# Commentaire : L'accord minéralier USA-Ukraine — la promesse de 2025 confrontée à la réalité de 2026

> Le 30 avril 2025, à Washington, le gouvernement américain et le gouvernement ukrainien ont signé l'accord créant le Fonds de reconstruction et d'investissement États-Unis-Ukraine — surnommé « l'accord minéralier ». Il donnait aux États-Unis un accès préférentiel aux projets de développement des ressources naturelles ukrainiennes : lithium, titane, terres rares, uranium, pétrole

- Auteur: Maxime Marquette
- Publication: MadMax (https://mad-max.co)
- Rubrique: Commentaire
- Publié: 2026-06-29
- Adresse à citer: https://mad-max.co/fr/article/commentaire-l-accord-mineralier-usa-ukraine-la-promesse-de-2025-confrontee-a-la-

## Introduction : Un accord signé, une mine toujours fermée

### Le 30 avril 2025 : une poignée de main historique

Le **30 avril 2025**, à **Washington**, le gouvernement américain et le gouvernement ukrainien ont signé l'accord créant le **Fonds de reconstruction et d'investissement États-Unis-Ukraine** — surnommé « l'accord minéralier ». Il donnait aux **États-Unis** un accès préférentiel aux projets de développement des ressources naturelles ukrainiennes : **lithium**, **titane**, **terres rares**, **uranium**, **pétrole** et **gaz**. En échange, **Washington** s'engageait à soutenir financièrement la reconstruction de l'Ukraine à travers ce fonds. C'était, selon les deux gouvernements, une alliance économique stratégique pour l'avenir.

Plus d'un an plus tard, en **juin 2026**, la réalité est plus nuancée. Le fonds est officiellement opérationnel depuis **décembre 2025**. La première contribution américaine — **75 millions de dollars** de la **DFC** (U.S. International Development Finance Corporation) — a été versée en **septembre 2025**. L'Ukraine a doublé cette mise, portant le capital de départ à **150 millions de dollars**. Le **25 juin 2026**, en marge de la conférence de récupération de **Gdańsk**, la **DFC** et la branche garanties de la **Banque mondiale (MIGA)** ont signé un accord d'assurance contre les risques politiques pour sécuriser les investissements privés dans le fonds. Mais les mines de **lithium** et de **terres rares** que tout le monde attendait ? Elles ne fonctionnent toujours pas.

*Un accord signé. Un fonds opérationnel. Une assurance contre les risques. Et pourtant : pas une once de lithium extraite dans le cadre de cet accord. L'écart entre la rhétorique de Washington et la réalité du terrain ukrainien dit tout de la distance qui sépare un contrat d'une mine en activité.*

## Pourquoi les mines ne tournent pas encore

### La guerre comme obstacle structurel

La raison principale est évidente : on n'extrait pas de minerais stratégiques dans un pays en guerre où des drones russes frappent des infrastructures chaque semaine. Les investisseurs privés — même protégés par une assurance de la **DFC** et de la **MIGA** — ont besoin d'une stabilité minimale pour engager les capitaux nécessaires à l'ouverture d'une mine. Ces opérations coûtent des centaines de millions, parfois des milliards. Elles nécessitent des années de préparation. Elles impliquent des équipements lourds que l'on ne sécurise pas facilement dans une zone de conflit.

Les gisements ukrainiens de **lithium** — notamment ceux de la région de **Zaporizhzhia**, ironiquement — se trouvent dans ou près des zones de combat actif. Les ressources en **terres rares** sont dispersées sur un territoire dont une partie est sous occupation russe. La carte des ressources naturelles ukrainiennes et la carte du conflit se superposent avec une précision cruelle. **Trump** a vendu cet accord comme une victoire économique. La réalité géographique le contredit provisoirement.

*Trump a signé un accord qui lui permettait de parler d'Ukraine sans parler de garanties de sécurité. C'était astucieux politiquement. Mais les minerais ne se sortent pas de terre par décret. La guerre bloque tout — et Poutine le sait parfaitement.*

## Le contexte de la négociation : un accord arraché sous pression

### L'altercation de la Maison-Blanche et ses conséquences

La genèse de cet accord est elle-même révélatrice des rapports de force entre **Washington** et **Kyiv** à l'ère **Trump**. En **mars 2025**, **Zelensky** avait quitté la **Maison-Blanche** précipitamment après un échange tendu avec **Trump** et le vice-président **Vance**. L'accord, alors proche de la signature, avait été suspendu. Une version révisée — qualifiée de « complètement différente » par **Zelensky** lui-même — avait ensuite été soumise, soulevant des critiques virulentes en Ukraine sur les concessions exigées.

La version finalement signée le **30 avril 2025** a été présentée comme équilibrée : l'**Ukraine** conservait « l'entière propriété et le contrôle » de ses ressources naturelles, les bénéfices du fonds seraient partagés, et l'accord ne contraignait pas **Kyiv** à rembourser l'aide militaire américaine passée. Mais les critiques ont persisté. Le fonds est géré par la **DFC**, sous contrôle américain. Les priorités d'investissement — **minerais critiques**, **énergie**, **transport**, **technologies** — correspondent aux intérêts stratégiques américains. Ce n'est pas un partenariat entre égaux. C'est un partenariat entre un pays en guerre et une superpuissance qui négocie en position de force.

*Zelensky a accepté cet accord parce qu'il n'avait pas le choix. Pas à cause de la faiblesse de l'Ukraine, mais à cause de la géopolitique de 2025. Parfois, signer un contrat imparfait est mieux que ne rien signer. L'histoire dira si ce pari était juste.*

## Ce que le fonds a accompli à ce jour

### 150 millions de dollars de capital de départ — et une liste d'attente

Le **Fonds de reconstruction USA-Ukraine** est officiellement « pleinement opérationnel » depuis le **18 décembre 2025**, selon la **DFC**. Son conseil d'administration a approuvé les politiques d'investissement et d'exploitation du fonds. Il a identifié ses secteurs prioritaires. Il évalue ses premières opportunités d'investissement depuis début **2026**. Mais entre « évaluer des opportunités » et déployer du capital dans des projets actifs, il y a un gouffre que l'actif de **150 millions de dollars** peine à combler.

L'accord de **Gdańsk** du **25 juin 2026** — l'assurance **DFC-MIGA** contre les risques politiques — est présenté comme l'élément manquant pour déclencher les investissements privés. L'idée : si les risques géopolitiques sont assurés, des investisseurs privés internationaux oseront s'engager dans des projets ukrainiens. C'est une logique valide. Mais l'assurance ne supprime pas le risque — elle le distribue différemment. Et aucun instrument financier ne protège une mine contre un missile russe.

*L'assurance DFC-MIGA est un progrès réel. Mais je me souviens qu'on nous a dit la même chose à chaque étape depuis avril 2025 : le fonds sera « bientôt opérationnel ». Maintenant il l'est. L'étape suivante sera « bientôt investi ». La patience des Ukrainiens qui attendent ces ressources est impressionnante.*

## L'Ukraine et ses ressources : l'immense promesse sous-jacente

### Un sous-sol parmi les plus riches d'Europe

L'enjeu de cet accord est réel et massif. L'**Ukraine** possède certains des gisements de **terres rares** les plus importants d'Europe. Elle dispose de réserves de **lithium** — métal indispensable aux batteries des véhicules électriques — estimées parmi les plus grandes du continent. Son sous-sol contient du **titane** (utilisé dans l'aérospatiale et la défense), du **graphite** (essentiel aux batteries), du **manganèse**, du **nickel**. Ces ressources, si elles étaient exploitées dans un contexte de paix, pourraient transformer l'économie ukrainienne et réduire la dépendance occidentale envers la **Chine** pour les minerais critiques.

Car c'est là l'enjeu géopolitique profond. La **Chine** contrôle aujourd'hui une part dominante du marché mondial des terres rares et des minerais critiques nécessaires à la transition énergétique. L'**Ukraine** représente une alternative potentielle dans la sphère occidentale. Si son sous-sol pouvait être exploité sous des conditions sûres, l'**Europe** et les **États-Unis** disposeraient d'une alternative crédible aux approvisionnements chinois. C'est pour cette raison que cet accord intéresse **Washington** autant — sinon plus — que **Kyiv**.

*La Chine contrôle les minerais critiques et tout le monde s'en inquiète depuis une décennie. L'Ukraine en a des tonnes dans son sous-sol et personne ne peut y toucher à cause de la guerre. L'ironie géopolitique est presque insupportable. Poutine, en occupant l'est de l'Ukraine, bloque aussi la diversification minérale de l'Occident.*

## Les critiques ukrainiennes : un accord à sens unique ?

### Les lignes rouges franchies dans la négociation

En **Ukraine**, l'accord n'a pas fait l'unanimité. Des parlementaires et des économistes ukrainiens ont critiqué les premières versions du texte, dénonçant un document qui « franchissait presque toutes les lignes rouges » de l'Ukraine. Les objections portaient notamment sur l'interdiction potentielle de vendre des minerais à des « concurrents stratégiques » américains — ce qui inclurait la **Chine**, mais aussi potentiellement certains pays européens selon les interprétations. Il y avait aussi des inquiétudes sur la gouvernance du fonds et la capacité de l'Ukraine à influer réellement sur ses orientations.

La version finale a atténué certaines de ces inquiétudes sans les dissiper complètement. La souveraineté ukrainienne sur ses ressources est affirmée dans le texte. Mais dans les faits, un accord commercial conclu sous pression de guerre, avec un partenaire infiniment plus puissant, ne peut pas être totalement équilibré. **Zelensky** a signé parce qu'il avait besoin de montrer à l'administration **Trump** que l'Ukraine était un partenaire économique concret, pas seulement un bénéficiaire d'aide. C'était une concession stratégique dans un contexte de négociation difficile.

*Un accord imparfait signé entre inégaux — c'est souvent la définition de la diplomatie de guerre. Ce qui compte, c'est ce qu'on fait avec une fois que la paix revient. L'Ukraine devra renégocier en position de force ce que la nécessité l'a contrainte à accepter sous pression.*

## La question des garanties de sécurité : le talon d'Achille

### L'accord minéralier ne remplace pas les garanties OTAN

L'accord minéralier avait été vendu, dans sa conception initiale, comme un substitut partiel aux garanties de sécurité que l'**Ukraine** demandait à l'**OTAN**. L'idée : si les **États-Unis** ont des intérêts économiques directs en **Ukraine**, ils auront une raison supplémentaire de la défendre. C'est une logique qui a une certaine cohérence transactionnelle. Mais elle a aussi ses limites : un investissement dans un fonds n'équivaut pas à un Article 5 de l'**OTAN**. Les capitaux protégés par la **DFC** ne sont pas les mêmes que des soldats engagés à défendre un territoire.

La question des garanties de sécurité pour l'après-guerre reste entière. Lors du sommet de l'**OTAN** à **Ankara** en juin **2026**, le secrétaire général **Rutte** a évité de s'engager sur une adhésion ukrainienne à l'**OTAN**, faute d'unanimité des membres. L'accord minéralier ne comble pas ce vide. L'**Ukraine** reste dans une situation de sécurité précaire, dépendante des décisions politiques américaines que l'élection prochaine pourrait encore faire évoluer.

*On ne peut pas remplacer des garanties de sécurité par un contrat de lithium. Zelensky le sait. Trump aussi, au fond. L'accord minéralier est utile. Mais ce que l'Ukraine demande depuis 2022, c'est une protection que ni un fonds ni une assurance ne peut offrir.*

## Conférence de Gdańsk : le DFC-MIGA et les prochaines étapes

### L'assurance-risque comme catalyseur d'investissements privés

La signature de l'accord **DFC-MIGA** à **Gdańsk** le **25 juin 2026** est l'étape la plus récente dans l'opérationnalisation du fonds. Son objectif est clair : attirer des investisseurs privés internationaux qui hésitaient à s'engager en **Ukraine** à cause du risque politique et militaire. La **MIGA**, branche garanties de la **Banque mondiale**, est spécialisée dans ce type d'instruments dans les pays à risque élevé. Son implication donne une crédibilité institutionnelle supplémentaire au fonds.

Les secteurs prioritaires identifiés — **minerais critiques**, **énergie**, **transport et logistique**, **technologies de l'information**, **technologies émergentes** — correspondent à la fois aux besoins ukrainiens et aux intérêts stratégiques américains. Ce n'est pas une coïncidence. Le fonds est conçu pour aligner les intérêts des deux parties. Mais il est aussi conçu pour générer des retours financiers pour les investisseurs — ce qui implique des projets viables économiquement, pas seulement politiquement souhaitables.

*La MIGA à Gdańsk, c'est la communauté internationale qui dit : on fait confiance à l'Ukraine sur le long terme. C'est plus important qu'il n'y paraît. Dans un contexte où certains doutent de la durabilité du soutien occidental, cette signature est un acte de foi institutionnel.*

## Conclusion : L'accord minéralier entre espoir et réalité

### Une promesse réelle, un calendrier contraint par la guerre

L'accord minéralier **USA-Ukraine** est une initiative stratégique sérieuse avec une logique économique et géopolitique solide. Il crée un cadre pour l'exploitation des ressources ukrainiennes dans un partenariat occidental post-guerre. Il aligne les intérêts américains sur la survie et la reconstruction de l'**Ukraine**. Et il commence, étape par étape, à s'opérationnaliser. Mais il ne changera pas le cours de la guerre en cours. Il ne fournit pas de garanties de sécurité. Et il ne produira des résultats économiques concrets que lorsque les bombes russes cesseront de tomber.

### Le vrai test : la mise en œuvre dans un Ukraine en paix

Le vrai test de cet accord viendra dans l'après-guerre — si et quand l'**Ukraine** retrouve suffisamment de stabilité pour permettre des opérations minières à grande échelle. À ce moment-là, les termes négociés en période de guerre devront peut-être être réévalués. Une **Ukraine** souveraine et en paix aura une bien meilleure position de négociation qu'une **Ukraine** sous les bombes en **2025**. C'est ce que **Kyiv** doit garder en tête : l'accord d'aujourd'hui est un outil de survie, pas nécessairement le contrat définitif de la relation économique USA-Ukraine.

*L'accord minéralier survivra à la guerre. La vraie question est : dans quelle version ? Une Ukraine reconstruite, sécurisée et confiante dans ses droits renégociera ce que la nécessité de 2025 lui a imposé. Et ce sera légitime. Les contrats de guerre méritent d'être revus en temps de paix.*

**Signé Maxime Marquette, chroniqueur**

## Encadré de transparence du chroniqueur

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Je ne suis pas journaliste, mais **chroniqueur et analyste**. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. **Je prétends à la lucidité analytique**, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

### Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre **faits vérifiés et analyses interprétatives**. La règle de méthode est constante : une information factuelle n'est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous **Sources**, jamais ici.

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**Familles de sources secondaires** : publications spécialisées, médias d'information reconnus internationalement, analyses d'institutions de recherche établies, rapports d'organisations sectorielles.

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Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une **synthèse critique et contextuelle** basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d'experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

## Sources

### Sources primaires

- [U.S. Department of the Treasury — Agreement to Establish United States-Ukraine Reconstruction Investment Fund — 30 avril 2025](https://home.treasury.gov/news/press-releases/sb0126)

- [DFC — U.S.-Ukraine Reconstruction Investment Fund Fully Operational — 18 décembre 2025](https://www.dfc.gov/media/press-releases/dfc-announces-us-ukraine-reconstruction-investment-fund-fully-operational-and)

- [Ukrinform — US makes first contribution to fund created under minerals agreement — septembre 2025](https://www.ukrinform.net/rubric-vidbudova/4037481-us-makes-first-contribution-to-fund-created-under-minerals-agreement-svyrydenko.html)

- [The Straits Times — US DFC and World Bank's MIGA to set up political risk insurance for Ukraine fund — 25 juin 2026](https://www.straitstimes.com/world/europe/us-dfc-and-world-banks-miga-to-set-up-political-risk-insurance-for-ukraine-fund)

### Sources secondaires

- [Kyiv Independent — US-Ukraine minerals deal will finally go live in 2026 — 18 décembre 2025](https://kyivindependent.com/us-ukraine-minerals-deal-will-finally-go-live-in-2026/)

- [CSIS — Six Months Since the U.S.-Ukraine Minerals Deal Was Signed: What Now? — 30 octobre 2025](https://www.csis.org/analysis/six-months-us-ukraine-minerals-deal-was-signed-what-now)

- [The Guardian — Battle-hardened Ukraine role in defending Europe — 24 juin 2026](https://www.theguardian.com/world/2026/jun/24/battle-hardened-ukraine-role-defending-europe-ex-nato-chief-anders-fogh-rasmussen)

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Source : Maxime Marquette, MadMax. Pour citer ce texte, nommer l’auteur et lier https://mad-max.co/fr/article/commentaire-l-accord-mineralier-usa-ukraine-la-promesse-de-2025-confrontee-a-la-
