# ANALYSE : les frappes sur Moscou et la mer Noire

> Le 20 juillet 2026, Volodymyr Zelensky a confirmé ce que plusieurs images satellitaires laissaient déjà entrevoir : des frappes ukrainiennes ont visé un dépôt pétrolier et des centres logistiques dans l'oblast de…

- Auteur: Maxime Marquette
- Publication: MadMax (https://mad-max.co)
- Rubrique: Analyse
- Publié: 2026-07-23
- Adresse à citer: https://mad-max.co/fr/article/analyse-les-frappes-sur-moscou-et-la-mer-noire

## À retenir

- Le 20 juillet 2026, Zelensky a confirmé des frappes sur un dépôt pétrolier et des centres logistiques dans l'oblast de Moscou, ainsi que sur six navires en mer Noire (deux pétroliers et quatre cargos secs).
- Selon l'auteur, le carburant est une cible critique, et la campagne vise aussi la flotte fantôme qui contourne les sanctions.
- Une frappe sur un centre de coordination du FSB à Kherson occupé élargit, selon lui, les objectifs vers les structures de contrôle territorial.
- Les frappes sur la Crimée occupée produisent un coût cumulatif plutôt qu'une neutralisation durable, les réparations permettant une remise en service partielle.
- La Russie riposte par ses propres frappes, avec des victimes civiles documentées des deux côtés, que l'auteur juge à ne pas minimiser.

## Introduction

Le 20 **juillet** 2026, Volodymyr **Zelensky** a confirmé ce que plusieurs images satellitaires laissaient déjà entrevoir : des **frappes** **ukrainiennes** ont visé un **dépôt pétrolier** et des centres logistiques dans l'**oblast** de **Moscou**, ainsi que six **navires** en mer **Noire**, deux **pétroliers** et quatre **cargos** secs. *Une **capitale** qui se croyait à l'abri de la **guerre** découvre, **frappe** **après** frappe, que la **distance** ne garantit plus rien.*

Cette **analyse** examine ce que ces **frappes** révèlent sur l'**évolution** de la **capacité** **ukrainienne** à frapper en profondeur, sur la stratégie qui les sous-tend, et sur leurs répercussions concrètes pour l'**effort** de **guerre** **russe**.

Les informations rapportées ici s'appuient sur les déclarations de **Zelensky** relayées par Kyiv Independent, ainsi que sur des **rapports** complémentaires de Militarnyi et d'autres **sources** spécialisées dans le suivi du **conflit**.

## Le dépôt pétrolier de l'oblast de Moscou comme cible symbolique

### Ce que l'attaque révèle sur la portée ukrainienne

Frapper un dépôt **pétrolier** dans l'**oblast** de **Moscou**, à plusieurs centaines de kilomètres du **territoire** **ukrainien** contrôlé, démontre une **capacité de frappe longue portée** qui a considérablement évolué depuis le début du **conflit**, s'appuyant vraisemblablement sur des **drones** à **longue** **distance** dont la **portée** s'est étendue au fil des mois.

Cette **portée** accrue, confirmée par **Zelensky** lui-même selon Kyiv Independent, **illustre** une **montée en puissance technologique** **ukrainienne** qui contraste avec la perception initiale d'une armée uniquement défensive, capable désormais de projeter une **pression** **réelle** sur l'arrière profond **russe**.

### La valeur stratégique du carburant comme cible

Les **dépôts** **pétroliers** ne sont pas des **cibles** choisies au hasard : le **carburant** constitue un intrant critique pour l'**ensemble** de l'**effort** de **guerre** **russe**, du transport logistique aux opérations militaires directes, rendant chaque installation détruite une contribution mesurable à l'érosion des **capacités** opérationnelles **russes**.

Cette logique de ciblage, cohérente avec la **campagne** plus **large** de **frappes** **contre** les **raffineries** et **dépôts** **russes** **documentée** par plusieurs **sources**, **illustre** une **stratégie économique de guerre** qui vise à réduire progressivement la **capacité** **russe** à soutenir ses opérations sur le **front**.

*Un char sans carburant n'est qu'une sculpture de métal ; c'est peut-être la leçon la plus simple de cette **campagne**.*

## Les six navires visés en mer Noire

### Une distinction entre pétroliers et cargos secs

Parmi les six **navires** visés en mer **Noire** selon les déclarations de **Zelensky**, deux étaient des **pétroliers** et quatre des **cargos** secs, une distinction qui **suggère** une **campagne** visant à la fois les **capacités** de transport **énergétique** et les capacités logistiques plus larges de la **flotte** opérant dans cette région **maritime** critique.

Cette diversité de **cibles** navales, **documentée** par Kyiv Independent, montre que la **campagne** **ukrainienne** en **mer Noire** ne se limite pas à un seul type d'**infrastructure**, mais cherche à perturber l'**ensemble** de l'écosystème logistique **maritime** que la **Russie** utilise pour soutenir son économie de **guerre**.

### Le lien avec la campagne contre la flotte fantôme

Ces **frappes** s'inscrivent dans une **campagne** plus **large** **contre** ce que plusieurs **sources** appellent la **flotte fantôme**, des **navires** utilisés pour contourner les sanctions internationales sur le pétrole **russe**, dont sept ont été visés par des **drones** **ukrainiens** selon les informations disponibles sur cette période.

Cette continuité entre les **frappes** sur les **dépôts** terrestres et celles visant la **flotte** fantôme **maritime** **révèle** une approche **intégrée** de la **guerre** **économique** **ukrainienne**, qui **cible** simultanément la **production**, le stockage et le transport des ressources énergétiques **russes**.

*On ne coupe pas un fleuve en un seul point ; on l'assèche, patiemment, à chaque affluent qui le nourrit.*

## Le centre de coordination FSB à Kherson occupé

### Une cible qui dépasse le seul enjeu économique

Au-delà des **cibles** énergétiques, des **drones** **ukrainiens** ont également frappé un **centre de coordination du FSB** à Kherson occupé, une **cible** qui relève **directement** du renseignement et du contrôle territorial **russe** **plutôt** que de la **seule** logistique **énergétique**, élargissant ainsi le spectre des objectifs de cette **campagne** de **frappes** **profondes**.

Cette **frappe**, si elle est confirmée dans ses détails précis par des sources indépendantes supplémentaires, illustrerait une volonté **ukrainienne** de perturber directement les **capacités de renseignement** russes dans les territoires occupés, au-delà de la seule **pression** économique sur l'effort de **guerre**.

### Ce que cette frappe révèle sur les priorités ukrainiennes

Cibler le FSB plutôt qu'une infrastructure purement militaire suggère une compréhension ukrainienne fine de l'architecture du **contrôle territorial** russe dans les zones occupées, où les services de sécurité jouent un rôle central dans la répression de la population et la coordination de l'administration occupante.

Cette frappe s'ajoute à un ensemble de signaux montrant que la stratégie ukrainienne de frappes profondes ne vise pas uniquement l'économie de guerre russe, mais aussi les structures de **pouvoir** qui maintiennent l'occupation dans les territoires annexés.

*Occuper un territoire exige une administration ; frapper cette administration, c'est frapper l'occupation elle-même.*

## L'infrastructure énergétique en Crimée occupée

### Une pression continue sur la péninsule annexée

Les frappes ukrainiennes ont également visé l'**infrastructure énergétique** en Crimée occupée, poursuivant une campagne de pression qui vise à rendre plus coûteuse et plus fragile l'occupation russe de la péninsule annexée depuis 2014, une pression documentée de manière répétée depuis plusieurs mois.

Cette pression continue sur la Crimée, distincte des frappes visant directement le territoire russe, illustre la **cohérence stratégique** d'une campagne qui traite l'ensemble des territoires occupés et annexés comme des zones légitimes de frappe pour réduire la capacité russe à s'y maintenir durablement.

### Les limites documentées de cette pression

Malgré cette pression répétée, aucune source consultée ne permet d'affirmer que l'infrastructure énergétique de Crimée ait été durablement neutralisée : les **réparations russes**, bien que coûteuses, permettent généralement une remise en service partielle après chaque frappe, un cycle de destruction et de réparation qui caractérise cette guerre d'attrition infrastructurelle.

Cette réalité impose de mesurer l'effet de ces frappes en termes de **coût cumulatif** plutôt que de neutralisation définitive, une distinction essentielle pour évaluer correctement l'impact réel de cette campagne sur la durée.

*Réparer coûte toujours plus cher que détruire ; c'est cette arithmétique cruelle qui use, patiemment, les deux camps.*

## La campagne longue portée contre les raffineries russes

### Une intensification documentée sur plusieurs mois

La campagne de frappes contre les raffineries et dépôts pétroliers russes s'est **intensifiée** au cours des derniers mois selon plusieurs sources spécialisées, avec des drones ukrainiens atteignant des cibles à plusieurs centaines de kilomètres du front, dans des zones que la Russie considérait auparavant comme largement à l'abri de toute menace directe.

Cette intensification, documentée par la fréquence croissante des rapports de frappes réussies, suggère une amélioration continue des **capacités de production** ukrainiennes en matière de drones longue portée, un secteur industriel qui semble avoir connu une accélération significative au cours de la dernière année.

### L'impact économique cumulatif sur le secteur pétrolier russe

Plusieurs analyses économiques ont tenté d'estimer l'impact cumulatif de cette campagne sur la **capacité de raffinage** russe, avec des estimations suggérant une réduction significative de la capacité opérationnelle dans certaines régions, bien que la marge d'incertitude sur ces chiffres reste importante selon les méthodologies employées par les différents analystes.

Cette incertitude méthodologique n'empêche pas de constater un **effet économique réel**, documenté indirectement par les efforts russes accrus de protection anti-drone autour des installations pétrolières les plus importantes du pays.

*On ne blinde pas une raffinerie qu'on croit déjà à l'abri ; le blindage, lui, avoue ce que les discours nient.*

## La réponse russe face à cette pression aérienne

### Le renforcement des défenses anti-drone

La Russie a renforcé ses **défenses anti-drone** autour de Moscou et des installations énergétiques critiques, un effort documenté par plusieurs rapports de défense qui notent l'installation de systèmes de brouillage électronique et de défenses aériennes supplémentaires dans un rayon élargi autour de la capitale russe.

Ce renforcement défensif, bien que significatif, n'a pas empêché la frappe du 20 juillet 2026 confirmée par Zelensky, suggérant que les capacités ukrainiennes d'adaptation évoluent au moins aussi rapidement que les **contre-mesures** russes déployées pour s'en protéger.

### Les frappes russes en retour contre l'Ukraine

La Russie a répondu par ses propres frappes en profondeur contre le territoire ukrainien, avec un bilan civil documenté par Al Jazeera comme le plus lourd depuis 2022 lors de certains échanges, notamment une frappe sur Pavlohrad ayant fait des victimes civiles, incluant un enfant à Voronej lors d'un échange de frappes rapporté le 23 juillet 2026.

Cette escalade réciproque illustre une **dynamique de représailles** où chaque camp cherche à démontrer sa capacité de frappe en profondeur, avec des conséquences humaines documentées des deux côtés du front qu'aucune analyse stratégique ne devrait minimiser.

*Un enfant mort à Voronej pèse autant, dans le deuil, qu'un enfant mort à Pavlohrad ; la stratégie ne devrait jamais l'oublier.*

## Ce que ces frappes révèlent sur l'évolution du conflit

### Une guerre qui déborde du front terrestre traditionnel

Ces frappes confirment que le conflit ukraino-russe a largement débordé du front terrestre traditionnel pour s'étendre à une **guerre économique et infrastructurelle** qui touche des cibles situées loin des lignes de front, redéfinissant profondément la géographie réelle de cette guerre pour les populations des deux pays.

Cette extension géographique du conflit, documentée de manière cumulative depuis plusieurs mois, illustre une évolution structurelle vers une guerre d'**attrition économique** où la capacité de production industrielle et énergétique devient elle-même un champ de bataille à part entière.

### Les implications pour la durée du conflit

Cette dimension économique et infrastructurelle du conflit suggère une guerre de **longue durée** plutôt qu'une résolution rapide, où la capacité de chaque camp à maintenir sa production énergétique et industrielle sous pression constante deviendra un facteur déterminant de l'issue finale du conflit.

Cette perspective de long terme impose de mesurer chaque frappe non comme un événement isolé, mais comme un élément d'une **campagne cumulative** dont l'effet réel ne se mesure que sur plusieurs mois, voire plusieurs années de conflit continu.

*Une guerre d'usure ne se raconte pas en une manchette ; elle se compte, patiemment, en mois qui s'additionnent.*

## Le rôle du soutien occidental dans cette capacité de frappe

### L'aide militaire américaine récemment approuvée

Le Sénat américain a approuvé, selon Militarnyi, 500 millions de dollars d'aide militaire supplémentaire pour l'Ukraine pour l'année fiscale 2026, une augmentation par rapport aux 300 millions de l'année précédente, un soutien financier qui contribue indirectement au développement continu des **capacités de frappe** ukrainiennes documentées dans cette analyse.

Cette augmentation du soutien américain, bien que ne financant pas directement chaque type d'arme utilisée dans ces frappes spécifiques, illustre l'importance du **soutien financier occidental** continu pour permettre à l'Ukraine de maintenir et développer ses capacités militaires face à la Russie.

### Les limites de ce que révèle ce financement

Il convient de noter qu'une large part de la technologie de drones longue portée ukrainienne provient désormais d'une **production domestique** plutôt que d'une importation directe occidentale, une évolution industrielle significative qui réduit la dépendance ukrainienne envers les livraisons étrangères pour ce type spécifique de capacité militaire.

Cette autonomie industrielle croissante, documentée par plusieurs analyses du secteur de défense ukrainien, constitue en elle-même un **développement stratégique** majeur qui mérite d'être distingué du débat plus large sur l'aide militaire occidentale traditionnelle.

*Apprendre à fabriquer ses propres armes est peut-être la victoire la plus discrète, et la plus durable, de cette guerre.*

## Les capacités russes de représailles économiques

### Le ciblage réciproque des infrastructures ukrainiennes

La Russie a poursuivi ses propres frappes contre les **infrastructures énergétiques** ukrainiennes, une campagne de représailles qui vise à créer une réciprocité de la douleur infrastructurelle, chaque camp cherchant à démontrer que l'autre paiera un prix comparable pour toute escalade de cette guerre économique.

Cette réciprocité documentée illustre une **dynamique symétrique** qui contraste avec la perception parfois asymétrique du conflit, où les deux camps disposent désormais de capacités significatives pour infliger des dommages économiques réels à l'infrastructure de l'autre.

### Ce que cette symétrie change pour l'analyse du conflit

Cette symétrie croissante des capacités de frappe économique impose de revoir certaines analyses qui présentaient le conflit comme structurellement favorable à la Russie sur le plan industriel, une lecture que la campagne ukrainienne de frappes profondes vient **nuancer** significativement selon les données disponibles à ce jour.

Cette nuance ne doit cependant pas faire oublier les **disparités** qui subsistent entre les deux économies de guerre, la Russie conservant des avantages structurels en termes de volume de production industrielle malgré la pression infrastructurelle documentée.

*Piquer un géant ne le renverse pas ; cela le ralentit, parfois assez, pour changer l'issue d'une longue course.*

## Le précédent des frappes contre la flotte pétrolière iranienne

### Une méthode déjà éprouvée ailleurs

Le ciblage de navires transportant du pétrole sous sanctions n'est pas une invention ukrainienne : des méthodes similaires ont été employées dans d'autres contextes géopolitiques pour perturber le **commerce pétrolier sanctionné**, offrant un précédent utile pour comprendre la logique qui sous-tend les frappes ukrainiennes contre la flotte fantôme russe.

Cette continuité méthodologique, documentée par plusieurs analyses de sécurité maritime internationale, montre que l'Ukraine s'inscrit dans une **tradition de guerre économique** déjà éprouvée par d'autres acteurs confrontés à des adversaires cherchant à contourner des sanctions internationales.

### Ce que cette comparaison révèle sur l'efficacité attendue

Ces précédents suggèrent qu'une pression maritime soutenue peut effectivement compliquer, sans nécessairement éliminer, la capacité d'un acteur sanctionné à maintenir ses **flux commerciaux**, une leçon qui s'applique avec prudence au cas ukrainien compte tenu des différences de contexte géographique et politique.

Cette prudence comparative n'empêche pas de reconnaître la valeur stratégique de cette approche pour l'Ukraine, qui dispose de peu d'autres leviers directs pour affecter l'économie pétrolière russe à cette échelle.

*On emprunte les méthodes qui fonctionnent ailleurs ; on ne peut jamais garantir qu'elles produiront le même résultat ici.*

## La dimension technologique des drones longue portée ukrainiens

### Une industrie qui a considérablement évolué

L'industrie ukrainienne de **drones longue portée** a connu une évolution technologique significative depuis le début du conflit, passant de capacités limitées à des frappes capables d'atteindre des cibles à plusieurs centaines de kilomètres, une progression documentée par plusieurs analyses spécialisées en défense.

Cette évolution technologique rapide illustre la capacité d'adaptation industrielle ukrainienne sous la pression de la guerre, un facteur qui pourrait avoir des implications durables pour l'**écosystème de défense** européen bien après la fin éventuelle du conflit actuel.

### Les limites documentées de cette technologie

Malgré ces progrès, ces drones restent vulnérables aux **défenses anti-aériennes** russes renforcées, un taux d'interception qui, bien que non précisément quantifiable à partir des sources disponibles, limite l'efficacité de chaque vague de frappes par rapport au volume total de drones lancés.

Cette limite technique rappelle que la guerre des drones reste une course constante entre attaque et défense, où aucun avantage technologique n'est garanti de rester **durable** sans adaptation continue des deux côtés.

*Chaque drone amélioré appelle un radar amélioré ; la technologie n'offre jamais de repos définitif à personne.*

## Ce que ces frappes signifient pour les négociations éventuelles

### Un levier de pression avant toute table de négociation

Ces frappes profondes fonctionnent aussi comme un **levier de négociation** potentiel : en démontrant sa capacité à infliger des coûts économiques réels à la Russie, l'Ukraine renforce sa position dans l'hypothèse de discussions diplomatiques futures, sans qu'aucune source consultée ne confirme l'existence de négociations actives à ce jour.

Cette logique de **pression avant négociation** est cohérente avec la doctrine plus large observée dans d'autres conflits, où la démonstration de capacité militaire continue précède généralement toute concession diplomatique significative de la part d'un adversaire.

### Les limites de cette lecture stratégique

Cette lecture reste une **inférence prudente** plutôt qu'un fait confirmé par une source officielle ukrainienne : aucune déclaration consultée ne présente explicitement ces frappes comme un levier de négociation, une prudence méthodologique qui s'impose face à l'absence de confirmation directe de cette intention stratégique.

Cette réserve n'empêche pas de noter que la temporalité et l'intensité de cette campagne coïncident avec un contexte où plusieurs acteurs internationaux appellent à une reprise de discussions diplomatiques sur l'avenir du conflit.

*On négocie rarement depuis une position de faiblesse admise ; chaque frappe est peut-être un mot avant la phrase diplomatique.*

## La couverture médiatique internationale de cette campagne

### Une attention qui reste inégale selon les cibles

La couverture médiatique internationale de cette campagne de frappes profondes reste **inégale** : les frappes sur des cibles symboliques comme Moscou reçoivent une attention disproportionnée par rapport à d'autres aspects tout aussi significatifs de cette guerre économique, comme les frappes répétées contre les raffineries régionales moins connues du public occidental.

Cette asymétrie de couverture, observable dans la fréquence relative des rapports consultés pour cette analyse, illustre une tendance plus large des médias internationaux à privilégier les **symboles** plutôt que la substance cumulative d'une campagne militaire de longue durée.

### Ce que cette asymétrie médiatique implique pour l'analyse publique

Cette asymétrie médiatique peut fausser la perception publique de l'ampleur réelle de cette campagne, un biais que cette analyse a tenté de corriger en documentant l'ensemble des dimensions de cette pression plutôt que la seule frappe symbolique sur l'oblast de **Moscou** qui a le plus retenu l'attention médiatique initiale.

Cette correction méthodologique reste essentielle pour comprendre la portée réelle de cette guerre économique, dont l'effet cumulatif dépasse largement la seule dimension symbolique des frappes les plus médiatisées.

*Le symbole attire la caméra ; c'est pourtant la répétition invisible, ailleurs, qui gagne vraiment les guerres longues.*

## Conclusion

Les frappes du 20 juillet 2026 sur le dépôt pétrolier de l'oblast de Moscou et les six navires en mer Noire ne constituent pas un événement isolé, mais l'illustration la plus récente d'une **campagne cohérente** de guerre économique et infrastructurelle qui redéfinit progressivement la géographie réelle du conflit ukraino-russe.

Cette analyse a cherché à documenter cette évolution sans en exagérer la portée immédiate ni en minimiser la signification stratégique de long terme, dans un conflit dont l'issue dépendra largement de la capacité de chaque camp à absorber cette pression cumulative. *Une capitale frappée à distance n'est jamais vaincue en une seule nuit ; elle apprend seulement, frappe après frappe, qu'aucune distance n'est plus jamais tout à fait sûre.*

**Signé Maxime Marquette, chroniqueur**

## Encadré de transparence du chroniqueur

### Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais **chroniqueur et analyste**. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. **Je prétends à la lucidité analytique**, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

### Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre **faits vérifiés et analyses interprétatives**. La règle de méthode est constante : une information factuelle n'est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous **Sources**, jamais ici.

**Familles de sources primaires** retenues par la publication, quand le dossier en comporte : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d'organisations intergouvernementales, dépêches d'agences de presse internationales reconnues.

**Familles de sources secondaires** : publications spécialisées, médias d'information reconnus internationalement, analyses d'institutions de recherche établies, rapports d'organisations sectorielles.

Quand un article cite des données statistiques, économiques ou géopolitiques, elles proviennent d'institutions productrices de données (organisations intergouvernementales, banques centrales, instituts statistiques nationaux), et l'institution exacte est nommée sous **Sources**.

### Nature de l'analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une **synthèse critique et contextuelle** basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d'experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

## Sources

### Sources primaires

- [Kyiv Independent — Zelensky confirme les frappes sur le dépôt pétrolier de l'oblast de Moscou et six navires en mer Noire — 20 juillet 2026](https://kyivindependent.com/ukraine-war-latest-july-20-2026/)

- [Militarnyi — Le Sénat américain approuve 500 millions de dollars d'aide militaire pour l'Ukraine en 2026 — 20 juillet 2026](https://militarnyi.com/en/news/us-senate-approves-500m-in-military-aid-for-ukraine-in-2026/)

### Sources secondaires

- [Al Jazeera — Plusieurs morts alors que l'Ukraine et la Russie échangent des frappes en profondeur derrière la ligne de front — 23 juillet 2026](https://www.aljazeera.com/news/2026/7/23/several-killed-as-ukraine-russia-trade-attacks-deep-behind-the-front-line)

- [Le Monde — En direct : guerre en Ukraine, les dernières informations au 23 juillet 2026 — 23 juillet 2026](https://www.lemonde.fr/international/live/2026/07/23/en-direct-guerre-en-ukraine-les-dernieres-informations-au-23-juillet-2026_6725306_3210.html)

- [Forbes — Récapitulatif du 23 juillet sur la guerre de la Russie contre l'Ukraine — 23 juillet 2026](https://www.forbes.com/sites/katyasoldak/2026/07/23/thursday-july-23-russias-war-on-ukraine-news-and-information-from-ukraine/)

- [Centre de journalisme d'investigation — Chronique quotidienne de la guerre — 23 juillet 2026](https://investigator.org.ua/ua/war/285195/)

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Source : Maxime Marquette, MadMax. Pour citer ce texte, nommer l’auteur et lier https://mad-max.co/fr/article/analyse-les-frappes-sur-moscou-et-la-mer-noire
