# CHRONIQUE : Le NDAA 2026 et ses 800 millions pour l'Ukraine, une semaine après

> Une semaine, en matière budgétaire, ne change presque jamais un chiffre. Mais elle change souvent son angle éclairage. Le NDAA 2026, signé début février 2026 pour un total de 901 milliards de dollars, incluait notamment…

- Auteur: Maxime Marquette
- Publication: MadMax (https://mad-max.co)
- Rubrique: Chronique
- Publié: 2026-07-20
- Adresse à citer: https://mad-max.co/fr/article/chronique-le-ndaa-2026-et-ses-800-millions-pour-l-ukraine-une-semaine-apres

## Introduction

Une **semaine**, en matière budgétaire, ne change presque jamais un chiffre. Mais elle change souvent son **angle** **éclairage**. Le **NDAA 2026**, signé début février 2026 pour un total de **901 milliards de dollars**, incluait notamment **800 millions de dollars** de soutien à l'Ukraine pour 2026-2027, selon RBC-Ukraine. *Un chiffre voté ne devient un fait vécu qu'une fois traduit en livraisons concrètes ; c'est cette traduction que cette chronique cherche à vérifier, une semaine plus tard.*

Cette **chronique** revient sur ces **800 millions de dollars**, sur le **mécanisme PURL** qui les complète — plus de 6 milliards de dollars engagés par les alliés d'ici juin 2026, selon l'OTAN — et sur une vente d'armes de 185 millions de dollars approuvée début février par le Congrès américain, trois **chiffres distincts** qui, ensemble, dessinent la **réalité** du **soutien américain** à l'Ukraine au premier semestre 2026.

L'objectif n'est pas de refaire l'**analyse** déjà connue du NDAA, mais de vérifier, avec le **recul** d'une semaine, ce que ces montants **signifient concrètement** pour l'Ukraine et pour les alliés qui financent, aux côtés de Washington, cet effort de soutien militaire prolongé.

## Les 800 millions de dollars, un montant à replacer dans le budget total

### Une fraction modeste d'un budget de défense de 901 milliards de dollars

Les **800 millions de dollars** destinés au soutien de l'Ukraine pour 2026-2027 représentent une **fraction extrêmement modeste** du **budget total** du NDAA 2026, fixé à **901 milliards de dollars** selon RBC-Ukraine. Cette proportion, rarement citée dans les commentaires les plus polarisés sur le soutien américain, mérite d'être rappelée avec la même **rigueur** que le chiffre principal lui-même.

Cette **fraction modeste** ne diminue pas l'importance stratégique du soutien pour l'Ukraine elle-même, mais elle relativise, du point de vue américain, le **poids réel** de cet engagement dans l'ensemble des dépenses de défense votées pour 2026.

### Un signal politique qui dépasse sa valeur strictement comptable

Au-delà de son poids comptable limité, ce financement de **800 millions de dollars** constitue un **signal politique** significatif : son **inclusion explicite** dans le NDAA 2026 confirme que le soutien à l'Ukraine reste, malgré les débats internes américains, une **ligne budgétaire** maintenue et votée par le Congrès pour la période 2026-2027.

Ce signal politique, documenté par RBC-Ukraine, importe davantage pour la **crédibilité** du soutien américain que le montant lui-même, qui reste modeste comparé à l'ensemble des dépenses de défense américaines. *Un montant modeste, correctement inscrit dans une loi, pèse parfois plus lourd politiquement qu'un montant plus généreux resté au stade de la promesse.*

## Le mécanisme PURL, le complément qui change vraiment l'équation

### Plus de 6 milliards de dollars mobilisés par les alliés depuis son lancement

Le mécanisme **PURL** (Prioritized Ukraine Requirements List), qui permet aux **alliés européens** de financer directement l'achat d'équipements militaires américains pour l'Ukraine, a mobilisé plus de **6 milliards de dollars** d'ici juin 2026, selon les données mises à jour de l'OTAN au 13 juillet 2026. Ce montant dépasse déjà, à lui seul, plusieurs fois les **800 millions de dollars** du NDAA lui-même.

Cette **disproportion** entre les deux mécanismes révèle une **réalité** souvent négligée : l'essentiel du financement récent du soutien militaire à l'Ukraine ne provient plus uniquement du budget fédéral américain direct, mais d'un dispositif **multilatéral** où les alliés financent l'achat d'équipements produits aux États-Unis.

### Une semaine plus tard, ce mécanisme continue de croître sans interruption signalée

Une semaine après l'analyse initiale du NDAA, aucune source consultée pour cette chronique ne signale d'**interruption** ou de ralentissement du mécanisme PURL, qui semble continuer sa **trajectoire de croissance** entamée depuis son lancement, avec les **premiers équipements** arrivés en Ukraine dès septembre 2025.

*Un mécanisme qui continue de croître sans bruit médiatique est souvent plus révélateur qu'une annonce ponctuelle très commentée ; PURL, en silence, est devenu le véritable moteur du soutien occidental.*

## La vente d'armes de 185 millions de dollars, un troisième chiffre à ne pas négliger

### Une approbation du Congrès distincte du NDAA lui-même

Début février 2026, le Congrès américain a également approuvé une vente potentielle d'armes de **185 millions de dollars** à l'Ukraine, selon RBC-Ukraine, une décision **distincte** du vote du NDAA mais intervenue dans la même période, ce qui a parfois conduit à une **confusion** entre les deux mécanismes dans certains commentaires médiatiques.

Cette distinction entre le **financement budgétaire direct** du NDAA et cette **vente d'armes spécifique** approuvée séparément par le Congrès mérite d'être **clarifiée** pour éviter toute double comptabilisation erronée de ces deux montants distincts.

### Ce que cette vente révèle sur le processus décisionnel américain

Cette approbation de vente d'armes révèle un **processus décisionnel** américain qui continue de fonctionner de façon relativement fluide pour le soutien à l'Ukraine, malgré les **débats politiques** plus larges sur l'ampleur globale de cet engagement au sein du Congrès américain.

Ce processus, documenté par RBC-Ukraine début février 2026, confirme qu'au-delà des grands chiffres du NDAA, des **décisions ponctuelles** continuent d'alimenter régulièrement le soutien militaire américain à l'Ukraine. *Les grands chiffres font les titres ; les décisions ponctuelles, moins visibles, font souvent la différence sur le terrain.*

## Ce que révèle la comparaison entre ces trois mécanismes distincts

### Trois canaux différents pour un même objectif stratégique

Ces trois mécanismes — les **800 millions de dollars** du NDAA, les **plus de 6 milliards de dollars** de PURL, et les **185 millions de dollars** de vente d'armes — constituent trois **canaux distincts** qui poursuivent un même **objectif stratégique** : maintenir la capacité de défense de l'Ukraine face à l'agression russe en cours.

Cette multiplication des canaux de financement, plutôt qu'une simple accumulation redondante, traduit une **diversification institutionnelle** du soutien occidental, qui répartit le **risque politique** et budgétaire entre plusieurs mécanismes distincts.

### Pourquoi cette diversification institutionnelle sert la durabilité du soutien

Cette diversification institutionnelle sert, en réalité, la **durabilité** du soutien à l'Ukraine : si un mécanisme venait à être ralenti ou remis en cause politiquement aux États-Unis, les deux autres pourraient, en théorie, continuer à fonctionner **indépendamment**, ce qui réduit le **risque** d'une interruption totale du soutien occidental.

*Ne jamais mettre tous ses œufs budgétaires dans le même panier institutionnel ; cette diversification, qu'elle soit délibérée ou accidentelle, protège l'Ukraine d'un risque politique unique.*

## Ce que révèle PURL sur le rôle croissant des alliés européens

### Vingt et un alliés et deux partenaires, une coalition large et documentée

Le mécanisme PURL rassemble, selon les données de l'OTAN mises à jour le 13 juillet 2026, **21 alliés** et **2 partenaires** qui participent directement à ce financement, une **coalition** suffisamment large pour confirmer que le soutien à l'Ukraine dépasse largement le seul engagement bilatéral américain.

Cette **coalition élargie**, documentée précisément par l'OTAN, illustre une **répartition du fardeau financier** entre de nombreux pays occidentaux plutôt qu'une **dépendance excessive** envers un seul contributeur, aussi important soit-il.

### Ce que cette proportion de financement dit sur l'évolution du rôle américain

Selon European Pravda, PURL finance désormais **75%** des intercepteurs Patriot et **90%** des autres munitions de défense antiaérienne livrées à l'Ukraine, une proportion qui confirme le rôle désormais **central** de ce mécanisme multilatéral dans l'approvisionnement militaire ukrainien, au-delà du seul **financement direct** américain.

Cette évolution, documentée précisément par European Pravda le 30 juin 2026, marque un changement structurel dans la manière dont le soutien occidental à l'Ukraine est désormais **financé et organisé**, avec un rôle croissant des contributions alliées plutôt qu'une dépendance exclusive au budget fédéral américain. *Quand les alliés financent l'essentiel des intercepteurs, le centre de gravité du soutien occidental s'est déjà déplacé, même si le vocabulaire officiel n'a pas encore suivi ce déplacement.*

## Les débats politiques qui accompagnent inévitablement ces chiffres

### Les critiques qui jugent ce soutien encore insuffisant face aux besoins ukrainiens

Certains analystes et responsables ukrainiens, cités de façon récurrente dans la couverture de ce dossier, continuent de juger ce soutien **insuffisant** face à l'ampleur des besoins militaires ukrainiens dans un conflit qui s'est **prolongé** bien au-delà des premières estimations de durée formulées en 2022.

Ces **critiques**, légitimes du point de vue ukrainien, ne remettent cependant pas en cause la réalité des **montants effectivement engagés** par les mécanismes NDAA et PURL, mais interrogent plutôt leur **suffisance** face à l'intensité du conflit en cours.

### Les critiques opposées qui jugent ce soutien déjà trop coûteux pour les contribuables occidentaux

À l'inverse, certains **responsables politiques** occidentaux, y compris au sein du Congrès américain, continuent de questionner le **coût cumulé** de ce soutien pour les contribuables américains et alliés, un **débat budgétaire légitime** qui accompagne, depuis le début du conflit, chaque nouvelle annonce de financement.

Ces deux critiques opposées, l'une jugeant le soutien insuffisant et l'autre excessif, confirment que ce dossier reste **politiquement disputé**, malgré la réalité factuelle et vérifiable des montants engagés par les différents mécanismes examinés dans cette chronique. *Un dossier peut être à la fois factuellement stable et politiquement disputé ; ces deux réalités, loin de se contredire, coexistent ici sans difficulté.*

## Ce que cette semaine de recul a permis de confirmer ou de nuancer

### Aucun changement majeur détecté dans la trajectoire de ces trois mécanismes

Une semaine après l'**annonce initiale**, cette chronique n'a détecté **aucun changement majeur** dans la trajectoire des trois mécanismes examinés : le NDAA reste **voté et signé**, PURL continue de croître selon les données de l'OTAN, et la vente d'armes de 185 millions de dollars demeure approuvée sans annulation signalée.

Cette **stabilité**, sur une période certes courte d'une semaine, confirme au moins que ces **engagements** ne relèvent pas d'annonces fragiles rapidement remises en cause, mais de décisions institutionnelles relativement **ancrées** dans le processus budgétaire américain et allié.

### Ce que cette stabilité ne garantit pas pour les mois suivants

Cette stabilité observée sur une semaine ne garantit cependant rien sur l'évolution de ces mécanismes dans les **mois suivants**, en particulier si le **contexte politique** américain ou le rapport de force sur le terrain ukrainien venait à évoluer significativement dans les semaines à venir.

*Une semaine de stabilité n'est jamais une garantie de stabilité durable ; elle n'est qu'une photographie, utile mais provisoire, d'un dossier qui reste, par nature, soumis à des révisions constantes.*

## Le rôle spécifique de l'OTAN dans la coordination de ce soutien

### Une plateforme de coordination plutôt qu'un simple relais d'information

L'**OTAN**, à travers ses mises à jour régulières sur le mécanisme PURL, joue un rôle de **coordination** qui dépasse le simple relais d'information : l'organisation centralise les **contributions** des 21 alliés et 2 partenaires participants, facilitant ainsi une **gestion cohérente** d'un dispositif qui pourrait, sans cette coordination, devenir difficile à suivre et à évaluer.

Cette fonction de **coordination centralisée**, documentée par les mises à jour régulières de l'OTAN, constitue un **facteur de solidité institutionnelle** pour PURL, qui bénéficie ainsi d'une **structure de gouvernance** plus robuste qu'un simple accord bilatéral ponctuel entre deux pays.

### Ce que cette centralisation implique pour la transparence du dispositif

Cette centralisation par l'OTAN facilite également la **transparence** du dispositif PURL, en publiant régulièrement des **chiffres consolidés** qui permettent à des observateurs extérieurs, comme cette chronique, de vérifier l'évolution réelle du mécanisme sans devoir compiler des **données dispersées** entre 23 pays participants.

Cette transparence institutionnelle, rare pour un dispositif multilatéral de cette complexité, constitue un atout méthodologique important pour toute analyse sérieuse du soutien occidental à l'Ukraine en 2026. *La transparence d'un mécanisme ne garantit pas son succès, mais elle garantit au moins qu'on pourra un jour juger honnêtement s'il a réussi ou échoué.*

## Pourquoi cette chronique retient ces trois chiffres plutôt que d'autres

### Une sélection guidée par la vérifiabilité plutôt que par le spectacle

Cette chronique a **délibérément** retenu ces trois chiffres — 800 millions, 6 milliards, 185 millions — parce qu'ils sont tous les trois **vérifiables** par des sources primaires ou fiables, plutôt que par leur seul potentiel à capter l'**attention médiatique**. Cette **sélection méthodologique**, assumée dès l'introduction, guide l'ensemble de cette analyse.

Cette approche, centrée sur la **vérifiabilité** plutôt que sur le spectacle, distingue cette chronique d'une **couverture plus superficielle** qui se contenterait de citer le chiffre le plus impressionnant sans le replacer dans son **contexte institutionnel** complet.

### Ce que cette sélection laisse volontairement de côté

Cette chronique laisse volontairement de côté d'autres dimensions du soutien occidental à l'Ukraine, notamment le **soutien non américain** hors PURL ou les aides humanitaires distinctes du financement militaire, faute de données suffisamment **précises** et vérifiables pour ces catégories dans les sources consultées pour ce texte précis.

*Mieux vaut trois chiffres solidement vérifiés qu'une dizaine de chiffres approximatifs ; cette chronique choisit délibérément la précision étroite plutôt que l'exhaustivité fragile.*

## Ce que ces trois chiffres suggèrent sur la suite probable de ce dossier

### Une trajectoire de soutien qui semble installée plutôt que ponctuelle

L'ensemble de ces trois mécanismes suggère une **trajectoire de soutien** désormais installée plutôt que ponctuelle : le NDAA 2026 inscrit ce soutien dans un **cadre budgétaire pluriannuel**, PURL fonctionne selon une **logique de contribution continue** des alliés, et les **ventes d'armes ponctuelles** comme celle de 185 millions de dollars continuent d'être approuvées régulièrement par le Congrès.

Cette **institutionnalisation** progressive du soutien occidental, si elle se confirme dans les mois suivants, réduirait la **dépendance** de l'Ukraine envers des décisions ponctuelles et fragiles, au profit de **mécanismes plus structurels** et prévisibles.

### Les incertitudes qui subsistent malgré cette apparente institutionnalisation

Cette institutionnalisation apparente ne dissipe cependant pas toutes les **incertitudes** : le contexte politique américain reste sujet à des **évolutions rapides**, et rien ne garantit que le rythme actuel de contribution des 21 alliés et 2 partenaires de PURL se maintiendra indéfiniment dans un **contexte budgétaire européen** lui-même sous tension.

Cette incertitude résiduelle, honnêtement reconnue dans cette chronique, invite à poursuivre la **vérification régulière** de ces trois mécanismes plutôt que de considérer ce dossier comme définitivement stabilisé après une seule semaine d'observation. *Un dossier jamais définitivement stabilisé n'est pas un échec méthodologique ; c'est simplement la nature honnête d'un conflit encore en cours.*

## La dimension symbolique de ces chiffres dans le récit du conflit

### Des montants qui deviennent, avec le temps, des repères narratifs

Au-delà de leur **valeur** strictement budgétaire, ces trois chiffres deviennent, avec le temps, des **repères narratifs** dans la couverture médiatique du conflit ukrainien : le NDAA, PURL et les ventes d'armes ponctuelles sont désormais cités régulièrement comme des **jalons** du soutien occidental, indépendamment de leur poids comptable réel.

Cette fonction **narrative**, distincte de leur fonction strictement budgétaire, explique en partie pourquoi certains de ces chiffres, comme les 800 millions de dollars du NDAA, reçoivent une attention médiatique disproportionnée par rapport à leur poids réel dans le budget total américain.

### Le risque d'une lecture déformée par cette fonction narrative

Ce risque de lecture déformée, par lequel un chiffre modeste devient, dans le débat public, synonyme d'un engagement massif ou au contraire dérisoire, justifie précisément la démarche de **vérification comparative** adoptée par cette chronique, qui replace chaque montant dans son **échelle budgétaire** réelle.

*Un chiffre mal replacé dans son échelle devient une arme rhétorique plutôt qu'une information ; cette chronique refuse cette dérive, même quand la précision est moins spectaculaire que l'approximation.*

## Ce que l'Ukraine elle-même retient de ces trois mécanismes

### Une diversification des sources qui réduit la dépendance à un seul partenaire

Du point de vue **ukrainien**, cette **diversification** des sources de financement militaire réduit la dépendance exclusive envers un seul partenaire, même aussi important que les États-Unis, en répartissant le **risque politique** entre plusieurs capitales occidentales participant à PURL.

Cette **répartition** du risque, favorable à la **continuité** du soutien militaire ukrainien, constitue l'un des **bénéfices** les moins commentés de la montée en puissance du mécanisme PURL depuis son lancement documenté par l'OTAN.

### Ce que cette diversification ne résout pas pour autant

Cette **diversification institutionnelle** ne résout cependant pas la question plus large de la **suffisance globale** de ce soutien face à l'intensité du conflit en cours, une question qui dépasse le cadre strictement budgétaire de cette chronique mais qui reste centrale pour l'évaluation politique globale de ce dossier.

*Diversifier les sources de financement ne garantit jamais leur suffisance ; ce sont deux questions distinctes, que cette chronique se garde bien de confondre.*

## Ce que ce dossier budgétaire enseigne sur la nature des coalitions modernes

### Une coalition qui fonctionne par contribution volontaire plutôt que par obligation formelle

Le mécanisme PURL fonctionne selon un principe de **contribution volontaire** plutôt que d'obligation formelle contraignante, ce qui distingue cette coalition de 21 alliés et 2 partenaires d'un traité de défense classique. Cette souplesse institutionnelle permet une **adhésion** plus large, mais elle repose entièrement sur la **volonté politique** continue de chaque pays participant.

Cette **souplesse**, documentée par le fonctionnement même de PURL selon les données de l'OTAN, constitue à la fois une force et une fragilité : elle facilite l'adhésion initiale, mais elle n'offre aucune **garantie contractuelle** contre un retrait futur d'un ou plusieurs participants.

### Ce que cette fragilité structurelle implique pour l'évaluation à long terme

Cette fragilité structurelle, inhérente à toute coalition volontaire, invite à une **évaluation** prudente de la pérennité à long terme de PURL, même si son **fonctionnement actuel**, documenté jusqu'au 13 juillet 2026 par l'OTAN, ne montre aucun signe de **retrait** ou de réduction significative de la part des participants actuels.

*Une coalition volontaire vaut ce que vaut la volonté politique de ses membres ; celle-ci semble solide aujourd'hui, mais aucune donnée disponible ne permet de garantir qu'elle le restera indéfiniment.*

## Conclusion

Une semaine après le vote du NDAA 2026, les **800 millions de dollars** destinés à l'Ukraine restent ce qu'ils étaient à l'annonce : un montant modeste à l'échelle du budget total de 901 milliards de dollars, mais un signal politique significatif, complété par un mécanisme PURL qui, avec plus de **6 milliards de dollars** mobilisés par 21 alliés et 2 partenaires, constitue désormais le véritable pilier du financement multilatéral du soutien militaire à l'Ukraine. La vente d'armes de **185 millions de dollars** approuvée séparément par le Congrès confirme, elle, que les décisions ponctuelles continuent d'accompagner ces grands mécanismes structurels.

Cette chronique n'a trouvé, dans les sources disponibles, aucun signe de ralentissement de cette trajectoire de soutien au cours de la semaine écoulée. Ce qu'elle retient, c'est que la solidité de ce dossier ne repose plus sur un seul chiffre spectaculaire, mais sur la **convergence** de plusieurs mécanismes distincts, chacun vérifiable séparément, qui ensemble dessinent un soutien occidental à l'Ukraine plus structuré qu'il ne l'était encore il y a quelques années. *Ce n'est pas un chiffre unique qui protège l'Ukraine, mais la somme de plusieurs mécanismes redondants et vérifiables ; cette redondance institutionnelle, plus que tout communiqué isolé, est peut-être la meilleure garantie de continuité que ce dossier puisse offrir aujourd'hui.*

**Signé Maxime Marquette, chroniqueur**

## Encadré de transparence du chroniqueur

### Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais **chroniqueur et analyste**. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. **Je prétends à la lucidité analytique**, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

### Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre **faits vérifiés et analyses interprétatives**. La règle de méthode est constante : une information factuelle n'est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous **Sources**, jamais ici.

**Familles de sources primaires** retenues par la publication, quand le dossier en comporte : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d'organisations intergouvernementales, dépêches d'agences de presse internationales reconnues.

**Familles de sources secondaires** : publications spécialisées, médias d'information reconnus internationalement, analyses d'institutions de recherche établies, rapports d'organisations sectorielles.

Quand un article cite des données statistiques, économiques ou géopolitiques, elles proviennent d'institutions productrices de données (organisations intergouvernementales, banques centrales, instituts statistiques nationaux), et l'institution exacte est nommée sous **Sources**.

### Nature de l'analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une **synthèse critique et contextuelle** basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d'experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

## Sources

### Sources primaires

- [RBC-Ukraine — NDAA 2026, 901 milliards de dollars et 800 millions pour l'Ukraine — 7 février 2026](https://newsukraine.rbc.ua/news/us-approves-potential-185-million-sale-of-1770421752.html)

- [OTAN — Soutien à l'Ukraine, données PURL mises à jour — 13 juillet 2026](https://www.nato.int/en/what-we-do/partnerships-and-cooperation/natos-support-for-ukraine)

### Sources secondaires

- [RBC-Ukraine — Approbation de la vente d'armes de 185 millions de dollars par le Congrès — 7 février 2026](https://newsukraine.rbc.ua/news/us-approves-potential-185-million-sale-of-1770421752.html)

- [European Pravda — PURL finance 75% des Patriot et 90% des autres munitions livrées à l'Ukraine — 30 juin 2026](https://www.eurointegration.com.ua/eng/news/2026/06/30/7240702/)

- [OTAN — Premiers équipements PURL livrés en Ukraine dès septembre 2025](https://www.nato.int/en/what-we-do/partnerships-and-cooperation/natos-support-for-ukraine)

- [RBC-Ukraine — Détail du budget total de 901 milliards de dollars du NDAA 2026 — 7 février 2026](https://newsukraine.rbc.ua/news/us-approves-potential-185-million-sale-of-1770421752.html)

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Source : Maxime Marquette, MadMax. Pour citer ce texte, nommer l’auteur et lier https://mad-max.co/fr/article/chronique-le-ndaa-2026-et-ses-800-millions-pour-l-ukraine-une-semaine-apres
