# CHRONIQUE : Le budget militaire chinois ralentit, ce que les chiffres confirment

> Il y a des chiffres qui, en apparence, ne disent rien. Et puis il y a des chiffres qui, une fois qu'on les regarde vraiment, racontent une histoire entière.

- Auteur: Maxime Marquette
- Publication: MadMax (https://mad-max.co)
- Rubrique: Chronique
- Publié: 2026-07-20
- Adresse à citer: https://mad-max.co/fr/article/chronique-le-budget-militaire-chinois-ralentit-ce-que-les-chiffres-confirment

## Introduction

Il y a des chiffres qui, en apparence, ne disent rien. Et puis il y a des chiffres qui, une fois qu'on les regarde vraiment, racontent une histoire entière. Le **budget de défense chinois pour 2026**, fixé à 1,94 billion de yuans, soit environ 282 milliards de dollars américains selon **Reuters**, appartient à la seconde catégorie. *Un chiffre budgétaire ne se lit jamais seul ; il se lit toujours contre celui de l'année précédente, et c'est là que la vraie histoire commence.*

Cette chronique revient sur ce que confirment, concrètement, les données disponibles : une **hausse de 6,9%** par rapport à 2025, la plus faible progression depuis 2021, selon **Reuters**. Ce ralentissement, documenté avec précision, mérite qu'on s'y attarde sans précipitation.

Car dans le même temps, **Pékin** a mis en service **deux destroyers de classe Type 055**, le Dongguan et l'Anqing, selon **IDSA**. Ce contraste entre ralentissement global et accélération sectorielle est au cœur de ce que je veux vous raconter aujourd'hui.

## Retour sur un chiffre qui a fait parler

### 282 milliards de dollars, un montant à replacer en contexte

Quand **Reuters** a publié, le 10 mars 2026, le montant exact du **budget de défense** chinois, plusieurs commentateurs se sont précipités sur le chiffre absolu — **1,94 billion de yuans** — sans nécessairement s'attarder sur ce qu'il représentait en termes de croissance annuelle réelle par rapport à l'exercice précédent.

Cette précipitation initiale, courante lors de la publication de chiffres budgétaires impressionnants, a occulté pendant plusieurs jours l'élément le plus révélateur de cette annonce : le **taux de croissance de 6,9%**, nettement inférieur aux progressions observées lors des années précédentes. *Le chiffre le plus impressionnant n'est presque jamais celui qui explique le plus ; c'est presque toujours le pourcentage discret placé juste à côté.*

### Pourquoi ce taux de croissance mérite qu'on s'y arrête

Ce taux de 6,9%, une fois replacé dans son contexte historique, s'avère être le **plus faible depuis 2021**, selon **Reuters**. Une telle donnée, isolée, pourrait sembler anecdotique ; replacée dans la trajectoire budgétaire chinoise des cinq dernières années, elle prend une signification bien plus substantielle.

Cette signification substantielle explique pourquoi cette chronique revient, plusieurs mois après la publication initiale, sur ce chiffre : le temps a permis de vérifier que ce ralentissement ne relevait pas d'une **anomalie ponctuelle**, mais s'inscrivait dans une tendance suffisamment documentée pour mériter une **analyse** approfondie.

## Ce que confirment les destroyers Type 055

### Deux navires qui contredisent le récit du simple ralentissement

Voici ce que les chiffres seuls ne racontent pas : pendant que le **budget** global ralentissait, la marine chinoise a mis en service **deux destroyers Type 055**, le Dongguan et l'Anqing, selon **IDSA**. Ces navires, parmi les plus avancés de la flotte chinoise, ne sont pas des investissements négligeables.

Cette mise en service simultanée au ralentissement budgétaire global confirme une réalité que les gros titres ont largement ignorée : le ralentissement n'est pas **uniforme**. Certains secteurs, comme la **modernisation** navale, continuent d'être financés en priorité, indépendamment du ralentissement global affiché.

### Le Dongguan et l'Anqing, deux noms à retenir

Le **Dongguan** et l'**Anqing**, ces deux destroyers de classe **Type 055** commissionnés durant cette période de ralentissement budgétaire, méritent d'être nommés précisément, car ils incarnent concrètement ce que les chiffres agrégés ont tendance à effacer : la priorité maintenue à la puissance navale chinoise. *Un **budget** qui ralentit sur papier peut très bien accélérer sur l'eau ; il suffit de savoir où regarder.*

Cette continuité dans la **modernisation** navale, documentée précisément par **IDSA**, confirme que le ralentissement budgétaire chinois pour 2026 relève davantage d'une réallocation de priorités que d'une contraction générale des ambitions militaires de **Pékin**.

## Le contexte technologique qui accompagne ce budget

### Le MATCH Act, une pression américaine croissante

Ce ralentissement budgétaire survient dans un contexte marqué par une **pression technologique croissante** de Washington, qui a proposé en avril 2026 le **MATCH Act**, restreignant l'exportation d'équipements de fabrication de **semi-conducteurs** vers la **Chine**, selon **Reuters**.

Cette **pression** américaine, documentée précisément par **Reuters** le 3 avril 2026, s'ajoute au contexte budgétaire chinois pour former une image plus complète des **contraintes multiples** auxquelles **Pékin** fait face simultanément sur le plan économique et technologique.

### La réplique chinoise du 22 juin 2026

La **Chine** a répliqué en ajoutant dix entreprises américaines à sa **liste de contrôle des exportations** le 22 juin 2026, selon **Modern Diplomacy**. Cette réplique, survenue quelques mois après le ralentissement budgétaire militaire annoncé en mars, illustre la continuité de la rivalité technologique sino-américaine malgré ce ralentissement budgétaire apparent. *On peut ralentir un **budget** militaire tout en intensifiant une guerre commerciale ; les deux terrains ne suivent pas nécessairement le même rythme.*

Cette continuité de l'**escalade** technologique, documentée par **Modern Diplomacy**, confirme que le ralentissement budgétaire de mars 2026 ne s'est pas traduit par un **apaisement général** des tensions sino-américaines sur l'ensemble des dossiers stratégiques en cours.

## Ce que les précédents cycles budgétaires nous enseignent

### 2021, la dernière fois que la croissance avait autant ralenti

La dernière fois que la croissance du **budget** militaire chinois avait été aussi faible remonte à **2021**, selon **Reuters**. Cette référence historique offre un point de comparaison utile pour évaluer si le ralentissement de 2026 s'inscrit dans un schéma cyclique déjà observé, ou s'il constitue une véritable rupture de tendance.

Cette comparaison avec 2021 invite à la prudence : un seul ralentissement, même documenté avec précision, ne suffit pas à établir une **tendance structurelle durable**, surtout dans un système budgétaire aussi peu transparent que celui de la **Chine**.

### Ce qui distingue 2026 du précédent de 2021

Ce qui distingue potentiellement 2026 de 2021, c'est le **contexte technologique** particulièrement tendu qui accompagne ce nouveau ralentissement, avec l'**escalade** du **MATCH Act** et la réplique chinoise du 22 juin 2026, un contexte qui n'existait pas dans les mêmes proportions lors du ralentissement précédent. *Le même chiffre de croissance peut raconter deux histoires très différentes selon le contexte dans lequel il apparaît.*

Cette différence contextuelle suggère que le ralentissement de 2026 pourrait avoir des **causes partiellement distinctes** de celui de 2021, notamment liées à la nécessité de réorienter des ressources vers l'autonomie technologique face aux restrictions américaines croissantes.

## La dimension régionale de ce ralentissement

### Une région qui ne relâche pas sa propre vigilance

Pendant que **Pékin** ralentissait la croissance de son **budget** militaire, la région Indo-Pacifique a mobilisé **dix-sept mille soldats de sept nations** lors de l'exercice **Balikatan** 2026, selon **Asialink**, incluant pour la première fois un déploiement de combat japonais depuis la Seconde Guerre mondiale.

Cette mobilisation régionale, contemporaine du ralentissement budgétaire chinois, confirme que les **partenaires régionaux** ne fondent pas leur propre posture stratégique sur ce seul ralentissement, préférant maintenir, voire renforcer, leur coordination militaire collective face aux **capacités** chinoises existantes.

### Les tensions maritimes qui persistent malgré tout

Malgré ce ralentissement budgétaire, la **Chine** maintient une **présence renforcée** de sa **garde côtière** près du récif de **Scarborough**, selon **Reuters**, où les pêcheurs philippins continuent d'affirmer être repoussés dix ans après la décision arbitrale de 2016 qui leur était favorable. *Un budget qui ralentit ne retire jamais automatiquement un seul navire déjà positionné sur l'eau.*

Cette persistance opérationnelle, documentée indépendamment du ralentissement budgétaire, confirme que les **capacités déjà déployées** continuent de produire des effets concrets sur le terrain, indépendamment des fluctuations annuelles du **budget** militaire global chinois.

## Ce que révèlent les patrouilles à l'est de Taïwan

### Un déploiement qui diversifie la pression chinoise

La **Chine** a par ailleurs annoncé des **patrouilles de garde côtière** à l'est de **Taïwan**, une zone auparavant moins ciblée, selon le **New York Times** du 5 juillet 2026. Ce déploiement, contemporain du ralentissement budgétaire, suggère une diversification des outils de pression plutôt qu'un simple recul général des ambitions chinoises envers Taïwan.

Cette diversification stratégique, documentée par le **New York Times**, confirme que **Pékin** cherche à maintenir sa **pression sur Taïwan** par des moyens variés, indépendamment des contraintes budgétaires globales qui affectent le taux de croissance de son **budget** militaire pour 2026.

### Une baisse parallèle des incursions aériennes classiques

Simultanément, le nombre moyen d'avions de guerre chinois traversant la ligne médiane du **détroit** de **Taïwan** a diminué de **moitié** par rapport à 2025, selon le **Straits Times** du 15 juin 2026, ce qui confirme cette diversification des outils de **pression** plutôt qu'un simple désengagement stratégique généralisé. *Moins d'avions dans le ciel ne signifie pas moins de pression ; cela signifie parfois simplement une pression qui change de forme.*

Cette substitution partielle entre **incursions aériennes** et patrouilles maritimes de **garde côtière** illustre une adaptation tactique chinoise qui mérite d'être suivie attentivement dans les mois à venir, indépendamment du seul chiffre budgétaire global pour 2026.

## Le poids des chiffres face à la réalité opérationnelle

### Pourquoi les chiffres seuls ne suffisent jamais

Cette chronique illustre une leçon plus générale : les **chiffres budgétaires seuls**, aussi précisément documentés soient-ils, ne suffisent jamais à saisir pleinement la réalité stratégique d'une puissance militaire. Il faut toujours les croiser avec les **capacités** concrètement déployées sur le terrain.

Cette nécessité de croisement méthodologique, appliquée au cas chinois pour 2026, révèle un tableau plus **nuancé** que ne le suggérerait la seule lecture du taux de croissance budgétaire de 6,9%, le plus faible depuis 2021 selon **Reuters**.

### Ce que cette chronique retient, en définitive

Ce que je retiens, en définitive, de ce ralentissement budgétaire chinois, c'est qu'il ne raconte jamais une histoire aussi simple que celle qu'on voudrait lui faire dire. Les **destroyers Type 055**, les patrouilles à l'est de **Taïwan**, la réplique du 22 juin 2026 : chacun de ces éléments complique la lecture d'un simple ralentissement. *Un **budget** qui ralentit d'un côté trouve toujours, quelque part, un moyen d'accélérer de l'autre ; c'est peut-être la seule constante de cette histoire.*

Cette complexité assumée, plutôt qu'une conclusion tranchée et confortable, constitue selon moi la seule manière honnête de rendre compte de ce que **confirment réellement les chiffres** disponibles pour l'année 2026.

## Le rôle des agences de presse dans cette histoire

### Reuters, une source de référence sur ce dossier

Cette chronique doit beaucoup au travail méticuleux de **Reuters**, qui a documenté avec précision, à plusieurs reprises tout au long de 2026, l'évolution du **budget** militaire chinois et les tensions technologiques qui l'accompagnent, permettant une **analyse** fondée sur des faits vérifiables plutôt que sur des spéculations.

Cette rigueur documentaire, essentielle sur un sujet aussi opaque que le **budget** militaire chinois, constitue le fondement même de la crédibilité de toute chronique cherchant à dépasser la simple répétition des **communiqués officiels** émis par **Pékin**.

### IDSA et Modern Diplomacy, des compléments indispensables

Sans la documentation spécialisée d'**IDSA** sur la **modernisation** navale, ou celle de **Modern Diplomacy** sur l'**escalade** technologique de juin 2026, cette chronique se limiterait à une lecture superficielle du seul chiffre budgétaire global, incapable de révéler les nuances essentielles de cette histoire. *Ce sont souvent les sources spécialisées, moins citées que les grandes agences, qui révèlent les détails qui changent tout le sens d'une histoire.*

Cette complémentarité entre sources généralistes et spécialisées illustre une méthode de travail que je continuerai d'appliquer pour toute **analyse** future portant sur les **décisions budgétaires militaires chinoises**, dans un souci constant de rigueur factuelle.

## Ce que cette histoire annonce pour les prochains mois

### Une vigilance qui devra se maintenir

Rien, dans les éléments disponibles à ce jour, ne permet d'anticiper avec certitude l'évolution du **budget** militaire chinois pour 2027. Cette incertitude impose une **vigilance continue**, plutôt qu'une conclusion définitive tirée d'un seul cycle budgétaire, aussi révélateur soit-il.

Cette vigilance continue devra porter une attention particulière aux **prochaines mises en service navales** chinoises, ainsi qu'à l'évolution de la rivalité technologique avec **Washington**, deux dimensions qui semblent, pour l'instant, évoluer indépendamment du seul chiffre budgétaire global.

### Une histoire qui continue de s'écrire

Cette chronique, comme toute **analyse** portant sur un sujet aussi mouvant, devra probablement être révisée à mesure que de nouveaux éléments émergeront au cours des prochains mois, confirmant ou infirmant les hypothèses avancées ici sur les motivations réelles de ce ralentissement. *Une chronique n'est jamais un point final ; c'est simplement une photographie honnête d'un moment qui continue de bouger.*

Cette humilité méthodologique, nécessaire face à un sujet aussi complexe, n'empêche pas d'affirmer ce que les **faits disponibles confirment déjà** aujourd'hui : un ralentissement réel, documenté, mais qui ne se traduit pas par un désengagement stratégique généralisé de **Pékin**.

## Pourquoi j'ai choisi de revenir sur ce sujet

### Le temps qui permet de mieux voir

J'ai choisi de revenir sur ce sujet plusieurs mois après l'annonce initiale, car le **temps écoulé** a permis de croiser le chiffre budgétaire de mars 2026 avec les développements ultérieurs — mise en service navale, réplique technologique de juin, patrouilles à l'est de **Taïwan** — qui n'étaient pas encore connus au moment de l'annonce initiale.

Cette perspective temporelle élargie confirme, selon moi, l'intérêt de revisiter régulièrement les **annonces budgétaires initiales** à la lumière des développements ultérieurs, plutôt que de se contenter d'une **analyse** figée au moment même de la publication du chiffre.

### Ce que cette méthode m'a appris

Cette méthode de retour différé sur un sujet déjà couvert m'a appris que les **premières lectures** d'un chiffre budgétaire, aussi rigoureuses soient-elles sur le moment, gagnent toujours à être complétées par les développements qui suivent dans les mois suivants. *On comprend souvent mieux un chiffre budgétaire six mois plus tard, une fois qu'on sait ce qu'il a réellement financé.*

Cette leçon méthodologique, appliquée à ce cas précis du **budget** militaire chinois de 2026, guidera probablement ma manière de couvrir les **futures annonces budgétaires** similaires, en privilégiant systématiquement le suivi dans le temps plutôt que la seule réaction immédiate.

## Un dernier mot sur la prudence nécessaire

### Ne pas céder aux conclusions hâtives

Cette chronique se termine sur un appel à la **prudence**, plutôt que sur une conclusion définitive : le ralentissement budgétaire chinois pour 2026 mérite d'être suivi avec attention, sans céder aux conclusions hâtives qui verraient dans ce seul chiffre soit un signe de désescalade, soit un signe d'inquiétude disproportionnée.

Cette prudence, appliquée avec constance, constitue selon moi la seule approche défendable face à un système budgétaire chinois qui communique délibérément peu de détails sur ses **arbitrages internes réels**, laissant une large part d'incertitude à toute **analyse** externe.

### Ce que je continuerai de surveiller

Je continuerai de surveiller attentivement les prochains cycles budgétaires militaires chinois, ainsi que l'évolution parallèle des **capacités** navales et technologiques, pour vérifier si le ralentissement de 2026 se confirme comme une tendance durable ou s'avère être une simple fluctuation ponctuelle. *La meilleure promesse qu'un chroniqueur puisse faire n'est jamais de tout savoir aujourd'hui, mais de continuer à regarder demain.*

Cette vigilance continue, je la dois autant à mes lecteurs qu'à la rigueur que ce sujet, par sa complexité et son importance stratégique, exige de quiconque prétend en rendre compte **honnêtement**.

## Ce que cette histoire dit de notre époque

### Une rivalité qui se joue autant dans les chiffres que sur le terrain

Cette histoire du ralentissement budgétaire chinois de 2026 illustre, plus largement, une caractéristique de notre époque : les **grandes rivalités stratégiques** contemporaines se jouent autant dans la lecture minutieuse des chiffres budgétaires que dans les déploiements militaires concrets observés sur le terrain.

Cette double dimension, comptable et opérationnelle, exige des observateurs une **double compétence** : celle de savoir lire un **budget**, et celle de savoir interpréter ce qu'il finance réellement, au-delà des seuls pourcentages de croissance annuelle communiqués officiellement.

### Ce que cela signifie pour la suite

Cette double compétence, appliquée avec rigueur au cas chinois, devra continuer à guider l'**analyse** des prochains développements de cette rivalité stratégique, dont le **budget** militaire de 2026 ne constitue qu'un **chapitre parmi d'autres** d'une histoire beaucoup plus longue. *Chaque budget militaire est un chapitre ; aucun n'est jamais, à lui seul, toute l'histoire.*

Cette perspective de long terme, essentielle pour éviter les conclusions hâtives, guidera la suite de cette couverture, dans un souci constant de **rigueur factuelle** et de prudence analytique face à un sujet d'une importance stratégique considérable.

## Ce que les entreprises technologiques observent de près

### Des acteurs directement concernés par cette escalade

Les entreprises technologiques américaines et chinoises directement concernées par le **MATCH Act** et par la liste de contrôle des exportations chinoise suivent, elles aussi, ce ralentissement budgétaire militaire avec une attention particulière, cherchant à anticiper ses conséquences potentielles sur leurs propres stratégies commerciales à moyen terme.

Cette attention portée par le secteur privé confirme que le **budget militaire chinois** ne constitue pas un sujet réservé aux seuls analystes stratégiques : il influence directement les décisions d'investissement d'entreprises technologiques dont l'activité dépend largement de la stabilité des relations commerciales sino-américaines.

### Une incertitude qui pèse sur les deux industries

Cette incertitude partagée, tant du côté américain que chinois, illustre à quel point les décisions budgétaires militaires et les mesures commerciales restrictives sont désormais étroitement liées dans cette rivalité stratégique prolongée entre les deux puissances. *Un **budget** militaire qui ralentit à **Pékin** peut faire trembler une chaîne d'approvisionnement entière à des milliers de kilomètres de là.*

Cette interconnexion entre **décisions militaires** et conséquences commerciales confirme la nécessité, pour quiconque **analyse** ce ralentissement budgétaire, de considérer simultanément ses dimensions stratégique, technologique et économique, plutôt que de les traiter comme des sujets séparés.

## Conclusion

Le **budget** militaire chinois ralentit : c'est un fait, documenté par **Reuters**, avec une croissance de **6,9%** pour 2026, la plus faible depuis 2021. Mais ce ralentissement, aussi réel soit-il, ne raconte qu'une partie de l'histoire. Les **destroyers Type 055** mis en service durant la même période, la réplique technologique chinoise du 22 juin 2026, les patrouilles annoncées à l'est de **Taïwan** : tous ces éléments confirment que le ralentissement budgétaire ne s'accompagne pas d'un recul stratégique généralisé.

Ce que les chiffres confirment, en définitive, c'est la nécessité de toujours croiser le **budget** global avec les **capacités** réellement déployées sur le terrain. C'est la seule manière honnête de comprendre ce que **Pékin** choisit vraiment de financer, année après année, derrière des pourcentages qui, seuls, ne disent jamais toute la vérité. *Un budget qui ralentit peut très bien cacher une accélération ailleurs ; c'est cette leçon, plus que le chiffre lui-même, qu'il faut retenir de cette histoire.*

**Signé Maxime Marquette, chroniqueur**

## Encadré de transparence du chroniqueur

### Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais **chroniqueur et analyste**. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. **Je prétends à la lucidité analytique**, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

### Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre **faits vérifiés et analyses interprétatives**. La règle de méthode est constante : une information factuelle n'est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous **Sources**, jamais ici.

**Familles de sources primaires** retenues par la publication, quand le dossier en comporte : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d'organisations intergouvernementales, dépêches d'agences de presse internationales reconnues.

**Familles de sources secondaires** : publications spécialisées, médias d'information reconnus internationalement, analyses d'institutions de recherche établies, rapports d'organisations sectorielles.

Quand un article cite des données statistiques, économiques ou géopolitiques, elles proviennent d'institutions productrices de données (organisations intergouvernementales, banques centrales, instituts statistiques nationaux), et l'institution exacte est nommée sous **Sources**.

### Nature de l'analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une **synthèse critique et contextuelle** basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d'experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

## Sources

### Sources primaires

- [Reuters — Budget de défense chinois 2026 — 10 mars 2026](https://www.reuters.com/world/asia-pacific/china-lifts-military-budget-modernize-weapons-defence-technology-2026-03-10/)

- [Reuters — MATCH Act — 3 avril 2026](https://www.reuters.com/world/china/us-targets-chinese-chipmaking-with-proposed-export-restrictions-asml-others-2026-04-03/)

### Sources secondaires

- [IDSA — Destroyers Type 055, Dongguan et Anqing — mars 2026](https://idsa.in/wp-content/uploads/2024/07/China-Military-Digest-March-2026.pdf)

- [Modern Diplomacy — Réplique chinoise du 22 juin 2026 — 12 juillet 2026](https://moderndiplomacy.eu/2026/07/12/starved-of-silicon-china-built-its-own/)

- [New York Times — Patrouilles à l'est de Taïwan — 5 juillet 2026](https://www.nytimes.com/2026/07/05/world/asia/china-taiwan-east-coast-guard-patrols.html)

- [Straits Times — Incursions aériennes en baisse — 15 juin 2026](https://www.straitstimes.com/asia/east-asia/xi-swaps-fighter-jets-for-diplomatic-hardball-to-squeeze-taiwan)

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Source : Maxime Marquette, MadMax. Pour citer ce texte, nommer l’auteur et lier https://mad-max.co/fr/article/chronique-le-budget-militaire-chinois-ralentit-ce-que-les-chiffres-confirment
