# BILLET : quand l'Iran visait déjà les tankers avant les frappes du 8 juillet

> Avant que les États-Unis ne frappent plus de 80 cibles iraniennes le 8 juillet 2026, il y a eu autre chose. Un fait qu'on relègue trop souvent en note de bas de page dans les récits pressés de cette crise : l'Iran avait…

- Auteur: Maxime Marquette
- Publication: MadMax (https://mad-max.co)
- Rubrique: Billet
- Publié: 2026-07-20
- Adresse à citer: https://mad-max.co/fr/article/billet-quand-l-iran-visait-deja-les-tankers-avant-les-frappes-du-8-juillet

## Introduction : la provocation qui a précédé la riposte

### Un détail qu'on oublie trop vite dans le récit médiatique

Avant que les **États-Unis** ne frappent **plus de 80 cibles iraniennes** le **8 juillet 2026**, il y a eu autre chose. Un fait qu'on relègue trop souvent en note de bas de page dans les récits pressés de cette crise : l'**Iran avait déjà attaqué des navires commerciaux** transitant dans le **détroit d'Ormuz**. Ce n'est pas un détail accessoire. C'est la cause directe de la riposte américaine. Et pourtant, dans le tourbillon médiatique qui a suivi les frappes massives sur le territoire iranien, cette séquence causale se dilue, s'efface, laisse place à un récit plus confortable où l'on ne voit que la **puissance de feu américaine** sans se souvenir de ce qui l'a déclenchée.

Ce billet veut remettre les choses dans l'ordre. Pas pour excuser quoi que ce soit du côté américain, mais parce que la vérité factuelle exige qu'on nomme les **séquences causales** telles qu'elles se sont produites. Une riposte militaire de cette ampleur ne surgit jamais du néant. Elle répond à une **provocation caractérisée**, documentée, répétée : des attaques contre des navires civils dans une des voies maritimes les plus critiques du monde.

### Le détroit d'Ormuz, artère vitale et champ de bataille

Le **détroit d'Ormuz** n'est pas un simple couloir maritime parmi d'autres. C'est l'un des **points d'étranglement énergétiques** les plus critiques de la planète, par lequel transite une proportion majeure du **pétrole mondial**. Attaquer des navires commerciaux dans cette zone, ce n'est pas un acte anodin de harcèlement régional — c'est une agression directe contre l'économie mondiale, contre la sécurité de tous les pays qui dépendent de ce flux constant d'hydrocarbures pour faire tourner leurs industries et chauffer leurs foyers.

C'est cette réalité stratégique qui donne toute sa gravité aux **attaques iraniennes préalables**. Ce n'était pas un incident isolé entre deux puissances régionales lointaines. C'était une menace directe contre un intérêt collectif que l'**Occident** tout entier partage, qu'il s'agisse des raffineries européennes, des industries asiatiques ou des consommateurs nord-américains qui, tous, ressentent la moindre perturbation dans cette artère maritime.

*On oublie trop facilement, dans le confort de nos salons occidentaux, que chaque attaque contre un pétrolier dans le détroit d'Ormuz se traduit, quelques semaines plus tard, par une hausse à la pompe pour des millions de familles qui n'ont jamais entendu parler de ce détroit. La géopolitique du golfe Persique n'est jamais aussi lointaine qu'on le croit.*

## Chronologie des attaques iraniennes contre les navires

### Une escalade maritime qui précède la riposte américaine

Les informations rapportées par **Al Jazeera** établissent clairement la séquence : les **frappes américaines du 8 juillet 2026** sur plus de 80 cibles iraniennes ont fait suite à des **attaques iraniennes préalables** contre des navires commerciaux transitant dans le détroit d'Ormuz. Cette chronologie est essentielle pour comprendre l'ampleur et la nature de la riposte américaine — elle n'a pas été une agression gratuite, mais une réponse à une provocation maritime documentée et répétée.

Les **Gardiens de la révolution iraniens**, force paramilitaire responsable de la sécurité maritime dans le golfe Persique pour le régime de Téhéran, ont mené ces attaques dans un contexte de tensions déjà élevées suite à la fragilisation du **mémorandum d'entente** signé à la mi-juin. Ce mémorandum avait justement permis la levée du blocus naval américain et la réouverture progressive du détroit — une concession que l'Iran semble avoir interprétée comme une opportunité de reprendre ses provocations maritimes plutôt que comme un signal de désescalade à respecter.

### Des tankers dans la ligne de mire depuis des mois

Il faut comprendre que ces attaques de début juillet ne sont pas apparues isolément. Depuis le début de la **crise du détroit d'Ormuz**, qui remonte à fin février 2026, l'**Iran** a régulièrement ciblé des navires commerciaux, qu'il s'agisse de tirs de missiles, de saisies de navires ou de menaces répétées de fermeture totale du détroit. Cette stratégie de harcèlement maritime constant a fait de la navigation dans cette zone un exercice à haut risque pour tous les armateurs internationaux, contraints de payer des primes d'assurance considérablement gonflées.

La répétition de ces incidents maritimes démontre que l'Iran n'a jamais renoncé à utiliser sa **position géographique dominante** sur le détroit comme un **levier de pression stratégique**, peu importe les accords signés ou les promesses de désescalade formulées lors des négociations diplomatiques. C'est cette **continuité de comportement**, plus que l'incident isolé de début juillet, qui devrait alarmer les observateurs occidentaux sur la fiabilité durable de tout accord avec Téhéran.

*Il faut cesser de traiter chaque nouvelle attaque iranienne contre un navire comme une surprise. Ce comportement est une constante depuis des mois. La vraie question n'est pas de savoir pourquoi l'Iran a attaqué ces tankers début juillet, mais pourquoi personne ne s'attendait à ce que cela se reproduise.*

## Ce que cache le silence médiatique sur les provocations initiales

### Un biais narratif qui favorise le récit de l'escalade unilatérale

Dans la couverture médiatique internationale des frappes américaines du 8 juillet, on observe un **biais récurrent** : l'accent est massivement mis sur l'ampleur de la **riposte américaine** — plus de 80 cibles frappées — tandis que les **attaques iraniennes préalables** contre les navires commerciaux sont mentionnées de manière plus discrète, souvent en quelques lignes seulement. Ce **déséquilibre narratif** contribue à façonner une perception biaisée de qui a réellement initié cette nouvelle phase du conflit.

Ce n'est pas une accusation de **mauvaise foi généralisée** de la part des rédactions internationales. C'est un **phénomène structurel** bien documenté dans la couverture des conflits armés : les actions les plus spectaculaires, les plus massives en termes de cibles ou de moyens engagés, captent naturellement davantage l'attention médiatique que les **provocations initiales**, souvent plus discrètes en apparence mais tout aussi décisives dans l'enchaînement des causes.

### Pourquoi la séquence causale compte pour l'opinion occidentale

Rétablir cette **séquence causale** n'est pas un exercice de pure pédanterie journalistique. Elle a des conséquences directes sur la manière dont l'opinion publique occidentale perçoit la **légitimité de la réponse américaine**. Si l'on présente les frappes du 8 juillet comme un **acte d'agression américaine isolé**, sans contexte, on nourrit un récit qui profite directement à la **propagande du régime iranien**, désireux de se présenter comme une victime plutôt que comme l'instigateur de cette nouvelle flambée de violence.

À l'inverse, rappeler que ces frappes répondaient à des **attaques iraniennes documentées** contre des navires commerciaux permet de replacer la responsabilité là où elle appartient : sur un régime qui a choisi, une fois de plus, de tester les limites d'un accord fraîchement négocié plutôt que de le respecter. Cette clarté factuelle est indispensable pour éviter les **fausses équivalences morales** qui polluent trop souvent le débat public sur ce conflit.

*Je refuse de jouer au jeu du faux équilibre journalistique quand les faits sont clairs. L'Iran a attaqué des navires civils. Les États-Unis ont répondu. Présenter les deux actions comme équivalentes en gravité morale, c'est trahir la réalité factuelle au profit d'un confort narratif paresseux.*

## L'ampleur de la riposte américaine du 8 juillet

### Plus de 80 cibles : une réponse à la mesure de la provocation

Les **frappes américaines du 8 juillet 2026** ont visé plus de 80 cibles iraniennes, une ampleur qui traduit la détermination de l'administration **Trump** à ne pas laisser sans réponse sévère les attaques contre les navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz. Cette échelle de représailles dépasse largement une simple opération punitive symbolique — elle s'inscrit dans une logique de **dissuasion stratégique** visant à décourager toute nouvelle tentative iranienne de perturber la liberté de navigation dans cette voie maritime critique.

Le choix de frapper un nombre aussi élevé de cibles simultanément envoie également un **message politique clair** à Téhéran : les États-Unis disposent d'une **capacité de frappe considérable** et sont prêts à l'utiliser massivement en réponse à toute provocation maritime future. Cette **démonstration de force**, bien que risquée sur le plan de l'escalade, vise avant tout à rétablir une **dissuasion** que la levée du blocus naval, prévue dans le mémorandum de juin, avait paradoxalement affaiblie aux yeux du régime iranien.

### Les limites d'une stratégie de représailles massives

Cette ampleur de la riposte comporte néanmoins des **risques réels d'escalade incontrôlée**. Une réponse aussi massive peut inciter le régime iranien à considérer que toute **désescalade négociée** est désormais illusoire, et qu'il vaut mieux s'engager dans une logique de **confrontation prolongée** plutôt que de chercher un nouveau compromis diplomatique. C'est un **pari stratégique** dont les conséquences à moyen terme restent difficiles à évaluer précisément à ce stade.

Il reste que face à des attaques documentées contre des navires commerciaux, une **réponse ferme et proportionnée** à l'ampleur de la menace demeure défendable sur le plan stratégique. Ne pas répondre, ou répondre de manière symbolique et limitée, aurait envoyé un **signal de faiblesse** que le régime iranien aurait très probablement interprété comme une invitation à multiplier les **provocations similaires** dans les mois suivants.

*Je ne prétends pas que frapper 80 cibles soit sans risque. Mais face à un régime qui teste sans relâche les limites de la patience occidentale, une réponse molle aurait été bien plus dangereuse à long terme qu'une démonstration de force qui rétablit, au moins temporairement, une dissuasion crédible.*

## Les précédents historiques des attaques iraniennes contre le trafic maritime

### Une tactique éprouvée depuis des décennies

L'usage par l'**Iran** des attaques contre le trafic maritime commercial comme levier de pression géopolitique n'est pas une nouveauté de la crise actuelle. Cette tactique remonte à plusieurs décennies, avec des précédents documentés lors de tensions antérieures entre Téhéran et les puissances occidentales dans le golfe Persique. Le détroit d'Ormuz a toujours représenté, aux yeux des stratèges iraniens, un levier de pression économique et politique disproportionné par rapport aux moyens militaires conventionnels dont dispose le régime.

Cette continuité stratégique explique pourquoi les **attaques de début juillet 2026** ne devraient surprendre aucun observateur sérieux de la région. Elles s'inscrivent dans une doctrine bien établie qui consiste à utiliser la vulnérabilité du commerce maritime international comme moyen de pression, particulièrement dans les moments où le régime perçoit un relâchement de la vigilance occidentale, comme cela semble avoir été le cas après la signature du mémorandum de mi-juin.

### Pourquoi cette récidive devrait changer l'approche occidentale

Face à cette **récidive stratégique** documentée depuis des décennies, il devient difficile de justifier une approche occidentale qui continuerait à traiter chaque nouvelle attaque contre des navires commerciaux comme un événement isolé et surprenant. La **communauté internationale** devrait, à ce stade, intégrer pleinement cette tactique dans ses calculs stratégiques et développer des **mécanismes de dissuasion permanents** plutôt que des réponses réactives après chaque nouvelle provocation.

Cela pourrait inclure une **présence navale internationale renforcée** et permanente dans le détroit, des **mécanismes de surveillance en temps réel** du trafic maritime, et des **protocoles de réponse rapide** qui ne dépendraient pas uniquement de la volonté politique ponctuelle de Washington. Une telle approche structurelle réduirait la **marge de manœuvre** dont dispose actuellement Téhéran pour orchestrer ce type de provocations calibrées.

*On ne devrait plus être surpris par ce que l'histoire nous a déjà enseigné. Le régime iranien utilise le détroit d'Ormuz comme une arme depuis des décennies. Continuer à réagir au coup par coup, sans stratégie de dissuasion permanente, c'est se condamner à revivre cette même séquence encore et encore.*

## Le coût économique global de cette instabilité récurrente

### Les armateurs internationaux pris en otage

Chaque nouvelle vague d'attaques contre des navires commerciaux dans le **détroit d'Ormuz** impose un coût considérable aux **armateurs internationaux**, contraints de payer des primes d'assurance en constante augmentation ou de dérouter leurs navires par des itinéraires alternatifs beaucoup plus longs et coûteux. Cette instabilité chronique transforme une simple traversée maritime, autrefois routinière, en une opération à haut risque nécessitant une planification logistique complexe et onéreuse.

Les **compagnies maritimes** les plus prudentes ont d'ailleurs commencé, dès les premiers signes de reprise des tensions début juillet, à réévaluer leurs itinéraires pour limiter leur exposition à ce **risque géopolitique**. Cette adaptation forcée du **commerce maritime international** illustre à quel point les décisions stratégiques prises à Téhéran ont des répercussions économiques qui dépassent largement le cadre régional du golfe Persique.

### Un signal d'alarme pour la sécurité énergétique mondiale

Au-delà des coûts immédiats supportés par les armateurs, cette instabilité récurrente dans le détroit d'Ormuz constitue un signal d'alarme plus large pour la **sécurité énergétique mondiale**. Elle rappelle à quel point une part significative de l'approvisionnement pétrolier mondial reste vulnérable aux décisions d'un seul acteur régional, prêt à utiliser sa position géographique dominante comme une arme de pression politique chaque fois qu'il estime son rapport de force favorable.

Cette **vulnérabilité structurelle** devrait accélérer, du côté occidental, les efforts de **diversification énergétique** et de réduction de la dépendance à ce corridor maritime unique. C'est une **leçon stratégique de long terme** que cette nouvelle flambée de violence, causée directement par les attaques iraniennes contre les tankers, devrait renforcer dans l'esprit des décideurs occidentaux.

*Chaque crise dans le détroit d'Ormuz devrait servir de rappel brutal : tant que l'Occident dépendra aussi lourdement d'un seul corridor maritime contrôlé partiellement par un régime hostile, il restera l'otage des calculs stratégiques de Téhéran. Diversifier n'est plus une option, c'est une nécessité de sécurité nationale.*

## La responsabilité morale au cœur de ce récit factuel

### Nommer clairement qui a rompu l'accord en premier

Ce billet insiste sur un point qui dépasse la simple exactitude chronologique : la **responsabilité morale** de cette nouvelle escalade repose clairement sur les attaques iraniennes initiales contre des navires commerciaux, et non sur la riposte américaine qui a suivi. Cette distinction n'est pas un exercice rhétorique creux — elle a des implications concrètes pour la manière dont la communauté internationale devrait traiter les futures négociations avec Téhéran.

Reconnaître cette séquence causale, c'est aussi refuser la tentation, parfois présente dans certains cercles diplomatiques occidentaux, de traiter chaque camp comme également responsable d'une escalade qui, dans les faits, a été initiée par un acteur précis avec une intention précise : tester les limites d'un **accord de désescalade** fraîchement signé. Cette **clarté morale** est essentielle pour bâtir une **réponse occidentale cohérente** et juste.

### Ce que cela signifie pour la crédibilité future des négociations

Si la communauté internationale continue de traiter chaque provocation iranienne avec la même **retenue diplomatique** que par le passé, sans jamais établir de **conséquences claires et proportionnées** aux violations documentées, elle risque d'enseigner à Téhéran que la provocation reste, en définitive, une **stratégie sans coût réel**. Cette dynamique doit changer si l'on veut éviter que le prochain accord négocié ne subisse le même sort que le mémorandum de mi-juin.

C'est précisément parce que les faits sont clairs — attaques iraniennes documentées contre des navires commerciaux, riposte américaine proportionnée qui a suivi — que la responsabilité de cette crise doit être nommée sans ambiguïté. Ce n'est qu'en établissant cette clarté factuelle que l'on pourra espérer construire, à l'avenir, des mécanismes diplomatiques plus robustes et plus contraignants.

*La clarté morale n'est pas de la propagande. C'est simplement refuser de fermer les yeux sur qui a appuyé la première gâchette dans cette nouvelle phase du conflit. Et sur ce point précis, les faits ne laissent aucune place au doute raisonnable.*

## La réaction des puissances régionales voisines du golfe

### Les États du Golfe pris entre prudence et inquiétude

Les **États du Golfe** voisins du **détroit d'Ormuz** observent cette nouvelle escalade avec une inquiétude particulière, coincés géographiquement entre un **Iran imprévisible** et une riposte américaine massive dont les retombées régionales restent difficiles à anticiper précisément. Ces pays, dont l'économie dépend en grande partie du même corridor maritime pris pour cible par les attaques iraniennes, n'ont aucun intérêt à voir cette instabilité se prolonger indéfiniment.

Cette position inconfortable explique pourquoi plusieurs capitales régionales ont, par le passé, activement soutenu les efforts de médiation portés par le **Qatar**, dont la proximité géographique et diplomatique avec l'ensemble des acteurs du dossier en fait un interlocuteur privilégié. La reprise des attaques iraniennes contre les navires commerciaux menace directement cette architecture de stabilité régionale patiemment construite au fil des mois précédents.

### Une solidarité régionale encore fragile face à Téhéran

Malgré leurs intérêts économiques communs dans la stabilité du détroit, les **puissances régionales du Golfe** restent divisées sur la meilleure approche à adopter face à Téhéran. Certaines privilégient une ligne de **dialogue prudent**, cherchant à préserver des relations économiques et diplomatiques fonctionnelles avec l'Iran malgré ses provocations répétées. D'autres soutiennent plus ouvertement la fermeté américaine, considérant qu'une dissuasion crédible reste la seule manière durable de protéger la libre circulation maritime dans la région.

Cette division régionale complique la construction d'une **réponse collective cohérente** face aux provocations iraniennes répétées. Elle explique aussi pourquoi les États-Unis se retrouvent souvent en première ligne pour assumer le rôle de garant ultime de la sécurité maritime dans le golfe Persique, faute d'une architecture de sécurité régionale suffisamment unifiée et autonome vis-à-vis de Téhéran.

*Je comprends la prudence des États du Golfe, coincés géographiquement à quelques encablures d'un régime imprévisible. Mais cette prudence a un prix : elle laisse aux États-Unis le fardeau quasi exclusif de garantir une sécurité maritime dont toute la région bénéficie sans en partager équitablement le coût.*

## Conclusion : rétablir la vérité des faits avant tout jugement

### Une leçon de méthode pour comprendre ce conflit

Ce billet n'a qu'un objectif : rétablir une séquence factuelle trop souvent effacée dans le tourbillon médiatique qui suit chaque escalade militaire majeure. Les **frappes américaines du 8 juillet** sur plus de 80 cibles iraniennes ne sont pas apparues du néant. Elles répondaient à des **attaques iraniennes préalables** contre des navires commerciaux transitant dans le détroit d'Ormuz, une provocation caractérisée qui a directement précipité cette nouvelle phase du conflit.

Comprendre cette chronologie n'excuse ni ne condamne automatiquement chaque décision prise par la suite dans cette crise. Mais elle constitue le socle factuel indispensable sur lequel toute analyse sérieuse doit se construire, loin des récits simplifiés qui ne retiennent que l'image la plus spectaculaire — la riposte massive — sans jamais interroger sa cause immédiate.

### Ce que l'Occident doit retenir de cette séquence

Pour l'**Occident**, cette chronologie confirme une nécessité stratégique déjà bien identifiée par les analystes les plus sérieux de la région : aucune désescalade durable avec l'Iran ne pourra être bâtie sans mécanismes de vérification robustes et sans conséquences immédiates en cas de violation documentée. Le détroit d'Ormuz restera un point de tension récurrent tant que cette leçon ne sera pas pleinement intégrée dans la stratégie diplomatique occidentale.

Ce billet ne prétend pas résoudre cette crise complexe. Il prétend simplement rappeler que la vérité factuelle, aussi inconfortable soit-elle pour certains récits médiatiques paresseux, doit rester la boussole de toute analyse sérieuse de ce conflit.

*Je termine ce billet avec une conviction simple : dans un monde saturé de récits simplifiés, rétablir une chronologie factuelle précise est déjà, en soi, un acte de résistance contre la désinformation. C'est peu de chose. Mais c'est ce que je peux offrir.*

**Signé Maxime Marquette, chroniqueur**

## Encadré de transparence du chroniqueur

### Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais **chroniqueur et analyste**. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. **Je prétends à la lucidité analytique**, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

### Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre **faits vérifiés et analyses interprétatives**. La règle de méthode est constante : une information factuelle n'est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous **Sources**, jamais ici.

**Familles de sources primaires** retenues par la publication, quand le dossier en comporte : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d'organisations intergouvernementales, dépêches d'agences de presse internationales reconnues.

**Familles de sources secondaires** : publications spécialisées, médias d'information reconnus internationalement, analyses d'institutions de recherche établies, rapports d'organisations sectorielles.

Quand un article cite des données statistiques, économiques ou géopolitiques, elles proviennent d'institutions productrices de données (organisations intergouvernementales, banques centrales, instituts statistiques nationaux), et l'institution exacte est nommée sous **Sources**.

### Nature de l'analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une **synthèse critique et contextuelle** basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d'experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

## Sources

### Sources primaires

- [Les frappes américaines du 8 juillet font suite aux attaques iraniennes contre des navires — Al Jazeera, 9 juillet 2026](https://www.aljazeera.com/news/2026/7/9/us-iran-launch-more-attacks-as-mediators-urge-warring-sides-to-uphold-mou)

- [Comment le différend sur le détroit d'Ormuz a relancé le cycle de conflit — Al Jazeera, 9 juillet 2026](https://www.aljazeera.com/news/2026/7/9/how-strait-of-hormuz-dispute-led-to-latest-us-iran-cycle-of-fighting)

- [L'Iran tire des missiles sur des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz — Reuters, 7 juillet 2026](https://www.reuters.com/world/middle-east/iran-fires-missiles-commercial-ships-strait-hormuz-axios-reports-2026-07-07/)

### Sources secondaires

- [L'Iran frappe trois navires près du détroit d'Ormuz, violant le mémorandum — CNN, 7 juillet 2026](https://www.cnn.com/2026/07/07/middleeast/hormuz-tanker-iran-attack-intl-hnk)

- [Les attaques iraniennes sur des navires menacent le fragile cessez-le-feu — The New York Times, 7 juillet 2026](https://www.nytimes.com/2026/07/07/world/middleeast/iran-war-oman-hormuz-tanker.html)

- [Chronologie générale de la crise du détroit d'Ormuz 2026 — Wikipedia](https://en.wikipedia.org/wiki/2026_Strait_of_Hormuz_crisis)

---

Source : Maxime Marquette, MadMax. Pour citer ce texte, nommer l’auteur et lier https://mad-max.co/fr/article/billet-quand-l-iran-visait-deja-les-tankers-avant-les-frappes-du-8-juillet
