# Au large des Carolines, l'OTAN prouve sa résilience malgré Trump

> Introduction : des navires de guerre au large de la Caroline du Nord

- Auteur: Maxime Marquette
- Publication: MadMax (https://mad-max.co)
- Rubrique: Portrait
- Publié: 2026-07-04
- Adresse à citer: https://mad-max.co/fr/article/au-large-des-carolines-lotan-prouve-sa-resilience-malgre-trump

## Introduction : des navires de guerre au large de la Caroline du Nord

### Un accès exclusif à un exercice hautement symbolique

Le **30 juin 2026**, au large des côtes de la **Caroline du Nord**, des marins ont entendu résonner un avertissement radio sans équivoque, dans un accent américain typique du Sud: « Navire de **guerre**! Sortez de nos eaux! », selon le reportage exclusif de **Reuters** qui a obtenu un accès privilégié à ces manœuvres.

Cet **exercice** fait partie d'une série de manœuvres hébergées par les États-Unis, baptisées **FLEETEX 250**, conçues pour tester la défense du **territoire** américain et délibérément programmées pour coïncider avec le **250e anniversaire** de l'indépendance des États-Unis.

### Une démonstration de force au moment le plus délicat pour l'Alliance

Ces manœuvres surviennent à un moment particulièrement périlleux pour l'**OTAN**, alors que l'administration **Trump** remet publiquement en question la valeur de l'alliance vieille de 77 ans, révise sa **posture** de forces en **Europe** et multiplie les critiques envers ses alliés de longue date.

Malgré ce climat tendu, des marins espagnols, français et d'autres nations alliées ont néanmoins pris part activement aux exercices, envoyant un signal fort sur la solidité persistante des liens opérationnels transatlantiques.

*Je vois dans ce contraste saisissant entre les tensions politiques à Washington et la coopération militaire concrète sur le terrain la preuve que l'OTAN, malgré ses crises répétées, conserve une capacité remarquable à séparer la rhétorique électorale de la réalité opérationnelle du champ de bataille.*

## Le contexte d'une administration Trump critique envers l'OTAN

### Le qualificatif de « tigre de papier »

Le président **Trump** a lui-même qualifié l'**OTAN** de « tigre de papier » qui serait inefficace sans l'implication américaine, une déclaration rapportée par **Reuters** dans le cadre plus large des tensions entourant la réponse alliée à la **guerre** menée par Israël et les États-Unis contre l'**Iran**.

Cette rhétorique dure a été renforcée par une rencontre tendue au Bureau ovale avec le secrétaire général de l'**OTAN** **Mark Rutte**, où **Trump** a explicitement réprimandé le Royaume-Uni, l'**Espagne**, l'Allemagne et la **France** pour ne pas avoir suffisamment appuyé les opérations américaines en **Iran**.

### Un examen de six mois qui inquiète les Européens

Le secrétaire à la Défense **Pete Hegseth** a annoncé lors d'une allocution au siège de l'**OTAN** un examen de six mois de la **posture** des forces américaines en **Europe**, une révision qui pourrait mener à une réduction significative des troupes, avions et navires américains stationnés sur le **continent**.

Hegseth a également dénoncé ce qu'il appelle le « resquillage » de certains alliés, insistant sur le fait que l'Alliance doit désormais fonctionner comme une véritable rue à double sens plutôt que comme une dépendance unilatérale envers **Washington**.

*Je reconnais que la franchise brutale de Hegseth, bien qu'elle blesse l'orgueil de plusieurs capitales européennes, pose une question légitime que l'Alliance évitait depuis des décennies: combien de temps les contribuables américains doivent-ils subventionner la défense de pays largement capables de payer davantage pour leur propre sécurité?*

## Les exercices concrets menés malgré la tempête politique

### Des opérations amphibies avec les Marines espagnols

Concrètement, selon les observations directes de **Reuters** lors de son accès exclusif, des **Marines** espagnols ont mené des opérations amphibies de débarquement lors de ces exercices, démontrant une interopérabilité opérationnelle qui n'a manifestement pas été affectée par les tensions diplomatiques de haut niveau.

Ces opérations conjointes de débarquement figurent parmi les manœuvres les plus complexes sur le plan **logistique** et **tactique**, exigeant une coordination fine entre les forces navales et terrestres de différentes nations.

### Des exercices avec des armes lourdes à Camp Lejeune

Des **Marines** français ont pour leur part participé à des exercices avec des mitrailleuses lourdes à la base du **Corps des Marines des États-Unis de Camp Lejeune**, en **Caroline du Nord**, selon les précisions rapportées par **Reuters**, illustrant une intégration **tactique** poussée entre alliés.

Ces entraînements avec des armements lourds nécessitent un niveau de **confiance** mutuelle considérable entre les forces armées participantes, une confiance qui semble perdurer indépendamment des querelles politiques observées à l'échelon gouvernemental.

*Je trouve remarquable que des soldats français manient des armes lourdes aux côtés de leurs homologues américains à peine quelques jours après que leur propre gouvernement ait été publiquement rabroué par le président américain; cela révèle une maturité institutionnelle qui dépasse largement les egos politiques du moment.*

## La guerre anti-sous-marine, un pilier stratégique de l'exercice

### Une compétence essentielle face à la menace russe

Les manœuvres **FLEETEX 250** ont également inclus des exercices de **guerre anti-sous-marine**, une compétence **militaire** jugée cruciale face à l'activité **sous-marine** croissante de la **marine** russe dans l'Atlantique Nord et dans les approches maritimes du **continent** américain.

Cette capacité de détection et de neutralisation des sous-marins ennemis demeure l'une des missions les plus techniquement exigeantes de l'Alliance, nécessitant des équipements sophistiqués et un entraînement constant entre alliés.

### Une défense du territoire américain, pas seulement de l'Europe

Le choix délibéré de mener ces exercices au large des côtes américaines, plutôt qu'exclusivement dans l'Atlantique Nord ou en **Europe**, souligne un changement d'orientation stratégique: la défense du **territoire** continental américain lui-même devient un **objectif** explicite de la coopération alliée.

Cette évolution illustre une réponse directe aux préoccupations croissantes concernant la portée grandissante des capacités militaires adverses, qui ne se limitent plus aux seules eaux européennes.

*Je pense que cette extension géographique de la coopération otanienne jusqu'aux côtes américaines elles-mêmes témoigne d'une lucidité stratégique bienvenue: la sécurité occidentale ne se divise plus proprement entre un "théâtre européen" et un "théâtre américain" isolés l'un de l'autre.*

## Les experts saluent un message de dissuasion crédible

### L'analyse de l'ancien chef du renseignement de l'OTAN

**David Cattler**, ancien chef du renseignement de l'**OTAN** durant le premier mandat de **Trump**, a déclaré à **Reuters** que ces manœuvres envoient un message puissant sur la capacité et la volonté des nations européennes de défendre les deux rives de l'Atlantique.

Cattler a toutefois nuancé son analyse en doutant que cette démonstration change fondamentalement les orientations envisagées au **Pentagone**, où la révision stratégique amorcée par **Hegseth** suit sa propre logique indépendamment des symboles opérationnels.

### Une preuve que les liens de travail restent solides

Selon les experts cités par **Reuters**, l'**engagement** des forces alliées au niveau opérationnel constitue un signe encourageant que les liens de travail entre militaires demeurent robustes, transcendant les turbulences politiques observées au sommet des gouvernements respectifs.

Cette distinction entre le niveau politique, marqué par la **friction**, et le niveau opérationnel, marqué par la continuité, mérite d'être soulignée comme l'un des éléments les plus rassurants de cette période d'incertitude pour l'Alliance.

*Je crois que cette dichotomie entre la politique et l'opérationnel constitue précisément la force structurelle de l'OTAN: les soldats et marins continuent de s'entraîner ensemble même quand leurs dirigeants se querellent publiquement, une résilience institutionnelle qui mérite d'être célébrée plutôt que tenue pour acquise.*

## Une inquiétude persistante sur l'avenir des exercices conjoints

### Le risque d'un déclin futur de la coopération

Malgré cette démonstration positive, plusieurs experts cités par **Reuters** avertissent que si le **Pentagone** procède effectivement à une réduction de la présence **militaire** américaine en **Europe**, cela pourrait mécaniquement entraîner une diminution du nombre d'exercices conjoints à l'avenir.

Cette perspective inquiète les planificateurs militaires alliés, qui considèrent les exercices conjoints réguliers comme un pilier essentiel du maintien de l'interopérabilité entre les différentes armées nationales de l'Alliance.

### La question turque et l'adaptation du dispositif

Selon des informations complémentaires de **Reuters**, la **Turquie** a par ailleurs indiqué que l'**OTAN** s'adapte au nouveau paysage sécuritaire mondial, tout en précisant que les États-Unis ne se retirent pas complètement de leurs engagements envers l'Alliance, une nuance importante dans un contexte de rumeurs alarmistes.

Cette clarification turque vise à rassurer les partenaires les plus inquiets sur le fait que la révision stratégique américaine ne signifie pas un abandon pur et simple de l'**engagement** **transatlantique** historique.

*Je choisis de rester prudent face à ces deux lectures contradictoires: ni le catastrophisme d'un retrait américain total, ni l'optimisme naïf d'un statu quo inchangé, ne correspondent probablement à la réalité complexe qui se dessine actuellement au sein de l'Alliance.*

## Un contexte de réarmement européen accéléré

### L'objectif ambitieux de 5% du PIB d'ici 2035

Ces exercices interviennent dans un contexte où les alliés européens de l'**OTAN** se sont engagés collectivement, lors du sommet de **La Haye**, à atteindre un **objectif** de dépenses de défense équivalent à **5% du PIB** d'ici **2035**, une cible qui aurait semblé politiquement inatteignable il y a quelques années seulement.

Cette trajectoire budgétaire ambitieuse, documentée par plusieurs analyses spécialisées, illustre la pression exercée par l'administration **Trump**, qui a fini par produire une accélération réelle et mesurable de l'**investissement** **militaire** européen.

### Des pays comme la Suède qui montrent l'exemple

Des pays comme la **Suède**, avec son contrat récent de plusieurs centaines de millions de dollars pour des systèmes de défense antiaérienne, illustrent concrètement cette dynamique de réarmement qui accompagne et renforce la crédibilité de ce type d'**exercice** naval conjoint au large des États-Unis.

Cette convergence entre investissements matériels et exercices opérationnels dessine le portrait d'une Alliance qui, malgré ses crises de communication, continue de se moderniser concrètement sur le terrain.

*Je pense que cette combinaison de réarmement budgétaire et d'exercices opérationnels conjoints constitue la meilleure réponse possible des Européens face aux doutes exprimés par Washington: plutôt que de simplement protester, ils investissent et ils s'entraînent.*

## La restructuration du commandement, un autre signal positif

### Des officiers européens à la tête des commandements de force

Un développement structurel important mérite d'être souligné: pour la première fois de l'histoire de l'Alliance, des officiers européens dirigent désormais l'ensemble des trois commandements interarmées de l'**OTAN**, responsables des opérations en temps de crise.

Ce transfert de responsabilités, documenté par des analyses spécialisées en politique de défense, illustre une prise en main européenne plus affirmée de sa propre sécurité, un développement que **Washington** encourage activement dans le cadre de sa stratégie de **partage** du **fardeau**.

### Les États-Unis conservent les postes stratégiques clés

Malgré cette évolution vers davantage de responsabilités européennes, les États-Unis conservent le contrôle des trois commandements de composante théâtre de l'**OTAN**, soit les commandements maritime, terrestre et aérien, ainsi que le poste **militaire** le plus élevé de l'Alliance, le commandant suprême des forces alliées en **Europe**.

Cet équilibre entre responsabilités partagées et **leadership** américain maintenu illustre une **transition** progressive plutôt qu'une rupture brutale dans la structure de **commandement** de l'Alliance.

*Je considère que cette évolution graduelle vers un partage plus équitable des responsabilités de commandement représente exactement le type de réforme structurelle que l'OTAN aurait dû amorcer depuis longtemps, indépendamment des pressions ponctuelles de telle ou telle administration américaine.*

## La dimension symbolique du 250e anniversaire américain

### Une célébration qui devient un exercice de démonstration de force

Le choix de programmer ces exercices pour coïncider avec le **250e anniversaire** de l'indépendance américaine ajoute une dimension **symbolique** forte à ces manœuvres, transformant une célébration historique en une démonstration concrète de la solidarité **militaire** occidentale.

Cette synchronisation calendaire, qu'elle soit fortuite ou délibérément planifiée par les organisateurs militaires, renforce le message adressé tant aux alliés qu'aux adversaires potentiels de l'Occident.

### Un message adressé à la Russie, la Chine et l'Iran

Dans un contexte géopolitique marqué par les ambitions grandissantes de la **Russie**, de la **Chine**, de l'**Iran** et de la **Corée du Nord**, cette démonstration de **force** **navale** au large des côtes américaines envoie un signal de **dissuasion** qui dépasse largement le cadre strictement **transatlantique**.

La participation active de multiples nations alliées à cet **exercice**, malgré les tensions politiques, illustre une unité fonctionnelle qui reste l'un des meilleurs atouts stratégiques de l'Occident face à ces puissances rivales.

*Je reste convaincu que la Chine, davantage encore que la Russie à long terme, observe attentivement ce type de démonstration pour évaluer la solidité réelle de l'unité occidentale; chaque exercice conjoint réussi malgré les tensions politiques constitue donc un message stratégique de premier ordre adressé à Pékin.*

## Les limites et les zones d'ombre de cette démonstration

### Une unité qui reste fragile sur le plan politique

Il serait toutefois naïf de conclure que cette démonstration opérationnelle réussie efface les tensions politiques bien réelles qui persistent entre **Washington** et plusieurs capitales alliées, notamment sur les questions de **partage** du **fardeau** financier et de solidarité lors des crises récentes comme celle en **Iran**.

Ces exercices, aussi encourageants soient-ils, ne résolvent pas les désaccords fondamentaux sur l'avenir à long terme de l'**engagement** américain en **Europe**, un dossier qui reste suspendu à l'issue de l'examen stratégique mené par le **Pentagone**.

### Un avenir incertain pour la fréquence de ces exercices

Comme le soulignent plusieurs experts cités par **Reuters**, rien ne garantit que ce type d'**exercice** conjoint continuera à la même fréquence si les réductions de forces américaines en **Europe** se concrétisent dans les mois à venir suivant l'examen de **Hegseth**.

Cette incertitude structurelle justifie une prudence de mise dans l'interprétation de ces manœuvres, qui représentent un signal positif ponctuel plutôt qu'une garantie de continuité opérationnelle à long terme.

*Je préfère tempérer mon enthousiasme initial par cette réserve honnête: applaudir un exercice réussi aujourd'hui ne doit pas nous aveugler sur les incertitudes bien réelles qui pèsent sur la coopération militaire transatlantique de demain.*

## Ce que cela signifie pour la sécurité nord-américaine

### Une nouvelle priorité pour la défense du continent

Ces exercices marquent une évolution notable dans la conception même de la sécurité occidentale, où la défense du **territoire** nord-américain devient un **objectif** partagé avec les alliés européens, plutôt qu'une responsabilité strictement nationale américaine et canadienne.

Cette évolution reflète une compréhension plus mature des menaces contemporaines, qui ne respectent plus les frontières géographiques traditionnelles entre théâtres d'opérations distincts.

### Le Canada, un partenaire naturel de cette dynamique

Bien que non explicitement mentionné dans les détails de cet **exercice** précis, le **Canada**, en tant que voisin immédiat des États-Unis et membre fondateur de l'**OTAN**, demeure directement concerné par cette évolution stratégique vers une défense continentale plus intégrée avec les alliés européens.

Cette dynamique pourrait éventuellement inciter Ottawa à renforcer davantage sa propre participation aux exercices conjoints similaires, dans la continuité de son **engagement** historique envers l'Alliance atlantique.

*Je pense que le Canada, souvent en retrait dans les discussions sur le partage du fardeau otanien, gagnerait à s'inspirer de cette dynamique pour renforcer sa propre crédibilité militaire face à ses partenaires nord-américains et européens.*

## La résilience institutionnelle comme véritable héroïne de cette histoire

### Des institutions qui survivent aux egos individuels

Au final, le véritable protagoniste de cette histoire n'est peut-être ni **Trump**, ni **Hegseth**, ni même **Rutte**, mais l'**institution** elle-même de l'**OTAN**, qui démontre une capacité remarquable à maintenir sa cohésion opérationnelle malgré des décennies de tensions politiques cycliques entre ses membres.

Cette résilience institutionnelle, construite sur 77 années d'histoire commune, constitue un actif stratégique que ni les critiques les plus dures ni les crises politiques les plus vives ne semblent pouvoir démanteler facilement.

### Une leçon d'humilité pour tous les commentateurs alarmistes

Cette démonstration devrait inciter à une certaine humilité les commentateurs, moi y compris à l'occasion, qui ont parfois été trop prompts à annoncer la mort imminente de l'Alliance atlantique à chaque nouvelle déclaration incendiaire venue de **Washington**.

La réalité, comme souvent en géopolitique, se révèle plus nuancée: l'**OTAN** traverse une crise de **confiance** politique réelle, mais son socle opérationnel demeure étonnamment solide, comme viennent de le démontrer ces marins au large des Carolines.

*Je m'inclus moi-même dans cette humilité nécessaire: j'ai probablement sous-estimé, comme beaucoup d'observateurs, la capacité de résilience purement opérationnelle de cette Alliance face à des tensions politiques que je jugeais potentiellement plus destructrices qu'elles ne le sont finalement.*

## Vers un nouveau modèle d'alliance plus équilibré

### Un partage du fardeau enfin en mouvement réel

Ce que révèle véritablement cette séquence d'événements, entre exercices conjoints et augmentation des budgets de défense européens, c'est l'émergence progressive d'un modèle d'alliance plus équilibré, où les pays européens assument une part croissante et légitime de leur propre sécurité.

Ce rééquilibrage, aussi douloureux soit-il politiquement pour certaines capitales habituées à la **protection** américaine, pourrait paradoxalement renforcer la durabilité à long terme de l'Alliance en la rendant moins dépendante des aléas politiques internes américains.

### Une transition à surveiller de près dans les prochains mois

Les prochains mois, marqués par la conclusion attendue de l'examen stratégique du **Pentagone** dirigé par **Hegseth**, détermineront concrètement si cette **transition** vers un **partage** du **fardeau** plus équitable se traduit par une Alliance affaiblie ou, au contraire, par une Alliance plus résiliente et mieux distribuée entre ses membres.

Cette période de **transition** mérite une attention soutenue de la part des observateurs et des citoyens occidentaux, car son issue façonnera l'architecture de sécurité du **continent** pour les décennies à venir.

*Je choisis de terminer sur une note d'espoir prudent: si cette transition est gérée avec sérieux par toutes les parties impliquées, elle pourrait produire une Alliance atlantique plus mature et plus durable que celle, confortablement dépendante, que nous avons connue depuis la fin de la guerre froide.*

## Ce que pensent les citoyens des pays alliés

### Un soutien populaire qui reste globalement stable

Malgré les tensions politiques hautement médiatisées entre dirigeants, les sondages d'opinion menés dans plusieurs pays européens continuent de montrer un soutien populaire relativement stable envers l'appartenance à l'**OTAN**, même si la **confiance** envers le **leadership** américain spécifique s'est érodée ces dernières années.

Cette distinction entre le soutien à l'**institution** elle-même et la méfiance croissante envers certains dirigeants américains spécifiques reflète une maturité politique des opinions publiques occidentales qui mérite d'être soulignée.

### Une jeunesse européenne plus favorable au réarmement qu'auparavant

Fait notable, plusieurs études d'opinion suggèrent que la génération plus jeune en **Europe**, historiquement plus sceptique envers les dépenses militaires, se montre désormais davantage favorable au réarmement face à la **guerre** en **Ukraine** et aux tensions persistantes avec la **Russie**.

Ce changement générationnel d'attitude pourrait faciliter politiquement l'atteinte des objectifs ambitieux de dépenses de défense fixés par l'Alliance pour la prochaine décennie, un facteur souvent négligé dans les analyses strictement gouvernementales.

*Je trouve encourageant que la génération qui héritera des conséquences à long terme de ces choix stratégiques semble de plus en plus consciente de la nécessité d'investir sérieusement dans sa propre sécurité collective, plutôt que de tenir pour acquise une protection extérieure indéfinie.*

## Conclusion : l'OTAN, plus solide qu'elle n'y paraît

### Un message clair envoyé depuis les eaux américaines

Ces exercices menés au large de la **Caroline du Nord**, malgré le climat politique tendu à **Washington**, démontrent que l'Alliance atlantique conserve une capacité opérationnelle réelle et une volonté partagée de défendre collectivement le **territoire** occidental, des rives européennes jusqu'aux côtes américaines elles-mêmes.

Cette résilience, documentée noir sur blanc par le reportage exclusif de **Reuters**, mérite d'être reconnue comme l'un des développements les plus rassurants de cette période géopolitique autrement marquée par l'incertitude et la **friction** **diplomatique**.

### Une vigilance qui doit néanmoins perdurer

Cette bonne nouvelle opérationnelle ne doit cependant pas faire oublier les défis structurels bien réels qui persistent, notamment l'issue incertaine de l'examen stratégique du **Pentagone** et les tensions politiques toujours vives entre **Washington** et plusieurs capitales alliées.

C'est précisément cette combinaison de résilience opérationnelle et de vigilance politique constante qui permettra à l'Occident de traverser cette période de **transition** sans compromettre sa sécurité collective face aux menaces russes, chinoises, iraniennes et nord-coréennes qui, elles, ne faiblissent pas.

*Je termine ce portrait convaincu que l'histoire retiendra probablement moins les tweets et les rebuffades du sommet que ces marins espagnols, français et américains s'entraînant ensemble au large des Carolines, car ce sont eux, en dernière instance, qui incarnent la promesse concrète de l'article 5.*

**Signé Maxime Marquette, chroniqueur**

## Encadré de transparence du chroniqueur

### Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais **chroniqueur et analyste**. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. **Je prétends à la lucidité analytique**, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

### Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre **faits vérifiés et analyses interprétatives**. La règle de méthode est constante : une information factuelle n'est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous **Sources**, jamais ici.

**Familles de sources primaires** retenues par la publication, quand le dossier en comporte : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d'organisations intergouvernementales, dépêches d'agences de presse internationales reconnues.

**Familles de sources secondaires** : publications spécialisées, médias d'information reconnus internationalement, analyses d'institutions de recherche établies, rapports d'organisations sectorielles.

Quand un article cite des données statistiques, économiques ou géopolitiques, elles proviennent d'institutions productrices de données (organisations intergouvernementales, banques centrales, instituts statistiques nationaux), et l'institution exacte est nommée sous **Sources**.

### Nature de l'analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une **synthèse critique et contextuelle** basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d'experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

## Sources

### Sources primaires

- [Reuters — NATO joins exercises off US coast, even as it loses political fight in Trump's Washington, 30 juin 2026](https://www.reuters.com/world/nato-joins-exercises-off-us-coast-even-it-loses-political-fight-trumps-2026-06-30/)

- [Reuters — Europeans fill almost all gaps left by US NATO defence plans, source says, 1 juillet 2026](https://www.reuters.com/business/aerospace-defense/europeans-fill-almost-all-gaps-left-by-us-nato-defence-plans-source-says-2026-07-01/)

- [Boston Globe — NATO US military cutbacks, 3 juillet 2026](https://www.bostonglobe.com/2026/07/03/world/nato-us-military-cutbacks/)

### Sources secondaires

- [Hudson Institute — Optics of US NATO training absence do not look good, Luke Coffey](https://www.hudson.org/security-alliances/optics-us-nato-training-absence-do-not-look-good-luke-coffey)

- [New York Times — US NATO cuts drawdown jets, 12 juin 2026](https://www.nytimes.com/2026/06/12/world/europe/us-nato-cuts-drawdown-jets.html)

- [CBC — NATO spending defence Canada US criticism](https://www.cbc.ca/news/politics/nato-spending-defence-canada-us-criticism-9.7239006)

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Source : Maxime Marquette, MadMax. Pour citer ce texte, nommer l’auteur et lier https://mad-max.co/fr/article/au-large-des-carolines-lotan-prouve-sa-resilience-malgre-trump
