# ANALYSE : les routes du Pacifique sous tension

> Le 20 juillet 2026, Taïwan a signalé une hausse « significative » de l'activité maritime chinoise près de ses côtes, une évolution que Reuters a directement reliée à des craintes concernant les routes…

- Auteur: Maxime Marquette
- Publication: MadMax (https://mad-max.co)
- Rubrique: Analyse
- Publié: 2026-07-24
- Adresse à citer: https://mad-max.co/fr/article/analyse-les-routes-du-pacifique-sous-tension

## Introduction

Le 20 juillet 2026, **Taïwan** a signalé une hausse « significative » de l'activité maritime **chinoise** près de ses côtes, une évolution que **Reuters** a directement reliée à des craintes concernant les routes d'approvisionnement du Pacifique. Cette phrase, presque technique, cache un enjeu considérable : une part importante du **commerce** mondial de **semi-conducteurs** et de composants électroniques transite par ou près des eaux entourant l'île. *Quand une **route maritime** devient une ligne de front potentielle, ce n'est plus seulement la géopolitique qui vacille ; c'est la logistique de la moitié du monde.*

Cette analyse examine la manière dont la **pression** militaire et maritime **chinoise** autour de **Taïwan**, documentée par plusieurs agences de presse entre le 20 et le 24 juillet 2026, affecte concrètement les **routes maritimes** du Pacifique, sans céder à l'exagération ni minimiser des **risques** par ailleurs bien réels.

La méthode retenue distingue systématiquement les faits corroborés par plusieurs sources, les **déclarations** attribuées à des responsables identifiés, et les interprétations qui restent, à ce stade, de l'ordre de l'hypothèse raisonnable plutôt que de la certitude.

## Le signal d'alerte taïwanais du 20 juillet

### Une hausse jugée significative par les autorités locales

Selon **Reuters**, **Taïwan** a fait état d'une augmentation notable de l'activité des navires **chinois** près de l'île, une observation qui a immédiatement alimenté les craintes concernant la **sécurité** des routes d'approvisionnement du Pacifique. Cette annonce, émanant directement des autorités taïwanaises, constitue l'un des indicateurs les plus **officiels** disponibles pour suivre l'évolution de la **présence** maritime **chinoise** dans la **région**.

Il convient de noter que ce type de **signalement**, bien qu'émis par une source institutionnelle crédible, provient d'une partie directement concernée par le différend, ce qui n'invalide pas l'information mais impose de la recouper avec d'autres sources indépendantes lorsque cela est possible.

### Ce que « activité maritime » recouvre concrètement

L'expression employée par les autorités taïwanaises et reprise par les agences de presse reste volontairement large : elle englobe potentiellement des **navires de guerre**, des bâtiments de la **garde côtière**, des navires de recherche ou de surveillance, et des embarcations civiles opérant dans une **zone** d'intérêt **stratégique**. Cette imprécision, fréquente dans ce type de communiqué, rend difficile une évaluation quantitative précise du phénomène décrit. *Un mot comme « activité » peut désigner une **flotte** de guerre ou une poignée de chalutiers ; la prudence commande de ne pas combler ce flou par l'inquiétude la plus spectaculaire.*

## Les routes maritimes du Pacifique, artère du commerce mondial

### Une centralité économique difficile à surestimer

Les **routes maritimes** qui traversent le détroit de **Taïwan** et les eaux environnantes du Pacifique **occidental** transportent une part considérable des échanges commerciaux mondiaux, en particulier ceux liés à l'industrie électronique et aux **semi-conducteurs**, dont **Taïwan** demeure l'un des principaux producteurs mondiaux. Toute **perturbation** prolongée de ces routes aurait des répercussions bien au-delà de la seule **région** Indo-Pacifique.

Cette centralité explique pourquoi des gouvernements et des entreprises situés à des milliers de kilomètres de **Taïwan** suivent avec **attention** l'évolution de la **situation** maritime autour de l'île, une préoccupation qui dépasse largement les seules considérations de souveraineté territoriale **régionale**.

### Un couloir déjà sous surveillance renforcée

Plusieurs marines **occidentales**, dont celles des États-Unis et de certains alliés européens, maintiennent une **présence** de surveillance régulière dans cette **zone**, une pratique qui précède largement les tensions actuelles mais qui prend un relief particulier à mesure que l'activité **chinoise** s'intensifie. Le passage du navire océanographique américain **USNS Henson** au sud-ouest de l'archipel des Penghu, le 22 juillet, sous la surveillance de la **garde côtière** **chinoise**, illustre cette dynamique de **présence** croisée. *Deux flottes qui s'observent mutuellement dans le même corridor ne sont pas encore en conflit, mais elles ne naviguent plus non plus dans l'indifférence l'une de l'autre.*

## Les exercices militaires comme facteur de perturbation directe

### Dongshan, fermetures de zones les 23 et 24 juillet

La **Chine** a débuté des **exercices** à tir réel dans le détroit de **Taïwan** les 23 et 24 juillet, entre 6h00 et 18h00, près de l'île de **Dongshan** dans le Fujian, selon **Reuters**. Des **zones** maritimes ont été fermées à toute navigation pendant la durée de ces **exercices**, une mesure qui affecte directement, bien que temporairement, la circulation **commerciale** dans une portion du détroit.

Ces fermetures temporaires, même limitées dans le temps, illustrent concrètement comment un **exercice** militaire peut se traduire par une **perturbation** réelle et mesurable du trafic maritime **commercial**, indépendamment de toute intention déclarée de bloquer durablement la **zone**.

### Un précédent de décembre 2025 qui donne le ton

Ces **exercices** de juillet surviennent après des manœuvres d'**ampleur** inédite en décembre 2025, elles-mêmes consécutives à l'annonce d'une aide américaine record de 11,1 milliards de dollars à Taipei. La répétition de ce type de manœuvre, à intervalles rapprochés, contribue à une **incertitude** persistante pour les **compagnies** maritimes qui doivent planifier leurs itinéraires dans cette **région**. *Une route **commerciale** qui doit composer avec des fermetures militaires imprévisibles cesse, tôt ou tard, d'être une route fiable au sens strict du terme.*

## La garde côtière, acteur discret des routes maritimes

### Une présence dénoncée par plusieurs capitales occidentales

Washington a dénoncé les déploiements de la **garde côtière** **chinoise** près de **Taïwan**, selon des propos du secrétaire d'État Marco **Rubio** rapportés depuis Manille le 22 juillet. Cette dénonciation fait écho à une **déclaration** antérieure, le 24 juin, des représentations de fait du Royaume-Uni, de l'Allemagne et de la France à Taipei, qui avaient qualifié certaines opérations chinoises de « opérations spéciales de police maritime », selon le Taipei Times.

Le recours à des navires de **garde côtière** pour exercer une **présence** dans des **zones** commercialement sensibles constitue une pratique qui, sans nécessairement enfreindre le droit maritime **international** de façon flagrante, contribue à une ambiance d'**incertitude** pour les armateurs et les **compagnies** de fret naviguant dans ces eaux.

### Une rotation continue à l'est de l'île

Des navires identifiés sous les noms Xiushan et Daishan poursuivent une rotation de patrouilles à l'est de **Taïwan**, selon des rapports régionaux. Cette **présence** continue, moins spectaculaire qu'un **exercice** ponctuel, contribue néanmoins à une **pression** constante sur les approches maritimes de l'île, potentiellement plus significative à long terme que des **exercices** ponctuels très médiatisés. *Ce qui use une route **commerciale** n'est pas toujours l'**exercice** qui fait les manchettes, mais la patrouille discrète qui revient, semaine après semaine, sans jamais faire de bruit.*

## Le trafic aérien, un facteur indirect mais réel

### 21 sorties et une ligne médiane franchie vingt fois

Le ministère taïwanais de la Défense a recensé 21 **sorties** d'avions de l'armée populaire de libération entre le 23 et le 24 juillet, dont 20 ont franchi la **ligne médiane** du détroit, selon des données relayées par Thairath. Cette activité aérienne intense, bien que distincte du trafic maritime **commercial**, contribue au climat général d'**incertitude** qui affecte les décisions de routage des **compagnies** maritimes et aériennes opérant dans la **région**.

Des tirs de fusées depuis la base de Xichang, traversant la **zone** d'identification de défense aérienne taïwanaise en direction du Pacifique ouest, ont également été signalés durant cette **période**, un facteur supplémentaire qui complique la gestion de l'espace aérien **commercial** **régional**. *Un ciel encombré de trajectoires militaires imprévisibles finit par peser sur les routes civiles, même quand aucun avion **commercial** n'est directement visé.*

### Les compagnies aériennes commerciales déjà contraintes de s'adapter

Plusieurs **compagnies** aériennes desservant l'Asie de l'Est ont, par le passé, ajusté ponctuellement leurs trajectoires pour éviter des **zones** d'**exercice** annoncées près de **Taïwan**, une pratique de **précaution** qui illustre comment le trafic aérien **commercial** **international** reste directement sensible à l'activité militaire **régionale**, même lorsqu'aucun incident direct n'est rapporté.

Cette adaptation, généralement discrète et rarement commentée publiquement par les **compagnies** concernées, représente un coût opérationnel supplémentaire qui s'ajoute à celui déjà documenté pour le secteur maritime, renforçant l'idée d'une **pression** cumulée sur l'ensemble des routes commerciales de la **région**.

## Le paradoxe statistique qui complique la lecture du risque

### Un creux de sorties qui ne dit pas tout

Une analyse du South China Morning Post souligne que le nombre total de **sorties** de chasseurs **chinois** près de **Taïwan** a atteint son niveau le plus bas en trois ans au premier semestre 2026, avec 1 334 **sorties**, environ la moitié du total observé un an plus tôt. Le journal note également qu'aucun grand **exercice** autour de l'île n'a eu lieu durant ce premier semestre, une première depuis 2022.

Ce paradoxe illustre la difficulté d'évaluer le **risque** réel pour les **routes maritimes** à partir d'un seul indicateur : une baisse des **sorties** aériennes ne garantit en rien une réduction équivalente de la **pression** maritime, notamment lorsque cette **pression** se redéploie vers d'autres instruments comme la **garde côtière**.

### Ce que cela signifie pour les assureurs maritimes

Les **compagnies** d'**assurance** maritime, qui ajustent leurs primes en fonction du **risque** perçu dans une **zone** donnée, doivent composer avec cette complexité statistique : un indicateur en baisse dans une catégorie ne justifie pas nécessairement une réduction de la prime de **risque** globale, si d'autres indicateurs, moins visibles, suggèrent une **pression** maintenue ou croissante. *Le marché de l'**assurance** maritime a ceci d'honnête qu'il ne se laisse pas convaincre par un seul chiffre rassurant ; il attend la confirmation par plusieurs sources avant de baisser sa garde.*

## Le spectre du blocus économique

### L'avertissement de la sénatrice Duckworth

La sénatrice américaine Tammy **Duckworth** a évoqué la possibilité que la **Chine** opte pour un **blocus** **économique** plutôt que pour une invasion militaire directe de **Taïwan**, un **scénario** que plusieurs **analystes** jugent plus probable à court terme en raison de son coût politique et militaire potentiellement inférieur pour **Pékin**. Ce scénario, s'il se matérialisait, affecterait directement et immédiatement les **routes maritimes** du Pacifique décrites dans cette analyse.

Cette **déclaration** reste une évaluation **stratégique** attribuée à une élue, et non une annonce de renseignement confirmé ni une certitude opérationnelle sur les intentions chinoises réelles.

### Pourquoi ce scénario inquiète particulièrement les compagnies maritimes

Contrairement à un conflit militaire ouvert, qui entraînerait probablement une fermeture nette et rapide des routes maritimes concernées, un **blocus** économique progressif serait plus difficile à anticiper pour les compagnies de transport, qui devraient composer avec des restrictions graduelles et potentiellement changeantes. *Une fermeture nette se planifie ; une **pression** qui s'installe par degrés se subit, un jour de retard à la fois.*

## L'axe sino-russe et la diversification des exercices navals

### Joint Sea-2026, un autre front d'attention

Un **exercice** naval conjoint sino-russe, baptisé **Joint Sea-2026**, a été annoncé près de **Qingdao**, dans le Shandong. Bien que géographiquement distinct des routes du Pacifique directement concernées par **Taïwan**, cet exercice contribue à une image plus large de multiplication des démonstrations navales chinoises, un facteur qui complique la capacité des **analystes** occidentaux à concentrer leur attention sur un seul dossier régional.

Aucun élément disponible ne permet d'établir un lien direct entre cet **exercice** et une éventuelle perturbation des routes du Pacifique concernant spécifiquement **Taïwan**; il s'agit de deux dossiers distincts dont la coïncidence temporelle mérite néanmoins d'être notée. *Deux exercices menés la même semaine sur deux mers différentes ne racontent pas nécessairement la même histoire, mais ils se lisent rarement, non plus, comme un pur hasard de calendrier.*

### Une multiplication d'exercices qui dilue l'attention occidentale

La multiplication des exercices navals chinois et sino-russes, dans des zones géographiquement distinctes, complique la tâche des services de renseignement occidentaux qui doivent répartir leurs ressources d'observation entre plusieurs théâtres simultanément plutôt que de concentrer une attention exclusive sur le seul dossier taïwanais.

Cette dilution de l'attention pourrait, selon certains experts en sécurité régionale, constituer un objectif recherché plutôt qu'un effet secondaire fortuit, bien qu'aucune source consultée pour cette analyse ne permette de confirmer une telle intention de manière certaine.

## Les réponses occidentales et leurs limites actuelles

### Une vigilance diplomatique, pas encore une réponse coordonnée

Les dénonciations successives de Washington, Londres, Berlin et Paris concernant les activités maritimes chinoises près de **Taïwan** témoignent d'une vigilance occidentale réelle, mais elles ne se sont pas encore traduites, selon les sources consultées, par une réponse navale ou économique coordonnée à grande échelle. Cette fragmentation pourrait limiter l'effet dissuasif de ces prises de position sur les décisions maritimes chinoises futures.

Le secrétaire d'État **Rubio** a averti que les manœuvres chinoises « vont à l'encontre de l'esprit de la stabilité **stratégique** », insistant sur le fait qu'« aucune nation n'a le droit de restreindre la libre circulation du commerce et des voyages dans les voies navigables internationales, y compris le détroit de **Taïwan** », selon Newsweek. *Répéter le droit international ne suffit pas à le faire respecter ; mais cesser de le répéter reviendrait à l'abandonner sans même l'avoir défendu.*

### Les limites concrètes d'une dénonciation sans suite navale

Aucune des déclarations occidentales recensées entre le 20 et le 24 juillet ne s'est accompagnée, selon les sources consultées, d'un déploiement naval conjoint ou d'une mesure économique concrète visant à dissuader une intensification future de la pression chinoise dans le détroit de Taïwan.

Cette absence de suite opérationnelle immédiate ne signifie pas nécessairement une inaction future, mais elle illustre, pour l'instant, un écart persistant entre la fermeté du langage diplomatique employé et la portée réelle des mesures adoptées sur le terrain.

## Ce que les entreprises technologiques observent de près

### Une dépendance qui rend la vigilance obligatoire

Les grandes entreprises technologiques mondiales, dépendantes de la production taïwanaise de semi-conducteurs, suivent l'évolution de ces routes maritimes avec une attention particulière, indépendamment des considérations géopolitiques plus larges. Une perturbation prolongée, même partielle, des routes d'approvisionnement autour de **Taïwan** aurait des répercussions immédiates sur les chaînes de production mondiales de composants électroniques.

Plusieurs de ces entreprises ont, selon des rapports sectoriels, engagé des efforts de diversification de leurs sources d'approvisionnement, une tendance qui, si elle se poursuit, pourrait réduire à terme la **vulnérabilité** collective de l'industrie face à un scénario de perturbation maritime prolongée. *Diversifier une chaîne d'approvisionnement coûte cher tant que rien ne se passe ; c'est précisément pour cela que si peu d'entreprises le font avant que quelque chose ne se passe réellement.*

### Un calendrier de diversification qui reste, pour l'instant, partiel

Les efforts de diversification annoncés par plusieurs grandes entreprises technologiques restent, selon les rapports sectoriels disponibles, étalés sur plusieurs années et concentrés sur un nombre limité de composants critiques, loin d'une réduction complète de la dépendance envers la production taïwanaise de semi-conducteurs avancés.

Cette réalité signifie que même un plan de diversification activement mis en œuvre aujourd'hui ne protégerait pas entièrement les chaînes de production mondiales d'une perturbation maritime survenant dans les prochaines années.

## La dimension diplomatique du dossier

### Un sommet régional en toile de fond

Les **exercices** du 23-24 juillet sont survenus au lendemain d'une rencontre entre le secrétaire d'État **Rubio** et le ministre chinois des Affaires étrangères **Wang Yi** à Manille, dans le cadre d'un sommet régional. Cette coïncidence temporelle a été relevée par plusieurs médias comme un facteur potentiellement significatif dans la lecture du calendrier chinois, sans qu'aucune source ne permette d'établir un lien de cause à effet direct et confirmé.

Ce type de coïncidence, fréquent dans les relations internationales tendues, illustre la difficulté de distinguer un calendrier militaire authentiquement indépendant d'un geste délibérément synchronisé avec un événement diplomatique. *Le calendrier militaire d'une grande puissance ne parle presque jamais par hasard le lendemain d'une rencontre diplomatique tendue.*

### Ce que Pékin cherche probablement à démontrer

Plusieurs analystes en relations internationales estiment que la synchronisation apparente entre rencontres diplomatiques et démonstrations militaires vise probablement à rappeler, à chaque interlocuteur occidental, que les discussions diplomatiques n'impliquent aucune suspension de la pression exercée sur le terrain autour de Taïwan.

Cette lecture reste une interprétation raisonnable plutôt qu'une certitude confirmée par une source officielle chinoise, qui n'a fourni, selon les sources consultées, aucune explication publique reliant explicitement le calendrier des exercices à celui des rencontres diplomatiques.

## Ce que cette séquence révèle sur la trajectoire régionale

### Une pression qui se déplace plus qu'elle ne s'éteint

L'ensemble des éléments examinés dans cette analyse — hausse de l'activité maritime signalée par Taipei, **exercices** à tir réel près de **Dongshan**, rotations de **garde côtière**, paradoxe statistique des **sorties** aériennes — dessine une image cohérente d'une **pression** chinoise qui se redéploie plutôt qu'elle ne s'atténue, avec des conséquences directes et mesurables sur les routes maritimes du Pacifique.

*Une route maritime ne se ferme presque jamais d'un coup ; elle se referme par petites contraintes accumulées, jusqu'au jour où l'on réalise qu'elle n'était plus vraiment ouverte depuis longtemps.*

## Le rôle des ports régionaux dans l'absorption du choc

### Des alternatives limitées mais existantes

Plusieurs ports régionaux, notamment au Japon, en Corée du Sud et aux Philippines, pourraient théoriquement absorber une partie du trafic détourné en cas de perturbation prolongée des routes traversant directement le détroit de **Taïwan**. Cette capacité de report reste toutefois limitée par les infrastructures existantes et par les délais supplémentaires que ces détournements imposeraient aux chaînes d'approvisionnement les plus sensibles au facteur temps.

Aucune source consultée ne permet d'affirmer qu'un plan de report systématique du trafic maritime a déjà été activé par les grandes compagnies de fret; il s'agit, à ce stade, d'une capacité théorique documentée par des experts du secteur plutôt que d'une mesure opérationnelle confirmée.

### Le coût caché de la simple précaution

Même en l'absence de toute fermeture effective, la simple perception d'un risque accru autour de **Taïwan** entraîne déjà, selon plusieurs **analystes** du secteur maritime, des ajustements de primes d'assurance et de planification logistique qui représentent un coût économique réel, même si ce coût reste largement invisible dans les statistiques commerciales globales publiées à ce jour. *Le prix d'une route qui reste ouverte mais incertaine peut, additionné jour après jour, dépasser discrètement celui d'une fermeture brève et déclarée.*

## Conclusion

Les routes maritimes du Pacifique autour de **Taïwan** traversent, à l'été 2026, une période de tension mesurable et documentée : hausse de l'activité chinoise signalée par les autorités taïwanaises, **exercices** à tir réel près de **Dongshan** avec fermetures temporaires de zones, rotations soutenues de **garde côtière**, et un paradoxe statistique qui masque une reconfiguration plutôt qu'un apaisement de la **pression** militaire chinoise.

Rien, dans les sources consultées, ne permet d'affirmer qu'une fermeture durable de ces routes est en préparation avancée. Ce que ces éléments permettent d'affirmer, avec la prudence que ce type de dossier impose, c'est qu'une incertitude croissante pèse désormais sur des routes commerciales dont dépend une part significative de l'économie mondiale, et que cette incertitude, même sans **blocus** déclaré, a déjà un coût réel pour ceux qui doivent y naviguer chaque jour. *Une route qui reste techniquement ouverte n'est plus, pour autant, une route sur laquelle on navigue l'esprit tranquille.*

**Signé Maxime Marquette, chroniqueur**

## Encadré de transparence du chroniqueur

### Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais **chroniqueur et analyste**. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. **Je prétends à la lucidité analytique**, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

### Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre **faits vérifiés et analyses interprétatives**. La règle de méthode est constante : une information factuelle n'est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous **Sources**, jamais ici.

**Familles de sources primaires** retenues par la publication, quand le dossier en comporte : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d'organisations intergouvernementales, dépêches d'agences de presse internationales reconnues.

**Familles de sources secondaires** : publications spécialisées, médias d'information reconnus internationalement, analyses d'institutions de recherche établies, rapports d'organisations sectorielles.

Quand un article cite des données statistiques, économiques ou géopolitiques, elles proviennent d'institutions productrices de données (organisations intergouvernementales, banques centrales, instituts statistiques nationaux), et l'institution exacte est nommée sous **Sources**.

### Nature de l'analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une **synthèse critique et contextuelle** basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d'experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

## Sources

### Sources primaires

- [Reuters — Taïwan signale une hausse de l'activité maritime chinoise, faisant craindre pour les routes d'approvisionnement du Pacifique — 20 juillet 2026](https://www.reuters.com/world/china/taiwan-says-chinese-vessel-activity-jumps-raising-fears-pacific-supply-routes-2026-07-20/)

- [Reuters — La Chine débute des exercices militaires dans le détroit de Taïwan — 23 juillet 2026](https://www.reuters.com/fr/affaires/la-chine-dbute-des-exercices-militaires-dans-le-dtroit-de-tawan-2026-07-23/)

- [Taipei Times — Washington dénonce les déploiements de la garde côtière chinoise près de Taïwan — 24 juillet 2026](https://www.taipeitimes.com/News/front/archives/2026/07/24/2003861284)

### Sources secondaires

- [Newsweek — La Chine organise des exercices militaires dans des eaux commerciales clés après l'avertissement de Rubio — 23 juillet 2026](https://www.newsweek.com/china-stages-military-drills-in-key-trade-waters-after-rubio-warning-12227056)

- [Thairath — 21 sorties de l'armée de l'air chinoise détectées près de Taïwan — 24 juillet 2026](https://en.thairath.co.th/news/foreign/2948131)

- [South China Morning Post — Pourquoi les sorties de chasseurs de l'APL près de Taïwan ont chuté à leur plus bas niveau en trois ans au premier semestre 2026 — 24 juillet 2026](https://www.scmp.com/news/china/military/article/3361605/why-pla-fighter-jet-sorties-near-taiwan-dropped-3-year-low-first-half-2026)

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Source : Maxime Marquette, MadMax. Pour citer ce texte, nommer l’auteur et lier https://mad-max.co/fr/article/analyse-les-routes-du-pacifique-sous-tension
