# BILLET : pourquoi Rosneft et Lukoil sous sanctions américaines comptent plus qu'il n'y paraît

> Le 22 octobre 2025, le Département du Trésor américain a confirmé des sanctions visant directement Rosneft et Lukoil, les deux plus grandes compagnies pétrolières russes, une décision dont la portée dépasse largement sa…

- Auteur: Maxime Marquette
- Publication: MadMax (https://mad-max.co)
- Rubrique: Billet
- Publié: 2026-07-20
- Adresse à citer: https://mad-max.co/fr/article/billet-pourquoi-rosneft-et-lukoil-sous-sanctions-americaines-comptent-plus-qu-il

## Introduction

Le 22 **octobre** 2025, le Département du **Trésor** américain a confirmé des **sanctions** visant directement **Rosneft** et **Lukoil**, les deux plus grandes **compagnies** **pétrolières** **russes**, une décision dont la portée dépasse largement sa couverture médiatique relativement discrète au moment de son **annonce**. *Un communiqué du Trésor américain ne fait jamais trembler les **marchés** comme une frappe de drone ; il finit pourtant, patiemment, par peser tout autant sur les comptes de **Moscou**.*

Ce billet explique pourquoi cibler ces deux **compagnies** spécifiquement, plutôt que l'ensemble diffus du secteur pétrolier **russe**, constitue une décision **stratégique** dont les effets, documentés par un rapport du **Trésor** du 17 **novembre** 2025, continuent de se déployer bien après la date initiale de l'**annonce**.

## Le 22 octobre 2025, une date qui change la donne

### Ce que le Trésor américain a précisément annoncé

Le communiqué du **Département du Trésor** américain du 22 **octobre** 2025 a confirmé l'imposition de **sanctions** ciblant **Rosneft** et **Lukoil**, une **mesure** qui restreint l'accès de ces deux **compagnies** aux services **financiers** américains et complique significativement leurs transactions internationales en dollars. Ce **chiffre** de date, précis et attribué à une **source** officielle de premier rang, constitue le point de départ factuel incontestable de ce billet.

Cette **annonce**, survenue dans un contexte de tensions diplomatiques déjà documentées ailleurs dans cette série d'articles, marque une **escalade** notable par rapport aux **sanctions** précédentes, plus généralistes, qui avaient jusqu'alors évité de cibler nommément les deux plus grandes **compagnies** **pétrolières** **russes**. *Nommer une entreprise dans un communiqué du **Trésor** n'a rien d'anodin ; c'est le moment où une **pression** diffuse devient, soudain, une cible précise.*

### Pourquoi cette date précise mérite d'être retenue

Cette date du 22 **octobre** 2025 mérite d'être retenue comme un **point de bascule** dans la **stratégie** occidentale de **pression** **économique** sur la **Russie**, un basculement d'une approche généraliste vers un ciblage nommément désigné des deux acteurs pétroliers les plus significatifs du pays.

## Rosneft, la cible principale de ces sanctions

### Une compagnie au cœur de l'appareil énergétique russe

**Rosneft**, la plus grande compagnie pétrolière **russe**, contrôlée majoritairement par l'État, constitue depuis longtemps un pilier central de l'appareil énergétique du pays, ce qui explique pourquoi cibler spécifiquement cette entreprise représente un choix **stratégique** plus significatif que de viser des acteurs plus périphériques du secteur pétrolier russe.

Cette centralité de **Rosneft** dans l'économie **russe** signifie que toute restriction touchant ses capacités financières internationales a des répercussions qui dépassent le cadre de la seule entreprise, affectant potentiellement l'ensemble de l'écosystème pétrolier russe dont elle constitue l'un des piliers les plus significatifs. *Toucher Rosneft, c'est toucher une colonne vertébrale ; le reste du corps ressent toujours, tôt ou tard, ce genre de coup porté au centre.*

### Ce que ces sanctions changent concrètement pour Rosneft

Les **sanctions** du 22 octobre 2025 compliquent, pour **Rosneft**, l'accès aux financements internationaux et aux transactions en devises fortes, une contrainte qui, sans nécessairement paralyser totalement les opérations de l'entreprise, en augmente significativement les coûts de fonctionnement et complique ses relations avec certains partenaires commerciaux internationaux plus prudents face au risque de sanctions secondaires.

## Lukoil, un délai prolongé jusqu'en mai 2026

### Une compagnie privée aux ramifications internationales complexes

**Lukoil**, contrairement à Rosneft, conserve un statut plus largement privé, avec des ramifications internationales complexes incluant des actifs situés hors de Russie, une configuration qui a compliqué la mise en œuvre pratique des **sanctions** annoncées le 22 octobre 2025, nécessitant des ajustements successifs de calendrier documentés par Reuters.

Cette complexité des actifs internationaux de Lukoil explique pourquoi les autorités américaines ont dû accorder, selon Reuters le 29 avril 2026, un délai supplémentaire pour les **négociations** concernant certains de ces actifs, repoussant l'échéance au **30 mai 2026** plutôt que d'appliquer une rupture immédiate et totale.

### Pourquoi ce délai prolongé ne constitue pas un assouplissement

Ce délai accordé jusqu'au 30 mai 2026 ne doit pas être interprété comme un **assouplissement** de la **pression** sanctionnaire, mais plutôt comme une reconnaissance pragmatique de la complexité juridique et financière que présente le démantèlement ordonné d'actifs internationaux imbriqués, une complexité technique documentée par Reuters plutôt qu'un signe de recul politique américain. *Un délai n'est pas toujours une faiblesse ; parfois, c'est simplement le temps qu'il faut pour démêler ce qu'on a mis des années à imbriquer.*

## Ce que confirme le rapport du Trésor de novembre 2025

### Une réduction mesurable des revenus pétroliers russes

Un rapport du **Département du Trésor américain**, relayé par Reuters le 17 novembre 2025, confirme une réduction mesurable des revenus pétroliers russes consécutive à ces **sanctions** contre Rosneft et Lukoil, un **indicateur** chiffré qui, moins d'un mois après l'annonce initiale, suggérait déjà un effet **économique** tangible plutôt que purement symbolique.

Cette rapidité de l'effet mesurable, documentée moins d'un mois après l'entrée en vigueur des **sanctions**, contraste avec la lenteur généralement observée pour d'autres types de mesures **économiques** dont les effets ne se manifestent souvent qu'après plusieurs mois ou années de mise en œuvre progressive. *Un mois à peine pour voir un chiffre bouger ; c'est rare, en économie des sanctions, et c'est justement ce qui devrait retenir l'attention ici.*

### Ce que ce rapport ne permet pas d'affirmer avec certitude

Ce rapport du 17 novembre 2025, aussi significatif soit-il, ne permet pas d'affirmer avec certitude l'ampleur **exacte et définitive** de cette réduction de revenus sur le long terme, un bilan complet ne pouvant être établi qu'après une période d'observation plus longue que les quelques semaines séparant l'annonce des **sanctions** de la publication de ce rapport initial.

## Le budget russe face à cette pression sanctionnaire

### Une prévision de 8,9 billions de roubles jugée optimiste

Le budget russe pour l'année 2026 prévoyait des revenus pétroliers et gaziers de **8,9 billions de roubles**, une prévision jugée optimiste par une **analyse** du Moscow Times publiée le 28 octobre 2025, à peine six jours après l'annonce des **sanctions** contre Rosneft et Lukoil. Cette proximité chronologique entre l'annonce des sanctions et cette évaluation critique du budget suggère que les analystes du Moscow Times considéraient déjà, à ce moment précis, ces nouvelles sanctions comme un facteur significatif de risque budgétaire pour la Russie.

Cette évaluation critique, formulée par une publication reconnue pour son suivi rigoureux de l'économie russe, mérite d'être prise au sérieux sans pour autant être présentée comme une certitude définitive, l'écart réel entre prévision et réalisation ne pouvant être confirmé qu'après la clôture complète de l'exercice budgétaire concerné. *Un budget optimiste n'est pas encore un budget faux ; mais quand plusieurs voix indépendantes doutent en même temps, le doute lui-même devient une donnée.*

### Ce que cet écart budgétaire pourrait signifier pour les priorités russes

Si cet écart entre prévision et réalisation budgétaire venait à se confirmer, il pourrait contraindre les autorités russes à des **choix budgétaires difficiles**, potentiellement au détriment de certains programmes sociaux ou d'infrastructure, une **hypothèse** cohérente avec la logique **économique** généralement observée dans des contextes de **pression** sanctionnaire prolongée comparable.

## Les acheteurs traditionnels face à ce nouveau risque

### Une prudence accrue chez plusieurs partenaires commerciaux

Plusieurs acheteurs traditionnels du pétrole russe, confrontés au risque de **sanctions secondaires** américaines découlant de leurs transactions avec Rosneft et Lukoil, ont adopté une **prudence** accrue dans leurs relations commerciales avec ces deux compagnies depuis l'annonce du 22 octobre 2025, une réaction cohérente avec le comportement généralement observé chez des acteurs commerciaux soucieux de préserver leur propre accès aux **marchés** financiers **occidentaux**.

Cette **prudence** accrue, bien que difficile à quantifier précisément avec les **sources** disponibles pour ce billet, constitue l'un des mécanismes les plus efficaces de ce type de **sanctions** : la crainte de sanctions secondaires incite souvent des acteurs tiers à s'autocensurer commercialement, sans qu'une contrainte directe ne leur soit formellement imposée. *La peur d'une sanction future fait souvent plus d'effet que la sanction elle-même ; personne n'a besoin d'être puni pour apprendre à se méfier.*

### Ce mécanisme d'autocensure commerciale, difficile à mesurer

Ce mécanisme d'**autocensure commerciale**, bien documenté dans la littérature sur les **sanctions** **économiques** internationales, échappe largement aux statistiques officielles disponibles, ce qui explique pourquoi son ampleur réelle demeure difficile à établir avec précision malgré son importance stratégique largement reconnue par les spécialistes du sujet.

## L'Inde et la Chine, deux réactions distinctes

### Des positions différenciées face à ces sanctions

L'**Inde** et la **Chine**, deux des principaux acheteurs alternatifs du pétrole russe depuis l'imposition des **sanctions** **occidentales** antérieures, ont adopté des positions différenciées face à ces nouvelles sanctions ciblant spécifiquement Rosneft et Lukoil, une différenciation qui reflète des calculs stratégiques distincts entre ces deux grandes puissances asiatiques.

Cette différenciation de **posture**, documentée de façon générale par plusieurs analyses géopolitiques, ne permet cependant pas à ce billet de fournir un bilan chiffré précis des volumes d'achat respectifs de ces deux pays depuis l'annonce des **sanctions** du 22 octobre 2025, une donnée qui dépasse le cadre des **sources** primaires directement consultées pour ce texte. *Deux grandes puissances, deux calculs différents ; ni l'une ni l'autre n'annoncera jamais publiquement la formule exacte qui guide sa **prudence** ou son audace.*

### Ce que cette différenciation suggère sur les priorités stratégiques respectives

Cette différenciation de **posture** entre l'Inde et la Chine, si elle se confirmait par des données commerciales plus précises, suggérerait des **priorités stratégiques distinctes** entre ces deux puissances, l'une potentiellement plus prudente face au risque de **sanctions** secondaires américaines, l'autre potentiellement plus disposée à assumer ce risque au nom de ses propres besoins énergétiques structurels.

## Les compagnies pétrolières internationales, prudence accrue

### Un climat d'affaires transformé pour les partenaires occidentaux résiduels

Les rares **compagnies pétrolières occidentales** conservant des liens résiduels avec le secteur énergétique russe ont dû, depuis l'annonce des **sanctions** du 22 octobre 2025, réévaluer significativement leur exposition à ce risque, une réévaluation qui s'inscrit dans la continuité du retrait progressif du secteur pétrolier russe déjà observé depuis le début du conflit documenté ailleurs dans cette série d'articles.

Cette réévaluation, cohérente avec le climat d'affaires transformé décrit par plusieurs analyses sectorielles internationales, confirme que ces **sanctions** du 22 octobre 2025 ont eu un effet dissuasif s'étendant au-delà des seuls acheteurs directs de pétrole russe, touchant plus largement l'écosystème des partenaires commerciaux **occidentaux** résiduels. *Une sanction bien ciblée ne s'arrête jamais à sa cible déclarée ; elle irradie, discrètement, jusque dans des bureaux qui n'ont jamais été nommés.*

### Ce que cette prudence accrue confirme sur l'efficacité de la mesure

Cette **prudence** accrue, observée chez des acteurs commerciaux variés au-delà des seuls acheteurs directs, confirme que ces **sanctions** ciblées contre Rosneft et Lukoil ont généré un **effet dissuasif** mesurable dans son existence même, même si son ampleur précise demeure difficile à quantifier avec les seules **sources** disponibles pour ce billet.

## Ce que ces sanctions changent pour la flotte fantôme

### Un mécanisme de contournement sous pression accrue

La **flotte fantôme** de pétroliers, documentée ailleurs dans cette série d'articles comme mécanisme de contournement du **plafond** pétrolier européen, pourrait subir une **pression** accrue supplémentaire du fait des **sanctions** ciblant directement Rosneft et Lukoil, dans la mesure où ces deux compagnies constituent des acteurs centraux dans l'organisation logistique de ce commerce parallèle documenté par plusieurs analyses maritimes spécialisées.

Cette **pression** accrue sur la flotte fantôme, bien que logique sur le plan analytique, ne fait pas l'objet, dans les **sources** disponibles pour ce billet, d'une quantification précise de son ampleur réelle, une limite méthodologique qu'il convient de signaler explicitement plutôt que de la contourner par une estimation non vérifiée. *Une flotte qui navigue déjà dans l'ombre devient encore plus difficile à suivre quand ses commanditaires, eux aussi, sont désormais sous surveillance directe.*

### Pourquoi cette pression accrue reste difficile à quantifier

Cette difficulté de quantification, cohérente avec la nature intrinsèquement opaque de ce type de commerce parallèle, n'invalide pas l'existence d'une **pression** accrue plausible sur ce mécanisme de **contournement**, mais elle impose la même **prudence** méthodologique que celle déjà appliquée ailleurs dans cette série d'articles concernant l'ampleur exacte de la flotte fantôme.

## La dimension symbolique de cibler ces deux géants

### Un message politique au-delà de l'effet économique immédiat

Au-delà de son effet **économique** mesurable, le choix de cibler nommément **Rosneft** et **Lukoil**, plutôt que de maintenir une approche plus généraliste, envoie un message politique explicite quant à la détermination occidentale à intensifier la **pression** sur l'appareil pétrolier russe, une dimension symbolique qui complète l'effet strictement économique déjà documenté par le rapport du Trésor de novembre 2025.

Cette dimension symbolique, difficile à quantifier mais politiquement significative, participe à façonner la perception internationale de la détermination occidentale, un facteur qui influence potentiellement le comportement d'acteurs tiers au-delà du seul effet direct des restrictions financières formellement imposées. *Un symbole ne se chiffre jamais dans un bilan comptable ; il change pourtant, souvent, la façon dont d'autres calculent leur propre **prudence**.*

### Ce que ce message politique pourrait signifier pour l'avenir des sanctions

Ce message politique, s'il devait se prolonger par de nouvelles **sanctions** ciblant d'autres acteurs pétroliers russes majeurs, confirmerait une **escalade progressive** de la **stratégie** sanctionnaire occidentale, une trajectoire que ce billet ne peut anticiper avec certitude mais qui mérite d'être surveillée dans les développements futurs de ce dossier.

## Les précédents de sanctions pétrolières comparables

### Des exemples historiques aux résultats mitigés

Des **sanctions** pétrolières comparables, imposées historiquement contre d'autres pays producteurs dans des contextes géopolitiques distincts, ont généralement produit des résultats **mitigés**, ni totalement inefficaces ni suffisantes à elles seules pour provoquer un changement de politique majeur chez les pays visés, une leçon historique qui invite à la **prudence** dans toute anticipation de l'effet final des sanctions contre Rosneft et Lukoil.

Cette leçon historique, documentée par plusieurs analyses comparatives de **sanctions** **économiques** internationales, suggère que l'effet de ces sanctions contre Rosneft et Lukoil doit être évalué sur le temps long plutôt qu'à travers un jugement hâtif fondé sur les seules premières semaines ou premiers mois suivant leur annonce initiale. *L'histoire des sanctions n'a jamais récompensé les verdicts pressés ; elle finit toujours par corriger, patiemment, ceux qui avaient conclu trop vite.*

### Ce que ces précédents suggèrent pour l'évaluation de cette mesure spécifique

Ces précédents historiques suggèrent que l'évaluation complète de l'efficacité des **sanctions** contre Rosneft et Lukoil ne pourra être établie qu'après une période d'observation **substantiellement plus longue** que celle couverte par les **sources** disponibles pour ce billet, rédigé alors que ces sanctions demeurent en vigueur et en évolution continue.

## Ce que cette pression sanctionnaire ne peut pas accomplir seule

### Une mesure parmi d'autres, pas une solution isolée

Ces **sanctions** contre Rosneft et Lukoil, aussi significatives soient-elles, ne constituent qu'une **mesure parmi d'autres** dans l'arsenal occidental de **pression** **économique** sur la Russie, documenté ailleurs dans cette série d'articles à travers le **plafond** pétrolier européen, la campagne ukrainienne de frappes sur le raffinage, et les interdictions russes d'exporter le diesel et le kérosène. Aucune de ces mesures prise isolément ne suffit, selon les **sources** disponibles pour ce billet, à expliquer l'ensemble de la crise énergétique russe documentée depuis l'été 2026.

Cette reconnaissance des limites de chaque mesure individuelle, loin d'affaiblir l'**analyse** de ce billet, en renforce au contraire la rigueur méthodologique, en évitant d'attribuer à une seule décision sanctionnaire un effet qui résulte, en réalité, d'un ensemble de facteurs cumulatifs documentés par des **sources** multiples et convergentes. *Une seule mesure ne gagne jamais une guerre **économique** à elle seule ; c'est leur accumulation, patiente et documentée, qui finit par vraiment compter.*

### Pourquoi cette nuance méthodologique compte pour l'analyse future

Cette nuance méthodologique, essentielle pour toute **analyse** rigoureuse de ce dossier, invite à privilégier une lecture **cumulative** plutôt qu'isolée de l'ensemble des mesures **occidentales** et des conséquences russes documentées, une approche que ce billet et l'ensemble de cette série d'articles cherchent à maintenir de façon cohérente.

## Pourquoi ce dossier compte plus qu'il n'y paraît

### Un signal avancé plutôt qu'un événement isolé

Ces **sanctions** contre Rosneft et Lukoil, annoncées le 22 octobre 2025, constituent un **signal avancé** plutôt qu'un événement isolé et déconnecté du reste du contexte sanctionnaire documenté dans cette série d'articles, un **signal** dont les effets, mesurables dès novembre 2025 selon le rapport du Trésor américain, continuent de se déployer plusieurs mois après l'annonce initiale, y compris à travers la **prolongation** du délai concernant Lukoil jusqu'en mai 2026.

Cette continuité temporelle, rarement mise en évidence dans la couverture médiatique initiale de cette annonce, constitue précisément ce que ce billet cherche à souligner : un dossier qui compte moins pour son moment d'annonce que pour sa trajectoire prolongée et ses effets cumulatifs documentés sur plusieurs mois. *Ce n'est jamais l'annonce qui compte le plus, mais ce qu'elle continue de faire, mois après mois, longtemps après que les caméras se sont détournées.*

### Ce que ce billet retient, en définitive

Ce que ce billet retient, en définitive, c'est qu'une annonce sanctionnaire relativement discrète au moment de sa publication peut, avec le temps et le recoupement de **sources** multiples, révéler une portée bien plus significative que ne le suggérait sa **couverture médiatique initiale**, une leçon méthodologique qui vaut pour l'ensemble des mesures documentées dans cette série d'articles consacrée à la crise énergétique russe.

## Conclusion

Ce billet a retracé pourquoi les **sanctions** du 22 octobre 2025 contre **Rosneft** et **Lukoil** comptent plus qu'il n'y paraît : un effet mesurable confirmé dès novembre 2025, un délai prolongé jusqu'en mai 2026 révélant la complexité de sa mise en œuvre, et une prévision budgétaire russe jugée optimiste dès la fin octobre 2025.

Ce que ce dossier confirme, au-delà de ses seuls chiffres, c'est qu'une **pression** sanctionnaire ciblée sur deux acteurs précis peut produire des effets qui dépassent largement leur couverture médiatique initiale, souvent plus discrète que celle réservée aux frappes militaires ou aux pénuries visibles à la pompe. *Un communiqué du Trésor ne brûle jamais comme une raffinerie ; il finit pourtant, mois après mois, par éroder ce qu'aucune frappe ne pourrait atteindre aussi durablement.*

**Signé Maxime Marquette, chroniqueur**

## Encadré de transparence du chroniqueur

### Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais **chroniqueur et analyste**. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. **Je prétends à la lucidité analytique**, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

### Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre **faits vérifiés et analyses interprétatives**. La règle de méthode est constante : une information factuelle n'est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous **Sources**, jamais ici.

**Familles de sources primaires** retenues par la publication, quand le dossier en comporte : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d'organisations intergouvernementales, dépêches d'agences de presse internationales reconnues.

**Familles de sources secondaires** : publications spécialisées, médias d'information reconnus internationalement, analyses d'institutions de recherche établies, rapports d'organisations sectorielles.

Quand un article cite des données statistiques, économiques ou géopolitiques, elles proviennent d'institutions productrices de données (organisations intergouvernementales, banques centrales, instituts statistiques nationaux), et l'institution exacte est nommée sous **Sources**.

### Nature de l'analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une **synthèse critique et contextuelle** basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d'experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

## Sources

### Sources primaires

- [Département du Trésor américain — Sanctions contre Rosneft et Lukoil — 22 octobre 2025](https://home.treasury.gov/news/press-releases/sb0290)

- [Reuters — Bilan des revenus pétroliers réduits par les sanctions — 17 novembre 2025](https://www.reuters.com/business/energy/us-treasury-says-russian-oil-revenues-cut-by-sanctions-rosneft-lukoil-2025-11-17/)

- [Reuters — Prolongation du délai concernant les actifs Lukoil — 29 avril 2026](https://www.reuters.com/business/energy/us-extends-deadline-talks-over-lukoil-assets-may-30-2026-04-29/)

### Sources secondaires

- [The Moscow Times — Impact budgétaire attendu des sanctions — 28 octobre 2025](https://www.themoscowtimes.com/2025/10/28/what-new-us-sanctions-on-rosneft-and-lukoil-mean-for-russias-oil-trade-a90957)

- [Commission européenne — Nouveau mécanisme de plafond dynamique — 15 janvier 2026](https://finance.ec.europa.eu/news/new-dynamic-mechanism-lower-price-cap-russian-crude-oil-4410-barrel-2026-01-15_en)

- [Wikipedia — Chronologie de la crise du carburant russe — mise à jour 2026](https://en.wikipedia.org/wiki/2025%E2%80%932026_Russian_fuel_crisis)

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Source : Maxime Marquette, MadMax. Pour citer ce texte, nommer l’auteur et lier https://mad-max.co/fr/article/billet-pourquoi-rosneft-et-lukoil-sous-sanctions-americaines-comptent-plus-qu-il
