# ANALYSE : La raffinerie de Moscou hors service jusqu'en 2027 — l'Ukraine frappe le cœur économique russe

> Les 16 et 18 juin 2026, des drones ukrainiens ont frappé deux fois la raffinerie de Moscou, aussi connue sous le nom de raffinerie de Kapotnya, du nom du district sud où elle est implantée. Le résultat de ces deux frappes combinées est dévastateur : deux sources bien placées dans l'industrie pétrolière russe ont confié à l'agence Reuters que la raffinerie est peu susceptible de

- Auteur: Maxime Marquette
- Publication: MadMax (https://mad-max.co)
- Rubrique: Analyse
- Publié: 2026-06-29
- Adresse à citer: https://mad-max.co/fr/article/analyse-la-raffinerie-de-moscou-hors-service-jusqu-en-2027-l-ukraine-frappe-le-c

## Introduction : Deux drones ukrainiens paralysent 47% du raffinage de la capitale russe

### Juin 2026 — quand Moscou commence à sentir la guerre chez elle

Les **16 et 18 juin 2026**, des drones ukrainiens ont frappé deux fois la **raffinerie de Moscou**, aussi connue sous le nom de **raffinerie de Kapotnya**, du nom du district sud où elle est implantée. Le résultat de ces deux frappes combinées est dévastateur : deux sources bien placées dans l'**industrie pétrolière russe** ont confié à l'agence **Reuters** que la raffinerie est peu susceptible de reprendre sa production normale avant **2027**. L'unité touchée, l'**ELOU-AVT-6**, est l'unité de distillation atmosphérique primaire — le cœur du processus de raffinage.

Ces deux frappes représentent bien plus qu'une opération militaire réussie. Elles signalent que l'**Ukraine** a atteint un niveau de précision et de portée qui lui permet de frapper l'infrastructure économique de la capitale ennemie — à plus de **900 kilomètres** des lignes de front. Et que cette frappe-là ne sera pas réparée en quelques semaines : les dommages à l'**ELOU-AVT-6** nécessitent des pièces spécifiques, des compétences techniques rares et des délais incompressibles.

### Kapotnya : une raffinerie dans le tissu urbain de Moscou

La **raffinerie de Kapotnya** n'est pas une installation industrielle ordinaire. Elle est implantée dans le district de **Kapotnya**, à la périphérie **sud-est de Moscou**, dans un environnement semi-urbain. Elle représentait environ **47% de la capacité de raffinage totale** de la capitale russe — ce qui signifie que près de la moitié de l'approvisionnement en carburant de **Moscou** passait par cette installation. Sa mise hors service jusqu'en **2027** crée des tensions d'approvisionnement significatives pour la plus grande ville de **Russie**.

La position géographique de la raffinerie — en zone urbaine, à moins de **20 kilomètres** du Kremlin — rend cette frappe symboliquement extraordinaire. Ce n'est pas une attaque sur un convoi militaire à **1000 kilomètres** de **Moscou**. C'est une frappe au cœur même de la géographie économique de la capitale russe. Le message envoyé à la population moscovite est d'une clarté brutale : la guerre n'est plus seulement là-bas, dans l'est de l'Ukraine. Elle est ici.

*Il y a quelque chose de profondément juste dans le fait que Moscou commence à sentir le coût de la guerre que Poutine a lancée. Pendant deux ans, les Russes ordinaires regardaient la guerre à la télévision. Maintenant, les fumées de Kapotnya se voient depuis les fenêtres des appartements moscovites. La distance entre le confort de Moscou et la réalité de la guerre en Ukraine se réduit. C'est un changement politique potentiellement significatif.*

## L'unité ELOU-AVT-6 : pourquoi les réparations prendront des mois

### Comprendre l'architecture d'une raffinerie et sa vulnérabilité

Une raffinerie de pétrole est un ensemble de processus interdépendants dont la première étape — et la plus critique — est la **distillation atmosphérique**. L'unité **ELOU-AVT-6** de **Kapotnya** est précisément cette unité primaire : elle reçoit le pétrole brut, le chauffe et le sépare en fractions — essence, kérosène, diesel, fioul lourd. Sans cette unité fonctionnelle, aucune des étapes ultérieures du raffinage ne peut avoir lieu. La raffinerie entière est à l'arrêt.

Les dommages subis par l'**ELOU-AVT-6** lors des frappes des **16 et 18 juin** nécessitent des réparations majeures : remplacement de colonnes de distillation endommagées, reconstruction de systèmes de chauffage, remplacement de tuyauteries spécialisées en acier résistant à haute température. Ces composants ne s'achètent pas en catalogue. Ils sont fabriqués sur mesure, par des spécialistes, avec des délais de production de plusieurs mois. Et sous les **sanctions occidentales**, l'accès aux équipements et aux matériaux de qualité industrielle est considérablement plus difficile pour la **Russie**.

### Les sanctions comme multiplicateur des dommages

C'est ici que les **sanctions occidentales** imposées depuis **2022** jouent un rôle de multiplicateur. Dans un contexte normal, une raffinerie endommagée pourrait commander les pièces nécessaires auprès de fabricants européens ou américains — **Siemens**, **GE**, **Honeywell** — avec des délais de quelques semaines à quelques mois. Sous les sanctions actuelles, ces fournisseurs sont largement inaccessibles pour la **Russie**, qui doit se tourner vers des substituts moins performants, souvent produits en **Chine**, et avec des délais logistiques beaucoup plus longs.

L'estimation de non-reprise avant **2027** — fournie à **Reuters** par deux sources industrielles indépendantes — intègre probablement ces contraintes d'approvisionnement. Sans sanctions, les réparations auraient peut-être pu être accomplies en six mois. Avec les sanctions, le délai double ou triple. C'est exactement le genre de synergie stratégique que les concepteurs du régime de sanctions espéraient créer.

*Les sanctions sont souvent critiquées comme inefficaces — trop lentes, trop facilement contournées. Kapotnya leur donne raison sur la deuxième chance : sans sanctions, la Russie aurait réparé cette raffinerie en six mois. Avec les sanctions, c'est dix-huit mois minimum. C'est la différence entre une gêne passagère et un handicap structurel. Les deux en même temps — voilà comment on gagne une guerre économique.*

## L'impact sur l'approvisionnement en carburant russe

### 47% du raffinage de Moscou — les conséquences concrètes

La **raffinerie de Kapotnya** représentait environ **47% de la capacité de raffinage de Moscou**. Sa mise hors service n'entraîne pas immédiatement des pénuries d'essence dans les stations-service de la capitale — la **Russie** peut rediriger du carburant depuis d'autres régions. Mais elle crée des **coûts logistiques supplémentaires**, des **tensions d'approvisionnement** à l'approche de l'hiver, et une **pression sur les prix** qui se répercutera sur la population moscovite.

Plus important stratégiquement : la raffinerie de **Kapotnya** est l'une de nombreuses installations pétrolières russes à avoir été frappées par des drones ukrainiens depuis **2024**. L'effet cumulatif de ces frappes — **Saratov**, **Krasnodar**, **Ryazan**, maintenant **Moscou** — commence à produire une contraction significative de la capacité de raffinage russe totale. La somme de ces atteintes partielles constitue un affaiblissement économique systémique de l'effort de guerre russe.

### Le pétrole, le carburant et la machine de guerre russe

La **Russie** a besoin de carburant raffiné non seulement pour ses villes civiles, mais surtout pour son armée. Les **chars T-72** et **T-80**, les **hélicoptères Mi-8**, les **camions logistiques**, les **générateurs mobiles** — tout l'appareil militaire russe tourne au diesel et au kérosène. Chaque raffinerie mise hors service n'est pas seulement un coup économique — c'est un coup direct sur la chaîne logistique de l'armée. Une armée qui manque de carburant ne peut pas avancer. Une armée dont les convois brûlent moins de diesel peut faire moins de rotations. Les effets sont diffus mais réels.

L'analyse de l'**ISW** (**Institute for the Study of War**) du **22 juin 2026** confirme que les frappes sur les installations pétrolières russes créent des goulots d'étranglement logistiques perceptibles dans les opérations militaires sur certains axes de front. La frappe sur **Kapotnya** s'inscrit dans cette stratégie d'attrition logistique — lente, invisible, mais cumulativement efficace.

*La guerre moderne se gagne aussi par la logistique. Napoléon l'avait compris. Eisenhower l'avait intégré. Poutine semble l'avoir oublié. Quand ses raffineries brûlent une par une, quand ses dépôts de carburant explosent, quand ses convois manquent de diesel — ce n'est pas du terrorisme économique. C'est de la stratégie militaire. Et l'Ukraine joue très bien à ce jeu.*

## La stratégie de frappe ukrainienne sur les infrastructures économiques russes

### De la défense à l'offensive économique — un changement de doctrine

La capacité de l'**Ukraine** à frapper la raffinerie de **Kapotnya** à **Moscou** représente un changement doctrinal majeur dans la stratégie militaire ukrainienne. Jusqu'en **2023**, les frappes ukrainiennes en profondeur se concentraient principalement sur des cibles directement liées à l'effort militaire russe : dépôts de munitions, postes de commandement, ponts sur des axes logistiques clés. Les frappes sur les infrastructures énergétiques et pétrolières en territoire russe profond étaient rares et exceptionnelles.

En **2025-2026**, cette doctrine a évolué. L'**Ukraine** a commencé à cibler systématiquement les infrastructures économiques russes — raffineries, usines d'armement, nœuds logistiques ferroviaires — dans une stratégie d'attrition économique délibérée. Cette évolution reflète l'acquisition de capacités de frappe profonde plus sophistiquées (notamment les **ERAM** et les drones longue portée) mais aussi une volonté politique d'imposer à la **Russie** des coûts économiques réels, visibles et durables.

### Les cibles précédentes et la cohérence de la campagne

La frappe sur **Kapotnya** n'est pas isolée. Elle s'inscrit dans une série de frappes ukrainiennes sur des installations pétrolières et de raffinage russes : la **raffinerie de Saratov** touchée en **2025**, les installations de **Krasnodar**, la **raffinerie de Ryazan**, les dépôts de carburant de plusieurs villes russes. L'analyse de **Reuters** du **24 juin 2026** confirme que les experts de l'industrie évaluent les dommages cumulatifs sur la capacité de raffinage russe comme significatifs et durables.

La **Russie** tente de compenser en réacheminant du carburant raffiné depuis ses régions orientales et en achetant davantage auprès de la **Chine** — mais avec des coûts logistiques et financiers croissants. Chaque frappe ukrainienne sur une raffinerie est une dépense supplémentaire pour le Kremlin dans sa guerre d'attrition contre une économie ukrainienne déjà sous pression.

*Je suis frappé par la géométrie de cette stratégie. L'Ukraine ne peut pas gagner une guerre d'attrition sur le terrain — elle n'a pas les effectifs pour écraser l'armée russe. Mais elle peut mener une guerre d'attrition économique — en ciblant les infrastructures que la Russie ne peut pas défendre partout à la fois. C'est de l'asymétrie bien utilisée. C'est de la stratégie intelligente.*

## Les réactions russes et leurs limites défensives

### Pourquoi la défense antiaérienne russe n'a pas suffi

La capacité des drones ukrainiens à frapper la raffinerie de **Kapotnya** — à moins de **20 kilomètres du Kremlin** — révèle une vulnérabilité défensive russe persistante. La **Russie** a déployé des systèmes **S-300**, **S-400**, **Pantsir-S1** et des défenses multicouches autour de **Moscou**. Pourtant, des drones ukrainiens passent encore. Deux fois. Sur la même cible. En deux jours.

La raison est technique et tactique : les drones ukrainiens utilisent des trajectoires à basse altitude qui exploitent les angles morts des radars de défense. Ils volent souvent en vagues successives pour saturer les défenses. Ils sont petits, construits avec des matériaux à faible signature radar. La défense antiaérienne russe est construite pour intercepter des missiles balistiques et des avions — pas pour éliminer avec un taux de 100% des drones de conception commerciale améliorée volant au ras des arbres à **150 km/h**.

### La réponse russe : répression intérieure et défense passive

La réponse officielle russe aux frappes sur **Kapotnya** a combiné minimisation publique et mesures de défense passive. Les médias d'État ont minimisé les dommages, qualifiant les attaques de **« terrorisme ukrainien »** sans impact significatif sur la production. En parallèle, les autorités russes ont renforcé les patrouilles de sécurité autour des installations industrielles sensibles et déployé des systèmes de brouillage électronique supplémentaires sur les axes d'approche utilisés par les drones ukrainiens.

Ces mesures défensives sont coûteuses et n'adressent pas le problème fondamental : l'**Ukraine** développe constamment de nouveaux itinéraires de pénétration, de nouvelles altitudes et trajectoires, de nouveaux types de drones. La défense statique contre une menace dynamique est une course perdue d'avance. C'est la leçon de toute l'histoire de la guerre aérienne.

*Moscou est défendue par des systèmes S-400 parmi les plus sophistiqués du monde. Et pourtant, des drones ukrainiens frappent Kapotnya. Deux fois. Cela dit tout sur les limites de la défense antiaérienne — et sur l'inventivité opérationnelle ukrainienne. Dans cette guerre, le plus petit déjoue régulièrement le plus grand.*

## Les implications géopolitiques — quand la guerre atteint la capitale de l'agresseur

### L'effet psychologique sur la population russe

La fumée noire s'élevant de **Kapotnya** visible depuis de nombreux quartiers de **Moscou** a un effet psychologique que les statistiques militaires ne capturent pas. Pour des millions de Moscovites qui avaient jusqu'ici vécu la guerre comme une expérience lointaine — visible seulement à la télévision d'État — les colonnes de fumée de juin 2026 ont rappelé que la **Russie** paie désormais un prix direct pour la guerre lancée par leur gouvernement. Ce n'est pas anodin dans une société où la légitimité du régime repose en partie sur sa capacité à promettre la prospérité et la sécurité.

Des rapports de journalistes indépendants russes — publiés via des canaux alternatifs puisque la presse libre est interdite en **Russie** — font état d'une anxiété croissante dans certains segments de la population moscovite. Pas de soulèvement, pas de protestation ouverte — le régime réprimerait tout cela immédiatement. Mais une inquiétude silencieuse, une remise en question discrète, qui ronge lentement la base du consentement passif sur lequel **Poutine** compte.

### Les signaux envoyés aux alliés et aux adversaires de la Russie

Sur la scène internationale, la frappe sur **Kapotnya** envoie plusieurs signaux simultanés. Aux alliés de l'**Ukraine** — **OTAN**, **UE**, partenaires asiatiques — elle confirme que l'investissement dans les capacités de frappe profonde produit des résultats tangibles. Aux partenaires hésitants — comme certains pays qui rechignaient à livrer des armes à longue portée par crainte d'escalade — elle montre que ces armes peuvent être utilisées avec précision sans nécessairement déclencher l'escalade nucléaire que **Poutine** agite régulièrement.

À la **Chine**, enfin, qui observe avec intérêt : une **Russie** affaiblie économiquement, dont les raffineries brûlent et dont les armées consomment des munitions à un rythme insoutenable, est une **Russie** moins utile comme partenaire stratégique. **Pékin** a peut-être à réfléchir sur la valeur réelle de son soutien à **Moscou**.

*Quand les alliés doutaient de livrer des armes longue portée, l'argument était : « ça va provoquer une escalade nucléaire ». Kapotnya brûle. Poutine n'a pas appuyé sur le bouton. La menace nucléaire russe est réelle — mais elle n'est pas illimitée. Et l'Ukraine vient de le démontrer une fois de plus.*

## Conclusion : la guerre économique ukrainienne commence à produire des résultats durables

### Kapotnya comme symbole d'une stratégie qui fonctionne

La mise hors service de la **raffinerie de Kapotnya** jusqu'en **2027** est plus qu'un succès opérationnel. C'est la confirmation d'une stratégie. L'**Ukraine** a compris qu'elle ne peut pas gagner cette guerre uniquement sur les lignes de front — elle doit imposer à la **Russie** des coûts économiques, industriels et symboliques qui rendent la poursuite de la guerre de plus en plus insoutenable. Chaque raffinerie mise hors service, chaque usine d'armement détruite, chaque infrastructure logistique paralysée est une dépense que le budget de guerre russe absorbe.

Les **sanctions occidentales**, les **frappes sur les raffineries**, l'**attrition des équipements militaires** sur le front — ces trois pressions combinées créent un étau économique autour de l'effort de guerre russe. Lentement. Douloureusement. Mais réellement. La raffinerie de **Kapotnya** en est la dernière illustration la plus visible.

### Ce que cela change pour la suite du conflit

La capacité ukrainienne à frapper des cibles stratégiques en profondeur du territoire russe — démontrant une portée atteignant **Moscou** elle-même — modifie les calculs stratégiques des deux côtés. Du côté russe, elle force une réaffectation de ressources défensives vers la protection des infrastructures civiles et économiques en territoire russe — des ressources qui ne peuvent donc pas être utilisées sur le front ukrainien. Du côté ukrainien, elle renforce la légitimité des demandes de systèmes d'armes encore plus performants auprès des alliés.

La guerre en **Ukraine** est devenue une guerre où le territoire de l'agresseur lui-même n'est plus sanctuaire. C'est un changement qui aura des répercussions stratégiques durables, bien au-delà de la fumée de **Kapotnya**.

*Kapotnya. Le nom d'un district industriel de Moscou que personne ne connaissait il y a un an. Aujourd'hui, il symbolise quelque chose de précis : la démonstration que l'Ukraine peut frapper là où ça fait vraiment mal, au cœur économique de l'ennemi. C'est un tournant. Il faut l'appeler par son nom.*

## Conclusion : l'Ukraine joue le long terme, Poutine joue contre la montre

### La dynamique temporelle de la guerre d'attrition économique

La guerre d'attrition économique est, par définition, un jeu de long terme. Les effets de la perte de **47% de la capacité de raffinage de Moscou** ne se feront sentir pleinement qu'au cours des prochains trimestres — à mesure que les stocks de carburant s'épuisent, que les coûts logistiques augmentent, que les alternatives plus coûteuses doivent être développées. La **Russie** a des ressources pour absorber ces chocs — mais pas indéfiniment.

L'**Ukraine**, de son côté, construit méthodiquement cette attrition — frappe après frappe, infrastructure après infrastructure. C'est une stratégie qui demande de la persévérance, du soutien international continu, et une vision à long terme que son leadership politique semble déterminé à maintenir. Les résultats de **Kapotnya** arrivent à point : ils rappellent à tous les partenaires hésitants que les investissements dans les capacités de frappe ukrainiennes produisent des dividendes réels.

### La leçon pour les alliés de l'Ukraine

La frappe sur la **raffinerie de Kapotnya** est un argument concret pour les gouvernements occidentaux qui hésitent encore à approuver de nouveaux systèmes d'armes à longue portée pour l'**Ukraine**. Les armes fonctionnent. Les frappes produisent des effets durables. L'escalade nucléaire n'est pas automatique. Ce n'est pas du triomphalisme — c'est de l'analyse factuelle basée sur des résultats observables. Et cette analyse plaide pour continuer et amplifier le soutien militaire à l'Ukraine.

Moscou brûle — au moins une partie de son infrastructure pétrolière. Et ce feu-là, contrairement aux feux du front, ne s'éteindra pas avant **2027**. Le message est reçu.

*Analyse terminée. Verdict : la stratégie ukrainienne de frappe économique profonde fonctionne. Kapotnya est la preuve la plus récente et la plus visible. Maintenant il faut continuer — fournir à l'Ukraine les outils pour maintenir cette pression jusqu'à ce que Moscou comprenne que le coût de la guerre dépasse le bénéfice de la victoire.*

## Conclusion : raffinerie hors service, stratégie validée

### Les faits sont sans appel

Deux frappes. Deux jours d'intervalle. Une unité de distillation primaire détruite. Une raffinerie hors service jusqu'en **2027**. Quarante-sept pour cent de la capacité de raffinage de **Moscou** éliminée. Ces faits sont documentés par des sources industrielles indépendantes citées par **Reuters** et confirmés par des analyses géopolitiques de l'**ISW**. Ils sont non ambigus.

Ce que ces faits disent sur l'avenir de cette guerre : l'**Ukraine** dispose d'une capacité de frappe stratégique réelle, durable et en développement constant. La **Russie** ne peut pas défendre son territoire entier contre des drones qui apprennent de chaque frappe. Et chaque raffinerie détruite est un argument pour que les alliés occidentaux continuent et amplifient leur soutien.

### Un mot final sur l'efficacité des sanctions

La mise hors service prolongée de **Kapotnya** — jusqu'en **2027** au minimum — serait probablement de six mois sans les **sanctions occidentales** qui rendent les pièces de remplacement spécialisées difficiles à obtenir. Ce délai doublé ou triplé est le résultat visible d'une politique de sanctions qui, malgré ses imperfections, produit exactement l'effet multiplicateur voulu. Sanctions et frappes se renforcent mutuellement. C'est cette synergie que l'Occident doit maintenir et amplifier.

L'Ukraine frappe. Les sanctions retardent les réparations. La pression économique s'accumule. **Poutine** joue contre la montre. L'**Ukraine** joue le long terme. Et le long terme, dans une guerre d'attrition économique, appartient à celui qui inflige les dommages durables.

*Kapotnya hors service jusqu'en 2027. Avec les sanctions comme multiplicateur. C'est exactement ce à quoi ressemble une stratégie qui fonctionne. Je reste optimiste — prudemment, honnêtement, mais optimiste. Et je continuerai de suivre chaque raffinerie russe qui part en fumée.*

**Signé Maxime Marquette, chroniqueur**

## Encadré de transparence du chroniqueur

### Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais **chroniqueur et analyste**. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. **Je prétends à la lucidité analytique**, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

### Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre **faits vérifiés et analyses interprétatives**. La règle de méthode est constante : une information factuelle n'est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous **Sources**, jamais ici.

**Familles de sources primaires** retenues par la publication, quand le dossier en comporte : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d'organisations intergouvernementales, dépêches d'agences de presse internationales reconnues.

**Familles de sources secondaires** : publications spécialisées, médias d'information reconnus internationalement, analyses d'institutions de recherche établies, rapports d'organisations sectorielles.

Quand un article cite des données statistiques, économiques ou géopolitiques, elles proviennent d'institutions productrices de données (organisations intergouvernementales, banques centrales, instituts statistiques nationaux), et l'institution exacte est nommée sous **Sources**.

### Nature de l'analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une **synthèse critique et contextuelle** basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d'experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

## Sources

### Sources primaires

- [Militarnyi — Moscow Refinery Unlikely To Resume Operations After Drone Strikes Until 2027, Reuters — 24 juin 2026](https://militarnyi.com/en/news/moscow-refinery-unlikely-to-resume-operations-after-drone-strikes-until-2027-reuters/)

- [ISW — Russian Offensive Campaign Assessment, June 22, 2026 — 23 juin 2026](https://understandingwar.org/research/russia-ukraine/russian-offensive-campaign-assessment-june-22-2026/)

- [ISW — Russian Offensive Campaign Assessment, June 26, 2026 — 27 juin 2026](https://understandingwar.org/research/russia-ukraine/russian-offensive-campaign-assessment-june-26-2026/)

### Sources secondaires

- [Kyiv Independent — Couverture des frappes ukrainiennes sur l'infrastructure russe — juin 2026](https://kyivindependent.com/)

- [Euromaidan Press — Analyse économique de l'impact des sanctions et frappes — juin 2026](https://euromaidanpress.com/)

- [Foreign Policy — Analyse stratégique de la campagne de frappes profondes ukrainiennes — 2026](https://foreignpolicy.com/)

- [Defence-UA — Analyse des capacités de frappe ukrainiennes à longue portée — juin 2026](https://en.defence-ua.com/)

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Source : Maxime Marquette, MadMax. Pour citer ce texte, nommer l’auteur et lier https://mad-max.co/fr/article/analyse-la-raffinerie-de-moscou-hors-service-jusqu-en-2027-l-ukraine-frappe-le-c
