# ANALYSE : Eurosatory 2026 — 80 entreprises ukrainiennes à Paris et la naissance d'une puissance de défense

> Au salon Eurosatory 2026 à Paris, du 15 au 19 juin, plus de 80 entreprises ukrainiennes ont présenté leurs produits de défense devant les acheteurs, ministères et partenaires industriels du monde entier. Deux ans plus tôt, en 2024, l'Ukraine n'était représentée que par 5 stands. La multiplication par 16 de la présence ukrainienne à l'événement de défense le plus important d'Eur

- Auteur: Maxime Marquette
- Publication: MadMax (https://mad-max.co)
- Rubrique: Analyse
- Publié: 2026-06-29
- Adresse à citer: https://mad-max.co/fr/article/analyse-eurosatory-2026-80-entreprises-ukrainiennes-a-paris-et-la-naissance-d-un

## Introduction : Paris, juin 2026 — l'Ukraine redessine la carte de la défense européenne

### De 5 stands à 80 entreprises : la transformation en deux ans

Au salon **Eurosatory 2026** à **Paris**, du **15 au 19 juin**, plus de **80 entreprises ukrainiennes** ont présenté leurs produits de défense devant les acheteurs, ministères et partenaires industriels du monde entier. Deux ans plus tôt, en **2024**, l'**Ukraine** n'était représentée que par **5 stands**. La multiplication par **16** de la présence ukrainienne à l'événement de défense le plus important d'Europe est la meilleure illustration chiffrée de la transformation industrielle que cette guerre a provoquée.

Ce n'est pas une statistique parmi d'autres — c'est le signal le plus clair que l'industrie de défense ukrainienne a franchi un seuil qualitatif. On ne passe pas de **5 stands** à **80 entreprises** à **Eurosatory** en deux ans sans avoir des produits réels, des capacités techniques documentées, et des partenaires commerciaux qui font confiance aux solutions proposées. **Eurosatory** est un salon sérieux, avec des acheteurs sérieux, qui ont des standards élevés. La présence à cette échelle est une validation par le marché qu'aucun communiqué de presse ne peut falsifier.

### Une analyse qui dépasse le catalogue de produits

Cette analyse ne se contente pas de lister les systèmes exposés — elle cherche à comprendre ce que la présence ukrainienne à **Eurosatory 2026** signifie stratégiquement pour l'**Ukraine**, pour l'**Europe**, et pour la guerre en cours. Les partenariats signés, les systèmes présentés, les financements annoncés — tout cela trace une carte du futur de la défense européenne que les chancelleries et les états-majors lisent attentivement.

Je suis allé chercher les détails de ce que **Fire Point**, **Luch**, les entreprises de drones, les roboticiens ukrainiens et les spécialistes de la guerre électronique ont présenté à **Paris** en juin **2026**. Ce que j'ai trouvé dépasse mes attentes. Et pourtant, les faits sont documentés, sourcés, vérifiables.

*80 entreprises ukrainiennes à Eurosatory — je veux que ce chiffre soit répété et mémorisé. En 2022, personne n'imaginait que l'Ukraine pourrait devenir un exportateur de défense en quelques années. En 2026, elle expose au salon le plus important d'Europe et signe des accords avec MBDA et HENSOLDT. C'est la réponse la plus éloquente à tous ceux qui pensaient que l'Ukraine était condamnée.*

## Fire Point : le FP-7, le FP-9 et le rêve d'une défense aérienne nationale

### Le FP-7 à 25 km d'altitude : comparable au Patriot à 700 000 dollars

L'entreprise **Fire Point** était certainement la star ukrainienne d'**Eurosatory 2026**. Elle y présentait plusieurs systèmes, dont le **FP-7** — un missile intercepteur qui a atteint une altitude de **25 kilomètres** lors de ses tests. Cette performance est comparable selon les données présentées au salon à celle des systèmes **Patriot** américains — qui coûtent **3,8 millions de dollars par unité**. Le **FP-7**, lui, est attendu à environ **700 000 dollars** — une réduction de coût de plus de **80%**.

Cette différence de coût n'est pas un détail marginal. La viabilité économique de la défense aérienne européenne est une préoccupation majeure : les missiles intercepteurs sont consommés rapidement dans les conflits intensifs, et leur coût unitaire élevé crée des contraintes budgétaires. Un intercepteur ukrainien qui offre des performances comparables au **Patriot** à **20%** du prix est une proposition commerciale que tout pays cherchant à renforcer sa défense aérienne prend très au sérieux.

### Le FP-9 balistique et l'usine danoise de carburant solide

En parallèle du **FP-7**, **Fire Point** présentait ses travaux sur le **FP-9** — missile balistique en développement avec une portée cible d'environ **855 km**. Ce système s'inscrit dans la logique du **Concept 2030** approuvé par **Syrskyi** : développer des capacités de frappe balistique domestiques pour ne plus dépendre exclusivement des fournitures occidentales. L'entreprise a également révélé avoir établi une usine de carburant solide au **Danemark** — une décision logistique qui sécurise une composante critique de la production de missiles hors des zones de bombardement potentiel.

**Zelensky** a confirmé lors du salon que **Fire Point** avance vers la maîtrise de la production de missiles balistiques, avec les **FP-7** et **FP-9** en préparation pour la production en série. Cette confirmation présidentielle donne une dimension officielle aux présentations de l'entreprise — ces programmes ont la bénédiction du niveau politique le plus élevé de l'**Ukraine**.

*Un missile ukrainien à 700 000 dollars avec les performances d'un Patriot à 3,8 millions — si ces chiffres résistent à l'épreuve du déploiement opérationnel, Fire Point va transformer le marché de la défense aérienne mondiale. Ce n'est pas une exagération. C'est une proposition de valeur qui, si elle est confirmée, rendra l'Europe moins dépendante des systèmes américains coûteux. La géopolitique de la défense peut s'en trouver changée.*

## FREYJA : le bouclier anti-balistique européen à composantes ukrainiennes

### Fire Point et HENSOLDT : un partenariat structurant pour la défense européenne

Le partenariat le plus significatif signé à **Eurosatory 2026** est peut-être la coopération entre **Fire Point** et l'entreprise allemande de technologies de défense **HENSOLDT** sur le système **FREYJA** — un système de défense aérienne et anti-missiles conçu comme un bouclier anti-balistique européen intégrant des missiles ukrainiens. **HENSOLDT** est l'un des leaders mondiaux des systèmes radar et de surveillance électronique — sa décision de s'associer à **Fire Point** est une validation technique de premier plan.

Le **FREYJA** est conçu pour intégrer divers radars, notamment les **TRML-4D** d'**HENSOLDT** — qui peuvent détecter et pister simultanément plus de **1 500 cibles** à une portée allant jusqu'à **250 km**. Ces mêmes radars sont utilisés dans les systèmes **IRIS-T SLM** et ont démontré leur efficacité opérationnelle en **Ukraine** dans la défense contre les attaques aériennes russes. La combinaison des missiles ukrainiens de **Fire Point** avec les radars allemands d'**HENSOLDT** crée une architecture de défense aérienne qui s'appuie sur les forces de chaque partenaire.

### Le projet d'un bouclier anti-balistique de l'UE à missiles ukrainiens

Le **FREYJA** est décrit comme un projet potentiel de bouclier anti-balistique pour l'**Union Européenne** — utilisant des missiles fabriqués en **Ukraine**. C'est une idée qui aurait semblé absurde en **2022** : l'**Ukraine**, pays envahi, fournissant les missiles d'un bouclier de défense européen. En **2026**, c'est une proposition sérieuse présentée à **Eurosatory** par une entreprise qui a déjà prouvé ses capacités opérationnelles. Le **SPEXER 2000 3D MkIII** — radar d'**HENSOLDT** conçu pour détecter et classer des cibles terrestres, maritimes et aériennes à basse altitude — complète l'architecture.

Si le **FREYJA** devient réalité à l'échelle européenne, il transformera fondamentalement la chaîne d'approvisionnement de la défense aérienne européenne, réduisant la dépendance aux systèmes américains et créant une alternative économiquement viable. Pour l'**Ukraine**, cela signifie une intégration structurelle dans l'architecture de défense européenne — la meilleure garantie de sécurité possible après la guerre.

*Un bouclier anti-balistique européen à missiles ukrainiens — je mesure l'audace de cette idée. En 2022, l'Ukraine cherchait désespérément des missiles pour se défendre. En 2026, elle fournit potentiellement les missiles qui défendront l'Europe entière. Le renversement est total. Et si Fire Point livre ses promesses sur le FP-7, ce n'est pas de la science-fiction — c'est de la planification industrielle sérieuse.*

## Neptune : Luch et MBDA, le missile qui avait coulé le Moskva

### Du Moskva à la plateforme de frappe profonde

Le **Bureau de conception Luch**, qui développe le missile **Neptune** — celui-là même qui a coulé le croiseur russe **Moskva** en **avril 2022** dans ce qui reste l'une des plus grandes victoires navales ukrainiennes de la guerre — a signé à **Eurosatory 2026** un mémorandum avec le géant européen des missiles **MBDA** pour le développement d'une plateforme **Neptune** élargie incluant une capacité de frappe en profondeur **Neptune2**.

**MBDA** est le consortium européen qui produit les missiles **Meteor**, **SCALP**, **Brimstone** et d'autres systèmes utilisés par la **France**, le **Royaume-Uni**, l'**Allemagne** et d'autres membres de l'**OTAN**. Une coopération entre **MBDA** et **Luch** sur l'extension des capacités du **Neptune** est une alliance industrielle de premier ordre — elle intègre l'une des familles de missiles ukrainiennes les plus prouvées opérationnellement dans les réseaux de développement de la défense européenne les plus avancés.

### Neptune2 : la frappe en profondeur à portée croissante

Le **Neptune2** — capacité de frappe en profondeur en développement dans le cadre de ce partenariat — vise à étendre la portée et les capacités du **Neptune** original au-delà de ses missions anti-navires initiales. Les détails techniques restent partiellement confidentiels, mais l'ambition est claire : transformer un missile qui a coulé le navire amiral de la **Flotte de la mer Noire** en un système de frappe terrestre et maritime à portée significativement accrue, développé en partenariat avec le meilleur consortium de missiles d'**Europe**.

Cette collaboration **Luch - MBDA** illustre parfaitement la dynamique d'**Eurosatory 2026** : des entreprises ukrainiennes avec des preuves opérationnelles réelles (le **Neptune** a coulé le **Moskva** — aucun autre missile européen ne peut revendiquer cela récemment) s'associent avec les géants européens pour développer des systèmes de nouvelle génération. C'est une relation d'égal à égal, pas de donateur à bénéficiaire.

*Le Neptune a coulé le Moskva. Cette ligne dans le curriculum vitae de Luch Design Bureau est la plus puissante référence opérationnelle imaginable pour un constructeur de missiles. MBDA l'a compris. Les entreprises de défense sérieuses signent des accords avec des partenaires qui ont prouvé leurs capacités en conditions réelles — pas en simulateur. L'Ukraine a ce que peu de constructeurs peuvent offrir : des preuves de combat récentes.*

## Les drones et la robotique : un écosystème complet qui s'exporte

### De l'interception au sauvetage : la gamme complète

Au-delà des missiles, **Eurosatory 2026** a révélé l'ampleur de l'écosystème de drones et de systèmes robotiques ukrainiens. **MAC HUB** et **Paramount Greece** ont signé un partenariat dans le domaine des drones intercepteurs et des plateformes navales sans pilote. **Frontline Robotics**, **Dropla** et **Milrem Robotics** ont conclu des accords sur des systèmes de combat robotisés et des plateformes anti-drones mobiles. **AIDronesUA** et la société suédoise **Njord Technology** ont convenu de produire en **Suède** les systèmes d'évacuation robotisés ukrainiens **MAUL**.

Ce dernier accord — produire des systèmes ukrainiens sur le sol suédois — illustre une tendance croissante : les partenaires européens ne veulent pas seulement acheter les produits ukrainiens. Ils veulent co-produire, localiser, intégrer ces technologies dans leurs propres capacités industrielles. C'est une validation encore plus forte que l'achat direct : elle signifie que les partenaires font suffisamment confiance à la technologie ukrainienne pour l'intégrer dans leur propre infrastructure industrielle.

### L'IA et la guerre électronique : l'avantage invisible

Parmi les technologies les moins visibles mais les plus stratégiques présentées par les entreprises ukrainiennes à **Eurosatory 2026** : les systèmes d'intelligence artificielle pour la reconnaissance, le ciblage et la guerre électronique. L'**Ukraine** a développé des capacités en **IA appliquée à la guerre** qui sont uniques au monde pour une raison simple : elle a eu quatre ans pour les tester en conditions réelles, contre un adversaire sérieux, avec des enjeux existentiels. Aucune simulation ne peut reproduire cette expérience.

Les acheteurs potentiels de systèmes de défense le savent. La valeur d'une technologie militaire testée en combat réel est incommensurable — c'est ce qui justifie les prix et les partenariats. L'**Ukraine** vend non seulement des systèmes, mais aussi l'expérience accumulée de quatre ans de guerre contre l'une des armées les mieux équipées du monde.

*L'expérience de quatre ans de guerre contre l'armée russe est une donnée que aucune simulation ne peut reproduire. Quand une entreprise ukrainienne présente un système anti-drone à Eurosatory, elle présente un système qui a été testé en conditions réelles contre des Shaheds, des Lancets, des Iskanders. C'est une certification opérationnelle que les meilleures armées du monde n'ont pas. Et ça se vend à un prix très élevé.*

## Le programme BRAVE FRANCE : 20 millions d'euros de Paris pour l'industrie ukrainienne

### Un signal politique et financier de la France

L'annonce à **Eurosatory 2026** du programme **BRAVE FRANCE** — un programme de subventions de **20 millions d'euros** mis en place par la **France** pour soutenir les entreprises de défense ukrainiennes, avec des subventions individuelles pouvant atteindre **1 million d'euros** et les premières compétitions prévues pour **septembre 2026** — est un signal politique majeur. La **France** n'est pas connue pour ses décisions rapides et généreuses dans le domaine de la coopération industrielle de défense. Ce programme représente une décision délibérée de **Paris** d'investir dans l'écosystème industriel de défense ukrainien.

Le **20 millions d'euros** peuvent sembler modestes comparés aux besoins globaux de l'**Ukraine**. Mais l'effet de signal est disproportionné : quand la **France** ouvre un programme de grants pour les entreprises ukrainiennes, d'autres pays suivent. C'est la dynamique de légitimation qui s'emballe. Et pour les **80 entreprises** qui ont exposé à **Eurosatory**, ce programme représente un flux de financement concret pour accélérer leur développement.

### L'accord franco-allemand en format Ramstein

En marge du salon, les ministres de la Défense d'**Ukraine** et d'**Allemagne** ont signé un accord pour **combiner les capacités technologiques des deux pays** et créer de nouvelles solutions de défense. Cet accord en format **Ramstein** — la plateforme de coordination de l'aide militaire à l'**Ukraine** — est une institutionnalisation de la coopération technologique de défense **Ukraine-Allemagne**. Il crée un cadre formel pour ce qui se passe informellement depuis plusieurs années.

La combinaison du programme **BRAVE FRANCE**, de l'accord **Ukraine-Allemagne**, des partenariats avec **HENSOLDT** et **MBDA**, et des coopérations avec des entreprises suédoises et tchèques — tout cela dessine une intégration de l'industrie de défense ukrainienne dans le tissu industriel européen qui sera difficile, voire impossible, à défaire. C'est une ancre stratégique pour l'avenir de l'**Ukraine** en **Europe**.

*20 millions d'euros de la France, un accord formel avec l'Allemagne, des partenariats avec MBDA et HENSOLDT — l'Ukraine n'est plus un pays qu'on aide. C'est un partenaire qu'on intègre. La différence est fondamentale et irréversible. Même si la guerre finissait demain, ces liens industriels existeraient et continueraient de se renforcer. C'est la meilleure garantie de sécurité à long terme pour l'Ukraine.*

## La leçon Shahed : l'Ukraine apprend et dépasse la tactique russe

### Des drones anti-drones aux systèmes intégrés

Parmi les innovations présentées à **Eurosatory 2026**, les systèmes ukrainiens anti-drones occupaient une place centrale. L'**Ukraine** a développé une expertise unique dans la lutte anti-drones en réponse aux vagues massives de **Shaheds** russes qui ont ciblé ses villes depuis **2022**. Cette expertise — acquise sous la pression de la nécessité absolue — est maintenant conditionnée en produits exportables : systèmes de détection, de jamming, d'interception, de guerre électronique.

Les partenariats signés à **Eurosatory** pour les plateformes anti-drones mobiles reflètent une demande croissante en **Europe** : après l'**Ukraine**, tout le monde cherche à se préparer à une guerre des drones. Les entreprises ukrainiennes ont l'expérience que les entreprises européennes n'ont pas. Et cette expérience a une valeur marchande considérable sur le marché de la défense mondiale.

*Les Européens regardent l'Ukraine et pensent : "Et si c'était nous ?" Cette question est ce qui pousse les ministères de la défense à signer des accords à Eurosatory. L'Ukraine vend non seulement des systèmes — elle vend une expertise de survie que personne d'autre ne possède. Et ça, ça ne s'achète pas dans un catalogue. Ça se partage dans un partenariat.*

## Les moteurs d'avion et les systèmes de propulsion : AviaNera et les chaînes tchèques

### Un accord qui sécurise les composants de propulsion

Un accord passé à **Eurosatory 2026** entre une entreprise ukrainienne de véhicules blindés et la société tchèque **AviaNera** concerne le développement et la fourniture de **moteurs turbojet et turboprop** pour les systèmes de missiles et de drones ukrainiens. Cette coopération va au-delà d'un simple contrat de fourniture — elle prévoit des coentreprises, l'expansion des capacités de production, et la localisation des technologies en **Ukraine**.

La propulsion est l'une des composantes les plus critiques et les plus difficiles à maîtriser dans les systèmes de missiles et de drones longue portée. Sécuriser une chaîne d'approvisionnement fiable en moteurs — via un partenaire de l'**UE** et de l'**OTAN** comme la **Tchéquie** — est une condition nécessaire pour la montée en puissance de la production ukrainienne. Ce partenariat résout silencieusement l'un des goulets d'étranglement les moins médiatisés de l'industrie de défense ukrainienne.

*Des moteurs turbojet pour les missiles ukrainiens fabriqués en République tchèque dans le cadre d'une coentreprise — c'est le genre d'accord qui ne fait pas la une mais qui change tout. La propulsion, c'est le cœur du missile. Sécuriser cette composante via un partenaire OTAN fiable, c'est éliminer une vulnérabilité critique dans la supply chain ukrainienne. Ces accords discrets de sous-composants sont aussi importants que les annonces spectaculaires.*

## Conclusion : Eurosatory 2026 comme marqueur d'une transformation permanente

### Ce que ces 80 entreprises signifient pour l'après-guerre

**Eurosatory 2026** n'est pas seulement un salon de défense parmi d'autres. Pour l'**Ukraine**, c'est un jalon dans un processus de transformation qui redéfinit sa place dans l'architecture de sécurité européenne. Les **80 entreprises**, les partenariats avec **MBDA** et **HENSOLDT**, le programme **BRAVE FRANCE**, la production en **Suède** de systèmes ukrainiens — tout cela crée des liens industriels et commerciaux qui existeront après la guerre, quelle que soit son issue.

Cette intégration industrielle est peut-être la conséquence stratégique la plus durable de la guerre — plus durable que les gains ou pertes territoriaux, plus résistante que les accords diplomatiques. Des usines qui fabriquent des systèmes ukrainiens en **Suède**, des radars allemands qui intègrent des missiles ukrainiens, des financements français pour des startups de défense de **Kyiv** — c'est un tissu industriel que rien ne peut défaire facilement. L'**Ukraine** est désormais dans l'**Europe** de façon structurelle, pas seulement politique.

### Un message pour les sceptiques

À ceux qui doutent encore de la capacité ukrainienne, je soumets ces données : **80 entreprises à Eurosatory**, **une multiplication par 16 en deux ans**, des accords avec **MBDA** et **HENSOLDT**, des subventions françaises, des missiles qui ont coulé le navire amiral russe. Ces faits ne nécessitent pas d'optimisme particulier pour être lus correctement. Ils requièrent simplement d'ouvrir les yeux sur ce que l'**Ukraine** a réussi à construire sous les bombes. Et si cela vous ne suffit pas, attendez **Eurosatory 2028**.

*Eurosatory 2026 ne sera pas oublié par ceux qui l'ont vécu. C'est le salon où l'Ukraine est passée de pays aidé à pays qui aide, de bénéficiaire à partenaire, de client à fournisseur. Cette transformation prendra des années à se solidifier pleinement — mais elle a commencé. Et dans dix ans, quand les historiens chercheront le moment où l'Ukraine a intégré l'Europe de défense pour de bon, ils pointeront vers Paris, juin 2026.*

**Signé Maxime Marquette, chroniqueur**

## Encadré de transparence du chroniqueur

### Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais **chroniqueur et analyste**. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. **Je prétends à la lucidité analytique**, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

### Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre **faits vérifiés et analyses interprétatives**. La règle de méthode est constante : une information factuelle n'est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous **Sources**, jamais ici.

**Familles de sources primaires** retenues par la publication, quand le dossier en comporte : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d'organisations intergouvernementales, dépêches d'agences de presse internationales reconnues.

**Familles de sources secondaires** : publications spécialisées, médias d'information reconnus internationalement, analyses d'institutions de recherche établies, rapports d'organisations sectorielles.

Quand un article cite des données statistiques, économiques ou géopolitiques, elles proviennent d'institutions productrices de données (organisations intergouvernementales, banques centrales, instituts statistiques nationaux), et l'institution exacte est nommée sous **Sources**.

### Nature de l'analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une **synthèse critique et contextuelle** basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d'experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

## Sources

### Sources primaires

- [UNN — Eurosatory-2026 showed Ukraine's new role in European defense — 24 juin 2026](https://unn.ua/en/news/from-ai-to-missiles-the-international-exhibition-eurosatory-2026-showed-ukraines-new-role-in-european-defense)

- [Army Recognition — Ukraine expands Eurosatory 2026 presence to 80 defense firms — juin 2026](https://www.armyrecognition.com/archives/archives-defense-exhibitions/2026-archives-news-defense-exhibitions/eurosatory-2026/ukraine-expands-eurosatory-2026-presence-from-10-to-80-defense-firms-amid-war-with-russia)

- [UNN — Armaments to cyber defense: Eurosatory 2026 kicks off — juin 2026](https://unn.ua/en/news/from-armaments-to-cyber-defense-the-largest-defense-exhibition-eurosatory-2026-kicks-off-tomorrow)

### Sources secondaires

- [TechTimes — Eurosatory 2026 largest defense exhibition in history — 15 juin 2026](https://www.techtimes.com/articles/318374/20260615/eurosatory-2026-largest-defense-exhibition-history-opens-today-paris.htm)

- [Shephard Media — Eurosatory 2026 gives Ukraine an edge as future UAV exporter — juin 2026](https://shephardmedia.com/news/air-warfare/eurosatory-2026-wartime-iteration-gives-ukraine-an-edge-as-future-uav-exporter/)

- [Naval News — Ukraine's Sea Trident ST-1000 underwater drone — juin 2026](https://www.navalnews.com/naval-news/2026/06/video-ukraines-massive-new-underwater-drone-sea-trident-st-1000/)

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Source : Maxime Marquette, MadMax. Pour citer ce texte, nommer l’auteur et lier https://mad-max.co/fr/article/analyse-eurosatory-2026-80-entreprises-ukrainiennes-a-paris-et-la-naissance-d-un
