# CHRONIQUE : Washington sanctionne Rosneft et Lukoil, la première salve du second mandat Trump

> Le 22 octobre 2025, le département du Trésor américain a sanctionné les deux plus grands groupes pétroliers russes, Rosneft et Lukoil, dans ce qui constitue la première mesure de cette ampleur prise contre l'industrie…

- Auteur: Maxime Marquette
- Publication: MadMax (https://mad-max.co)
- Rubrique: Chronique
- Publié: 2026-07-20
- Adresse à citer: https://mad-max.co/fr/article/chronique-washington-sanctionne-rosneft-et-lukoil-la-premiere-salve-du-second-ma

## Introduction

Le **22 octobre 2025**, le **département du Trésor américain** a sanctionné les deux plus grands groupes pétroliers russes, **Rosneft** et **Lukoil**, dans ce qui constitue la **première mesure de cette ampleur** prise contre l'industrie pétrolière russe depuis le début du second mandat de l'administration américaine actuelle, selon le **Trésor américain**. Cette **décision** marque un tournant dans la politique de pression économique appliquée à Moscou. *Une sanction pétrolière ne se mesure jamais au jour où elle est signée, mais au jour où le baril qu'elle vise devient invendable.*

Un rapport du **Trésor**, daté du **17 novembre 2025** et rapporté par **Reuters**, confirme que ces sanctions ont effectivement réduit les **revenus pétroliers russes**, un signe que la mesure produit un **effet mesurable** plutôt que purement symbolique. Plusieurs mois plus tard, le **29 avril 2026**, Reuters rapportait que l'échéance pour la cession des actifs de **Lukoil** avait été repoussée au **30 mai 2026**, preuve que le dossier reste **actif et non résolu**.

Cette chronique s'appuie sur le communiqué officiel du **Trésor américain** du 22 octobre 2025 et sur deux articles de **Reuters** publiés respectivement en novembre 2025 et avril 2026, qui documentent l'évolution de ce dossier sur **plus de six mois**.

## Le 22 octobre 2025, une décision qui change de registre

### Rosneft et Lukoil, les deux piliers de l'exportation pétrolière russe

En ciblant simultanément **Rosneft** et **Lukoil**, le Trésor américain a visé les deux entreprises qui, ensemble, représentent une part considérable des **exportations pétrolières russes** vers les marchés internationaux, selon le communiqué officiel du 22 octobre 2025. Ce **choix** de cibler les deux géants simultanément, plutôt qu'un seul, illustre une **volonté de maximiser l'impact économique** de la mesure. *Sanctionner un seul groupe pétrolier laisse toujours une porte de sortie ; en sanctionner deux à la fois, c'est refermer la pièce.*

Cette **double désignation** confirme que l'administration américaine considérait, à l'automne 2025, que les mesures antérieures contre l'économie russe n'avaient pas produit l'effet recherché sur le secteur énergétique spécifiquement, justifiant ce **nouveau palier de pression**.

### La première mesure de ce type sous ce mandat

Le **Trésor américain** a explicitement qualifié cette action de première mesure de cette nature sous l'administration actuelle, un détail qui, **documenté** dans le communiqué du 22 octobre 2025, situe cette sanction comme un point de départ plutôt qu'un aboutissement d'une politique déjà rodée.

Ce **statut de première mesure** suggère qu'il faut lire cette décision comme un **signal** autant que comme un outil, destiné à indiquer la **direction** que prendrait la politique de sanctions énergétiques dans les mois suivants.

## Ce que révèle le rapport du Trésor de novembre 2025

### Une baisse confirmée des revenus pétroliers russes

Le rapport du **Trésor américain**, daté du **17 novembre 2025** et relayé par **Reuters**, confirme que les **revenus pétroliers russes** ont diminué en conséquence directe des sanctions visant Rosneft et Lukoil, un **constat** qui transforme la mesure d'octobre d'un geste politique en un **outil économique mesurable**. *Un gouvernement qui publie la preuve chiffrée de l'efficacité de ses propres sanctions ne cherche pas seulement à punir ; il cherche aussi à convaincre que la pression fonctionne.*

Cette **confirmation**, un mois après l'annonce initiale, réduit la **marge d'interprétation** quant à l'efficacité réelle de la mesure, les **chiffres cités** par Reuters s'appuyant directement sur les données du Trésor lui-même plutôt que sur une estimation externe indépendante.

### Les limites de ce que le rapport ne précise pas

Le rapport cité par **Reuters** confirme une **baisse des revenus** sans nécessairement détailler, dans les extraits disponibles, l'ampleur précise en pourcentage ou en valeur absolue de cette réduction, ce qui invite à une **lecture prudente** de la portée exacte de cet impact économique.

Cette absence de détail chiffré précis n'invalide pas le constat général d'efficacité, mais elle rappelle que l'**évaluation complète** de l'impact des sanctions nécessite un suivi continu sur plusieurs mois, voire plusieurs années, plutôt qu'un **jugement figé** au moment de leur annonce.

## L'échéance du 30 mai 2026, un dossier qui traîne

### Une deuxième extension du délai de cession des actifs

Selon **Reuters**, le **29 avril 2026**, l'échéance pour la **cession des actifs de Lukoil** a été repoussée au **30 mai 2026**, un report qui, six mois après la sanction initiale, illustre la **complexité pratique** de démanteler les intérêts d'une major pétrolière mondiale sous contrainte de sanctions. *Un actif que personne ne veut racheter dans les délais prévus n'est plus seulement sanctionné ; il devient, de fait, invendable.*

Ce report successif du calendrier suggère que les **négociations** entourant la cession de ces actifs impliquent des complications juridiques, financières ou diplomatiques qui dépassent la **simple volonté politique** affichée en octobre 2025.

### Ce que cette prolongation révèle sur le marché des actifs sanctionnés

Le fait même qu'une **prolongation** ait été nécessaire suggère que peu d'**acheteurs sérieux** se sont manifestés dans les délais initialement fixés pour racheter les actifs de Lukoil concernés par les sanctions, une situation qui reflète le **risque juridique et réputationnel** associé à toute transaction avec une entité sanctionnée.

Cette prudence des acheteurs potentiels, documentée indirectement par la nécessité même de cette extension, illustre l'un des **effets secondaires recherchés** par les sanctions : rendre un actif si risqué à acquérir qu'il en devient pratiquement gelé sur le marché.

## La dimension symbolique de cette double désignation

### Rosneft et Lukoil, des noms associés à l'État russe

En ciblant **Rosneft**, entreprise directement liée à l'État russe, et **Lukoil**, l'un des plus grands groupes privés du secteur, le Trésor américain a envoyé un **signal couvrant** à la fois le secteur public et le secteur privé de l'industrie pétrolière russe, sans distinction de **statut juridique** de l'entreprise visée.

Cette absence de distinction entre entreprise étatique et entreprise privée dans le choix des cibles illustre une **approche large** de la pression économique, qui ne cherche pas à épargner le **secteur privé russe** au nom d'une distinction idéologique entre État et marché.

### Un signal envoyé au-delà des seules deux entreprises visées

Au-delà de **Rosneft** et **Lukoil** elles-mêmes, cette double sanction envoie un signal à l'ensemble du **secteur pétrolier russe** et à ses partenaires commerciaux internationaux, qui doivent désormais évaluer le **risque** que représente toute transaction impliquant des entités liées à ces deux groupes. *Sanctionner deux entreprises, c'est aussi avertir toutes les autres qu'elles pourraient être les prochaines.*

Ce signal élargi, documenté par l'ampleur de la réaction internationale qu'une telle mesure suscite habituellement, dépasse le cadre strictement bilatéral entre Washington et Moscou pour affecter les **calculs de risque** de nombreux acteurs tiers du marché pétrolier mondial.

## Le contexte plus large de la pression économique sur Moscou

### Une mesure qui s'ajoute à un arsenal de sanctions préexistant

Cette sanction d'octobre 2025 contre Rosneft et Lukoil ne constitue pas la première mesure économique prise contre la Russie depuis le début du conflit en Ukraine, mais elle s'ajoute à un **arsenal déjà existant** de sanctions occidentales visant divers secteurs de l'économie russe, avec cette fois un **ciblage spécifique et direct** du secteur pétrolier.

Cette **accumulation de mesures** successives, documentée par la continuité de la politique de sanctions occidentale depuis plusieurs années, illustre une **stratégie de pression progressive** plutôt qu'un choc économique unique et isolé.

### Le pétrole, nerf de la guerre budgétaire russe

Le secteur pétrolier occupe une place centrale dans les **finances publiques russes**, ce qui explique pourquoi **cibler spécifiquement** Rosneft et Lukoil représente une **escalade significative** par rapport à des sanctions plus sectorielles ou financières touchant des domaines moins directement liés aux revenus budgétaires de l'État russe.

Cette centralité du pétrole dans l'équation budgétaire russe, un fait largement documenté par les analyses économiques du secteur, confère à ces sanctions un **poids stratégique** qui dépasse leur simple portée commerciale immédiate. *Toucher le pétrole russe, c'est toucher directement la caisse qui finance la guerre ; aucune autre sanction n'atteint aussi précisément ce nerf budgétaire.*

## Les réactions possibles de Moscou face à cette pression

### Une adaptation attendue plutôt qu'une capitulation immédiate

Rien dans les sources consultées n'indique que la Russie ait réagi à ces sanctions par une modification immédiate de sa politique en Ukraine, ce qui suggère que Moscou a probablement **cherché**, comme lors des vagues précédentes de sanctions, des **voies de contournement** plutôt qu'une capitulation directe face à cette pression économique. *Aucune sanction pétrolière n'a jamais, seule, mis fin à une guerre ; elle ne fait que rendre cette guerre plus coûteuse à poursuivre.*

Cette absence de capitulation immédiate ne signifie pas pour autant que la **pression soit inefficace**, le rapport du Trésor de novembre 2025 confirmant déjà un impact mesurable sur les revenus, même si cet impact n'a pas produit de changement de posture militaire visible.

### Les marchés tiers comme variable d'ajustement

Face à des sanctions occidentales ciblant ses principales entreprises pétrolières, la Russie dispose historiquement de la **possibilité** de réorienter ses exportations vers des marchés tiers moins regardants sur l'origine sanctionnée du pétrole, une **stratégie déjà observée** lors de sanctions antérieures sur ce même secteur.

Cette possibilité de réorientation commerciale, bien documentée par l'évolution des flux pétroliers russes depuis le début du conflit, limite l'**efficacité totale** des sanctions occidentales sans pour autant les rendre **inutiles**, comme le confirme le rapport du Trésor de novembre 2025.

## L'impact sur les partenaires commerciaux occidentaux de Lukoil

### Des filiales et partenariats désormais sous pression

Les sanctions visant **Lukoil** affectent nécessairement les entités qui entretenaient des relations commerciales ou des participations avec ce groupe à travers le monde, ces partenaires devant désormais évaluer leur exposition juridique face aux nouvelles désignations américaines, un **enjeu directement lié** à l'échéance de cession désormais fixée au 30 mai 2026.

Cette pression sur les partenaires commerciaux constitue l'un des mécanismes principaux par lesquels les sanctions américaines produisent un effet international, au-delà de leur seule application territoriale directe aux États-Unis. *Une sanction américaine ne s'arrête jamais à la frontière américaine ; elle voyage partout où le dollar continue de circuler.*

### Le rôle du dollar dans l'efficacité de ces sanctions

L'efficacité des sanctions américaines contre des entreprises comme Rosneft et Lukoil repose largement sur la centralité du **dollar américain** dans le commerce pétrolier mondial, ce qui contraint de nombreux **acteurs internationaux** à se conformer aux désignations du Trésor sous peine de perdre l'**accès au système financier américain**.

Cette dépendance structurelle au dollar, documentée par des décennies de pratique du commerce pétrolier international, explique pourquoi des **sanctions américaines unilatérales** peuvent produire un **effet mondial** dépassant largement les seules transactions directement américaines.

## Ce que cette chronique retient de six mois de suivi

### Une mesure qui s'est confirmée dans le temps

Entre l'annonce du **22 octobre 2025** et le report d'échéance du **29 avril 2026**, cette sanction contre Rosneft et Lukoil n'a pas été retirée, allégée ou abandonnée, mais au contraire prolongée et confirmée dans son effet par le rapport du Trésor de novembre 2025, une **continuité rare** pour une mesure économique de cette ampleur. *Une sanction qui dure six mois sans être assouplie n'est plus un coup de communication ; c'est devenu une politique.*

Cette continuité, documentée par la succession chronologique des trois événements couverts dans cette chronique, distingue cette mesure de **sanctions plus ponctuelles** qui, historiquement, ont parfois été **assouplies rapidement** sous la pression de considérations commerciales ou diplomatiques.

### Un dossier encore ouvert à la date du 30 mai 2026

Avec une nouvelle échéance fixée au **30 mai 2026** pour la cession des actifs Lukoil, ce dossier reste, à la date de rédaction de cette chronique, un **front ouvert** de la politique de sanctions américaine, dont l'**issue précise** demeure incertaine faute d'information plus récente disponible dans les sources consultées.

Cette incertitude sur l'issue finale invite à suivre attentivement l'évolution de ce dossier au-delà de cette nouvelle échéance, qui pourrait elle-même être **prolongée** si les difficultés pratiques de cession identifiées jusqu'ici persistent.

## Les questions qui restent sans réponse à ce stade

### L'ampleur exacte de la baisse de revenus reste à préciser

Le rapport du Trésor de novembre 2025, tel que rapporté par **Reuters**, confirme une baisse des revenus pétroliers russes sans que les extraits disponibles ne précisent un pourcentage ou un montant exact, ce qui laisse une **zone d'incertitude** quant à l'ampleur véritable de cet impact économique sur l'ensemble de l'année 2025 et au-delà. *Confirmer qu'un chiffre a baissé n'est pas la même chose que dire de combien ; et c'est souvent dans cet écart que se cache la vraie portée d'une sanction.*

Cette zone d'incertitude ne remet pas en cause la **réalité de l'impact confirmé** par le Trésor lui-même, mais elle invite à la **prudence** quant à toute affirmation plus précise sur l'ampleur exacte de cette réduction de revenus sans données chiffrées supplémentaires disponibles.

### L'identité des acheteurs potentiels des actifs Lukoil demeure floue

Les sources consultées ne précisent pas quels acteurs, s'ils existent, seraient en négociation pour racheter les actifs de **Lukoil** avant l'échéance du 30 mai 2026, une **absence d'information** qui empêche d'évaluer si cette prolongation reflète des négociations avancées ou, au contraire, une absence quasi totale d'acheteurs intéressés.

Cette absence de précision sur l'identité des acheteurs potentiels illustre les **limites de la transparence** entourant ce type de transaction sous sanctions, où la **confidentialité commerciale** peut légitimement restreindre la publication de détails sur des négociations en cours.

## Le précédent des sanctions occidentales sur d'autres secteurs russes

### Une escalade progressive depuis le début du conflit

Les sanctions contre **Rosneft** et **Lukoil** s'inscrivent dans une escalade progressive de la pression économique occidentale sur la Russie, qui a déjà touché le secteur bancaire, le secteur technologique et le secteur militaire russe avant d'atteindre, en octobre 2025, le cœur même de l'industrie pétrolière. *Chaque nouvelle vague de sanctions se construit sur les échecs et les succès partiels de la précédente ; celle d'octobre 2025 n'a pas surgi de nulle part.*

Cette progressivité, documentée par la succession de vagues de sanctions depuis le début du conflit, suggère que Washington a **délibérément réservé** le ciblage direct des **deux plus grandes entreprises pétrolières russes** comme une **escalade de dernier recours** plutôt qu'une première option.

### Ce que cette séquence révèle de la stratégie occidentale

Le choix de réserver cette mesure jusqu'à octobre 2025 suggère une stratégie de **pression graduelle**, dans laquelle chaque nouvelle sanction est calibrée pour maximiser l'impact économique tout en préservant une **marge de manœuvre diplomatique** pour d'éventuelles négociations futures.

Cette logique de réserve stratégique, cohérente avec les pratiques historiques de sanctions économiques américaines, explique pourquoi le **secteur pétrolier russe**, pourtant central à l'économie du pays, n'a été directement visé qu'après plusieurs autres vagues de sanctions successives.

## Les conséquences potentielles pour les marchés énergétiques mondiaux

### Une incertitude sur l'approvisionnement mondial en pétrole

Sanctionner deux des plus grandes entreprises pétrolières du monde crée nécessairement une **incertitude** sur les marchés énergétiques mondiaux, les **acheteurs internationaux** devant réévaluer leurs chaînes d'approvisionnement pour éviter toute exposition juridique liée aux nouvelles désignations américaines. *Le pétrole ne connaît pas de frontières sur les marchés mondiaux ; une sanction qui frappe un producteur finit toujours, d'une manière ou d'une autre, par toucher aussi ses acheteurs.*

Cette réévaluation des chaînes d'approvisionnement, bien que non chiffrée précisément dans les sources consultées pour cette chronique, constitue l'un des **effets indirects les plus significatifs** de toute sanction visant des acteurs majeurs du marché pétrolier mondial.

### Un équilibre à trouver entre pression et stabilité des prix

Les autorités américaines doivent, en imposant de telles sanctions, **équilibrer** la volonté de **maximiser la pression économique** sur la Russie avec le risque de déstabiliser les prix mondiaux du pétrole, un **équilibre délicat** qui explique en partie le calendrier progressif observé dans l'application de ces sanctions.

Cet équilibre, documenté de manière générale par les précédents historiques de sanctions énergétiques, illustre la **complexité propre** à toute mesure économique visant un secteur aussi central que le pétrole pour l'économie mondiale dans son ensemble.

## Le rôle du Congrès dans la pérennisation de ces sanctions

### Une architecture législative qui dépasse le seul exécutif

Les sanctions contre **Rosneft** et **Lukoil**, bien qu'appliquées directement par le **Trésor américain**, s'inscrivent dans un cadre législatif plus large voté par le Congrès américain au fil des années de conflit, ce qui limite la **capacité** d'un futur changement d'administration à les lever unilatéralement sans nouveau vote parlementaire. *Une sanction signée par un seul département peut disparaître avec un changement de ministre ; une sanction ancrée dans la loi survit aux élections.*

Cette architecture législative, documentée par la pratique américaine des sanctions économiques depuis plusieurs décennies, confirme que la mesure du 22 octobre 2025 **s'appuie** sur des pouvoirs déjà établis plutôt que sur une improvisation exécutive isolée.

### La question de la pérennité politique de ces mesures

Cette ancrage législatif suggère que les sanctions contre Rosneft et Lukoil ont **vocation** à perdurer au-delà du calendrier politique immédiat, sauf négociation diplomatique explicite qui justifierait leur allégement dans le cadre d'un éventuel accord de paix en Ukraine.

Cette pérennité politique probable, cohérente avec le traitement législatif habituel des sanctions économiques américaines majeures, renforce la **crédibilité à long terme** de cette mesure aux yeux des marchés internationaux qui doivent ajuster leur comportement en conséquence.

## Ce que cette affaire dit de la relation transatlantique sur les sanctions

### Une coordination avec les partenaires européens

Les sanctions américaines contre **Rosneft** et **Lukoil** s'inscrivent dans un **effort de coordination** plus large avec les partenaires européens, qui ont eux-mêmes imposé des mesures similaires ou complémentaires sur le secteur énergétique russe au fil du conflit, même si les détails précis de cette coordination ne sont pas détaillés dans les sources consultées pour cette chronique.

Cette coordination transatlantique, largement documentée par la pratique diplomatique occidentale depuis le début du conflit, renforce l'**efficacité globale** de la pression économique en réduisant les possibilités de contournement via des marchés européens alternatifs.

### Un front uni malgré des intérêts économiques parfois divergents

Malgré des intérêts économiques nationaux parfois divergents en matière d'approvisionnement énergétique, les alliés occidentaux ont globalement maintenu un **front uni** sur la question des sanctions pétrolières contre la Russie, une cohésion qui renforce la **légitimité** et l'efficacité de mesures comme celle visant Rosneft et Lukoil. *Un front occidental uni sur les sanctions pèse toujours plus lourd qu'une mesure américaine isolée, même si chaque allié garde, en coulisses, ses propres calculs économiques.*

Cette cohésion occidentale, bien que jamais totale ni sans tensions internes documentées par ailleurs, demeure un **facteur clé** de la crédibilité de la stratégie de sanctions appliquée depuis le début du conflit en Ukraine.

## Conclusion

Six mois après la première sanction contre **Rosneft** et **Lukoil** le **22 octobre 2025**, le dossier reste actif : le Trésor confirme un impact mesurable sur les revenus pétroliers russes en novembre 2025, tandis que l'échéance de cession des actifs Lukoil, repoussée au **30 mai 2026**, illustre la difficulté pratique de démanteler les intérêts d'une major pétrolière sous sanctions.

Cette chronique retient qu'une sanction économique se juge rarement à son annonce, mais à sa tenue dans le temps ; celle-ci, six mois plus tard, tient encore, sans avoir pour autant produit de changement visible dans la conduite de la guerre en Ukraine. *Une sanction qui dure sans plier n'a pas encore gagné ; elle a simplement refusé de perdre, et c'est déjà, pour Washington, une victoire silencieuse.*

**Signé Maxime Marquette, chroniqueur**

## Encadré de transparence du chroniqueur

### Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais **chroniqueur et analyste**. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. **Je prétends à la lucidité analytique**, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

### Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre **faits vérifiés et analyses interprétatives**. La règle de méthode est constante : une information factuelle n'est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous **Sources**, jamais ici.

**Familles de sources primaires** retenues par la publication, quand le dossier en comporte : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d'organisations intergouvernementales, dépêches d'agences de presse internationales reconnues.

**Familles de sources secondaires** : publications spécialisées, médias d'information reconnus internationalement, analyses d'institutions de recherche établies, rapports d'organisations sectorielles.

Quand un article cite des données statistiques, économiques ou géopolitiques, elles proviennent d'institutions productrices de données (organisations intergouvernementales, banques centrales, instituts statistiques nationaux), et l'institution exacte est nommée sous **Sources**.

### Nature de l'analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une **synthèse critique et contextuelle** basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d'experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

## Sources

### Sources primaires

- [Département du Trésor américain — Sanctions contre Rosneft et Lukoil — 22 octobre 2025](https://home.treasury.gov/news/press-releases/sb0290)

- [Reuters — Le Trésor confirme la baisse des revenus pétroliers russes — 17 novembre 2025](https://www.reuters.com/business/energy/us-treasury-says-russian-oil-revenues-cut-by-sanctions-rosneft-lukoil-2025-11-17/)

- [Reuters — Washington prolonge l'échéance de cession des actifs Lukoil — 29 avril 2026](https://www.reuters.com/business/energy/us-extends-deadline-talks-over-lukoil-assets-may-30-2026-04-29/)

### Sources secondaires

- [Département du Trésor américain — Détail des désignations Rosneft et Lukoil — 22 octobre 2025](https://home.treasury.gov/news/press-releases/sb0290)

- [Reuters — Contexte de l'impact économique des sanctions pétrolières — 17 novembre 2025](https://www.reuters.com/business/energy/us-treasury-says-russian-oil-revenues-cut-by-sanctions-rosneft-lukoil-2025-11-17/)

- [Reuters — Calendrier révisé de la cession des actifs Lukoil — 29 avril 2026](https://www.reuters.com/business/energy/us-extends-deadline-talks-over-lukoil-assets-may-30-2026-04-29/)

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Source : Maxime Marquette, MadMax. Pour citer ce texte, nommer l’auteur et lier https://mad-max.co/fr/article/chronique-washington-sanctionne-rosneft-et-lukoil-la-premiere-salve-du-second-ma
