# ANALYSE : La cour d'appel bloque le décret Trump sur le vote par correspondance dans 23 États

> Au 1er août 2026, ce dossier établit avec certitude que la cour d'appel fédérale du premier circuit a bloqué, par un vote de 2 contre 1, l'application du décret Trump sur le vote par correspondance dans 23 États, en maintenant une injonction obtenue le 25 juin et en jugeant les échéances imposées par le décret « rapidement rapprochées » et porteuses d'un risque de confusion électorale.

- Auteur: Maxime Marquette
- Publication: MadMax (https://mad-max.co)
- Rubrique: Analyse
- Publié: 2026-07-25
- Adresse à citer: https://mad-max.co/fr/article/analyse-la-cour-d-appel-bloque-le-decret-trump-sur-le-vote-par-correspondance-dans-23-etat

## Le jugement du 25 juillet à Boston

### Un vote 2 contre 1 qui maintient l'injonction

Selon **Reuters**, la cour d'appel fédérale du premier circuit, à **Boston**, a refusé, samedi **25 juillet 2026**, de permettre à l'administration **Trump** de mettre en œuvre dans **23 États** son décret visant à durcir les règles du vote par correspondance avant les élections de novembre. Une cour d'appel fédérale qui bloque un décret présidentiel un samedi, jour inhabituel pour une décision judiciaire majeure, signale l'urgence perçue par les juges eux-mêmes.

D'après **CNBC**, la décision a été rendue par un vote de **2 contre 1** et laisse en place une injonction obtenue le **25 juin** par plusieurs États dirigés par des démocrates. Cette majorité étroite au sein même de la cour d'appel indique que le dossier divise les juges fédéraux, pas seulement les partis politiques.

### Ce que le décret de mars ordonnait précisément

Selon **AP**, le décret de mars ordonnait au directeur de l'**United States Citizenship and Immigration Services** (**USCIS**) et au commissaire de la **Social Security Administration** de créer une « state citizenship list » recensant les électeurs éligibles. D'après la même source, ce décret ordonnait aussi à l'**U.S. Postal Service** de ne livrer les bulletins de vote par courrier qu'aux personnes figurant sur cette liste.

Ces deux instructions combinées — une liste de citoyenneté fédérale et une livraison postale conditionnée à cette liste — dessinent un mécanisme de vérification centralisé qui dépasse largement le cadre traditionnel de gestion électorale, habituellement laissé aux États eux-mêmes dans le système américain.

*Une cour qui statue un samedi ne perd jamais de temps sur un dossier qu'elle juge urgent.*

## L'argument du ministère de la Justice rejeté par les juges

### « Prématuré » selon le DOJ

Selon **CNBC**, le **ministère de la Justice** (**DOJ**) soutenait que le recours judiciaire était prématuré parce que les agences fédérales concernées n'avaient pas encore finalisé les actions et politiques nécessaires pour appliquer concrètement le décret. Cet argument procédural, s'il avait été retenu, aurait permis de repousser tout examen judiciaire de fond jusqu'à la mise en œuvre effective des mesures contestées.

Les juges de la cour d'appel ont rejeté cet argument en majorité, ce qui signifie qu'ils ont jugé le préjudice potentiel suffisamment concret et imminent pour justifier une intervention judiciaire avant même l'application intégrale du décret.

### Des échéances jugées « rapidement rapprochées »

D'après **Reuters**, les juges ont écrit que le décret imposait des échéances « **rapidly approaching** » obligeant les États à coordonner avec les responsables fédéraux et à se conformer à de nouvelles procédures de vote. Cette formulation judiciaire reconnaît explicitement une pression temporelle réelle sur les administrations électorales des États concernés, à quelques mois des élections de novembre.

Reconnaître des échéances rapprochées comme motif de recevabilité du recours revient à dire que le calendrier électoral lui-même constitue une urgence juridique, indépendamment de la finalisation complète des politiques d'application par les agences fédérales.

*Dire qu'un recours est prématuré n'efface pas une échéance électorale qui, elle, ne l'est jamais.*

## La cour nomme explicitement un risque de confusion électorale

### Un risque explicitement nommé par les juges

Selon **ABC News**, la cour a maintenu l'interdiction pour les **23 États** qui avaient contesté le décret, estimant qu'il serait susceptible de « semer la confusion » et de menacer le droit de vote de nombreux électeurs éligibles. Ce langage judiciaire dépasse la seule question de procédure administrative : il touche directement à l'exercice concret du droit de vote.

Une cour fédérale qui invoque explicitement un risque pour le droit de vote d'électeurs par ailleurs éligibles élève le niveau de l'enjeu bien au-delà d'un simple différend de compétence entre l'exécutif fédéral et les États.

### Ce que ce risque implique concrètement

Aucune des sources consultées pour ce dossier ne quantifie précisément combien d'électeurs pourraient être affectés par une éventuelle confusion administrative liée à ce décret. Cette absence de chiffre précis ne minimise pas le risque identifié par la cour ; elle signale simplement une limite du corpus disponible pour ce texte.

Ce que l'on peut affirmer avec certitude, c'est qu'une cour fédérale, dans une décision motivée, a jugé ce risque suffisamment sérieux pour justifier le maintien d'une injonction bloquant l'application du décret dans **23** États pendant que la contestation judiciaire se poursuit.

*Quand une cour fédérale nomme un risque pour le droit de vote, elle ne parle plus seulement de procédure.*

## L'origine du dossier : l'injonction du 25 juin

### Des États démocrates à l'origine du recours initial

La décision du **25** juillet maintient une injonction obtenue le **25 juin 2026** par plusieurs États dirigés par des démocrates, selon **CNBC**. Cette antériorité d'un mois montre que la bataille judiciaire sur ce décret ne débute pas avec la décision d'appel, mais s'inscrit dans une séquence contentieuse plus longue, engagée dès que le décret est devenu applicable.

Aucune source consultée pour ce dossier ne précise le nombre exact ni les noms de tous les États à l'origine de cette injonction initiale du **25** juin, au-delà de leur qualification générale d'« États dirigés par des démocrates ». Cette imprécision doit être signalée comme une limite du corpus disponible.

### Ce que cette antériorité change à la lecture du dossier

Un décret contesté dès le mois de juin, puis bloqué en appel un mois plus tard, dessine une trajectoire judiciaire cohérente : les tribunaux fédéraux, à deux niveaux différents de procédure, ont chacun jugé le décret suffisamment problématique pour justifier une intervention avant l'automne électoral.

Cette cohérence entre les deux décisions, séparées d'un mois, renforce la lecture selon laquelle les objections judiciaires reposent sur des arguments juridiques substantiels plutôt que sur une seule décision isolée qui pourrait être considérée comme un accident de procédure.

*Deux tribunaux qui bloquent le même décret à un mois d'intervalle ne se trompent pas deux fois par hasard.*

## Documents primaires : ce que révèle l'ordonnance de la cour

### Le texte intégral de la décision, une source rarement citée directement

La décision elle-même, publiée par la cour d'appel du premier circuit sous la référence **26-1774O-01A**, constitue la source primaire ultime de ce dossier, au-delà des reprises journalistiques de Reuters, **CNBC** ou **AP**. Ce texte judiciaire complet contient vraisemblablement des motivations plus détaillées que celles rapportées dans les résumés médiatiques disponibles pour cette analyse.

Ce dossier s'appuie sur les citations et paraphrases fournies par les agences de presse consultées, sans prétendre avoir procédé à une lecture exhaustive du document judiciaire complet de plusieurs dizaines de pages qu'une telle décision comporte généralement.

### Pourquoi cette distinction méthodologique compte

Un lecteur qui voudrait vérifier l'intégralité du raisonnement juridique de la cour, au-delà des citations reprises par la presse, devrait consulter directement le document du premier circuit. Ce texte se limite à rapporter fidèlement ce que les sources journalistiques attribuent nommément à la décision, sans extrapoler au-delà de ces citations rapportées.

Cette rigueur méthodologique protège contre le risque, fréquent dans l'analyse de décisions judiciaires, de prêter à une cour des motivations plus larges que celles explicitement formulées dans son texte.

*Citer un jugement à travers la presse n'équivaut jamais à l'avoir lu en entier.*

## La mobilisation antérieure des procureurs généraux d'État

### L'Oregon en première ligne dès juin

Selon la note du procureur général de l'**Oregon**, **Dan Rayfield**, datée du **25 juin 2026**, son bureau a obtenu un blocage de la tentative de l'administration **Trump** de restreindre l'accès au vote par correspondance. Cette action, datée du jour même de l'injonction initiale mentionnée par **CNBC**, positionne l'Oregon parmi les États à l'origine de cette première **victoire** judiciaire.

Ce **document** primaire d'un procureur général d'État complète utilement les reprises médiatiques nationales, qui ne détaillent pas toujours l'implication spécifique de chaque État partie au recours initial.

### Une mobilisation sénatoriale parallèle

La déclaration de la sénatrice **Tammy Baldwin** et de collègues, également datée du **25 juin 2026**, exige que l'**USPS** abandonne tout effort visant à appliquer ce qu'ils qualifient de décret « illégal » restreignant le vote par correspondance. Cette démarche sénatoriale, distincte du recours judiciaire mais concomitante dans le temps, montre une mobilisation politique parallèle à la bataille juridique elle-même.

Le terme « illégal » employé par ces sénateurs reste une qualification politique de leur part, à distinguer de la décision judiciaire elle-même qui, sans utiliser nécessairement ce terme précis, aboutit néanmoins à bloquer l'application du décret.

*Une lettre de sénateurs et une injonction publiées le même jour visent la même cible, pas la même bataille.*

## La riposte immédiate : l'appel à la Cour suprême

### Une demande déposée dès le lundi suivant

D'après **SCOTUSblog**, l'administration **Trump** a demandé à la **Cour suprême**, le lundi suivant la décision d'appel, de lui permettre d'appliquer pleinement le décret pendant que la contestation judiciaire se poursuit sur le fond. Cette rapidité de réaction — un jour ouvrable seulement après la décision du premier circuit — signale l'urgence que l'administration accorde elle-même à ce dossier.

Une demande d'application immédiate pendant l'appel, formulée aussi rapidement, suggère que l'administration considère le calendrier électoral de novembre comme une contrainte l'empêchant d'attendre l'issue complète et habituelle du processus judiciaire.

### Ce que cette procédure d'urgence signifie pour la suite

Aucune source consultée pour ce dossier ne confirme, à la date de rédaction, si la Cour suprême a statué sur cette demande d'application immédiate. Cette question reste ouverte et devra être suivie séparément, car son issue déterminera si le décret peut entrer en vigueur avant même que son fond juridique soit tranché définitivement.

Ce texte se limite à documenter le dépôt de cette demande, sans pouvoir en anticiper l'issue, qu'aucune source disponible ne permet de connaître au 1er août **2026**.

*Demander à contourner un appel avant qu'il ne soit tranché révèle une urgence imposée par le calendrier.*

## La presse francophone simplifie une issue procéduralement plus étroite

### Un rejet présenté sans ambiguïté

Selon **Zonebourse**, la cour d'appel américaine « rejette le décret de **Trump** sur le vote par correspondance », une formulation en français qui simplifie, pour un lectorat francophone, l'issue de la procédure sans nécessairement reprendre toutes les nuances procédurales détaillées par les sources anglophones sur le vote de **2** contre **1** ou sur l'argument de prématurité du **DOJ**.

Cette simplification journalistique n'est pas fausse dans son résultat final — le décret est effectivement bloqué dans **23** États — mais elle omet certains détails procéduraux que ce texte a choisi de restituer en s'appuyant sur les sources anglophones plus détaillées.

### Pourquoi cette différence de traitement médiatique mérite d'être signalée

Un lecteur qui ne consulterait que la presse francophone sur ce dossier obtiendrait une image correcte mais moins nuancée de la situation judiciaire réelle, notamment sur l'étroitesse du vote des juges et sur la procédure d'urgence engagée depuis devant la Cour suprême.

Ce texte a tenté de combiner la clarté de la source francophone avec la précision procédurale des sources anglophones, pour offrir une lecture complète du dossier sans sacrifier ni l'accessibilité ni la rigueur.

*Un résultat identique raconté dans deux langues peut cacher des nuances procédurales très différentes.*

## Le silence sur le texte intégral du décret

### Ce qu'aucune source ne détaille complètement

Aucune des sources rassemblées pour ce dossier ne reproduit le texte intégral du décret de mars **2026**, ni l'intégralité de la motivation judiciaire de la cour d'appel. Ce texte s'appuie donc sur des résumés et des citations partielles, fournis par des agences de presse et des annonces officielles, plutôt que sur une lecture exhaustive des documents sources eux-mêmes.

Cette limite méthodologique est commune à la plupart des analyses journalistiques de décisions judiciaires complexes, mais elle doit être nommée explicitement plutôt que dissimulée derrière une apparence de maîtrise complète du dossier.

### Ce que cette limite implique pour la suite de ce dossier

Un suivi rigoureux de cette affaire nécessiterait, à terme, une lecture directe du texte du décret et de la décision judiciaire complète, au-delà des citations reprises dans ce texte. Ce niveau de détail dépasse ce que permettent les sources actuellement disponibles pour cette analyse.

Ce texte se limite donc à rapporter fidèlement ce que les sources journalistiques et les annonces officielles permettent d'établir, sans prétendre à une connaissance exhaustive du dossier judiciaire dans son intégralité.

*Résumer un jugement n'est pas mentir, mais ce n'est jamais tout dire non plus.*

## Les 23 États face à un calendrier électoral resserré

### Une clarté juridique gagnée, mais à quel prix de préparation

Les **23 États** qui bénéficient du maintien de l'**injonction** disposent désormais d'une clarté juridique sur les règles applicables au vote par correspondance pour les élections de novembre **2026**, du moins tant que la Cour suprême ne statue pas différemment. Cette clarté leur permet théoriquement de poursuivre leur préparation électorale selon les règles existantes, sans avoir à mettre en œuvre dans l'urgence les nouvelles exigences fédérales contestées.

Aucune source consultée ne détaille cependant le **coût** administratif ou financier que ces États auraient dû engager s'ils avaient dû se conformer au décret dans les délais originalement prévus, ni les préparatifs qu'ils ont pu ou non déjà entamer par précaution avant la décision d'appel.

### Ce que cette incertitude juridique persistante impose

Même avec l'injonction maintenue, la demande d'application immédiate déposée devant la Cour suprême signifie que ces **23** États ne disposent pas d'une certitude définitive sur les règles applicables jusqu'à ce que la plus haute juridiction du pays se prononce, à une date qu'aucune source consultée ne permet d'anticiper.

Cette **incertitude** persistante, à quelques mois d'une échéance électorale majeure, constitue en elle-même une charge administrative et politique pour les responsables électoraux de ces États, indépendamment de l'issue finale du dossier.

*Gagner en appel ne garantit pas la tranquillité tant que la Cour suprême n'a pas eu le dernier mot.*

## Le rôle de l'USPS, acteur central mais silencieux dans ce dossier

### Un service postal chargé d'appliquer une politique qu'il n'a pas conçue

Le décret de mars, selon **AP**, ordonne à l'**U.S. Postal Service** de ne livrer les bulletins de vote par courrier qu'aux personnes figurant sur la liste de citoyenneté fédérale créée par le décret. L'**USPS** se retrouve ainsi en position d'exécutant d'une politique électorale controversée, sans que ce dossier ne dispose de déclaration publique directe de l'agence postale elle-même sur sa position face à cette obligation.

Cette absence de voix propre de l'**USPS** dans les sources disponibles pour ce dossier est une limite notable : l'agence chargée d'appliquer concrètement la mesure contestée ne s'exprime pas, dans les extraits consultés, sur sa capacité opérationnelle à le faire ni sur son appréciation de la légalité de cette instruction.

### Pourquoi ce silence institutionnel mérite d'être noté

La déclaration de la sénatrice Baldwin exige justement que l'**USPS** « abandonne » cet effort d'application, ce qui suggère, en creux, que l'agence postale aurait engagé ou envisagé des démarches pour se conformer au décret avant l'injonction judiciaire. Aucune source consultée ne confirme cependant l'état exact de préparation de l'**USPS** à la date du **25** juillet **2026**.

Cette zone d'ombre sur le rôle opérationnel réel de l'**USPS** dans ce dossier devra être clarifiée par des sources supplémentaires non disponibles au moment de la rédaction de ce texte.

*Une agence qui doit exécuter une politique contestée sans jamais s'exprimer publiquement sur elle laisse une question sans réponse.*

## Une tension de fédéralisme électoral traverse tout le dossier

### Une tension structurelle entre pouvoir fédéral et gestion électorale des États

Ce **dossier** illustre une tension structurelle propre au système électoral américain : la gestion des élections relève traditionnellement des États, tandis que ce décret tente d'imposer un mécanisme fédéral centralisé de vérification de citoyenneté via deux agences fédérales et le service postal national. Cette tentative de centralisation, quel que soit son sort judiciaire final, révèle une ambition de contrôle fédéral inhabituelle dans ce domaine.

Le fait que **23** États, tous dirigés par des démocrates selon les sources disponibles, aient engagé un recours judiciaire conjoint souligne combien cette tentative de centralisation a été perçue comme une intrusion dans des prérogatives traditionnellement décentralisées.

### Ce que cette tension implique au-delà de ce seul décret

Indépendamment de l'**issue** finale de ce dossier précis, la tentative documentée ici pourrait constituer un précédent invoqué dans de futurs débats sur les limites du pouvoir exécutif fédéral en matière électorale, un domaine où la Constitution américaine laisse traditionnellement une large latitude aux États eux-mêmes.

Ce texte ne peut pas prédire si cette tentative restera un épisode isolé ou ouvrira la voie à d'autres initiatives fédérales similaires. Cette question dépasse le cadre strict de ce dossier et devra être suivie à travers l'évolution plus large de la politique électorale fédérale.

*Un décret qui centralise ce que la Constitution a toujours laissé aux États teste une limite, pas seulement une procédure.*

## Le calendrier judiciaire qui reste à observer

### La Cour suprême, prochaine étape décisive

La **demande** d'application immédiate déposée devant la **Cour suprême** constitue la prochaine étape décisive de ce dossier. Aucune source consultée ne fournit de date prévisible pour une décision de la Cour suprême sur cette demande spécifique, ce qui laisse ce dossier dans un état d'incertitude judiciaire à la date du 1er août **2026**.

Une **décision** de la Cour suprême en faveur de l'administration renverserait immédiatement l'équilibre établi par la décision d'appel du **25** juillet, tandis qu'un refus de la Cour suprême de s'immiscer à ce stade laisserait l'injonction en vigueur jusqu'à ce que le fond du dossier soit tranché par les juridictions inférieures.

### Pourquoi ce calendrier compte pour les élections de novembre

Chaque **semaine** qui passe sans décision définitive de la Cour suprême rapproche les **23** États concernés de l'échéance électorale de novembre **2026** sans certitude absolue sur les règles finales de vote par correspondance applicables. Cette incertitude calendaire constitue, en elle-même, un enjeu distinct du contenu juridique du décret.

Ce **texte** devra être mis à jour dès qu'une décision de la Cour suprême sur la demande d'application immédiate sera rendue publique, car elle modifiera matériellement l'état du dossier documenté ici.

*Chaque semaine sans décision de la Cour suprême rapproche une échéance électorale que l'incertitude judiciaire n'attendra pas.*

## Ni partisans ni opposants du décret n'ont encore de preuve empirique

### Aucune preuve empirique de fraude ou de sécurisation accrue

Aucune source consultée pour ce dossier ne fournit de donnée empirique démontrant que les mesures du décret auraient effectivement réduit une fraude électorale documentée, ni de donnée démontrant que leur application aurait concrètement empêché des électeurs éligibles de voter. Ce dossier reste, à ce stade, une bataille de principes juridiques et procéduraux plutôt qu'un débat tranché par des données empiriques vérifiées.

Cette **absence** de données empiriques des deux côtés du débat doit être signalée avec la même rigueur que les autres limites identifiées dans ce texte : ni l'accusation de risque de fraude, ni l'accusation de risque de privation du droit de vote, ne sont ici étayées par des statistiques indépendantes et vérifiées.

### Pourquoi cette absence de preuve empirique doit encadrer toute lecture de ce dossier

Un **lecteur** qui chercherait, dans ce texte, une réponse définitive sur qui a raison sur le fond — l'administration sur la nécessité de sécuriser le vote par correspondance, ou les **23** États sur le risque de priver des électeurs légitimes de leur droit de vote — ne la trouvera pas ici, faute de données empiriques suffisantes dans le corpus consulté.

Ce texte se limite à documenter la **bataille** procédurale et judiciaire telle qu'elle se déroule, sans trancher un débat de fond que même les tribunaux fédéraux n'ont pas encore résolu de manière définitive au 1er août **2026**.

*Une bataille de procédure peut durer des mois sans qu'aucun camp ne prouve jamais son argument de fond.*

*Vingt-trois États attendent une réponse de la Cour suprême que le calendrier électoral, lui, n'attendra pas indéfiniment.*

## Le verdict d'une bataille judiciaire encore ouverte

Au **1er août 2026**, ce dossier établit avec certitude que la cour d'appel fédérale du premier circuit a bloqué, par un vote de **2 contre 1**, l'application du décret **Trump** sur le vote par correspondance dans **23 États**, en maintenant une injonction obtenue le **25 juin** et en jugeant les échéances imposées par le décret « rapidement rapprochées » et porteuses d'un risque de confusion électorale.

Ce même dossier établit, avec la même certitude, que l'administration **Trump** a immédiatement porté ce désaccord devant la **Cour suprême**, demandant l'application intégrale du décret pendant que la contestation judiciaire se poursuit sur le fond — une demande dont aucune source disponible ne permet de connaître l'issue à ce jour.

Ce que ni ce texte ni aucune des sources consultées ne peuvent encore trancher, c'est la question de fond qui sous-tend tout ce contentieux : le décret protège-t-il l'intégrité électorale, ou **menace**-t-il le droit de vote de citoyens éligibles ? Cette **question** reste posée, aussi urgente que l'échéance électorale de novembre qui approche sans attendre la réponse des tribunaux.

**Signé Maxime Marquette, chroniqueur**

## Encadré de transparence du chroniqueur

### Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais **chroniqueur et analyste**. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. **Je prétends à la lucidité analytique**, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

### Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre **faits vérifiés et analyses interprétatives**. La règle de méthode est constante : une information factuelle n'est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous **Sources**, jamais ici.

**Familles de sources primaires** retenues par la publication, quand le dossier en comporte : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d'organisations intergouvernementales, dépêches d'agences de presse internationales reconnues.

**Familles de sources secondaires** : publications spécialisées, médias d'information reconnus internationalement, analyses d'institutions de recherche établies, rapports d'organisations sectorielles.

Quand un article cite des données statistiques, économiques ou géopolitiques, elles proviennent d'institutions productrices de données (organisations intergouvernementales, banques centrales, instituts statistiques nationaux), et l'institution exacte est nommée sous **Sources**.

### Nature de l'analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une **synthèse critique et contextuelle** basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d'experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

## Sources

### Sources primaires et officielles

- [Cour d'appel du premier circuit — Décision 26-1774O-01A](https://www.ca1.uscourts.gov/sites/ca1/files/opnfiles/26-1774O-01A.pdf)

- [Bureau du procureur général de l'Oregon — AG Rayfield Blocks Trump's Attempt to Restrict Mail Ballot Access](https://www.doj.state.or.us/media-home/news-media-releases/ag-rayfield-blocks-trumps-attempt-to-restrict-mail-ballot-access/)

- [Bureau de la sénatrice Tammy Baldwin — Baldwin, Colleagues Demand USPS Abandon Effort](https://www.baldwin.senate.gov/news/press-releases/baldwin-colleagues-demand-usps-abandon-effort-to-carry-out-trumps-illegal-executive-order-restricting-vote-by-mail)

### Sources secondaires

- [Reuters — US appeals court rules Trump cannot implement mail-in voting order](https://www.reuters.com/world/us-appeals-court-rules-trump-cannot-implement-mail-in-voting-order-2026-07-25/)

- [CNBC — U.S. appeals court rules Trump cannot implement mail-in voting order](https://www.cnbc.com/2026/07/25/us-appeals-court-rules-trump-cannot-implement-mail-in-voting-order.html)

- [AP — US appeals court upholds injunction that blocks Trump's order to create a federal voter list](https://apnews.com/article/trump-mail-voting-appeal-executive-order-8bfb1f787f84fc60f9b6b284794b18b5)

- [ABC News — Appeals court says Trump can't impose restrictions on mail voting now](https://abcnews.com/Politics/appeals-court-trump-impose-restrictions-mail-voting-now/story?id=135101642)

- [SCOTUSblog — Trump administration asks Supreme Court to clear the way for new mail-in voting restrictions](https://www.scotusblog.com/2026/07/trump-administration-asks-supreme-court-to-clear-the-way-for-new-mail-in-voting-restrictions/)

- [Zonebourse — Une cour d'appel américaine rejette le décret de Trump sur le vote par correspondance](https://ch.zonebourse.com/actualite-bourse/une-cour-d-appel-americaine-rejette-le-decret-de-trump-sur-le-vote-par-correspondance-ce7f51dcd98fff23)

---

Source : Maxime Marquette, MadMax. Pour citer ce texte, nommer l’auteur et lier https://mad-max.co/fr/article/analyse-la-cour-d-appel-bloque-le-decret-trump-sur-le-vote-par-correspondance-dans-23-etat
