# ANALYSE : Ukraine-OTAN lancent un concours pour bloquer les aérodromes russes

> L'Ukraine et l'OTAN ont lancé le 28 juin 2026 un concours ouvert pour identifier des technologies capables de bloquer durablement l'utilisation des aérodromes militaires russes. Date limite de soumission : le 20 juillet 2026. Les finalistes seront annoncés le 11 août. Cette démarche est inédite dans l'histoire militaire moderne : ouvrir la recherche de solutions offensives à un

- Auteur: Maxime Marquette
- Publication: MadMax (https://mad-max.co)
- Rubrique: Analyse
- Publié: 2026-06-29
- Adresse à citer: https://mad-max.co/fr/article/analyse-ukraine-otan-lancent-un-concours-pour-bloquer-les-aerodromes-russes

## Introduction : Quand l'innovation ouverte devient une arme de guerre

### Un concours ouvert jusqu'au 20 juillet 2026 — une approche inédite

L'**Ukraine** et l'**OTAN** ont lancé le **28 juin 2026** un **concours ouvert** pour identifier des technologies capables de **bloquer durablement l'utilisation des aérodromes militaires russes**. Date limite de soumission : le **20 juillet 2026**. Les finalistes seront annoncés le **11 août**. Cette démarche est inédite dans l'histoire militaire moderne : ouvrir la recherche de solutions offensives à un écosystème externe — entreprises, startups, inventeurs, ingénieurs civils — plutôt que de la confiner aux laboratoires gouvernementaux.

Les cibles définies sont précises et ambitieuses : **appareils et pistes**, **dépôts de carburant et de munitions**, et **infrastructures de soutien au sol**. L'objectif n'est pas de détruire ponctuellement un avion — c'est de **neutraliser durablement** la capacité d'un aérodrome à fonctionner comme plateforme de départ pour les bombes et missiles qui frappent l'**Ukraine** chaque nuit.

### La logique stratégique : frapper à la source, pas seulement les projectiles

Depuis le début de l'invasion à grande échelle en **2022**, l'**Ukraine** a concentré une partie croissante de ses efforts sur les **infrastructures militaires russes en profondeur**. Raffinerires, dépôts de munitions, postes de commandement — ces cibles font partie d'une stratégie documentée visant à perturber la logistique de la machine de guerre russe à sa source plutôt que de se contenter d'intercepter ses produits sur la ligne de front. Le concours sur les aérodromes s'inscrit directement dans cette doctrine.

La guerre en **Ukraine** a démontré que les **Su-34** et **Su-35** russes constituent l'une des menaces les plus sérieuses pour les positions ukrainiennes, grâce à leurs capacités de largage de **bombes planantes guidées KAB** depuis des altitudes sécurisées. Neutraliser les bases d'où décollent ces appareils serait un changement de paradigme dans la guerre aérienne.

*Lancer un concours ouvert pour trouver comment bloquer des aérodromes militaires russes — c'est de l'innovation ouverte appliquée à la guerre. C'est audacieux, c'est créatif, et c'est révélateur de la façon dont l'Ukraine et l'OTAN repensent fondamentalement l'acquisition de capacités offensives. Je veux voir ce que cela produit le 11 août.*

## La carte des aérodromes russes : des cibles stratégiques de premier ordre

### Des bases qui concentrent l'aviation de guerre et les missiles de croisière

Les aérodromes militaires russes qui menacent directement l'**Ukraine** sont dispersés sur un arc allant de **Briansk** à l'ouest jusqu'aux bases de la **mer Noire** au sud, en passant par les installations de la région de **Koursk** et de **Saratov**. Ces bases hébergent non seulement les chasseurs-bombardiers **Su-34** et **Su-35**, mais aussi les **Tu-22M3** qui tirent des missiles de croisière **Kh-22** sur les villes ukrainiennes et les **Tu-95** qui lancent des missiles **Kh-101**.

Neutraliser durablement ces aérodromes exigerait une combinaison de moyens : **frappes sur les pistes** pour empêcher les décollages et atterrissages, **destruction des dépôts de carburant** pour affamer les appareils, **ciblage des munitions stockées** pour tarir l'approvisionnement en bombes et missiles. Le concours Ukraine-OTAN cherche précisément des solutions innovantes qui maximisent l'effet sur chacun de ces maillons.

### L'exemple des frappes ukrainiennes : ce qui a déjà été accompli

L'**Ukraine** a déjà conduit des frappes remarquables sur des aérodromes russes. En **2023**, des drones de longue portée ont atteint des bases comme **Engels**, à plus de **1 200 kilomètres** de la ligne de front, où sont stationnés des **Tu-95** et **Tu-160**. Ces frappes n'ont pas neutralisé durablement les bases, mais elles ont démontré la faisabilité technique de telles opérations et ont obligé l'**armée russe** à disperser et protéger davantage ses actifs aériens.

En **juin 2026**, l'**Ukraine** a conduit ce que les sources ukrainiennes décrivent comme une **vague record de frappes** sur l'industrie de défense russe. Plus de **800 000 cibles militaires russes** ont été frappées par des drones ukrainiens dans le premier semestre **2026** seul. Ce contexte montre que le concours sur les aérodromes arrive à un moment où les capacités de frappe ukrainiennes sont en pleine expansion.

*800 000 cibles frappées par des drones en six mois — c'est un chiffre hallucinant qui illustre l'intensité industrielle de la stratégie de frappe profonde ukrainienne. Le concours sur les aérodromes s'inscrit dans cette logique d'escalade maîtrisée : frapper plus fort, plus loin, plus précisément, pour rendre le coût de la guerre insupportable pour Moscou.*

## Le modèle compétitif appliqué à l'armement : une révolution dans l'acquisition

### Brave1 et l'écosystème d'innovation défensive ukrainien

Ce concours s'inscrit dans la lignée du modèle **Brave1**, la plateforme d'innovation défensive ukrainienne qui a déjà produit la bombe guidée **Vyrivnyuvach** en **17 mois**. L'idée centrale est simple : les meilleures solutions ne viennent pas toujours des laboratoires militaires officiels. Parfois, un ingénieur civil, une startup de technologie ou un ancien militaire reconverti dans la tech détient la réponse à un problème opérationnel spécifique.

En ouvrant ce concours à tous — sans restriction d'accès apparent — l'**Ukraine** et l'**OTAN** misent sur la diversité cognitive de leurs écosystèmes d'innovation. Plusieurs centaines, voire milliers de contributeurs potentiels vont examiner le problème sous des angles différents. Certaines solutions proposées seront irréalistes. D'autres pourraient être géniales. C'est la logique du concours ouvert : le filtre de sélection se charge de distinguer les deux.

### Les délais : 20 juillet pour soumettre, 11 août pour les finalistes

Le calendrier serré — moins de **trois semaines** pour soumettre une proposition, résultats des finalistes en **août** — est délibéré. Dans la guerre ukrainienne, le temps est un facteur critique. Une solution révolutionnaire qui prend deux ans à développer dans le cadre d'un programme d'acquisition classique n'arrive pas à temps pour faire la différence. En imposant des délais courts, les organisateurs du concours signalent qu'ils cherchent des solutions existantes ou rapidement adaptables, pas des programmes de recherche fondamentale.

Cette urgence cadre avec la posture générale de l'innovation de défense ukrainienne : le **Vyrivnyuvach** a été développé en **17 mois**, des drones ont été adaptés en quelques semaines à de nouvelles missions. La culture de l'urgence opérationnelle ukrainienne est peut-être la contribution la plus importante que ce pays fera à la doctrine de défense occidentale du **XXIe siècle**.

*Trois semaines pour soumettre une proposition pour bloquer des aérodromes militaires russes. Ça parait court. Mais si la solution existe déjà — une technologie de minage intelligent, un système de drone spécialisé, un concept de guerre électronique ciblée — trois semaines suffisent pour en faire la démonstration conceptuelle. Et dans cette guerre, c'est exactement le délai nécessaire.*

## Les nouveaux missiles de croisière occidentaux : un contexte de montée en puissance

### ERAM, Crossbow, Tigershark : la vague de missiles occidentaux pour l'Ukraine

Le concours sur les aérodromes s'inscrit dans un contexte plus large d'expansion des capacités de frappe longue portée ukrainiennes. En **2026**, une nouvelle vague de **missiles de croisière occidentaux** est en route vers l'**Ukraine** : l'**ERAM** (**Extended Range Attack Munition**), le **Crossbow** britannique, le **Tigershark** et d'autres systèmes documentés par les analystes de défense. Ces munitions portent la capacité de frappe ukrainienne à des centaines, voire **plus de 1 000 kilomètres** de profondeur en territoire russe.

La combinaison de ces missiles de longue portée avec des solutions innovantes développées via le concours pourrait permettre une approche multidimensionnelle : des frappes initiales de missiles de croisière sur les défenses antiaériennes et les radars d'aérodrome, suivies de frappes de drones sur les pistes et les dépôts, et enfin des systèmes permanents de harcèlement qui empêchent le rétablissement rapide des opérations.

### Les limites des solutions existantes

Les outils disponibles aujourd'hui ont leurs contraintes. Les drones ukrainiens de longue portée sont efficaces mais lents et vulnérables aux défenses antiaériennes russes qui s'améliorent constamment. Les missiles de croisière sont précis mais coûteux et en quantités limitées. Les bombes guidées comme le **Vyrivnyuvach** ont une portée opérationnelle de **40 kilomètres** en conditions réelles — insuffisante pour atteindre la plupart des aérodromes russes depuis le front.

C'est précisément ce gap capacitaire que le concours cherche à combler. Peut-être via des drones plus rapides, des munitions rôdeuses à coût réduit qui saturent les défenses avant une frappe principale, des systèmes de minage autonome des pistes, ou des outils de guerre électronique qui rendent les systèmes de navigation des avions russes inopérants pendant les phases critiques de décollage et atterrissage.

*Le gap entre ce que l'Ukraine peut faire aujourd'hui et ce dont elle aurait besoin pour neutraliser les aérodromes russes est réel. Ce concours est une façon honnête de dire : nous n'avons pas la solution parfaite, aidez-nous à la trouver. C'est un acte de lucidité stratégique rare dans le monde militaire, qui est souvent prisonnier de sa propre doctrine.*

## Les implications pour la Russie : la vulnérabilité de ses arrières

### Une armée de l'air russe de plus en plus contrainte

L'**armée de l'air russe** a maintenu tout au long du conflit une doctrine de retrait sécurisé : ses appareils opèrent depuis des bases situées hors de portée de la plupart des systèmes ukrainiens, frappent depuis des altitudes sécurisées et retournent à leurs bases sans risque apparent. Cette doctrine repose sur le principe que les aérodromes sont sanctuarisés — une hypothèse que les frappes ukrainiennes de longue portée commencent déjà à éroder.

Si des solutions efficaces pour bloquer durablement les aérodromes émergent du concours Ukraine-OTAN, la **Russie** serait confrontée à un choix difficile : disperser davantage ses forces aériennes (ce qui réduit l'efficacité opérationnelle), renforcer massivement les défenses de ses bases (ce qui coûte des ressources énormes), ou réduire le tempo de ses opérations aériennes (ce qui diminue la pression sur les positions ukrainiennes). Chacune de ces options est coûteuse.

### La réponse russe attendue : redoublement des défenses

La **Russie** n'est pas passive face à ces menaces. Elle a systématiquement renforcé ses défenses antiaériennes autour de ses bases aériennes stratégiques, déployé des systèmes **S-400** et **S-300** en couches multiples, et développé des capacités de guerre électronique pour perturber les guidages des munitions adverses. Elle a également dispersé certains appareils vers des bases plus éloignées, complexifiant le ciblage mais dégradant la disponibilité opérationnelle.

Cette course entre les capacités offensives ukrainiennes et les défenses russes est le moteur principal de l'innovation militaire dans ce conflit. Chaque amélioration ukrainienne génère une contre-mesure russe, qui à son tour génère une nouvelle innovation ukrainienne. C'est précisément dans ce cycle que s'inscrit le concours sur les aérodromes — comme le dernier épisode d'une spirale d'innovation technologique sans précédent dans l'histoire moderne.

*La Russie renforce ses défenses, l'Ukraine cherche de nouvelles façons de percer. C'est la définition même de la guerre technologique. Et dans cette guerre, l'avantage va souvent à celui qui innove le plus vite — et en ce moment, c'est clairement l'Ukraine, avec le soutien de l'OTAN, qui tient ce rôle.*

## L'OTAN comme partenaire d'innovation : une évolution institutionnelle majeure

### De l'Alliance défensive au laboratoire d'innovation offensive

La participation de l'**OTAN** à ce concours est en elle-même remarquable. L'**Alliance** — traditionnellement une organisation de défense collective — s'implique dans la recherche de capacités offensives pour frapper les infrastructures militaires d'un adversaire tiers. C'est une évolution doctrinale et institutionnelle significative, qui reflète la transformation profonde de l'**Alliance** depuis le début de la guerre en **Ukraine**.

Cette évolution est nécessaire. La guerre en **Ukraine** a démontré que la défense pure — attendre les frappes et les intercepter — est coûteuse, difficile et ne résout pas le problème à sa source. Une défense efficace nécessite aussi des capacités offensives pour forcer l'adversaire à dépenser ses ressources en défense plutôt qu'en attaque. C'est la logique de la **dissuasion par déni** — priver l'adversaire de la capacité à mener les opérations qui lui donnent l'avantage.

### Les implications juridiques et politiques : le droit international et les aérodromes russes

Une dimension délicate mérite d'être mentionnée : les frappes sur les aérodromes russes sont juridiquement complexes. Si elles ciblent des aérodromes en **Russie** — à l'extérieur du territoire ukrainien occupé —, elles constituent des frappes en profondeur sur le sol d'un État tiers, ce qui soulève des questions de droit international que les alliés occidentaux naviguent soigneusement depuis **2022**. Les restrictions imposées par certains donateurs sur l'utilisation de leurs armes contre le territoire russe ont été progressivement levées, mais restent un facteur dans la conception des opérations.

Le concours, en définissant les cibles comme les **infrastructures militaires russes** sans préciser explicitement la localisation, laisse une certaine ambiguïté sur le périmètre géographique visé. Cette ambiguïté peut être délibérée : elle laisse la porte ouverte à des solutions qui s'appliquent aussi bien aux aérodromes en territoire occupé qu'à ceux sur le sol russe, selon les règles d'engagement en vigueur au moment du déploiement.

*Les restrictions sur les frappes en territoire russe ont été la frustration permanente de l'Ukraine depuis deux ans. Le fait que ce concours soit ouvert sans limites géographiques explicites suggère que la perspective s'est assouplie. C'est un signal politique important, même s'il est formulé sous forme de règlement de concours.*

## Les drones comme outils de blocage d'aérodromes : solutions de demain

### Munitions rôdeuses et essaims de drones : saturer les défenses

Parmi les solutions que pourrait générer le concours, les **essaims de drones autonomes** capables de saturer les défenses antiaériennes d'un aérodrome avant de cibler simultanément plusieurs points critiques représentent une piste prometteuse. Plusieurs entreprises ukrainiennes ont déjà développé des **munitions rôdeuses** — des drones suicide qui se maintiennent en vol pendant plusieurs heures avant de plonger sur leur cible à l'apparition d'une occasion favorable. Adapter ces systèmes au ciblage d'aérodromes est une extension naturelle de leurs capacités existantes.

Un essaim de cent drones à bas coût, chacun ciblant une zone spécifique d'un aérodrome — **piste principale**, **aire de stationnement**, **hangar de maintenance**, **dépôt de carburant** — pourrait provoquer des dommages suffisants pour interrompre les opérations pendant plusieurs jours, le temps nécessaire aux équipes de maintenance pour effectuer les réparations. Si des **munitions persistantes** sont ajoutées — mines intelligentes qui activent à l'approche d'un aéronef — l'interruption pourrait durer bien plus longtemps.

### La guerre électronique comme outil de blocage non cinétique

Une autre catégorie de solutions qui pourrait émerger du concours est la **guerre électronique ciblée**. Plutôt que de détruire physiquement les infrastructures d'un aérodrome, il serait possible de rendre ses systèmes de navigation, de communication et de contrôle du trafic aérien inopérants pendant les phases critiques de décollage et d'atterrissage. Des systèmes de **brouillage GPS** de haute puissance positionnés à portée de l'aérodrome cible pourraient forcer les pilotes à opérer dans des conditions de navigation dégradée, augmentant considérablement les risques et dissuadant les opérations à haute cadence.

La **Russie** utilise massivement cette approche contre l'**Ukraine** — perturber les guidages GPS des munitions ukrainiennes. Il serait logique que l'**Ukraine**, avec le soutien technologique de l'**OTAN**, développe des capacités équivalentes ou supérieures pour cibler les opérations aériennes russes. Le concours pourrait être l'opportunité d'identifier des solutions de guerre électronique défensive et offensive que les industries de défense classiques n'ont pas encore développées.

*La guerre électronique comme outil de blocage d'aérodrome — c'est une idée que j'aurais du mal à évaluer techniquement. Mais conceptuellement, c'est élégant : pas de destruction, pas d'escalade cinétique, juste rendre l'aérodrome inutilisable par la perturbation de ses systèmes de navigation. Si une entreprise ukrainienne a cette solution dans un tiroir, le concours est fait pour elle.*

## Les enseignements du conflit pour l'avenir de la guerre aérienne

### Ukraine 2022-2026 : le champ de bataille qui redéfinit la guerre aérienne

La guerre en **Ukraine** a fondamentalement redéfini la doctrine de la guerre aérienne pour le **XXIe siècle**. Les hypothèses classiques — **supériorité aérienne** décisive, **frappes stratégiques** qui décident du conflit en quelques semaines — se sont heurtées à la réalité d'une défense antiaérienne ukrainienne remarquablement efficace et d'une capacité de frappe ukrainienne qui s'améliore continuellement. Aucun des deux camps n'a obtenu la supériorité aérienne absolue que les doctrines classiques considèrent comme une condition préalable à la victoire.

Dans ce contexte, les aérodromes sont devenus des actifs stratégiques dont la protection mobilise des ressources considérables des deux côtés. Pour la **Russie**, sécuriser ses bases aériennes contre les frappes ukrainiennes de plus en plus longues est une priorité absolue. Pour l'**Ukraine**, développer les moyens de contester cette sécurité est un objectif stratégique qui pourrait transformer l'équilibre aérien du conflit.

### Les leçons pour la doctrine de l'OTAN

Les leçons que l'**OTAN** tire du conflit ukrainien sur la question des aérodromes auront des implications pour ses propres doctrines de défense et d'attaque. Dans un conflit hypothétique de haute intensité entre l'**OTAN** et la **Russie**, la capacité à neutraliser rapidement les bases aériennes adverses serait une priorité de premier ordre. Les solutions développées via ce concours ukrainien seront étudiées, adaptées et potentiellement intégrées dans les doctrines et équipements de l'**Alliance** entière.

C'est l'une des contributions les plus concrètes que la guerre en **Ukraine** apporte à la sécurité collective occidentale : elle génère des données opérationnelles et des innovations technologiques qui bénéficient à l'ensemble de l'**Alliance**, pas seulement à l'**Ukraine**. Le concours sur les aérodromes en est une illustration parfaite : ses résultats interesseront autant les états-majors de l'**OTAN** que les commandants ukrainiens sur le terrain.

*Les leçons ukrainiennes pour la doctrine de l'OTAN — voilà un sujet qui mériterait des milliers de pages. Ce concours sur les aérodromes en est un micro-exemple. Mais ce micro-exemple dit quelque chose d'important : l'OTAN apprend de l'Ukraine, pas l'inverse. Et dans dix ans, les manuels de doctrine militaire de l'Alliance citeront les innovations de cette guerre.*

## Conclusion : L'innovation comme multiplicateur de puissance dans une guerre d'usure

### Un concours qui incarne la nouvelle doctrine Ukraine-OTAN

Ce concours pour trouver des technologies capables de bloquer les aérodromes russes représente plus qu'une recherche de solutions techniques. Il incarne une doctrine nouvelle : l'innovation ouverte, rapide et ciblée comme complément à l'acquisition militaire traditionnelle. Il dit que l'**OTAN** et l'**Ukraine** ne prétendent pas avoir toutes les réponses, qu'ils cherchent activement dans l'écosystème civil et technologique des solutions que les structures officielles n'ont pas encore trouvées.

Si les résultats de ce concours débouchent sur des capacités opérationnelles déployées dans les mois qui suivent — comme ce fut le cas pour le **Vyrivnyuvach** — ce sera une preuve supplémentaire que le modèle d'innovation accélérée ukrainien peut changer l'équilibre militaire de façon significative. Et chaque changement d'équilibre qui coûte davantage à la **Russie** qu'à l'**Ukraine** est un pas vers une issue favorable.

### Le 11 août comme rendez-vous stratégique

Le **11 août 2026**, quand les finalistes seront annoncés, marquera peut-être le début d'une nouvelle capacité opérationnelle qui n'existait pas encore en **juin**. C'est la vitesse de l'innovation de guerre. C'est ce qui distingue l'approche ukraine-otanienne de la doctrine d'acquisition militaire classique. Et c'est ce qui, à terme, peut faire la différence entre une guerre qui dure et une guerre qui se conclut aux conditions de l'**Ukraine**.

*Le 11 août 2026 pour les finalistes. Je marque la date. Si des solutions innovantes émergent et sont déployées d'ici la fin de l'année, ce concours sera l'exemple canonique de l'innovation militaire ouverte du XXIe siècle. Si rien n'en ressort, ce sera au moins la preuve que l'Ukraine et l'OTAN ont essayé quelque chose de nouveau. Dans les deux cas, c'est significatif.*

**Signé Maxime Marquette, chroniqueur**

## Encadré de transparence du chroniqueur

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Je ne suis pas journaliste, mais **chroniqueur et analyste**. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. **Je prétends à la lucidité analytique**, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

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Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une **synthèse critique et contextuelle** basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d'experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

## Sources

### Sources primaires

- [Militarnyi — Ukraine and NATO Have Launched Competition to Find Weapons Capable of Blocking Russian Airfields — 2026-06-28](https://militarnyi.com/en/news/ukraine-nato-weapon-block-russian-airfields/)

- [United24 Media — Ukraine Launches Record Wave of Strikes on Russia's Defense Industry in June — 2026-06-28](https://united24media.com/war-in-ukraine/ukraine-launches-record-wave-of-strikes-on-russias-defense-industry-in-june-20234)

### Sources secondaires

- [Defence Ukraine — New Wave of Western Cruise Missiles for Ukraine: ERAM, Crossbow, Tigershark and More — 2026-06-23](https://en.defence-ua.com/analysis/new_wave_of_western_cruise_missiles_for_ukraine_eram_crossbow_tigershark_and_more-18903.html)

- [United24 Media — Ukraine's Indigenous Vyrivnyuvach Guided Bomb Scores First Frontline Strike — 2026-06-24](https://united24media.com/war-in-ukraine/ukraines-indigenous-vyrivnyuvach-guided-bomb-scores-first-frontline-strike-20107)

- [Kyiv Independent — General Staff: Russia has lost 1,395,790 troops in Ukraine since Feb. 24, 2022 — 2026-06-24](https://kyivindependent.com/general-staff-russia-has-lost-1-395-790-troops-in-ukraine-since-feb-24-2022/)

- [United24 Media — Ukraine Showcases Complete Counter-Drone Network After Neutralizing 7,000 Enemy UAVs — 2026-06-24](https://united24media.com/defense-tech/ukraine-showcases-complete-counter-drone-network-after-neutralizing-7000-enemy-uavs-20131)

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Source : Maxime Marquette, MadMax. Pour citer ce texte, nommer l’auteur et lier https://mad-max.co/fr/article/analyse-ukraine-otan-lancent-un-concours-pour-bloquer-les-aerodromes-russes
