont les **1 000 morts depuis l'armistice** d'octobre **2025** — mais n'est pas au centre du processus diplomatique. Cette marginalisation de l'institution multilatérale principale révèle l'ampleur du dysfonctionnement du système de sécurité collective internationale en **2026**.

Mais l'**ONU** n'est pas totalement inutile dans ce contexte. Sa présence humanitaire à **Gaza** — les agences **UNRWA, OCHA, UNICEF** — fournit les seules données indépendantes disponibles sur les conditions de vie de la population civile. Ces données, comme les **1 000 morts** depuis l'armistice, sont des outils de pression politique pour ceux qui cherchent à faire avancer les négociations en mettant la souffrance civile au centre. Sans l'**ONU**, ces données n'existeraient pas de manière crédible et vérifiable.

### L'Europe — entre médiation potentielle et prudence excessive

L'**Europe** a les moyens d'être un acteur diplomatique plus actif dans les négociations de **Gaza**. Elle a des relations établies avec l'**Autorité palestinienne**, avec **Israël** et avec les pays arabes médiateurs. Elle contribue financièrement de manière significative à l'aide humanitaire à **Gaza**. Et elle a un intérêt stratégique direct à la stabilité du **Moyen-Orient** — pour la sécurité énergétique, la gestion des flux migratoires et la prévention de la radicalisation régionale.

Pourtant, l'**Europe** reste largement spectatrice des négociations de **juin 2026**. Sa prudence diplomatique — légitime dans un dossier aussi complexe — devient problématique quand elle se transforme en absence. La **communauté internationale** a besoin d'acteurs qui jouent un rôle dans les **deux scénarios** : accord réussi, pour le consolider ; accord échoué, pour maintenir un filet humanitaire. L'**Europe** pourrait et devrait jouer ce rôle dans les deux cas. Elle ne le fait pas encore avec l'intensité que la situation exige.

*L'Europe qui finance l'UNRWA, qui plaide pour les droits civils palestiniens, qui condamne les violences — mais qui est absente des couloirs de négociation à Burgenstock et au Caire. Il y a une incohérence entre les valeurs européennes affichées et l'engagement diplomatique réel. Ce décalage coûte de la crédibilité à l'Europe dans la région. Et ultimement, il coûte des vies à Gaza.*

## Conclusion : Le deal le plus difficile du Moyen-Orient reste en suspens

### Ce que le décryptage révèle

Ce décryptage des négociations de Gaza en juin 2026 révèle un processus **structurellement bloqué** mais pas mort. Les exigences de Mladenov — désarmement total, carte des tunnels, armes personnelles — sont maximalistes et politiquement impossibles dans les conditions actuelles. Le compromis de la Clause 8 montre qu'un espace de négociation existe. L'Égypte maintient le processus en vie. Hamas dialogue. Mais les obstacles fondamentaux — défiance mutuelle, conditions incompatibles, violence continue — restent entiers.

L'accord Iran-USA crée un contexte régional favorable. Le momentum existe. Mais un momentum n'est pas un accord. Et le Moyen-Orient a une longue expérience des momentums perdus. Les **60 jours suivant Versailles** sont cruciaux non seulement pour l'accord USA-Iran, mais aussi pour les perspectives d'avancement sur Gaza. Si ce délai s'écoule sans progrès, le dossier de Gaza retournera dans sa paralysie chronique habituelle.

### Ce que l'Occident doit retenir

L'Occident — et particulièrement l'Europe — doit **maintenir la pression humanitaire** comme levier central dans les négociations de Gaza. Les conditions de vie de la population civile — le droit à l'alimentation, aux soins, à la dignité — ne peuvent pas être otages indéfinis de négociations politiques. L'aide humanitaire doit couler indépendamment des progrès sur le désarmement.

Par ailleurs, la communauté internationale doit articuler clairement ce qu'elle est prête à garantir à Hamas en échange du désarmement — protection contre les frappes israéliennes, reconstruction financée internationalement, participation politique future à Gaza. Sans ces garanties, les exigences de Mladenov restent des demandes de capitulation déguisées en propositions de paix. Et les capitulations non consenties ne durent pas. **L'histoire du Moyen-Orient en est la preuve la plus éloquente.**

**Signé Maxime Marquette, chroniqueur**

## Encadré de transparence du chroniqueur

### Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais **chroniqueur et analyste**. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. **Je prétends à la lucidité analytique**, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

### Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre **faits vérifiés et analyses interprétatives**. La règle de méthode est constante : une information factuelle n'est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous **Sources**, jamais ici.

**Familles de sources primaires** retenues par la publication, quand le dossier en comporte : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d'organisations intergouvernementales, dépêches d'agences de presse internationales reconnues.

**Familles de sources secondaires** : publications spécialisées, médias d'information reconnus internationalement, analyses d'institutions de recherche établies, rapports d'organisations sectorielles.

Quand un article cite des données statistiques, économiques ou géopolitiques, elles proviennent d'institutions productrices de données (organisations intergouvernementales, banques centrales, instituts statistiques nationaux), et l'institution exacte est nommée sous **Sources**.

### Nature de l'analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une **synthèse critique et contextuelle** basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d'experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

## Sources

### Sources primaires

- [Al Jazeera — Demande de carte des tunnels et désarmement des familles — test pour les négociations de Gaza — 23 juin 2026](https://www.aljazeera.com/news/2026/6/23/demand-for-tunnel-maps-and-family-arms-tests-gaza-talks)

- [Ahram Online — La délégation de Hamas arrive au Caire pour un nouveau cycle de négociations — 21 juin 2026](https://english.ahram.org.eg/NewsContent/1/1234/570216/Egypt/Foreign-Affairs/Hamas-delegation-arrives-in-Cairo-for-new-round-of.aspx)

### Sources secondaires

- [Daily Sabah — L'Égypte presse pour le prochain stade du plan de cessez-le-feu de Gaza — 26 juin 2026](https://www.dailysabah.com/world/mid-east/egypt-presses-for-next-stage-of-gaza-cease-fire-plan/amp)

- [Ahram Online — L'Égypte tente de sauver l'accord de Gaza — 25 juin 2026](https://english.ahram.org.eg/UI/Front/Inner.aspx?NewsContentID=570036)

- [Platform for Peace — Récapitulatif hebdomadaire des nouvelles du 15 au 21 juin 2026 — 22 juin 2026](https://peacehumanity.org/2026/06/22/weekly-news-recap-15-21-june-2026/)

- [GOV.UK — Bulletin sur la situation sécuritaire à Gaza, Palestine, juin 2026 — 22 juin 2026](https://www.gov.uk/government/publications/palestine-country-policy-and-information-notes/country-bulletin-security-situation-in-gaza-palestine-june-2026-accessible)

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