# CHRONIQUE : le calcul derrière les frappes profondes du 20 juillet

> Le 20 juillet 2026, Volodymyr Zelensky a confirmé des frappes ukrainiennes sur un dépôt pétrolier et des installations logistiques dans l'oblast de Moscou, selon le Kyiv Independent.

- Auteur: Maxime Marquette
- Publication: MadMax (https://mad-max.co)
- Rubrique: Chronique
- Publié: 2026-07-22
- Adresse à citer: https://mad-max.co/fr/article/chronique-le-calcul-derriere-les-frappes-profondes-du-20-juillet

## Introduction

Le 20 **juillet 2026**, **Volodymyr Zelensky** a confirmé des frappes **ukrainiennes** sur un **dépôt pétrolier** et des installations logistiques dans l'oblast de **Moscou**, selon le **Kyiv Independent**. Cette annonce, en apparence une ligne parmi d'autres dans le flux quotidien de **ce conflit**, mérite d'être replacée dans une trajectoire plus longue : celle d'une **doctrine ukrainienne** qui a méthodiquement déplacé la guerre vers l'arrière du territoire **russe**, frappe après frappe, depuis plus de deux ans. *Un dépôt pétrolier qui brûle à des centaines de kilomètres du front n'est jamais un hasard tactique ; c'est une phrase dans une conversation **stratégique** que **Kyiv** mène depuis longtemps, sans jamais vraiment s'arrêter.*

**Cette chronique** retrace la nuit du 19 au 20 **juillet 2026** comme une **séquence unique** qui mérite d'être lue dans son ensemble : les frappes sur l'oblast de **Moscou**, les **six navires russes touchés** en **mer Noire**, l'attaque contre un centre de coordination du **FSB** dans l'oblast occupé de **Kherson**, et les frappes visant **sept navires** de la « flotte fantôme » **russe** en Crimée occupée. Chacun de ces éléments, documenté séparément par le **Kyiv Independent** ou par la **SBU** et l'état-major ukrainien, participe d'une même nuit d'action coordonnée sur plusieurs théâtres simultanément.

Le président ukrainien a résumé cette logique en une phrase, rapportée par le **Kyiv Independent** : **« Nous répondons, justement, à chaque frappe russe contre nos villes et nos communautés »**. **Cette chronique** examine ce que cette formule recouvre réellement, au-delà de sa fonction de communication de guerre, et ce qu'elle révèle du calcul **stratégique** ukrainien pour l'été 2026.

## La frappe sur l'oblast de Moscou, un symbole qui dépasse sa portée matérielle

### Ce que Zelensky a confirmé, et ce qui reste flou

Selon le **Kyiv Independent**, daté du 20 **juillet 2026**, **Volodymyr Zelensky** a confirmé que des **drones ukrainiens** avaient frappé un **dépôt pétrolier** et des **installations logistiques** dans l'oblast de **Moscou**. Cette confirmation présidentielle directe, plutôt qu'un simple communiqué **militaire** technique, illustre l'importance politique que **Kyiv** accorde à ce type de frappe : elle n'est pas seulement une opération tactique, elle est un **message assumé** publiquement au plus haut niveau de l'État.

**Cette chronique** n'a pas trouvé, dans les sources consultées, de **détail précis** sur l'ampleur des dégâts causés à ce dépôt pétrolier, ni sur le nombre exact de drones employés pour cette opération. Cette absence de détail est cohérente avec la pratique habituelle de l'Ukraine, qui confirme généralement l'existence d'une frappe sans en détailler la **méthode opérationnelle**, pour des raisons de sécurité qui n'ont rien de surprenant en temps de guerre.

### Pourquoi l'oblast de Moscou occupe une place particulière dans cette guerre de drones

Une frappe dans l'**oblast de Moscou** même, plutôt que dans une région frontalière plus éloignée de la capitale **russe**, porte un poids symbolique que **Kyiv** ne cherche jamais à minimiser. Elle rappelle à la population **russe**, et particulièrement à celle qui vit près du pouvoir politique, que la guerre déclenchée par leur propre gouvernement n'est plus une abstraction lointaine confinée au Donbass. *Il y a une forme de justice âpre dans le fait qu'une guerre commencée loin de **Moscou** finisse, presque mécaniquement, par se rappeler au bon souvenir de ceux qui l'ont décidée depuis leurs bureaux.*

## Six navires touchés en mer Noire, une nuit chargée pour la marine ukrainienne

### Le détail d'une opération multi-cibles

Selon le **Kyiv Independent**, la même nuit du 19 au 20 **juillet 2026** a vu **six navires russes** touchés en **mer Noire** : deux **pétroliers** et quatre **cargos secs**. Cette répartition entre navires pétroliers et cargos secs suggère une opération qui ne visait pas uniquement l'approvisionnement énergétique **russe**, mais aussi une partie plus large de la **logistique maritime** utilisée pour soutenir l'effort de guerre, y compris potentiellement les contournements de sanctions par le fret conventionnel.

**Cette chronique** retient **ce chiffre** de six navires comme un des éléments les plus concrets et vérifiables de **cette nuit**, provenant d'une source établie qui documente régulièrement ce type de bilan. Elle rappelle toutefois que **ce chiffre** émane d'une **source militaire ukrainienne**, partie prenante au conflit, et qu'il n'a pas été corroboré, dans les sources consultées, par une évaluation indépendante ou **russe** équivalente.

### Ce que cette campagne navale change concrètement pour Moscou

Chaque **navire touché** en **mer Noire** représente, au-delà du dommage matériel immédiat, une **pression** supplémentaire sur les **assurances maritimes** et les compagnies qui acceptent encore de transporter du fret **russe** ou destiné à la Russie. *On ne coule pas une économie de guerre avec six navires en une nuit ; mais on rend chaque nuit suivante un peu plus coûteuse pour celui qui doit encore trouver des volontaires pour prendre la mer.*

## Le centre de coordination du FSB frappé dans l'oblast occupé de Kherson

### Une cible qui vise directement l'appareil de sécurité russe

Selon la **SBU**, datée du 20 **juillet 2026**, des **drones ukrainiens** ont frappé un **centre de coordination du FSB** dans l'oblast occupé de **Kherson**. Cette cible se distingue des précédentes : elle ne vise pas une infrastructure **économique** ou logistique, mais un **nœud de renseignement et de répression** directement associé à l'appareil de sécurité de l'État **russe** dans les territoires occupés.

**Cette chronique** souligne que ce type de frappe contre un **centre du FSB** revêt une signification particulière pour les populations vivant sous occupation dans l'oblast de **Kherson**, où cet organisme est associé, selon des témoignages largement documentés au fil du conflit, à la répression des activités jugées pro-**ukrainiennes**.

### Ce que cette frappe révèle sur la capacité ukrainienne de ciblage en territoire occupé

Frapper un **centre de coordination** aussi spécifique suppose un travail de **renseignement préalable** considérable, généralement associé à des réseaux de résistance locaux ou à une surveillance de longue durée par drones. *Un bâtiment qui coordonne la peur, une fois touché, ne redevient jamais tout à fait un simple bâtiment aux yeux de ceux qui vivaient sous son ombre.* **Cette chronique** n'a toutefois trouvé aucune source détaillant la méthode exacte ayant permis d'identifier cette cible.

## La flotte fantôme russe visée en Crimée occupée

### Sept navires et des infrastructures énergétiques dans le viseur

Selon l'état-major ukrainien, daté du 20 **juillet 2026**, **sept navires** de la **« flotte fantôme »** russe ainsi que des **infrastructures énergétiques** ont été visés en Crimée occupée durant cette même nuit. La « flotte fantôme » désigne, dans le vocabulaire de **ce conflit**, l'ensemble des navires utilisés pour contourner les sanctions internationales sur le pétrole **russe**, souvent immatriculés sous des pavillons complaisants et opérant dans des conditions d'entretien contestées.

**Cette chronique** retient que cette catégorie de cibles s'inscrit dans une **stratégie économique** assumée par **Kyiv** : affaiblir la capacité **russe** à monétiser ses exportations pétrolières malgré les **sanctions occidentales**, en visant directement les navires qui rendent ce contournement possible.

### La Crimée occupée, un théâtre constant de cette guerre de l'ombre

La **Crimée occupée** demeure, depuis l'annexion **russe** de 2014 et plus encore depuis 2022, l'un des théâtres les plus actifs de **cette guerre** de frappes en profondeur, en raison de sa position **stratégique** pour la flotte **russe** de la **mer Noire** et de ses **infrastructures militaires** et énergétiques. *La Crimée, présentée par **Moscou** comme un sanctuaire acquis pour toujours, ressemble de plus en plus, nuit après nuit, à une péninsule qui ne connaît plus vraiment le repos.*

## La phrase de Zelensky : « nous répondons, justement »

### Une rhétorique de légitime défense assumée

La citation de **Volodymyr Zelensky**, rapportée par le **Kyiv Independent** le 20 **juillet 2026** — **« Nous répondons, justement, à chaque frappe russe contre nos villes et nos communautés »** — construit un récit de **réciprocité morale** : chaque frappe ukrainienne en profondeur serait la conséquence directe d'une frappe **russe** préalable contre des civils ou des infrastructures **ukrainiennes**.

**Cette chronique** retient cette formule comme un **choix rhétorique** cohérent avec la ligne de communication ukrainienne depuis le début de l'invasion : présenter chaque action offensive comme fondamentalement défensive dans son intention, même lorsqu'elle se déroule à des centaines de kilomètres du front et sur le territoire de l'agresseur.

### Ce que cette rhétorique ne dit pas explicitement

Cette phrase ne précise pas, dans la citation rapportée, à quelle frappe **russe** spécifique cette réponse du 19 au 20 juillet correspondrait. **Cette chronique** s'abstient de combler cette absence de précision par une supposition, et retient simplement que ce type de déclaration s'inscrit dans un registre de **justification générale** plutôt que de réponse point par point à un incident daté. *Une phrase de justification générale ne ment pas nécessairement ; elle choisit simplement de ne pas répondre à la question qu'on ne lui a pas posée directement.*

## Une trajectoire historique : des raffineries d'Omsk aux dépôts de l'oblast de Moscou

### Deux ans de frappes en profondeur qui ont changé la géographie de cette guerre

**Cette chronique** situe la frappe du 20 **juillet 2026** dans une **continuité stratégique** qui remonte à plus de deux ans : depuis 2023 et surtout 2024, l'Ukraine a progressivement étendu la portée de ses frappes en profondeur, visant des raffineries aussi éloignées qu'Omsk en Sibérie, avant d'atteindre une cadence qui inclut désormais des cibles dans l'oblast même de **Moscou**. *Il y a deux ans, l'idée qu'un drone ukrainien puisse frapper aussi près de la capitale **russe** relevait presque de la science-fiction **militaire** ; ce n'en est plus une aujourd'hui, et c'est peut-être le changement le plus sous-estimé de **cette guerre**.*

Cette progression géographique n'est pas linéaire ni garantie de se poursuivre indéfiniment, mais elle témoigne d'une **capacité industrielle ukrainienne** croissante en matière de drones à longue portée, capable de compenser, au moins partiellement, l'infériorité numérique de l'Ukraine en matière d'aviation classique.

### Ce que cette trajectoire signifie pour la suite du conflit

Si cette trajectoire se maintient, les **infrastructures énergétiques et logistiques russes** situées loin du front resteront des cibles prioritaires pour **Kyiv**, avec un objectif clair : réduire la capacité matérielle de la Russie à financer et à ravitailler son effort de guerre, plutôt que de chercher une percée territoriale immédiate impossible à ce stade du conflit.

## La dimension économique des frappes contre la flotte fantôme

### Un réseau de contournement des sanctions, cible privilégiée

La **« flotte fantôme »** visée en Crimée occupée ne représente qu'une fraction d'un réseau plus large de navires utilisés par la Russie pour exporter son pétrole malgré les **sanctions occidentales**, un phénomène documenté depuis plusieurs années par des analyses spécialisées en sécurité maritime. **Cette chronique** retient que cibler ces navires directement en zone occupée, plutôt que de se limiter à des sanctions financières sur les compagnies propriétaires, illustre une volonté ukrainienne de frapper le problème à sa source physique.

Cette approche complète, sans la remplacer, la politique de sanctions **occidentale**, qui reste principalement **diplomatique** et financière. La combinaison des deux approches — frappes directes et **sanctions économiques** — constitue une **pression** convergente sur la capacité **russe** à monétiser ses exportations énergétiques.

### Les limites de cette stratégie navale

**Cette chronique** rappelle que sept navires touchés en une nuit, même si le chiffre est confirmé, ne représentent qu'une fraction modeste de l'ensemble de la flotte fantôme **russe**, estimée à plusieurs centaines d'unités selon des analyses sectorielles largement diffusées. L'effet cumulatif de ce type de frappe répétée reste plus significatif que l'impact d'une seule nuit d'opération. *Sept navires en une nuit ne coulent pas une flotte fantôme ; ils rappellent seulement, sans relache, qu'aucune de ses unités ne navigue plus jamais tout à fait tranquille.*

## Les infrastructures énergétiques russes, cible constante depuis deux étés

### Une campagne qui dépasse la seule mer Noire et la Crimée

Les **infrastructures énergétiques** visées en Crimée occupée durant **cette nuit** du 19 au 20 juillet s'ajoutent à une liste déjà longue de sites similaires frappés par l'Ukraine depuis le début de 2024, incluant des raffineries situées loin du front, jusqu'en Sibérie **occidentale**. **Cette chronique** situe **cette frappe** crimée dans la continuité de **cette campagne** plus large plutôt que comme un épisode isolé.

**Cette continuité** **stratégique** traduit un choix ukrainien assumé : réduire méthodiquement la capacité énergétique disponible pour l'effort de guerre **russe**, plutôt que de concentrer l'ensemble des ressources de frappe en profondeur sur des cibles purement militaires.

### Ce que cette pression énergétique change pour l'économie de guerre russe

Des analystes spécialisés en énergie, cités à plusieurs reprises par des **médias économiques** occidentaux au cours des derniers mois, ont noté que la capacité de raffinage russe a subi des perturbations mesurables du fait de cette campagne répétée. Cette chronique n'a toutefois pas trouvé, pour la nuit précise du 19 au 20 **juillet 2026**, de chiffre spécifique quantifiant l'impact de la frappe crimée sur cette capacité globale. *On ne mesure pas toujours une victoire **stratégique** en barils épargnés ; parfois, elle se mesure simplement en incertitude ajoutée au calcul de l'adversaire.*

## Le rôle du renseignement dans la précision de ces frappes multi-cibles

### Quatre cibles distinctes, une même nuit : la question de la coordination

Frapper simultanément un dépôt pétrolier dans l'oblast de Moscou, des navires en mer Noire, un centre du FSB en Kherson occupée et des navires en Crimée occupée, la même nuit, suppose un degré de **coordination opérationnelle** qui dépasse la simple coïncidence calendaire. Cette chronique retient cette simultanéité comme un indicateur de la maturité atteinte par l'appareil de renseignement et de ciblage ukrainien après plus de deux ans de guerre.

Cette chronique ne dispose toutefois d'aucune source détaillant explicitement si ces quatre opérations ont été planifiées comme une séquence unique coordonnée depuis un même centre de commandement, ou si leur concentration sur une seule nuit relève en partie du hasard opérationnel.

### Ce que cette précision multi-cibles révèle des capacités ukrainiennes actuelles

Quelle que soit la réponse à cette question de coordination, la capacité de mener quatre opérations distinctes et géographiquement dispersées en une seule nuit témoigne d'une **montée en puissance** significative des capacités ukrainiennes de frappe en profondeur, comparée aux capacités plus limitées observées au début du conflit. *Une armée qui apprend à frapper quatre fronts la même nuit n'est plus tout à fait l'armée qui, il y a deux ans, comptait ses drones un à un.*

## La réponse militaire russe attendue dans les jours suivants

### Un schéma de représailles généralement observé

Les précédents de ce conflit montrent que des frappes ukrainiennes en profondeur d'une telle ampleur sont généralement suivies, dans les jours qui suivent, de frappes russes de représailles contre des infrastructures ukrainiennes, souvent présentées par Moscou comme une réponse proportionnée. Cette chronique n'a pas trouvé, au moment de sa rédaction, de source confirmant une telle réponse spécifique pour les jours immédiatement suivant le 20 **juillet 2026**.

Cette absence d'information ne permet pas de conclure que cette nuit resterait sans conséquence sur le plan russe ; elle signifie seulement que cette chronique s'abstient de préjuger d'événements non encore documentés au moment de sa rédaction. *Le silence qui suit une frappe n'est jamais une garantie de calme ; il est, le plus souvent, le temps que prend une réponse pour se préparer.*

### Le cycle action-réaction qui structure ce conflit depuis le début

Ce **cycle de frappes et de contre-frappes**, documenté de façon quasi continue depuis 2022, constitue l'un des traits les plus constants de ce conflit : chaque camp justifie ses propres frappes comme une réponse à celles de l'autre, dans une spirale rhétorique où l'origine exacte de chaque escalade devient, avec le temps, de plus en plus difficile à établir avec certitude.

## Ce que cette nuit du 19 au 20 juillet dit de l'été 2026

### Une intensité qui ne montre aucun signe de ralentissement

Cette chronique replace la nuit du 19 au 20 juillet dans le contexte plus large de l'été 2026, marqué par une intensification continue des frappes de part et d'autre, en parallèle des **discussions diplomatiques** sur l'aide occidentale et les sanctions. Rien, dans les sources disponibles, ne suggère un ralentissement de cette dynamique de frappes en profondeur à court terme.

**Cette continuité**, plus que la nuit précise du 19 au 20 juillet elle-même, constitue l'information la plus significative pour comprendre la trajectoire de ce conflit durant cette période. *Une seule nuit se raconte ; un été entier de nuits comme celle-là finit par écrire, lentement, l'histoire que les manuels retiendront.*

### Pourquoi cette nuit mérite d'être retenue malgré son caractère non exceptionnel

Cette chronique choisit de retenir cette nuit précise non pas parce qu'elle serait radicalement différente des autres, mais parce qu'elle illustre, de façon particulièrement concentrée, l'ensemble des dimensions de la stratégie ukrainienne de frappes en profondeur : énergétique, navale, sécuritaire et symbolique, réunies en quelques heures sur plusieurs théâtres distincts.

## Le contexte diplomatique qui entoure ces frappes de juillet 2026

### Un soutien occidental qui se renforce en parallèle

Cette séquence de frappes s'inscrit dans un contexte où le soutien **militaire** occidental à l'Ukraine continue de se structurer, notamment via les engagements pris lors du sommet de l'OTAN à Ankara début **juillet 2026** et les discussions budgétaires américaines sur l'aide militaire. Cette chronique ne prétend pas établir de lien de **causalité directe** entre ces **développements diplomatiques** et la programmation opérationnelle précise des frappes du 19 au 20 juillet, faute de source l'établissant explicitement.

Ce qui peut être affirmé avec plus de certitude, c'est que la **capacité industrielle ukrainienne** de production de drones à longue portée, qui rend ce type de frappe possible, bénéficie indirectement du soutien financier et technologique occidental accumulé depuis le début du conflit.

### La réaction russe, généralement minimisée officiellement

Cette chronique n'a trouvé, dans les sources consultées pour cette nuit précise, aucune déclaration officielle russe détaillée reconnaissant l'ampleur des dégâts causés par ces frappes multiples. Cette réticence est cohérente avec la pratique habituelle des autorités russes, qui minimisent systématiquement l'impact des frappes ukrainiennes en profondeur, quelle que soit leur ampleur réelle. *Un silence officiel qui se répète nuit après nuit finit par devenir, lui-même, une forme d'aveu qu'aucun communiqué ne pourra jamais tout à fait effacer.*

## Ce que ces frappes ne peuvent pas accomplir, et ce qu'elles accomplissent réellement

### Les limites d'une stratégie de harcèlement en profondeur

Cette chronique rappelle qu'aucune de ces frappes, prise isolément ou même combinée sur une seule nuit, ne constitue un coup décisif capable de mettre fin au conflit ou de paralyser durablement l'appareil militaro-industriel russe. Il s'agit d'une **stratégie d'usure**, construite sur la répétition plutôt que sur l'effet unique et spectaculaire.

Cette chronique refuse de présenter cette nuit du 19 au 20 juillet comme un **tournant** du conflit, en l'absence de preuve d'un changement qualitatif dans le rapport de force global. Elle la présente plutôt comme une illustration cohérente d'une tendance déjà bien installée.

### Ce que cette nuit accomplit malgré tout

Ce que cette séquence de frappes accomplit, de façon plus modeste mais réelle, c'est l'entretien d'un **coût constant** pour la Russie : chaque dépôt pétrolier touché, chaque navire endommagé, chaque centre de coordination détruit représente une dépense de reconstruction ou de remplacement que Moscou doit absorber, nuit après nuit, sans répit durable. *Une guerre d'usure ne se gagne jamais en un seul geste spectaculaire ; elle se gagne, ou se perd, dans l'accumulation silencieuse de nuits comme celle du 19 au 20 juillet.*

## Conclusion

La nuit du 19 au 20 **juillet 2026** restera, dans les archives de ce conflit, une séquence parmi d'autres : un dépôt pétrolier et des installations logistiques frappés dans l'oblast de Moscou, six navires touchés en mer Noire, un centre de coordination du FSB détruit en Kherson occupée, sept navires de la flotte fantôme et des infrastructures énergétiques visés en Crimée. Chacun de ces éléments, documenté par le **Kyiv Independent**, la **SBU** ou l'état-major ukrainien, participe d'une même logique : celle d'une guerre qui a depuis longtemps dépassé les seules lignes de front visibles sur une carte.

Cette chronique a cherché à montrer que cette nuit n'est pas un accident isolé mais l'expression cohérente d'un calcul **stratégique** poursuivi depuis plus de deux ans par Kyiv : répondre à la guerre subie par une guerre menée, avec les moyens disponibles, jusque dans la profondeur du territoire adverse. *« Nous répondons, justement », a dit Zelensky. C'est une phrase de communication de guerre, certes ; mais c'est aussi, nuit après nuit, une phrase que les faits continuent obstinément de confirmer.*

**Signé Maxime Marquette, chroniqueur**

## Encadré de transparence du chroniqueur

### Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais **chroniqueur et analyste**. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. **Je prétends à la lucidité analytique**, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

### Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre **faits vérifiés et analyses interprétatives**. La règle de méthode est constante : une information factuelle n'est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous **Sources**, jamais ici.

**Familles de sources primaires** retenues par la publication, quand le dossier en comporte : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d'organisations intergouvernementales, dépêches d'agences de presse internationales reconnues.

**Familles de sources secondaires** : publications spécialisées, médias d'information reconnus internationalement, analyses d'institutions de recherche établies, rapports d'organisations sectorielles.

Quand un article cite des données statistiques, économiques ou géopolitiques, elles proviennent d'institutions productrices de données (organisations intergouvernementales, banques centrales, instituts statistiques nationaux), et l'institution exacte est nommée sous **Sources**.

### Nature de l'analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une **synthèse critique et contextuelle** basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d'experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

## Sources

### Sources primaires

- [Kyiv Independent — Frappes sur l'oblast de Moscou et la mer Noire — 20 juillet 2026](https://kyivindependent.com/ukraine-war-latest-july-20-2026/)

### Sources secondaires

- [Ukrainska Pravda (English) — Suivi de la guerre, juillet 2026](https://www.pravda.com.ua/eng/)

- Militarnyi — Suivi des opérations militaires ukrainiennes, juillet 2026

- [Ukrinform — Actualité de la guerre en Ukraine, juillet 2026](https://www.ukrinform.net/)

- [United24 Media — Suivi des frappes ukrainiennes en profondeur, juillet 2026](https://united24media.com/)

- [Euromaidan Press — Analyse du conflit russo-ukrainien, juillet 2026](https://www.euromaidanpress.com/)

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Source : Maxime Marquette, MadMax. Pour citer ce texte, nommer l’auteur et lier https://mad-max.co/fr/article/chronique-le-calcul-derriere-les-frappes-profondes-du-20-juillet
