# BILLET : la guerre des dépôts pétroliers

> On ne parle pas beaucoup des raffineries dans le grand récit médiatique de cette guerre, obnubilé qu'il est par les lignes de front, les chars, les drones.

- Auteur: Maxime Marquette
- Publication: MadMax (https://mad-max.co)
- Rubrique: Billet
- Publié: 2026-07-24
- Adresse à citer: https://mad-max.co/fr/article/billet-la-guerre-des-depots-petroliers-2

## Introduction

On ne parle pas **beaucoup** des **raffineries** dans le grand récit médiatique de cette guerre, obnubilé qu'il est par les lignes de front, les chars, les drones. Et pourtant, depuis plusieurs mois, une **guerre parallèle** se joue **autour** du **pétrole** russe et de la manière dont il circule, discrètement, à travers ce qu'on appelle désormais la « flotte fantôme ».

Ce **billet** **propose** un angle plus personnel, presque une chronique d'observation, sur cette dimension moins spectaculaire mais peut-être tout aussi déterminante de la guerre : la campagne ukrainienne contre les infrastructures pétrolières russes, et la manière dont elle s'inscrit dans le contexte plus large des frappes du 23 juillet 2026.

Ce texte **assume** une **position** pro-ukrainienne, convaincue que fragiliser l'économie de guerre russe constitue une forme légitime de défense. *On ne gagne pas toujours une guerre avec des chars; parfois, on la gagne avec des factures de raffinage qui explosent.*

## Ce qu'on appelle la flotte fantôme, et pourquoi elle compte

### Un réseau de navires conçu pour contourner les sanctions

La **flotte fantôme** **désigne** ce **réseau** de pétroliers vieillissants, souvent immatriculés sous des pavillons de complaisance, que la Russie utilise pour continuer à exporter son pétrole malgré les sanctions occidentales imposées depuis 2022. Cette flotte, estimée à plusieurs centaines de navires selon diverses analyses spécialisées, permet à Moscou de maintenir des revenus pétroliers substantiels malgré l'isolement économique imposé par les pays occidentaux.

Ce **réseau** **logistique**, aussi discret qu'essentiel pour l'économie de guerre russe, constitue une cible de choix pour quiconque cherche à réduire les capacités financières de la Russie à poursuivre son effort militaire en Ukraine, sans nécessiter d'engagement direct sur le terrain de bataille conventionnel.

### Pourquoi cette flotte est devenue une cible stratégique ukrainienne

L'**Ukraine**, **consciente** que les **revenus pétroliers** **financent** **directement** une part significative de l'effort de guerre russe, a progressivement étendu ses opérations pour viser non seulement les raffineries situées en territoire russe, mais aussi les navires et infrastructures portuaires liés à cette flotte fantôme. *Frapper un pipeline, c'est frapper une ligne sur une carte; frapper un revenu, c'est frapper la capacité même de continuer la guerre.*

Cette **stratégie**, **documentée** par plusieurs sources journalistiques au fil des derniers mois, illustre une évolution de la doctrine militaire ukrainienne vers une guerre économique de plus en plus sophistiquée, en complément des opérations plus classiques sur le front terrestre.

## Ce que le 23 juillet ajoute à ce dossier

### Des frappes qui s'inscrivent dans cette continuité

Les **frappes** **rapportées** le 23 juillet 2026 par **Al Jazeera**, qui ont **touché** **Pavlohrad**, Voronej, Belgorod et la Crimée, s'inscrivent dans un contexte plus large où les infrastructures énergétiques russes demeurent une cible privilégiée de la stratégie ukrainienne, même si les sources disponibles pour cette date précise ne mentionnent pas explicitement de frappe contre une raffinerie ce jour-là.

Cette **absence** de **mention** spécifique ne signifie pas que la campagne contre les infrastructures pétrolières russes a ralenti; elle rappelle simplement que ce billet doit distinguer soigneusement les faits confirmés pour le 23 juillet des tendances plus larges documentées sur plusieurs semaines.

### Ce que le financement occidental révélé ce jour-là change

Le **financement** de **6,7 milliards de dollars** par vingt-neuf pays, **révélé** le même jour par RBC-**Ukraine**, bien que principalement destiné aux systèmes de défense antiaérienne Patriot, illustre la même logique stratégique : priver la Russie de ses capacités offensives et renforcer la résilience défensive ukrainienne, deux volets complémentaires d'une même approche globale. *On finance les intercepteurs qui protègent le ciel ukrainien pendant qu'on frappe les raffineries qui financent les missiles russes; les deux guerres se répondent.*

Cette **complémentarité** entre **défense** antiaérienne et frappes offensives contre l'économie de guerre russe constitue l'un des axes les plus cohérents de la stratégie ukrainienne actuelle, selon les informations disponibles pour cette période.

## Ce que les raffineries russes ont déjà subi

### Une campagne documentée depuis plusieurs mois

**Plusieurs** **raffineries russes** ont subi des **frappes** de **drones** ukrainiens au cours des derniers mois, provoquant des interruptions de production et, dans certains cas, des pénuries locales de carburant rapportées par des médias russes eux-mêmes, malgré la censure généralement appliquée à ce type d'information sensible pour le pouvoir en place.

Cette **campagne**, menée **principalement** par drones à longue portée, a démontré la capacité ukrainienne à frapper des cibles situées loin de la ligne de front, une capacité qui s'est considérablement développée depuis le début de la guerre à grande échelle en 2022.

### Ce que ces interruptions coûtent réellement à l'économie russe

Les **estimations** sur le coût **économique** réel de ces interruptions de production varient considérablement selon les sources consultées, certaines évoquant des pertes de plusieurs milliards de dollars en revenus d'exportation, d'autres soulignant la capacité de la Russie à compenser partiellement ces pertes par des ajustements logistiques et une réorientation de ses exportations vers d'autres marchés. *Un chiffre de pertes économiques impressionne toujours plus qu'il n'explique; ce qui compte, c'est la tendance, pas l'instantané.*

Cette **incertitude** sur l'**ampleur** exacte des pertes économiques russes n'invalide pas la logique stratégique de cette campagne, qui vise autant l'effet cumulatif à long terme que l'impact immédiat de chaque frappe individuelle.

## Ce que cette guerre économique révèle sur la nature du conflit

### Une guerre qui a changé de visage sans changer de nature

Cette **dimension** **économique** de la guerre, longtemps sous-estimée dans la couverture médiatique dominée par les mouvements de troupes et les bilans de frappes directes, révèle une **transformation profonde** de la **nature** du **conflit** : une guerre d'usure où la capacité industrielle et financière de chaque camp pèse autant, sinon plus, que ses seules capacités militaires conventionnelles.

Cette **transformation**, **documentée** par de nombreux analystes militaires au fil des dernières années, place la guerre russo-ukrainienne dans la continuité de conflits historiques prolongés où l'épuisement économique a fini par déterminer l'issue autant que les batailles elles-mêmes.

### Ce que cela signifie pour la durée probable du conflit

Si cette **dimension** **économique** continue de prendre de l'importance, la guerre pourrait s'installer dans une **configuration prolongée** où la **victoire** **décisive** au sol reste hors de portée, tandis que chaque camp cherche à user progressivement les capacités économiques et industrielles de l'autre. *Une guerre d'usure ne se termine jamais par un coup d'éclat; elle se termine, souvent, par l'épuisement silencieux de celui qui craquait le premier.*

Cette **perspective**, si elle se **confirme**, impose des choix stratégiques difficiles aux deux camps, contraints de gérer simultanément un front militaire actif et une économie de guerre soumise à une pression croissante.

## Ce que les sanctions occidentales ont, et n'ont pas, accompli

### Un bilan mitigé après plusieurs années

Les **sanctions occidentales** **imposées** depuis 2022 ont indéniablement compliqué l'accès de la Russie aux marchés financiers internationaux et à certaines technologies critiques, sans pour autant provoquer l'effondrement économique que certains analystes avaient anticipé au début de la guerre à grande échelle.

Ce bilan **mitigé** s'**explique** en partie par l'émergence de mécanismes de contournement comme la flotte fantôme, qui ont permis à la Russie de maintenir des revenus d'exportation substantiels malgré l'isolement économique imposé par la majorité des pays occidentaux.

### Ce que les frappes directes ajoutent aux sanctions économiques

Face aux **limites** **démontrées** des sanctions économiques seules, les frappes ukrainiennes directes contre les raffineries et la flotte fantôme représentent un **complément opérationnel** qui vise à **combler** les **lacunes** des mécanismes de sanctions purement financiers et diplomatiques. *Quand les sanctions sur papier ne suffisent plus, il reste les frappes qui, elles, ne peuvent pas être contournées par un simple changement de pavillon.*

Cette **combinaison** entre **pression** économique diplomatique et action militaire directe illustre une approche à deux volets qui caractérise de plus en plus la stratégie occidentale et ukrainienne face à la résilience économique russe observée depuis 2022.

## Ce que les marchés pétroliers internationaux observent

### Un impact encore limité sur les prix mondiaux

**Malgré** l'**intensification** de cette campagne contre les infrastructures pétrolières russes, les **marchés pétroliers internationaux** n'ont pas **montré**, selon les **analyses** disponibles, de volatilité majeure directement attribuable à ces frappes, la production russe restant suffisamment importante pour absorber ces perturbations sans provoquer de choc significatif sur les prix mondiaux du pétrole.

Cette **absence** **relative** de choc sur les marchés internationaux ne signifie pas que cette campagne échoue dans ses objectifs stratégiques, qui visent davantage les revenus spécifiques de la Russie que les prix globaux du pétrole à l'échelle mondiale.

### Ce que cette distinction implique pour l'évaluation de cette stratégie

Cette **distinction** entre **impact** sur les revenus russes et impact sur les prix mondiaux rappelle l'importance de mesurer cette campagne selon ses objectifs réels, plutôt que selon des indicateurs macroéconomiques globaux qui ne reflètent pas nécessairement les **dommages ciblés** **infligés** à l'**économie** de guerre russe spécifiquement. *Le succès d'une frappe économique ne se mesure jamais au prix mondial du baril; il se mesure à la facture précise que paie celui qu'on visait.*

Cette **nuance** **méthodologique**, souvent absente des commentaires généraux sur cette guerre économique, mérite d'être maintenue pour évaluer correctement l'efficacité réelle de cette campagne au fil des mois suivants.

## Ce que cette guerre coûte en dehors du champ pétrolier

### Des répercussions qui dépassent le seul secteur énergétique

Cette **guerre** des **dépôts** pétroliers ne se limite pas à ses effets directs sur le secteur énergétique russe : elle génère également des répercussions sur les **chaînes d'approvisionnement** **régionales**, sur les prix **locaux** du carburant en Russie, et sur la confiance des investisseurs internationaux encore présents dans le secteur énergétique russe malgré les sanctions en vigueur depuis 2022.

Ces **répercussions** **indirectes**, moins visibles que les frappes elles-mêmes, contribuent à l'effet cumulatif recherché par cette stratégie ukrainienne, qui vise autant à créer une incertitude économique généralisée qu'à détruire des infrastructures spécifiques.

### Ce que cette incertitude économique produit politiquement

Cette **incertitude** **économique** croissante, si elle se maintient sur la durée, pourrait éventuellement produire des tensions politiques internes en Russie, bien que les sources disponibles ne permettent pas d'anticiper avec certitude l'ampleur ou le calendrier de telles tensions potentielles. *On ne voit jamais le moment exact où une pression économique se transforme en pression politique; on ne le constate, souvent, qu'après coup.*

Cette **prudence** sur les **conséquences** politiques internes russes reflète les limites inhérentes à toute analyse prospective appliquée à un système politique aussi opaque que celui de la Russie contemporaine.

## Ce que l'Ukraine risque en retour de cette stratégie

### Le risque de représailles ciblant les infrastructures énergétiques ukrainiennes

Cette **guerre** des **dépôts** pétroliers comporte un risque évident de **représailles symétriques** : la **Russie** **continue**, en parallèle, de cibler les infrastructures énergétiques ukrainiennes, notamment à l'approche de l'hiver, une dynamique qui a caractérisé plusieurs phases précédentes de ce conflit depuis 2022.

Ce **risque** de **représailles**, documenté par les précédents des hivers antérieurs, impose à l'Ukraine de maintenir simultanément sa capacité offensive contre les infrastructures russes et sa capacité défensive pour protéger son propre réseau énergétique national.

### Ce que le financement occidental permet de compenser

Le **financement** de **6,7 milliards de dollars** **révélé** le 23 **juillet**, en partie destiné aux systèmes de défense antiaérienne, illustre justement cette double nécessité : protéger les infrastructures ukrainiennes tout en maintenant la capacité offensive contre les infrastructures russes équivalentes. *On ne peut pas mener une guerre économique offensive sans protéger, en même temps, son propre arrière économique.*

Cette **double** **exigence**, offensive et défensive, résume assez bien la complexité de la position stratégique ukrainienne actuelle, contrainte de mener plusieurs types de guerre simultanément sur plusieurs fronts distincts.

## Ce que les précédents historiques enseignent sur la guerre économique

### Des conflits antérieurs où l'économie a déterminé l'issue

L'**histoire** **militaire** contemporaine offre plusieurs exemples de conflits où la **guerre économique**, menée en **parallèle** des **opérations** militaires conventionnelles, a fini par jouer un rôle déterminant dans l'issue finale, l'épuisement des capacités industrielles et financières précédant souvent l'effondrement militaire proprement dit.

Ces **précédents** **historiques**, sans garantir une issue similaire pour le conflit russo-ukrainien, offrent un cadre de comparaison utile pour comprendre pourquoi cette dimension économique reçoit une attention stratégique croissante de la part du commandement militaire ukrainien.

### Ce que ces précédents suggèrent pour l'évolution de cette guerre

Si ces **précédents** **historiques** s'appliquent au conflit actuel, on pourrait s'attendre à une **intensification progressive** de cette **dimension** **économique** du conflit, plutôt qu'à un retour rapide vers des opérations militaires conventionnelles décisives sur le terrain. *Les guerres modernes se gagnent parfois moins sur le champ de bataille que dans les colonnes de chiffres que personne ne voit à la télévision.*

Cette **hypothèse**, **plausible** au vu des tendances observées jusqu'à présent, mérite d'être suivie attentivement dans les mois suivants pour évaluer si cette dimension économique continue effectivement de prendre le pas sur les formes plus conventionnelles de confrontation militaire.

## Ce que ce billet ne peut pas prédire avec certitude

### Les limites de toute projection sur cette guerre économique

Ce **billet** ne **prétend** pas prédire avec certitude l'évolution future de cette guerre des dépôts pétroliers, ni son impact final sur l'issue globale du conflit russo-ukrainien. **Les incertitudes** qui **entourent** cette **dimension** économique du conflit demeurent nombreuses, qu'il s'agisse de la résilience réelle de l'économie russe ou de la capacité ukrainienne à maintenir cette campagne sur la durée.

Cette **reconnaissance** **explicite** des limites de toute projection constitue, pour ce billet, une garantie de rigueur plutôt qu'une faiblesse analytique à dissimuler derrière des affirmations trop assurées.

### Ce que la suite de cette série continuera de documenter

Cette série de **textes** **continuera** de suivre cette dimension économique de la guerre, moins spectaculaire mais potentiellement déterminante, au fil des développements futurs qui viendront confirmer ou infirmer les tendances actuellement observées. *Ce billet n'est qu'un instantané dans une guerre qui se joue aussi, chaque jour, loin des caméras, dans les bilans comptables d'une économie sous pression.*

Cet **engagement** de suivi, **appliqué** avec la même rigueur que pour les autres dimensions de ce conflit, permettra d'évaluer progressivement l'ampleur réelle de l'impact de cette guerre économique sur la trajectoire globale du conflit russo-ukrainien.

## Ce que ce billet retient, en définitive

### Une dimension sous-estimée qui mérite plus d'attention

Ce **billet** **retient**, avant tout, que cette dimension économique de la guerre mérite davantage d'attention médiatique qu'elle n'en reçoit habituellement, tant elle pourrait s'avérer aussi déterminante, à terme, que les mouvements de troupes sur le **front terrestre** **largement** figé depuis plusieurs mois.

Cette **conviction**, qui fonde l'angle **choisi** pour ce texte, n'enlève rien à l'importance des autres dimensions de ce conflit, mais rappelle simplement qu'une guerre moderne se joue rarement sur un seul front à la fois.

### Ce que cela implique pour la couverture future de cette guerre

Une **couverture** **journalistique** complète de cette guerre devrait continuer d'accorder une place significative à cette dimension économique, aux côtés des bilans de frappes directes et des développements diplomatiques, pour offrir une image plus complète de la manière dont ce conflit évolue réellement. *On ne comprend jamais complètement une guerre en ne regardant que ses explosions; il faut aussi regarder ce qui continue, ou cesse, de couler dans les tuyaux.*

Cette **exigence** de **couverture** élargie, que ce billet a cherché à illustrer modestement, constitue l'un des engagements que cette série de textes continuera d'honorer dans ses publications futures sur ce conflit prolongé.

## Ce que les compagnies d'assurance internationales observent

### Un marché de l'assurance maritime de plus en plus prudent

Les **compagnies** d'**assurance** maritime internationales ont progressivement durci leurs conditions pour les navires susceptibles d'appartenir à cette **flotte fantôme**, un **durcissement** qui **complique** encore davantage la logistique russe d'exportation pétrolière, même lorsque les navires eux-mêmes échappent directement aux frappes militaires ukrainiennes.

Cette **pression** **indirecte**, exercée par le secteur privé de l'assurance plutôt que par une action militaire ou diplomatique directe, illustre à quel point cette guerre économique mobilise des acteurs bien au-delà des seuls gouvernements directement impliqués dans le conflit.

### Ce que cette pression assurantielle ajoute à la campagne militaire

Cette **convergence** entre **pression** assurantielle privée et frappes militaires directes crée un effet cumulatif qui dépasse la somme de ses parties: chaque navire plus difficile à assurer devient, potentiellement, un navire plus coûteux à exploiter, ce qui renforce indirectement l'efficacité de la **campagne militaire** **ukrainienne** **contre** cette même flotte.

## Ce que ce billet observe sur le terrain diplomatique

### Des discussions internationales sur le renforcement des sanctions

**Plusieurs** **gouvernements** occidentaux ont évoqué, au fil des derniers mois, la possibilité de renforcer davantage les **sanctions ciblées** **contre** cette **flotte** fantôme, notamment par des listes noires de navires plus exhaustives et des contrôles portuaires accrus dans les détroits stratégiques traversés par ces pétroliers.

Ces **discussions** **diplomatiques**, bien qu'encore inachevées selon les informations disponibles, témoignent d'une prise de conscience croissante, parmi les alliés occidentaux de l'Ukraine, de l'importance stratégique de cette dimension économique du conflit.

### Ce que cette prise de conscience pourrait produire à terme

Si ces **discussions** **diplomatiques** aboutissent à des mesures concrètes supplémentaires, elles pourraient renforcer significativement l'efficacité de la campagne ukrainienne contre les infrastructures pétrolières russes, en réduisant davantage la capacité de la Russie à contourner les sanctions existantes par le biais de cette flotte fantôme.

## Conclusion

Ce **billet** a **choisi** de s'attarder sur une dimension moins spectaculaire mais potentiellement déterminante de la guerre russo-ukrainienne : la campagne ukrainienne contre les raffineries russes et la flotte fantôme, une guerre économique parallèle qui se joue loin des caméras mais dont les effets cumulatifs pourraient peser lourdement sur l'issue finale de ce conflit.

Cette guerre des dépôts pétroliers s'inscrit dans le contexte plus large des frappes du 23 juillet 2026, et du financement occidental de 6,7 milliards de dollars révélé le même jour, deux développements qui illustrent la même logique stratégique : affaiblir l'économie de guerre russe tout en renforçant la résilience défensive ukrainienne. *Deux guerres se répondent en silence : celle qui explose sur le front, et celle qui s'épuise, chiffre après chiffre, dans les bilans d'une économie sous pression.*

Rien ne garantit que cette stratégie économique suffira, à elle seule, à modifier l'issue de cette guerre qui entre dans sa cinquième année, mais elle constitue, à tout le moins, un front supplémentaire que la Russie ne peut plus se permettre d'ignorer. *On ne compte plus les fronts de cette guerre; on découvre, chaque mois, qu'il en existe un de plus qu'on n'avait pas encore nommé.*

Ce que ce billet retient, au final, c'est que la victoire ou la défaite dans cette guerre ne se jouera peut-être pas uniquement sur une carte militaire, mais aussi dans la capacité de chaque camp à tenir, économiquement, plus longtemps que l'autre. *Une guerre d'usure se gagne rarement par un coup d'éclat; elle se gagne, souvent, par celui qui refuse, obstinément, de s'épuiser le premier.*

**Signé Maxime Marquette, chroniqueur**

## Encadré de transparence du chroniqueur

### Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais **chroniqueur et analyste**. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. **Je prétends à la lucidité analytique**, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

### Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre **faits vérifiés et analyses interprétatives**. La règle de méthode est constante : une information factuelle n'est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous **Sources**, jamais ici.

**Familles de sources primaires** retenues par la publication, quand le dossier en comporte : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d'organisations intergouvernementales, dépêches d'agences de presse internationales reconnues.

**Familles de sources secondaires** : publications spécialisées, médias d'information reconnus internationalement, analyses d'institutions de recherche établies, rapports d'organisations sectorielles.

Quand un article cite des données statistiques, économiques ou géopolitiques, elles proviennent d'institutions productrices de données (organisations intergouvernementales, banques centrales, instituts statistiques nationaux), et l'institution exacte est nommée sous **Sources**.

### Nature de l'analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une **synthèse critique et contextuelle** basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d'experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

## Sources

### Sources primaires

- [Al Jazeera — Plusieurs morts alors que l'Ukraine et la Russie échangent des frappes loin de la ligne de front — 23 juillet 2026](https://www.aljazeera.com/news/2026/7/23/several-killed-as-ukraine-russia-trade-attacks-deep-behind-the-front-line)

- [RBC-Ukraine — 6,7 milliards de dollars pour l'Ukraine : comment 29 pays ont financé les missiles Patriot — 23 juillet 2026](https://newsukraine.rbc.ua/news/-6-7-billion-for-ukraine-how-29-countries-1784804984.html)

- [Militarnyi — Le Sénat américain approuve 500 millions de dollars d'aide militaire à l'Ukraine pour 2026 — 20 juillet 2026](https://militarnyi.com/en/news/us-senate-approves-500m-in-military-aid-for-ukraine-in-2026/)

### Sources secondaires

- [Le Monde — En direct, guerre en Ukraine : les dernières informations au 23 juillet 2026 — 23 juillet 2026](https://www.lemonde.fr/international/live/2026/07/23/en-direct-guerre-en-ukraine-les-dernieres-informations-au-23-juillet-2026_6725306_3210.html)

- [Forbes — Jeudi 23 juillet : la guerre de la Russie contre l'Ukraine, nouvelles et informations — 23 juillet 2026](https://www.forbes.com/sites/katyasoldak/2026/07/23/thursday-july-23-russias-war-on-ukraine-news-and-information-from-ukraine/)

- [Centre de journalisme d'investigation — Chronique quotidienne de la guerre — 23 juillet 2026](https://investigator.org.ua/ua/war/285195/)

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Source : Maxime Marquette, MadMax. Pour citer ce texte, nommer l’auteur et lier https://mad-max.co/fr/article/billet-la-guerre-des-depots-petroliers-2
