# COMMENTAIRE : l'internet ralenti des exercices taïwanais

> Pour la première fois de son histoire, Taïwan va délibérément ralentir les débits d'internet mobile sur son territoire lors de ses exercices annuels de défense civile prévus en août 2026, selon un rapport de Reuters…

- Auteur: Maxime Marquette
- Publication: MadMax (https://mad-max.co)
- Rubrique: Commentaire
- Publié: 2026-07-23
- Adresse à citer: https://mad-max.co/fr/article/commentaire-l-internet-ralenti-des-exercices-taiwanais

## À retenir

- Selon Reuters (21 juillet 2026), c'est la première fois que Taïwan ralentit volontairement les débits d'internet mobile pour ces exercices annuels.
- Le scénario retenu est une dégradation progressive plutôt qu'une coupure totale, jugée plus réaliste par les planificateurs, et la préparation couvre aussi les raids aériens, les cyberattaques et les catastrophes naturelles.
- L'auteur relie l'exercice à des ruptures répétées de câbles sous-marins, dont l'origine (accidentelle ou délibérée) reste incertaine selon les sources.
- Taïwan a recensé 55 signalements de navires gouvernementaux chinois en juin 2026, contre 30 en mai, soit une hausse de 83 %.
- L'auteur cite un avertissement de la sénatrice Tammy Duckworth sur un possible blocus économique chinois d'ici 2028, sans lien de causalité établi avec l'exercice.

## Introduction

Pour la première fois de son histoire, **Taïwan** va délibérément ralentir les débits d'**internet mobile** sur son territoire lors de ses exercices annuels de **défense civile** prévus en août 2026, selon un **rapport** de **Reuters** publié le 21 juillet. L'objectif affiché : tester la capacité des **citoyens** à communiquer si la **bande passante** venait à se raréfier soudainement, que la cause soit un **désastre naturel**, une **cyberattaque**, ou une **invasion**. *Il y a quelque chose de profondément révélateur dans le fait qu'une démocratie choisisse de s'imposer elle-même une panne, plutôt que d'attendre qu'on la lui impose.*

Ce commentaire, rédigé depuis une **préférence d'angle** pro-occidentale et favorable à la souveraineté taïwanaise, s'attarde sur un aspect souvent sous-estimé de la **préparation** à un **conflit** potentiel : la **résilience des communications**. Alors que l'attention médiatique se concentre généralement sur les navires de guerre et les avions de chasse, cette décision rappelle que la survie d'une société assiégée dépend aussi, très concrètement, de sa **capacité** à continuer de **parler entre elle**.

Ce n'est pas un **exercice** isolé : il s'inscrit dans une série de mesures de préparation prises par **Taipei** face à une **pression chinoise** croissante, **documentée** par ailleurs à travers la hausse de l'activité navale autour de l'île et les tensions diplomatiques régulières entre les deux rives du détroit.

## Un exercice inédit dans sa forme

### Pourquoi ralentir plutôt que simuler une coupure totale

Le choix méthodologique de **Taipei** mérite d'être souligné : plutôt que de simuler une **coupure totale** des communications, l'**exercice** prévu en août **ralentira** les débits, un scénario jugé plus réaliste par les planificateurs de défense civile, puisqu'une dégradation progressive de la bande passante est jugée plus probable qu'un silence numérique complet et immédiat. Cette approche graduée permet aussi de mesurer, en conditions réelles, à quel niveau de dégradation les usages critiques — appels d'urgence, **coordination** des secours — commencent à devenir impossibles.

*Simuler une **panne** totale aurait été plus spectaculaire ; simuler une dégradation progressive est plus honnête, parce que c'est très probablement ainsi que la réalité se présenterait.*

### Une préparation qui dépasse le seul scénario militaire

Selon le **rapport** de Reuters, cet **exercice** s'inscrit dans une logique de **préparation multi-scénarios** : les autorités taïwanaises planifient non seulement pour une éventuelle invasion, mais aussi pour des raids aériens, des cyberattaques, et des perturbations naturelles. Cette approche large évite de réduire toute la préparation civile à un seul scénario, ce qui aurait pu affaiblir la légitimité politique de l'exercice auprès d'une partie de la **population** moins convaincue par le risque d'invasion imminente.

C'est cette polyvalence qui permet à **Taipei** de présenter l'exercice comme une mesure de **bon sens**, plutôt que comme une escalade rhétorique unilatérale envers **Pékin**.

## Les câbles sous-marins, source première de l'inquiétude

### Une série d'incidents qui a changé la perception du risque

La préoccupation pour la **résilience des communications** ne sort pas de nulle part : des ruptures répétées de **câbles sous-marins** ces dernières années ont exposé la vulnérabilité de **Taïwan** à des perturbations que les autorités attribuent à des causes multiples, allant de la **catastrophe naturelle** au possible sabotage, en passant par ce que les **analystes** désignent comme des tactiques de **zone grise** attribuées à la **Chine**.

*Un **câble** rompu par accident et un câble rompu par intention produisent exactement le même silence ; c'est cette indistinction qui rend la **menace** si difficile à qualifier, et donc à contrer juridiquement.*

### Pourquoi ces câbles sont si difficiles à protéger

La protection physique de **câbles** sous-marins s'étendant sur des centaines de kilomètres reste un défi technique et financier considérable pour n'importe quel pays, y compris pour une île aussi préparée que **Taïwan**. Aucune source consultée ne permet d'affirmer avec certitude que chaque rupture **documentée** résulte d'une action délibérée chinoise ; certaines relèvent probablement de causes accidentelles, comme l'ancrage de navires marchands ou l'activité sismique régionale.

Cette incertitude méthodologique n'annule cependant pas la nécessité de se préparer à l'**hypothèse** la plus grave, ce qui explique la logique de **précaution** qui sous-tend l'**exercice** d'août.

## Ce que l'exercice révèle sur la doctrine de défense civile

### Impliquer directement la population, pas seulement l'armée

Cet **exercice** illustre un changement de doctrine plus **large** à **Taipei** : la **défense civile** n'est plus seulement une affaire de refuges antiaériens et de sirènes, elle s'étend désormais à des scénarios beaucoup plus techniques, comme la **gestion de la bande passante** ou la coordination sans réseaux sociaux fonctionnels. Cette évolution reflète une prise de conscience selon laquelle une population qui panique par manque d'information peut représenter, en temps de crise, un risque presque aussi grand que l'attaque elle-même.

*Une armée peut se préparer en secret ; une **population**, elle, doit être entraînée en public, avec ses détours, ses erreurs, et ses apprentissages visibles de tous, y compris de l'adversaire potentiel.*

### Le rôle des autorités locales dans l'exécution

La mise en œuvre de ces exercices repose largement sur les **autorités locales** et les opérateurs de télécommunications taïwanais, qui doivent coordonner le ralentissement contrôlé du **réseau** sans provoquer de panique disproportionnée dans la **population**. Cette **coordination** technique, complexe par nature, constitue en elle-même un test de la **capacité administrative** de l'île à exécuter des mesures de préparation à grande échelle.

Le succès ou l'échec relatif de cette **coordination**, une fois l'**exercice** terminé, fournira des enseignements précieux pour d'éventuels ajustements futurs de la doctrine de **défense** civile taïwanaise.

## La dimension psychologique de l'exercice

### Habituer la population sans l'alarmer

Au-delà de sa dimension technique, cet **exercice** comporte une dimension **psychologique** évidente : habituer la population taïwanaise à l'idée qu'une dégradation des **communications** est possible, sans pour autant sombrer dans une anxiété permanente qui nuirait à la vie économique et sociale normale de l'île. Cet équilibre, difficile à atteindre, explique en partie pourquoi l'exercice est présenté comme un test technique plutôt que comme une alerte dramatique.

*Préparer sans effrayer est un **exercice** d'équilibriste ; trop de calme banalise le risque, trop d'alarme épuise la vigilance avant même que la vraie **crise** n'arrive.*

### Le message adressé à Pékin autant qu'aux citoyens

Cet exercice envoie aussi, implicitement, un **message** à **Pékin** : celui d'une société qui se prépare méthodiquement, plutôt que de subir passivement une pression croissante. Ce type de **signal**, bien qu'il ne remplace pas une dissuasion militaire concrète, contribue à la **posture générale** de résilience que **Taipei** cherche à projeter face à ses voisins et à ses partenaires occidentaux.

Rien n'indique, dans les sources disponibles, que **Pékin** ait réagi officiellement à l'annonce de cet **exercice** au moment de sa publication.

## Le contexte plus large de la pression chinoise

### Une hausse navale qui accompagne cette inquiétude

Cet **exercice** de **communication** s'inscrit dans un contexte de **pression navale accrue** : **Taïwan** a recensé 55 signalements de navires gouvernementaux chinois en juin 2026, contre 30 en mai, une hausse de 83 % en un seul mois selon des **données** rapportées par Reuters le 20 juillet 2026. C'est cette combinaison de pressions — maritime et numérique — qui donne à l'exercice d'août sa pertinence particulière cette année plutôt qu'une autre.

*Un **exercice** de **résilience** numérique organisé n'importe quelle année serait une précaution raisonnable ; organisé cette année précise, il ressemble davantage à une **réponse** directe à un climat mesurable.*

### Les avertissements politiques qui précèdent l'exercice

Cette décision suit de quelques jours seulement l'**avertissement** de la sénatrice américaine **Tammy Duckworth**, qui a évoqué, lors d'une visite à **Taipei**, la possibilité que la **Chine** privilégie un **blocus économique** plutôt qu'une invasion directe d'ici 2028. Ce type de blocus, s'il se matérialisait, s'appuierait précisément sur des interruptions de flux — maritimes, mais aussi potentiellement numériques — que l'exercice d'août cherche justement à anticiper.

La coïncidence temporelle entre cet **avertissement** et l'annonce de l'**exercice** ne permet pas d'établir un lien de causalité direct, mais elle illustre une **convergence de préoccupations** partagées par **Taipei** et ses alliés américains.

## Les limites techniques de la préparation numérique

### Ce qu'un exercice ne peut pas simuler complètement

Malgré sa pertinence, cet **exercice** comporte des **limites méthodologiques** évidentes : un ralentissement contrôlé et annoncé à l'avance ne reproduit pas fidèlement le chaos d'une **coupure** réelle, imprévue, potentiellement accompagnée d'attaques physiques simultanées sur les infrastructures. Les planificateurs de défense civile eux-mêmes reconnaissent généralement ce type de limite inhérente à tout exercice programmé.

*On ne peut jamais répéter une vraie **crise** à l'avance sans en retirer une partie de son imprévisibilité ; c'est le paradoxe de tout **exercice** de préparation, aussi bien conçu soit-il.*

### La question des réseaux satellitaires alternatifs

Une question technique connexe, non entièrement résolue selon les informations disponibles, concerne le rôle que pourraient jouer des **réseaux satellitaires alternatifs** pour maintenir une **connectivité** minimale en cas de coupure prolongée. Plusieurs gouvernements occidentaux ont exploré ce type de solution dans d'autres contextes de **conflit**, mais aucune source consultée ne confirme un déploiement opérationnel de cette nature spécifiquement pour **Taïwan** à la date de publication de ce texte.

Cette lacune, si elle persiste, représenterait une vulnérabilité résiduelle même après un **exercice** de **préparation** réussi sur le plan strictement terrestre.

## Les leçons tirées d'autres théâtres de conflit

### Ce que la guerre en Ukraine a montré sur les communications

Les planificateurs taïwanais s'inspirent, selon plusieurs analyses de sécurité, des leçons tirées d'autres conflits contemporains, notamment de la **guerre en Ukraine**, où la résilience des **communications** civiles et militaires s'est révélée déterminante pour la coordination des secours et le maintien du moral de la **population** sous les frappes. Ce précédent, bien que se déroulant dans un **contexte** géographique et technologique différent, offre des enseignements transposables sur l'importance de la **redondance** des moyens de communication.

*Il y a une continuité troublante entre les leçons apprises sous les bombes ukrainiennes et les exercices menés, à froid, dans les rues de **Taipei** ; la géographie change, mais la logique de survie reste la même.*

### L'adaptation au contexte insulaire spécifique de Taïwan

Contrairement à l'Ukraine, dont le territoire continental permet certaines options de repli et de contournement, la situation **insulaire** de **Taïwan** limite considérablement les alternatives en cas de coupure généralisée des communications, ce qui renforce l'importance particulière accordée à cet exercice par les autorités de l'île. Cette contrainte géographique explique pourquoi **Taipei** investit autant, comparativement, dans ce type de préparation spécifique.

C'est cette spécificité insulaire qui distingue fondamentalement le défi taïwanais de celui d'autres pays confrontés à des menaces de **coupure** de communication dans des contextes continentaux.

## La réaction des opérateurs de télécommunications

### Une coopération public-privé encore en construction

La réussite de cet **exercice** dépend largement de la **coopération** des opérateurs privés de télécommunications taïwanais, qui doivent accepter de ralentir volontairement leurs **réseaux** à des fins de test national. Cette coopération public-privé, bien que jugée globalement positive selon les informations disponibles, reste un processus en construction, notamment sur les questions de compensation financière et de responsabilité légale en cas d'incident pendant l'exercice.

*Demander à une entreprise de ralentir volontairement son propre service, même pour une bonne cause nationale, n'est jamais un geste sans friction ; c'est ce frottement, précisément, qu'il faut résoudre avant la vraie **crise**.*

### Le précédent des exercices annuels antérieurs

**Taïwan** organise des **exercices de défense civile** annuels depuis plusieurs années, généralement centrés sur les alertes aériennes et les évacuations, mais cette dimension numérique constitue une première. Les précédents exercices, selon les rapports disponibles, ont généralement bénéficié d'une **participation croissante** de la **population** au fil des années, un signe encourageant pour l'acceptabilité de cette nouvelle dimension technique.

Reste à voir si cette même acceptabilité se maintiendra face à un **exercice** plus abstrait et moins visuellement spectaculaire qu'une sirène d'alerte aérienne classique.

## Le rôle des câbles internationaux dans la sécurité régionale

### Une infrastructure partagée avec d'autres économies asiatiques

Les câbles sous-marins qui relient **Taïwan** au reste du monde ne desservent pas uniquement l'île : ils font partie d'un **réseau régional** plus **large** qui connecte également le Japon, les Philippines et d'autres économies asiatiques. Une perturbation majeure affectant ces infrastructures aurait donc des répercussions qui dépasseraient largement les frontières taïwanaises, ce qui explique l'intérêt croissant de plusieurs gouvernements voisins pour la sécurité de ce **réseau** partagé.

*Un **câble** coupé au **large** de **Taïwan** n'affecte jamais seulement Taïwan ; c'est peut-être la meilleure raison pour laquelle cette question devrait intéresser bien au-delà de l'île elle-même.*

### Une coopération régionale encore limitée

Malgré cette interdépendance évidente, la coopération régionale formelle sur la **protection** de ces **câbles** reste, selon les informations disponibles, relativement limitée. Aucun mécanisme multilatéral robuste et permanent ne semble exister à ce jour pour coordonner une réponse rapide en cas de rupture suspecte touchant simultanément plusieurs juridictions de la région.

Cette lacune institutionnelle constitue, pour plusieurs experts en **sécurité** maritime, l'un des angles morts les plus significatifs de la **préparation** régionale actuelle face aux tactiques de **zone** grise.

## Les entreprises technologiques face à cette vulnérabilité

### Une dépendance critique aux centres de données taïwanais

Plusieurs entreprises technologiques mondiales dépendent de centres de **données** et de capacités de **fabrication** situés à **Taïwan**, ce qui les rend directement concernées par toute dégradation prolongée de la connectivité de l'île. Une coupure prolongée des **communications** internationales de Taïwan aurait des répercussions bien au-delà du secteur des télécommunications, touchant potentiellement les chaînes d'approvisionnement technologiques mondiales.

*On pense rarement au **câble** sous-marin quand on utilise son téléphone, mais c'est souvent lui, plus que n'importe quel satellite, qui porte le poids invisible de l'économie numérique mondiale.*

### Une pression pour diversifier les infrastructures critiques

Cette prise de conscience pousse certaines entreprises à explorer des options de **diversification** de leurs infrastructures critiques, sans pour autant abandonner leur présence à **Taïwan**, qui reste difficilement substituable à court terme pour plusieurs secteurs technologiques avancés. Cette diversification progressive, si elle se confirme, pourrait réduire partiellement l'impact d'une éventuelle **coupure** prolongée, sans l'éliminer complètement.

Le rythme réel de cette diversification demeure difficile à évaluer précisément à partir des seules informations publiques disponibles à ce jour.

## Ce que cet exercice dit de la trajectoire politique de Taipei

### Une préparation méthodique plutôt qu'une escalade rhétorique

Ce que révèle, en creux, cet exercice d'août, c'est une **préparation méthodique** qui contraste avec les échanges plus spectaculaires et médiatisés entre **Pékin** et **Taipei**. Plutôt que de répondre à chaque provocation par une déclaration publique, les autorités taïwanaises semblent privilégier, dans ce **dossier** précis, une approche technique et discrète, construite sur plusieurs années de planification.

*Les gestes les moins spectaculaires sont souvent ceux qui comptent le plus ; un **exercice** de **bande passante** ne fera jamais la première page comme un porte-avions, mais il pourrait sauver plus de vies le jour où il compte vraiment.*

### Un signal de maturité institutionnelle

Cette approche traduit une forme de **maturité institutionnelle** dans la gestion du risque chinois par Taipei, qui semble avoir intégré que la résilience se construit sur la durée, par petites touches méthodiques, plutôt que par des annonces spectaculaires ponctuelles. C'est cette discipline de long terme qui, selon plusieurs observateurs de la région, distingue la préparation taïwanaise actuelle de celle observée il y a une décennie.

Cette maturité ne garantit évidemment pas l'efficacité totale de la préparation en cas de crise réelle, mais elle constitue un indicateur encourageant de la direction prise par les institutions de l'île.

## Les scénarios de coupure totale envisagés par les experts

### Une hypothèse extrême mais étudiée sérieusement

Au-delà de l'exercice de ralentissement prévu en août, plusieurs experts en sécurité maritime ont étudié des scénarios plus extrêmes de **coupure totale** des communications internationales de Taïwan, notamment dans l'hypothèse d'un blocus économique prolongé combinant pression navale et sabotage des infrastructures numériques. Ces scénarios restent, à ce stade, des exercices de modélisation théorique plutôt que des prédictions d'événements imminents.

*Étudier le pire scénario n'est pas l'annoncer ; c'est simplement refuser d'être pris au dépourvu si, un jour, il finissait par se produire.*

### Les mesures de secours envisagées pour ce cas extrême

Face à cette hypothèse, certains **analystes** évoquent la nécessité de développer des capacités de **communication de secours**, incluant potentiellement des solutions satellitaires ou des réseaux radio alternatifs, qui pourraient être activées en dernier recours si les câbles sous-marins et les réseaux mobiles classiques venaient à être simultanément compromis. Aucune de ces solutions n'est présentée, dans les sources disponibles, comme pleinement opérationnelle à ce jour pour l'ensemble du territoire taïwanais.

Le développement de ces capacités de secours représente, selon plusieurs observateurs, l'un des chantiers de préparation les plus coûteux et les plus complexes qui restent devant les autorités de l'île.

## La comparaison avec d'autres exercices régionaux de résilience

### Le Japon et la Corée du Sud, des approches comparables

Taïwan n'est pas la seule économie de la région à investir dans la **résilience numérique** face aux tensions régionales : le Japon et la Corée du Sud ont, selon plusieurs rapports de sécurité, développé leurs propres exercices de préparation aux perturbations de communication, bien que dans des contextes de menace différents, davantage centrés sur la Corée du Nord ou sur des scénarios de catastrophe naturelle que sur une pression chinoise directe.

*Chaque pays de la région semble redécouvrir, presque simultanément, la même leçon : la connectivité n'est jamais acquise, elle se prépare, se teste et se répare avant qu'elle ne soit vraiment nécessaire.*

### Ce que Taïwan pourrait encore apprendre de ces précédents

Ces précédents régionaux offrent des pistes d'amélioration potentielles pour Taïwan, notamment sur les mécanismes de **coordination internationale** en cas de crise simultanée touchant plusieurs pays de la région. Aucune source consultée ne confirme, à ce stade, l'existence d'un cadre formel de coopération technique entre Taipei et ces deux partenaires spécifiquement sur cette question des communications de crise.

Développer un tel cadre représenterait une étape logique supplémentaire dans la consolidation de la résilience régionale face aux pressions chinoises croissantes.

## Conclusion

L'exercice de ralentissement volontaire de l'internet mobile prévu à Taïwan en août 2026 pourrait sembler, à première vue, un détail technique mineur face aux enjeux militaires et diplomatiques plus visibles du **dossier** taïwanais. C'est précisément cette apparente modestie qui en fait un indicateur révélateur : une société qui se prépare à perdre, temporairement et partiellement, sa **connectivité**, est une société qui prend au sérieux des scénarios que d'autres préfèrent encore ignorer.

Ce commentaire n'affirme pas que cet exercice, seul, changera le **rapport** de force dans le détroit de Taïwan. Il affirme simplement que la **résilience des communications** mérite une attention comparable à celle accordée aux navires et aux avions, parce que c'est souvent par les infrastructures les plus discrètes que passe la capacité réelle d'une société à tenir, jour après jour, sous pression prolongée. *Un réseau qui tient, même ralenti, vaut parfois mieux qu'un porte-avions qui impressionne ; l'un rassure les caméras, l'autre garde une population reliée à elle-même quand tout le reste vacille.*

**Signé Maxime Marquette, chroniqueur**

## Encadré de transparence du chroniqueur

### Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais **chroniqueur et analyste**. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. **Je prétends à la lucidité analytique**, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

### Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre **faits vérifiés et analyses interprétatives**. La règle de méthode est constante : une information factuelle n'est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous **Sources**, jamais ici.

**Familles de sources primaires** retenues par la publication, quand le dossier en comporte : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d'organisations intergouvernementales, dépêches d'agences de presse internationales reconnues.

**Familles de sources secondaires** : publications spécialisées, médias d'information reconnus internationalement, analyses d'institutions de recherche établies, rapports d'organisations sectorielles.

Quand un article cite des données statistiques, économiques ou géopolitiques, elles proviennent d'institutions productrices de données (organisations intergouvernementales, banques centrales, instituts statistiques nationaux), et l'institution exacte est nommée sous **Sources**.

### Nature de l'analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une **synthèse critique et contextuelle** basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d'experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

## Sources

### Sources primaires

- [Reuters — Taïwan va ralentir l'internet mobile lors des exercices de défense civile face à la menace chinoise — 21 juillet 2026](https://www.reuters.com/world/china/taiwan-slow-mobile-internet-civil-defence-drills-china-threat-grows-2026-07-21/)

- [Reuters — Taïwan signale une hausse de l'activité des navires chinois, faisant craindre pour les routes d'approvisionnement du Pacifique — 20 juillet 2026](https://www.reuters.com/world/china/taiwan-says-chinese-vessel-activity-jumps-raising-fears-pacific-supply-routes-2026-07-20/)

- [Focus Taiwan — Duckworth avertit que la Chine pourrait opter pour un blocus économique de Taïwan d'ici 2028 — 19 juillet 2026](https://focustaiwan.tw/politics/202607190004)

### Sources secondaires

- [Foreign Policy — Les États-Unis ne peuvent « céder un seul pouce » à Xi, affirme une haute responsable démocrate — 6 juillet 2026](https://foreignpolicy.com/2026/07/06/senator-duckworth-taiwan-visit-china-trump-xi-jinping/)

- [Foundation for Defense of Democracies — Protection maritime de la vulnérabilité énergétique de Taïwan — 17 novembre 2025](https://www.fdd.org/analysis/2025/11/17/maritime-protection-of-taiwans-energy-vulnerability/)

- [Taipei Times — Les cas de Taïwanais détenus ou disparus en Chine augmentent rapidement — 13 juillet 2026](https://www.taipeitimes.com/News/front/archives/2026/07/13/2003860651)

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Source : Maxime Marquette, MadMax. Pour citer ce texte, nommer l’auteur et lier https://mad-max.co/fr/article/commentaire-l-internet-ralenti-des-exercices-taiwanais
