# BILLET : « Personne ne nous dictera l'heure de la guerre » : le pari du temps long iranien

> Le 28 juillet 2026 , Donald Trump évoque « de bonnes chances » de progrès dans les discussions sur l'Iran, selon Boursorama . Une phrase de calendrier , prononcée devant les caméras, qui laisse entendre qu'un accord…

- Auteur: Maxime Marquette
- Publication: MadMax (https://mad-max.co)
- Rubrique: Billet
- Publié: 2026-07-29
- Adresse à citer: https://mad-max.co/fr/article/billet-personne-ne-nous-dictera-l-heure-de-la-guerre-le-pari-du-temps-long-irani

## Deux phrases, deux planètes, une seule journée

### L'optimisme de Washington

Le **28 juillet 2026**, Donald Trump évoque « de bonnes chances » de progrès dans les discussions sur l'Iran, selon **Boursorama**. Une phrase de **calendrier**, prononcée devant les caméras, qui laisse entendre qu'un accord approche.

Le même jour, à la même heure de cycle médiatique, une autre phrase circule, venue de Téhéran, qui dit exactement l'inverse.

### Le démenti de Téhéran

Le **porte-parole** de la diplomatie iranienne, **Esmaïl Baghaï** affirme que Téhéran n'est engagé **à l'heure actuelle** dans « **aucune négociation** avec les États-Unis », selon la même source. La nuance du « à l'heure actuelle » n'est pas un détail : elle installe un rapport de force temporel plutôt qu'une rupture définitive, et c'est précisément ce calcul du temps qui structure tout le reste de cette journée.

**Deux déclarations**, une seule question qui en découle : qui, de **Washington** ou de **Téhéran**, contrôle réellement l'horloge de cette crise ?

*Un cessez-le-feu qui se dispute encore sur l'heure n'est pas un cessez-le-feu.*

## Pickaxe Mountain, ou la carte qu'on remet sur la table

### La menace derrière l'optimisme affiché

Le même jour où il salue de « bonnes » discussions, Donald Trump réitère une menace précise, rapportée par **Reuters** : viser **Pickaxe Mountain**, ainsi que des ponts et des centrales électriques, si aucun accord n'est conclu avec Téhéran. Un dirigeant qui parle de bonnes chances tout en nommant des cibles précises n'envoie pas un seul message : il en envoie deux, à deux publics différents, dans la même heure.

Le **premier message**, celui des « bonnes chances », s'adresse à l'**opinion publique** et aux marchés, qui préfèrent la désescalade. Le **second**, celui des cibles nommées, s'adresse à Téhéran directement : une façon de dire que la porte ouverte a un délai.

### La divergence entre les récits médiatiques

Les versions francophones et indiennes de cette même journée, celles de **Boursorama** et de **The Hindu**, insistent surtout sur l'absence de négociation et sur les perspectives de discussion, sans reprendre ces cibles précises évoquées par **Reuters**. C'est une divergence de **récit**, pas seulement de traduction : chaque diffuseur retient l'angle qui correspond à son lectorat, et le lecteur qui ne croise pas les sources reçoit une version tronquée de la même journée.

Cette fragmentation de l'information n'est pas un hasard éditorial. Elle reflète la difficulté, pour n'importe quel média, de tenir ensemble l'espoir diplomatique affiché et la menace militaire réitérée dans la même déclaration présidentielle.

*La menace nommée pèse plus lourd que l'espoir déclaré, parce qu'elle vise un lieu réel.*

## Netanyahu à la Maison Blanche : la rencontre qui recontextualise tout

### Une première depuis le début de la guerre

Le 28 juillet 2026, **Benjamin Netanyahu** est arrivé à la Maison Blanche pour ses **premiers entretiens en personne** avec Donald Trump depuis le début de la guerre avec l'Iran, selon **The Hindu**. Cette rencontre change le poids de chaque déclaration américaine du jour : un président qui reçoit le premier ministre israélien en pleine guerre ne parle jamais uniquement à Téhéran, il parle aussi à son **allié** assis dans la même pièce.

La **coïncidence de calendrier** — la visite de Netanyahu et les déclarations sur l'Iran, le même jour — n'est vraisemblablement pas fortuite, même si aucune source ne l'affirme explicitement.

### Ce que cette proximité rend plus lisible

Le calendrier diplomatique américain et le calendrier militaire israélo-iranien se superposent ce jour-là. Ce n'est pas une preuve de **coordination** secrète entre **Washington** et **Tel-Aviv**, mais c'est un fait daté qui mérite d'être posé avant toute lecture isolée des déclarations de Trump sur l'Iran ce même 28 juillet.

Un lecteur qui ignore cette **visite** risque de surinterpréter le ton conciliant de Trump comme un simple geste vers Téhéran, alors qu'il pourrait tout aussi bien être un geste destiné à rassurer son invité du jour.

*Une visite ne prouve rien à elle seule, mais elle change le poids de chaque mot prononcé à côté.*

## Le bilan irakien qui pèse sur chaque mot de Baghaï

### Vingt morts et trente-deux blessés, selon une seule partie

Le **Hachd Al-Chaabi**, une milice irakienne alignée sur l'Iran connue sous le sigle PMF, a annoncé que les frappes américano-saoudiennes en Irak avaient fait au moins **20 morts et 32 blessés**, selon **Le Monde**. Ce chiffre vient d'une partie prenante directe du conflit, pas d'un décompte indépendant ou d'une autorité médicale neutre.

Le préciser n'enlève rien à la **gravité potentielle** du bilan. Cela oblige simplement à le lire comme ce qu'il est : une annonce partisane, pas encore une vérification croisée.

### Pourquoi ce chiffre pèse sur la diplomatie du jour

C'est dans ce contexte que Baghaï refuse de parler de négociation. Un porte-parole ne construit pas son discours dans le vide : il le construit avec, en toile de fond, des morts annoncés le même jour par des alliés régionaux de son propre camp, réels ou surestimés.

Toute **négociation officielle** annoncée le jour même d'un bilan de vingt morts revendiqué par un allié serait, politiquement, presque intenable pour Téhéran. Le silence diplomatique iranien devient alors plus compréhensible, sans être pour autant excusable ou définitif.

*Un bilan non vérifié reste une donnée politique, même quand il n'est pas encore une donnée établie.*

## La Jordanie sous les tirs, malgré elle

### Cinq missiles interceptés, une frontière qui n'a rien demandé

La Jordanie a intercepté et détruit, tôt mercredi, **cinq missiles** tirés depuis l'Iran en direction du royaume, rapporte **Le Monde**. Amman n'est pas partie prenante déclarée à cette guerre. Elle en absorbe pourtant la trajectoire balistique, comme un pare-chocs géographique involontaire entre deux belligérants qui ne la consultent pas.

C'est le **rappel le plus concret** que ce conflit ne respecte aucune frontière déclarée neutre, et que la neutralité affichée d'un pays ne le protège pas de sa position sur la carte.

### Le point non confirmé qui pèse sur ce récit

Selon **The Hindu**, l'origine du drone intercepté près de la frontière jordanienne reste « under review » : non confirmée à ce stade. L'incertitude elle-même est une information : elle dit qu'aucun camp ne contrôle entièrement le récit de ce qui traverse le ciel jordanien ces jours-ci.

Un **drone** d'origine inconnue au-dessus d'un pays tiers illustre, mieux qu'une déclaration officielle, la difficulté de circonscrire une guerre régionale à ses seuls belligérants déclarés.

*Un pays qui n'a rien demandé à cette guerre en intercepte pourtant les débris.*

## Jazan à l'arrêt : le prix pétrolier de la prudence saoudienne

### 400 000 barils par jour, à l'arrêt par précaution

Le 27 juillet 2026, **Saudi Aramco** a fermé sa raffinerie de **Jazan**, d'une capacité de 400 000 barils par jour, avec une reprise visée au plus tard le 15 août, selon **The Hindu**. Une entreprise pétrolière ne ferme pas une installation de cette taille par excès de prudence théorique : elle le fait quand le risque devient un coût qu'elle préfère absorber d'avance plutôt que de subir en urgence.

Le choix d'une **date de reprise précise**, le 15 août, suggère une évaluation interne du risque calendaire, même si Aramco n'explique pas publiquement son raisonnement.

### Ce que la fermeture révèle sans le dire

Aucune **déclaration** officielle ne parle d'attaque imminente contre Jazan. Mais la décision, elle, parle : elle place l'échéance du 15 août comme un **repère de retour à la normale**, presque un aveu calendaire dans un dossier où aucun acteur officiel ne veut donner de date précise à la sortie de crise.

Les **marchés pétroliers**, eux, lisent ce genre de décision bien avant qu'un porte-parole ne la commente : la fermeture de Jazan a immédiatement pesé sur les cours, selon les mêmes extraits.

*Une raffinerie fermée dit parfois plus qu'un communiqué de presse.*

## Ormuz : la menace qui ne coûte rien à répéter

### Pourquoi Téhéran garde ce levier vivant

Le **détroit d'Ormuz** reste la carte que l'Iran n'a jamais eu besoin de jouer pour qu'elle produise un effet. La simple mention d'un contrôle iranien du détroit suffit à faire bouger les cours pétroliers mondiaux, sans qu'un seul navire ne soit retenu ni qu'une seule mine ne soit posée.

C'est une arme à **coût nul** pour Téhéran et à coût réel pour les marchés mondiaux — l'asymétrie parfaite d'une rhétorique de guerre économique qui n'a même pas besoin de se concrétiser pour produire ses effets.

### Une situation que NPR décrit comme inchangée

NPR indique que la situation du détroit « remained unchanged » durant la pause des frappes, sans qu'aucune explication officielle ne soit donnée sur les raisons de cette pause elle-même. L'absence d'explication est, ici encore, une donnée en soi : personne ne revendique le silence sur Ormuz, mais personne ne le rompt non plus par une clarification.

Ce **silence entretenu** profite à Téhéran presque autant qu'une déclaration explicite : la menace reste crédible tant qu'elle n'est ni confirmée ni infirmée.

*Une menace qu'on répète sans l'exécuter reste une menace — jusqu'au jour où elle ne l'est plus.*

## Piranchahr : deux versions d'une même frappe

### Un missile, deux récits d'un même État

Dans un extrait rapporté par Le Monde, l'agence iranienne **Fars** évoque un missile ayant touché une zone inhabitée sans victimes. La télévision d'État iranienne, elle, parle de frappes aériennes sur **Piranchahr**. Les deux versions ne concordent pas complètement, selon les mêmes extraits du **Monde**.

Ce n'est pas un **détail mineur** dans l'analyse de la communication de guerre iranienne. Que deux organes du même État ne racontent pas le même événement de façon identique en dit long sur la vitesse à laquelle l'information officielle se construit, en temps réel, sous pression.

### Pourquoi cette divergence intérieure compte

Un **État** qui n'arrive pas à harmoniser son propre récit en interne ne peut pas être pris au mot sur un discours de fermeté extérieure sans un minimum de recul critique. La **cohérence** n'est pas garantie, même à l'intérieur du camp qui la revendique le plus fort dans ses déclarations officielles.

Cette **faille de communication** n'invalide pas les déclarations iraniennes sur Ormuz ou sur l'absence de négociation. Elle invite seulement à les lire avec la même prudence que tout autre récit de guerre produit sous pression.

*Quand un pays raconte deux fois la même frappe de deux façons différentes, c'est le récit lui-même qui devient l'événement.*

## Le chiffre que personne ne recoupe : plus de 600 attaques en trois mois

### Une escalade documentée avant la trêve

Le **CENTCOM** a affirmé que, de **février à avril 2026**, il y a eu **plus de 600 attaques tentées** contre des citoyens et des installations américaines par des milices terroristes alignées sur l'Iran en Irak. Ce chiffre donne un avant à la trêve actuelle : il rappelle que la pause de fin juillet 2026 ne surgit pas d'un ciel calme, elle succède à des mois d'attrition documentée par une seule des parties au conflit.

Sans ce **chiffre** en toile de fond, la fermeté du langage américain envers Téhéran paraîtrait disproportionnée. Avec lui, elle s'inscrit dans une continuité de plusieurs mois, pas dans une réaction isolée à un seul incident.

### Une source unique, un chiffre à garder au conditionnel

Aucune contre-vérification indépendante de ce total n'apparaît dans les extraits disponibles pour ce dossier. Le chiffre vient du commandement américain lui-même — ce qui n'en fait pas une fausseté, mais une donnée à traiter comme **partielle** tant qu'aucune source tierce, journalistique ou onusienne, ne la recoupe de façon indépendante.

La **prudence méthodologique** n'annule pas la gravité du chiffre. Elle rappelle simplement qu'un chiffre militaire cité par le militaire lui-même reste, par nature, un chiffre à une seule voix.

*Six cents attaques en trois mois racontent une guerre qui n'a jamais vraiment fait de pause, seulement des silences officiels.*

## Les frappes en Irak coûtent des vies, selon deux comptabilités rivales

### Le décompte américain, la contradiction irakienne

Le CENTCOM et les forces armées saoudiennes ont mené des frappes de précision en Irak contre des cibles liées à l'IRGC, en réponse à plus de **30 attaques de drones** survenues dans les 72 heures précédentes, selon le communiqué du **CENTCOM**. Le bilan humain de ces mêmes frappes, lui, dépend entièrement de la source consultée : 20 morts et 32 blessés selon le PMF, un bilan encore qualifié de provisoire selon d'autres relais médiatiques.

Deux vérités officielles coexistent, sans jamais se recouper directement dans les extraits disponibles pour ce dossier : celle des **cibles frappées**, revendiquée avec précision par le CENTCOM, et celle du **prix humain** payé pour les frapper, revendiquée avec autant d'assurance par le camp adverse.

### Ce que cette double comptabilité révèle du conflit

Dans une guerre où chaque camp compte ses propres morts et ses propres succès militaires, la seule certitude transversale, au 28 juillet 2026, est que les deux comptabilités existent en parallèle, contradictoires, sans arbitre commun capable de les départager en temps réel.

Ce n'est pas de la **désinformation** au sens strict : c'est la nature même d'une guerre où aucune institution neutre n'a accès simultané aux deux versions du terrain.

*Chaque camp compte ses morts et ses victoires séparément.*

## Le calcul de Téhéran : gagner du temps sans jamais le dire

### Pourquoi la rhétorique du sablier sert Téhéran

En refusant de confirmer une **négociation**, l'Iran ne ferme pas la porte : il en garde le contrôle. Chaque **déclaration** de Baghaï replace l'horloge diplomatique entre les mains de Téhéran, plutôt qu'entre celles de Washington, qui préférerait visiblement annoncer un calendrier de sortie de crise.

C'est un pari du **temps long** : laisser les États-Unis annoncer de « bonnes chances » pendant que l'Iran, lui, ne s'engage sur aucun calendrier vérifiable ni sur aucune date de reprise formelle des discussions.

### Le risque que Téhéran prend en jouant cette carte

Ce calcul suppose que Washington continue de préférer l'apparence de progrès à l'escalade militaire ouverte. Mais la menace nommée par Trump contre Pickaxe Mountain, les ponts et les centrales électriques rappelle que cette préférence n'est ni acquise ni permanente dans le temps.

Un **sablier** ne coule que dans un sens. Si Washington décide, à un moment donné, que le temps a suffisamment coulé sans résultat, la menace nommée cesse d'être rhétorique.

*Gagner du temps n'est une victoire que si l'autre camp accepte, lui aussi, de continuer à attendre.*

## Ce que l'accalmie de trois jours ne dit pas

### Une **pause** qui n'a jamais été nommée cessez-le-feu

Aucune des sources disponibles n'emploie le terme de cessez-le-feu pour qualifier les trois derniers jours. On parle d'« accalmie », de « pause », de discussions « friendly » selon **Al Jazeera**. Le vocabulaire choisi refuse tout engagement formel, de part et d'autre du conflit.

Une guerre qui se met en pause sans jamais se nommer arrêtée reste, par construction, une guerre qui peut reprendre sans qu'aucune nouvelle déclaration officielle ne soit nécessaire pour la relancer.

### Le vrai enjeu derrière les mots choisis par chaque camp

Le choix des mots n'est pas accessoire dans ce dossier. Un « cessez-le-feu » engage juridiquement et politiquement. Une « accalmie » ne coûte rien à rompre, pour aucune des parties. C'est précisément cette absence d'engagement verbal qui permet à Téhéran comme à Washington de garder toutes leurs options ouvertes simultanément.

Le lecteur qui confond « **accalmie** » et « **cessez-le-feu** » se fait une idée fausse de la solidité de la situation actuelle. La **prudence lexicale** des deux camps est, en soi, le signal le plus fiable de cette journée.

*Aucun camp n'a encore prononcé le mot qui l'engagerait vraiment à arrêter.*

## Le poids des alliés qui n'ont pas choisi cette guerre

### Riyad, la Jordanie, Oman : trois capitales qui composent avec le feu des autres

L'**Arabie saoudite** frappe aux côtés du CENTCOM en Irak. La **Jordanie** intercepte des missiles qui ne lui étaient pas destinés à l'origine. **Oman** est cité par **Le Monde** parmi les capitales en échange diplomatique avec l'Iran et l'Arabie saoudite. Trois capitales, trois degrés différents d'une implication qu'aucune n'a choisie au départ.

Ces **pays** n'ont pas déclenché la confrontation entre Washington, Israël et Téhéran. Ils en gèrent pourtant, chacun à sa manière, les retombées balistiques, diplomatiques ou économiques, avec des moyens très inégaux selon leur taille et leur budget de défense.

### Ce que cette implication régionale change au calcul iranien

Plus la région se trouve mêlée au conflit, plus Téhéran dispose de leviers indirects pour faire pression sans frapper directement les intérêts américains — et plus la pression pour une désescalade réelle, plutôt que rhétorique, grandit sur toutes les parties, y compris sur celles qui n'ont pas choisi de se battre.

Cette **dynamique régionale**, plus que les déclarations de Washington ou de Téhéran elles-mêmes, pourrait finir par imposer un vrai calendrier là où aucun des deux belligérants principaux n'en veut encore.

*Ce ne sont pas toujours les belligérants qui payent le plus cher le prix d'une guerre qu'ils n'ont pas déclarée.*

## Le marché pétrolier, premier lecteur du silence iranien

### Des cours qui bougent avant les diplomates

Les **marchés pétroliers** n'attendent jamais la confirmation officielle d'une négociation pour réagir. La fermeture de **Jazan**, la mention répétée d'**Ormuz** et l'absence de tout mot engageant de la part de Téhéran suffisent, ensemble, à maintenir une **prime de risque** sur le baril, bien avant qu'un porte-parole ne prononce le mot **accord** ou le mot **rupture**.

Cette **prime de risque** est elle-même une preuve indirecte : les **traders**, qui n'ont aucun intérêt idéologique dans ce conflit, continuent de tarifer un **scénario de fermeture partielle** du détroit, ce qui en dit plus long sur la crédibilité perçue de la menace iranienne que n'importe quelle déclaration de Baghaï.

### Ce que cette lecture des marchés ajoute au dossier diplomatique

Un gouvernement peut nier une négociation. Il ne peut pas nier une **courbe de prix**. Les cours du pétrole deviennent, de fait, un **troisième témoin** de cette crise, indépendant des récits officiels américains et iraniens, et souvent plus rapide qu'eux pour signaler un changement réel de température.

Tant que le prix du **baril** ne redescend pas franchement, aucun camp n'a intérêt à prétendre publiquement que la crise est résolue — le marché continuerait de le contredire en temps réel, chiffre à l'appui.

*Le baril de pétrole trahit ce que les diplomates refusent de confirmer.*

*Une guerre qui refuse de se nommer garde toutes ses portes ouvertes.*

## Le verdict d'une journée sans verdict officiel

Le **28 juillet 2026** ne produit aucun accord, aucune rupture définitive, aucune date fixée noir sur blanc par l'une ou l'autre des parties. Il produit une accumulation de signaux contradictoires : un président qui parle de bonnes chances tout en nommant des cibles précises, un porte-parole qui nie toute négociation tout en laissant la porte ouverte au conditionnel, une raffinerie qui ferme sans expliquer publiquement pourquoi, un détroit qui reste inchangé sans qu'on sache pourquoi non plus.

La rhétorique du sablier n'est pas un aveu de faiblesse iranien. C'est un choix délibéré : laisser le temps travailler pour soi tant que l'autre camp continue de préférer l'apparence de progrès à l'escalade ouverte. Ce pari a un coût réel — pour la **Jordanie** qui intercepte des missiles qui ne la visaient pas, pour l'**Arabie saoudite** qui ferme une raffinerie par précaution, pour les familles irakiennes dont le bilan humain change selon la source consultée ce jour-là.

Le **prochain mot** prononcé, dans un sens ou dans l'autre, ne sera jamais neutre dans ce dossier. Il décidera si le sablier continue de couler tranquillement ou si l'un des deux camps, enfin, décide de le retourner.

**Signé Maxime Marquette, chroniqueur**

## Encadré de transparence du chroniqueur

### Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais **chroniqueur et analyste**. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. **Je prétends à la lucidité analytique**, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

### Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre **faits vérifiés et analyses interprétatives**. La règle de méthode est constante : une information factuelle n'est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous **Sources**, jamais ici.

**Familles de sources primaires** retenues par la publication, quand le dossier en comporte : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d'organisations intergouvernementales, dépêches d'agences de presse internationales reconnues.

**Familles de sources secondaires** : publications spécialisées, médias d'information reconnus internationalement, analyses d'institutions de recherche établies, rapports d'organisations sectorielles.

Quand un article cite des données statistiques, économiques ou géopolitiques, elles proviennent d'institutions productrices de données (organisations intergouvernementales, banques centrales, instituts statistiques nationaux), et l'institution exacte est nommée sous **Sources**.

### Nature de l'analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une **synthèse critique et contextuelle** basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d'experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

## Sources

### Sources primaires et officielles

- [Reuters — Trump cites 'good' talks on Iran, reiterates threat to hit targets](https://www.reuters.com/world/trump-cites-good-talks-iran-reiterates-threat-hit-targets-2026-07-28/)

- [CENTCOM — US-Saudi forces strike Iran-backed terrorist sites in Iraq](https://www.centcom.mil/MEDIA/PUBLIC-RELEASES/Article/4558191/us-saudi-forces-strike-iran-backed-terrorist-sites-in-iraq/)

- [NPR — U.S. pauses attacks on Iran for a second straight day and Tehran does too](https://www.npr.org/2026/07/26/g-s1-135593/us-pauses-attacks-iran-second-day-tehran)

### Sources secondaires

- [Le Monde — En direct, guerre au Moyen-Orient](https://www.lemonde.fr/international/live/2026/07/28/en-direct-guerre-au-moyen-orient-des-echanges-diplomatiques-entre-l-iran-oman-et-l-arabie-saoudite-apres-plusieurs-jours-consecutifs-d-accalmie_6725301_3210.html)

- Boursorama — Iran : Trump voit « de bonnes chances » de résultats au troisième jour d'accalmie

- [The Hindu — West Asia war LIVE: Trump says 'good chance' of progress in Iran talks](https://www.thehindu.com/news/international/iran-israel-us-war-july-28-2026-latest-updates-strait-of-hormuz-donald-trump-oil-prices-today/article71275308.ece)

- [Al Jazeera — Iran war live: Trump touts 'friendly talks'; Netanyahu arrives in US](https://www.aljazeera.com/news/liveblog/2026/7/28/iran-war-live-trump-touts-friendly-talks-netanyahu-arrives-in-us)

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Source : Maxime Marquette, MadMax. Pour citer ce texte, nommer l’auteur et lier https://mad-max.co/fr/article/billet-personne-ne-nous-dictera-l-heure-de-la-guerre-le-pari-du-temps-long-irani
