# BILLET : On arrête des gens au comptoir d'embarquement, et ça devient une routine

> Un comptoir d' enregistrement , une file de passagers, un agent qui s'avance : ce que CNN et le New York Times décrivent, le 28 juillet 2026, dans au moins 15 aéroports américains, ce n'est plus l'exception.

- Auteur: Maxime Marquette
- Publication: MadMax (https://mad-max.co)
- Rubrique: Billet
- Publié: 2026-07-29
- Adresse à citer: https://mad-max.co/fr/article/billet-on-arrete-des-gens-au-comptoir-d-embarquement-et-ca-devient-une-routine

Un **comptoir** d'**enregistrement**, une file de passagers, un agent qui s'avance : ce que **CNN** et le New York Times décrivent, le 28 juillet 2026, dans au moins **15 aéroports** américains, ce n'est plus l'exception. C'est en train de devenir la **routine**. Des **avocats** rapportent une fréquence croissante d'**arrestations** d'**ICE** **visant** des personnes au visa expiré, y compris des **conjoints** de **citoyens** américains, à l'enregistrement comme à l'arrivée. *Une chose devient une routine le jour où plus personne ne s'étonne qu'elle se répète.*

Ce **billet** ne raconte pas les mêmes **faits** que le **reportage** structurel déjà publié sur ce dossier. Il s'arrête sur un seul mot, celui qui inquiète le plus dans cette histoire : **routine**. Parce qu'un **objectif** chiffré d'environ **2 000 arrestations par jour**, cité par CNN, ne peut pas rester un pic exceptionnel. Un **chiffre** **quotidien**, par définition, est une routine.

Ce texte s'appuie exclusivement sur les mêmes sources que le reportage : CNN, le New York Times, Al Jazeera English, et les communications du Department of Homeland Security, toutes datées du 28 juillet 2026 ou antérieures pour le **DHS**. Aucun fait nouveau n'y est ajouté ; seul l'angle change.

## Le mot qui dérange : routine

### Ce qui se répète cesse de choquer

La **routine** n'est pas un jugement moral ; c'est une description. Quand un événement se reproduit assez souvent, avec une régularité suffisante, sur suffisamment de terrains différents — 15 **aéroports** selon le New York Times — il change de statut. Il passe de l'**incident** à la **procédure**. C'est exactement ce que documentent, sans le **nommer** ainsi, **CNN** et le NYT le 28 juillet 2026.

Ce glissement du statut d'incident à celui de procédure ne dépend d'aucune loi nouvelle : il dépend seulement de la **répétition**. **Ce qui se répète finit par sembler normal, même quand rien ne l'est.**

### Le chiffre qui transforme l'exception en système

Deux mille **arrestations** par jour, si ce **chiffre** cité par **CNN** est exact, ne décrit pas un coup de filet ponctuel. Il décrit un **système** qui fonctionne à un rythme constant, jour après jour, avec un **objectif** chiffré comme n'importe quelle autre activité administrative mesurée par des **quotas**.

C'est précisément cette **normalisation** par le chiffre qui devrait alerter davantage que chaque arrestation individuelle : un objectif **quotidien** répété transforme une politique en **routine** bureaucratique. *Un chiffre répété tous les jours n'est plus un événement ; c'est un rouage.*

## Le comptoir d'embarquement, nouveau décor d'un vieux problème

### Un lieu choisi pour sa prévisibilité

Pourquoi l'**aéroport** ? Parce qu'un **comptoir** d'**enregistrement** est un endroit prévisible. Les gens y présentent leurs documents volontairement, dans une file, sans échappatoire. C'est un lieu où l'identification est déjà attendue par le **voyageur** lui-même. La **Transportation Security Administration** et **ICE** n'ont pas eu besoin d'inventer un nouveau dispositif : ils ont utilisé un point de passage qui existait déjà.

Cette économie de moyens — utiliser une infrastructure de contrôle déjà en place plutôt que d'en créer une nouvelle — explique en partie pourquoi ce type d'arrestation devient si facilement répétable. **Utiliser ce qui existe déjà rend une pratique plus facile à répéter qu'à contester.**

### Le passager ordinaire, témoin involontaire

Une arrestation à un comptoir d'enregistrement se déroule devant d'autres passagers, dans une file d'attente ordinaire, un mardi comme un autre. Ce cadre banal — pas une descente nocturne, pas un raid annoncé — est peut-être ce qui rend cette **pratique** si difficile à contester publiquement : elle ne ressemble à rien de spectaculaire.

C'est justement cette absence de spectacle qui permet à la pratique de s'installer sans déclencher l'indignation qu'un raid plus visible aurait pu provoquer. **Ce qui ne fait pas de bruit s'installe plus facilement que ce qui en fait.**

## Les conjoints de citoyens américains, angle mort de cette routine

### Une catégorie qui ne devrait pas exister dans une routine

CNN rapporte que certaines personnes arrêtées sont des **conjoints de citoyens américains** dont le **visa** a expiré. Ce détail devrait, en principe, arrêter la **routine** avant qu'elle ne devienne mécanique : un mariage avec un citoyen américain ouvre généralement des voies **légales** de **régularisation**. Que ces voies n'empêchent pas une arrestation au comptoir pose une question simple.

La question n'est pas de savoir si ces personnes ont commis une infraction — leur statut migratoire **administratif** n'est pas une preuve de faute — mais de savoir si le **système** laisse le temps à ces voies légales d'aboutir avant de procéder à une arrestation. **Une voie légale qui existe sur papier ne protège personne si elle n'a pas le temps d'aboutir.** *Le papier promet une protection que la **procédure**, elle, n'attend pas toujours.*

### Ce que la présomption d'innocence exige, même dans une routine

Chaque personne arrêtée dans ce contexte conserve la **présomption** d'innocence quant à toute infraction distincte de son statut **administratif**. Ce principe ne s'affaiblit pas parce que l'arrestation devient fréquente ; il devrait au contraire s'appliquer avec plus de rigueur à mesure que le volume augmente, pour éviter que la routine n'efface les garanties individuelles.

C'est précisément le risque d'une **pratique** répétée à **grande** échelle : que la vitesse d'exécution prenne le pas sur l'examen individuel de chaque situation. *Plus une procédure devient rapide, plus elle risque d'oublier de regarder qui elle vise.*

## Ce que le silence du DHS raconte, lui aussi

### Confirmer le grand chiffre, taire le petit détail

Le Department of Homeland Security a refusé de confirmer la hausse spécifique des **arrestations** en **aéroport**, invoquant la **sécurité opérationnelle**, tout en communiquant volontiers le **chiffre** global de près d'**un million de renvois** depuis le début de l'année. Ce contraste entre **silence** sur le détail et communication sur le **total** dit quelque chose sur la stratégie choisie.

Communiquer le chiffre qui **impressionne** et taire le détail qui pourrait inquiéter n'est pas un hasard de calendrier ; c'est un choix de communication cohérent avec l'intention déjà revendiquée par le département. **Choisir ce qu'on confirme et ce qu'on tait, c'est déjà une forme de message.** *Le silence choisi n'est jamais un silence neutre.*

### La formule de l'auto-expulsion, dite sans détour

Un porte-parole du **DHS** a affirmé à CNN que l'**administration** travaille pour que les personnes que le pays « ne peut plus accommoder » puissent seulement **voyager** pour s'auto-expulser. Cette citation, transcrite avec quelques imprécisions dans la dépêche disponible, mérite d'être vérifiée dans son libellé exact, mais son intention ne fait guère de doute.

Que cette intention soit dite ouvertement, plutôt que dissimulée, change la nature du **débat** : il ne s'agit plus de deviner un objectif caché, mais de discuter d'un objectif publiquement assumé. **Un objectif annoncé se débat ; un objectif caché ne se débat pas.**

## Les deux fusillades qui rappellent que la routine tue parfois

### Houston et le Maine, même point de départ

Deux **fusillades** mortelles impliquant des agents d'**ICE** ce mois-ci — l'une à **Houston**, l'autre dans le **Maine** — ont toutes deux commencé par un contrôle routier, selon CNN. Ces deux **incidents**, séparés par des centaines de kilomètres, partagent une origine commune banale : un simple arrêt de véhicule.

Que deux affaires distinctes commencent par le même geste administratif ordinaire — un contrôle routier — et se terminent par la mort d'une personne devrait suffire à interroger ce qui, dans la procédure, transforme un geste routinier en issue fatale. *Un contrôle routier n'est pas censé se terminer par un cercueil, deux fois dans le même mois.*

### Une ancienne responsable qui nomme le problème

Deborah **Fleischaker**, ancienne cheffe de cabinet par intérim d'ICE, affirme que la **pression** pour atteindre des **quotas de détention** chiffrés produit des **erreurs** fatales sur le terrain, selon Al Jazeera English. Que ce constat vienne d'une ancienne responsable de l'agence elle-même, et non d'un critique extérieur, lui donne un poids particulier.

Ce n'est pas une accusation venue de l'extérieur du **système** ; c'est un aveu venu de l'intérieur, formulé après coup, sur ce que produit la pression du chiffre. **Un aveu venu de l'intérieur pèse plus lourd qu'une critique venue d'ailleurs.** *Quand l'aveu vient de l'intérieur, il devient plus difficile à ignorer que n'importe quelle critique extérieure.*

## Ce que ça change de vivre avec cette routine

### Voyager devient un calcul de risque

Pour toute personne dont le statut migratoire présente une irrégularité, même mineure ou en cours de **régularisation**, prendre l'avion n'est plus un geste anodin. Les **avocats** cités par CNN décrivent des clients qui hésitent désormais à **voyager**, même pour des vols intérieurs, par **crainte** d'un contrôle au comptoir.

Cette hésitation à **voyager**, documentée par les avocats plutôt que par une enquête statistique nationale, illustre comment une pratique administrative peut modifier des comportements bien avant qu'elle ne touche directement une personne donnée. **La peur d'une arrestation change des habitudes même chez ceux qui ne seront jamais arrêtés.**

### Une routine qui pèse aussi sur ceux qui restent

Derrière chaque arrestation au comptoir se trouve, potentiellement, une famille qui reste sur place : un conjoint citoyen américain, des enfants scolarisés localement, un emploi qui ne se transporte pas. Le dossier disponible ne détaille pas de cas individuel nommé avec assez de précision pour être rapporté sans risque d'invention.

Cette absence de détail individuel dans les sources disponibles n'efface pas la réalité collective que suggèrent les **témoignages** d'avocats : chaque arrestation a, presque systématiquement, un entourage qui en absorbe le contrecoup. **Une arrestation individuelle a rarement un impact qui reste individuel.** *Ce qui arrive à une seule personne finit toujours par toucher ceux qui restent autour d'elle.*

## Pourquoi cette routine mérite d'être nommée maintenant

### Avant qu'elle ne devienne invisible

Une pratique qui devient routine finit, presque toujours, par devenir **invisible** : plus personne ne la questionne, elle disparaît du **débat** **public** précisément parce qu'elle ne surprend plus. C'est le moment où la **nommer** compte le plus, avant qu'elle ne s'installe définitivement dans le paysage sans discussion.

Ce **billet** ne prétend pas résoudre ce que le **reportage** structurel a déjà documenté en détail ; il vise seulement à nommer ce qui risque de devenir trop ordinaire pour être encore discuté. *Nommer une routine avant qu'elle ne devienne invisible, c'est encore avoir une chance de la questionner.*

### Ce que le silence des compagnies aériennes suggère

Aucune déclaration de compagnie aérienne américaine sur cette pratique élargie n'est documentée dans le dossier disponible. Ce **silence** de l'industrie du transport, dont les comptoirs deviennent le théâtre de ces arrestations, mérite d'être remarqué autant que le silence partiel du **DHS** sur le détail des chiffres.

Ce double silence, celui du **gouvernement** sur le détail et celui de l'industrie sur sa propre implication, laisse le terrain aux seuls **témoignages** d'avocats pour documenter ce qui devient, chaque jour, un peu plus ordinaire. **Quand personne d'officiel ne parle, ce sont les témoignages qui portent le poids du récit.** *Un silence **collectif** laisse toute la place aux voix qui, elles, décident de parler.*

## La différence entre un incident et une politique

### Ce qui distingue une bavure d'une doctrine

Une arrestation isolée pourrait être une erreur, une **bavure**, un excès individuel corrigible. Un objectif chiffré de 2 000 arrestations par jour, répété sur 15 aéroports, cesse d'être une bavure : c'est une **doctrine**. La différence n'est pas seulement de degré ; elle est de nature.

Reconnaître cette différence de nature — entre incident isolé et politique organisée — change la manière dont ce dossier doit être discuté publiquement, et par qui. **Une doctrine se débat au niveau politique ; une bavure se corrige au niveau administratif.** *Traiter une **doctrine** comme une simple bavure, c'est refuser le débat qu'elle mérite.*

### Ce que cette distinction implique pour la suite

Si ce dispositif reste ce qu'il est aujourd'hui — un objectif chiffré, appliqué de manière répétée dans des lieux prévisibles — la question qui se pose n'est plus de savoir s'il va continuer, mais jusqu'où il ira avant qu'un contre-pouvoir, judiciaire ou politique, ne l'interrompe ou ne l'encadre.

Rien dans le dossier disponible ne permet de prédire cette issue ; elle dépendra de décisions futures non encore documentées à la date de ce billet. **Une routine qui continue sans contre-pouvoir documenté continue, par défaut, de s'étendre.**

## Ce que ce billet ne dit pas, volontairement

### Aucun nom, aucun visage inventé

Ce texte s'est délibérément abstenu d'inventer un cas individuel nommé, une scène précise à un comptoir donné, ou une citation de passager témoin. Rien de tel n'est documenté avec suffisamment de précision dans le dossier disponible pour être rapporté sans risque d'invention.

Cette abstention volontaire distingue ce billet d'un récit qui chercherait l'émotion par le détail inventé plutôt que par le fait documenté. **L'émotion la plus solide vient du fait vérifié, pas du détail ajouté.** *Un fait vérifié suffit toujours à peser plus qu'un détail inventé pour l'effet.*

### Aucune prédiction sur l'issue politique de ce dossier

Ce billet ne prédit pas si ce dispositif sera étendu, maintenu ou contesté avec succès devant un tribunal. Aucun élément du dossier disponible ne permet une telle prédiction, et en formuler une reviendrait à dépasser ce que les **faits** actuellement documentés autorisent.

Ce billet se limite donc à nommer ce qui est déjà là, sans prétendre savoir ce qui viendra ensuite. **Décrire ce qui existe déjà suffit, sans avoir besoin de deviner ce qui suivra.**

## Ce que cette routine dit de nous, collectivement

### La normalisation comme phénomène collectif, pas seulement institutionnel

Une routine administrative ne devient une routine sociale que si le **public** cesse, collectivement, de s'en étonner. Ce basculement — de l'exception institutionnelle à l'indifférence publique — se joue autant dans les salons que dans les couloirs du DHS. Rien dans le dossier disponible ne mesure ce basculement précisément, mais sa possibilité mérite d'être nommée.

C'est peut-être là le vrai sujet de ce billet : pas seulement ce que fait ICE dans les aéroports, mais ce que nous acceptons, collectivement, de considérer comme normal. *Une **société** qui arrête de s'étonner d'une pratique a déjà commencé à l'accepter.*

### Ce qui reste à décider, pas encore tranché

Rien dans les faits disponibles n'indique que ce débat **collectif** est clos. Des avocats documentent, des journalistes publient, une ancienne responsable d'ICE parle d'**erreurs** fatales : le débat existe, il est documenté, il n'est simplement pas encore tranché par une décision publique ou judiciaire majeure.

Ce billet s'arrête ici, sur ce constat d'un débat ouvert plutôt que clos, sans forcer une **conclusion** que les faits ne permettent pas encore. **Un débat documenté et non tranché reste, malgré tout, un débat vivant.**

## Ce que la comparaison avec d'autres dossiers migratoires révèle

### La même semaine, un autre dossier sur les enfants migrants

La même semaine, **Reuters** révélait plus de **12 000 arrestations** liées à des signalements **visant** des enfants migrants non accompagnés et leurs proches, un dossier distinct mais publié le même jour, le 28 juillet 2026. Deux dossiers différents, deux populations différentes, une même semaine chargée de révélations sur le durcissement migratoire.

Cette coïncidence de calendrier ne prouve pas une coordination délibérée entre ces deux dossiers, mais elle dessine, prise ensemble, une image plus large d'une période où plusieurs leviers de contrôle migratoire semblent activés simultanément. **Deux révélations la même semaine ne sont pas une preuve de plan concerté, mais elles ne sont pas rien non plus.**

### Ce qui distingue ce billet du reportage sur les enfants migrants

Ce billet se concentre sur un seul angle, celui de la **normalisation** par la **répétition** dans un lieu précis, l'aéroport. Le dossier sur les enfants migrants documente un autre mécanisme, celui du partage de données entre agences. Les deux se recoupent seulement dans leur période et leur orientation générale, pas dans leur mécanisme précis.

Maintenir cette distinction évite de mélanger deux dossiers factuellement distincts sous une seule étiquette émotionnelle commune. *Deux dossiers voisins ne racontent pas automatiquement la même histoire, même quand ils semblent aller dans le même sens.*

## Ce qu'un chiffre quotidien finit toujours par produire

### La loi des grands nombres appliquée à une politique migratoire

Un objectif de 2 000 arrestations par jour, maintenu pendant des semaines, produit mécaniquement un très **grand** nombre **total**, même sans qu'aucune arrestation individuelle ne soit exceptionnelle en elle-même. C'est la nature même d'un objectif **quotidien** répété : il s'additionne, silencieusement, jour après jour, jusqu'à constituer une masse difficile à ignorer une fois totalisée.

Le chiffre près d'un **million** de **renvois** cité par le DHS au 12 juillet 2026 illustre précisément cette accumulation silencieuse : aucun jour pris isolément ne semble spectaculaire, mais la somme finit par l'être. **Une routine additionnée sur des mois produit toujours, à la fin, un chiffre qui ne peut plus passer inaperçu.**

### Pourquoi le moment de nommer une routine, c'est maintenant

Attendre que le chiffre **cumulé** devienne trop grand pour être ignoré, avant de commencer à en parler, revient à laisser la routine s'installer plus profondément qu'elle ne devrait. Nommer une pratique pendant qu'elle se construit encore, plutôt qu'une fois qu'elle est déjà pleinement établie, reste le seul moment où la question publique a encore un effet possible.

C'est la raison même de ce billet : nommer maintenant, pendant que le chiffre grossit, plutôt que d'attendre le bilan final pour s'en étonner. **Le bon moment pour questionner une routine, c'est pendant qu'elle se construit, pas après.**

## Ce que personne, jusqu'ici, n'a expliqué clairement

### Pourquoi l'aéroport plutôt qu'un autre lieu

Aucune source consultée n'explique précisément pourquoi l'aéroport est devenu, au cours des dernières semaines, un **point de contrôle** privilégié plutôt qu'un autre lieu public tout aussi fréquenté. L'**hypothèse** la plus simple reste celle de la prévisibilité déjà évoquée : les gens s'y présentent volontairement avec leurs papiers. Aucune déclaration officielle ne confirme explicitement ce choix stratégique.

Cette absence d'**explication** officielle claire laisse le champ à l'interprétation, ce que ce billet signale sans prétendre combler ce vide par une certitude qu'aucune source ne fournit. **Une absence d'explication officielle reste une absence, pas une réponse cachée à deviner.**

### Ce que l'absence de statistiques publiques empêche de vérifier

Sans **statistiques** publiques détaillées sur le nombre exact d'arrestations aéroportuaires, il reste impossible de vérifier indépendamment si le chiffre de 2 000 arrestations quotidiennes cité par CNN correspond à la réalité du terrain, ou s'il s'agit d'un objectif annoncé sans confirmation de résultat atteint.

Cette incertitude, elle aussi, mérite d'être nommée plutôt que gommée par une présentation trop assurée des chiffres disponibles. **Un objectif annoncé n'est pas automatiquement un résultat atteint, même quand personne ne le contredit publiquement.**

Le 28 juillet 2026, ce qui se joue dans au moins **15 aéroports** américains n'est plus un incident isolé mais un objectif chiffré d'environ **2 000 arrestations quotidiennes**, selon CNN, appliqué à des personnes au visa expiré, y compris des **conjoints** de **citoyens** américains. Deux **fusillades** mortelles ce mois-ci, à **Houston** et dans le **Maine**, rappellent que cette routine peut se terminer par une mort, pas seulement par un vol raté.

Ce billet n'ajoute aucun fait nouveau au dossier déjà documenté par CNN, le New York Times et Al Jazeera English ; il nomme seulement ce que ces faits, mis ensemble, deviennent quand ils se répètent chaque jour, dans chaque aéroport, sans que personne d'officiel n'en confirme le détail. *Ce qui devient une routine finit par sembler **acceptable** ; c'est exactement pour ça qu'il faut continuer à le nommer.*

**Signé Maxime Marquette, chroniqueur**

## Encadré de transparence du chroniqueur

### Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais **chroniqueur et analyste**. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. **Je prétends à la lucidité analytique**, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

### Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre **faits vérifiés et analyses interprétatives**. La règle de méthode est constante : une information factuelle n'est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous **Sources**, jamais ici.

**Familles de sources primaires** retenues par la publication, quand le dossier en comporte : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d'organisations intergouvernementales, dépêches d'agences de presse internationales reconnues.

**Familles de sources secondaires** : publications spécialisées, médias d'information reconnus internationalement, analyses d'institutions de recherche établies, rapports d'organisations sectorielles.

Quand un article cite des données statistiques, économiques ou géopolitiques, elles proviennent d'institutions productrices de données (organisations intergouvernementales, banques centrales, instituts statistiques nationaux), et l'institution exacte est nommée sous **Sources**.

### Nature de l'analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une **synthèse critique et contextuelle** basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d'experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

## Sources

### Sources primaires

- [CNN — Les arrestations d'ICE se multiplient dans les aéroports américains — 28 juillet 2026](https://www.cnn.com/2026/07/28/us/ice-airport-arrests)

- [The New York Times — Briefing sur les arrestations d'ICE dans au moins 15 aéroports — 28 juillet 2026](https://www.nytimes.com/2026/07/28/briefing/ice-arrests-japan-earthquake.html)

- [Department of Homeland Security — Mises à jour officielles — consulté le 28 juillet 2026](https://www.dhs.gov/all-news-updates/180)

### Sources secondaires

- [Al Jazeera English — Une ancienne responsable d'ICE évoque des « erreurs fatales » liées à la pression des objectifs chiffrés — 28 juillet 2026](https://www.aljazeera.com/video/newsfeed/2026/7/28/aje-onl-nf_former-ice-official-rush-for-numbers-causing-deaths-270726)

- [Reuters — Contexte du même mois sur le durcissement migratoire, dossier des enfants migrants — 28 juillet 2026](https://www.reuters.com/legal/government/thousands-children-sponsors-arrested-by-ice-after-tips-us-child-migrant-agency-2026-07-28/)

- [The New York Times — Rappel du briefing sur les arrestations dans au moins 15 aéroports — 28 juillet 2026](https://www.nytimes.com/2026/07/28/briefing/ice-arrests-japan-earthquake.html)

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Source : Maxime Marquette, MadMax. Pour citer ce texte, nommer l’auteur et lier https://mad-max.co/fr/article/billet-on-arrete-des-gens-au-comptoir-d-embarquement-et-ca-devient-une-routine
